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27/02/2017

L'Europe, l'Europe, l'Europe ! ... et le cancer au travail.

à lire sur :

Cancer au travail : la Commission européenne complice de l'industrie

Novethic · Il y a 2 jours

Cancer au travail : conflits d'intérêts des experts choisis par la Commission européenne

Publié le vendredi 24 février 2017 à 12h09

Des experts nommés par l'Union Européenne "majoritairement liés aux industriels". Voilà ce qu'a découvert le journal Le Monde dans une enquête publiée aujourd'hui.

Le journal s'est penché sur les membres du Comité scientifique en matière de limites d'exposition professionnelle. Son rôle est majeur : il détermine les normes appelées "valeurs limites d'exposition" des agents cancérigènes.

Or 15 des 22 membres de ce Comité "entretiennent des liens avec les secteurs industriels directement concernés par les substances soumises à leur évaluation".

Trois d'entre eux sont "directement employés par les groupes BASF (chimie) et Shell (pétrole et gaz)", souligne Le Monde.  

"C'est en toute connaissance de cause que la Commission européenne a choisi de confier à ces experts l'intégrité physique de plusieurs millions de travailleurs".

Les déclarations d'intérêts des membres ont permis à la Commission européenne "d'éclairer son choix". "Il est indispensable d'avoir des experts qui ont une vraie expertise de terrain", s'est défendu auprès du Monde un porte-parole de la Commission.

Le 28 mars prochain, l'Union Européenne devra réviser sa "directive sur la protection des travailleurs contre les risques liés à l'exposition à des agents cancérogènes ou mutagènes au travail".

En France, 2 à 5 millions de personnes sont exposées à des agents cancérigènes sur leur lieu de travail. Chaque année entre 11 000 et 30 000 nouveaux cas de cancer d'origine professionnelle se déclarent. 

Marina Fabre

26/01/2017

Altération du système nerveux aux USA ???

Le maïs modifie-t-il le comportement de l'américain moyen aux États-Unis ? (addiction aux armes et à la violence ?)

(je rigole ... quoique ... on ne sais jamais ! )

lu sur :

Quand le maïs pousse le grand hamster d'Alsace à l'infanticide

www.lemonde.fr/.../quand-le-mais-pousse-le-grand-hamster-d-alsace-a-l-infanticide_506...
Il y a 1 jour - Des femelles de cet emblématique mammifère, soumises à un régime essentiellement maïsicole, ont mangé 95 % de leur progéniture, lors ...
Un comportement infanticide dû à une altération du système nerveux central. Selon les scientifiques, elle s'explique par une carence en vitamine B3
19 janv. 2017 - Certains décès de grand hamster seraient dus… au maïs. >> A lire ... Ces derniers ayant pour résultat un taux élevé d'infanticides. Un taux qui ...

A force de manger du maïs, le grand hamster d'Alsace dévore ses ...

www.lexpress.fr/.../a-force-de-manger-du-mais-le-grand-hamster-d-alsace-devore-ses-...
Il y a 19 heures - A force de manger du maïs, le grand hamster d'Alsace dévore ses petits ... Un comportement infanticide dû à une altération du système ...

Le maïs pousse le grand hamster à l'infanticide - LireLactu

lirelactu.fr/source/le-monde/62be7c23-1bee-437c-9635-f0f4c79ec84d

Il y a 4 heures - Chez le grand hamster, le maïs est source de drames familiaux. La surconsommation de la céréale pousse en effet ces paisibles rongeurs à ...

Quand le maïs pousse le grand hamster d'Alsace à l'infanticide
Le Monde · Il y a 1 jour

29/12/2016

OGM, toxicité, allergies

À lire sur :

OGM : Santé > Risques potentiels - Toxicité et allergies

www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques.../toxicite_allergies.html
 
------------------
 
extrait :

On dit qu’il y a risque d’intoxication quand un aliment – lait, œufs, viande, etc. – contient des toxines, c’est-à-dire des substances capables d’endommager les fonctions vitales ou des parties de l’organisme humain.

Ces substances doivent être présentes en quantité suffisante pour provoquer des effets nocifs. En effet, lorsqu’il est question de toxicité alimentaire, tout est question de quantité ingérée.

On parle de réaction allergique lorsque le système immunitaire réagit de façon inappropriée ou exagérée à l’absorption de substances dites « allergènes ».

Certains allergènes peuvent être nocifs pour les humains. Les allergies peuvent se manifester sous forme d’asthme ou par une chute importante de la pression artérielle dans les cas sévères.

Les toxines et les allergènes sont des substances naturellement produites par les végétaux et certains animaux.

Les toxines, pour leur part, jouent un rôle dans les mécanismes naturels de défense de tous les organismes vivants. Or, un aliment avec OGM pourrait contenir une plus grande quantité de toxines ou d’allergènes par suite des réactions possibles de la plante à l’insertion d’un ou de plusieurs gènes introduits dans son génome, y compris pour ce qui est de la production de la ou des protéines.

Ainsi, la plante pourrait réagir à la transgénèse en produisant :

des protéines non désirées;
un supplément de toxines ou d’allergènes naturellement présents dans l’organisme.
Par ailleurs, la protéine produite par le gène inséré pourrait :

se révéler toxique ou allergène selon la capacité de notre organisme à la digérer ou non;
libérer des composés toxiques ou allergènes pour notre organisme.
Il n’existe pas de test unique pour évaluer l’allergénicité potentielle des OGM. Une évaluation au cas par cas est nécessaire.

L’European Food Safety Authority a publié un guide des procédures d’évaluation des allergies disponibles et des modèles animaux utilisables pour étudier les OGM 1.

Pour chaque OGM commercialisé au Canada, Santé Canada a la responsabilité d’assurer l’évaluation de ces risques d’intoxication et de réaction allergique.
 
lire la suite sur le site de Santé Canada (lien ci-dessus), qui est un site du gouvernement du Québec, pas un site commercial.

17/10/2016

Pesticides, lobbying et recherche publique

lu dans la revue de presse de l'INSERM de ce jour : (les surlignages sont de moi) 

« Une douzaine de scientifiques et de médecins, praticiens hospitaliers ou chercheurs attachés à l’Inserm ou au CNRS, ont adressé aux ministres de l’agriculture, de la santé et de l’environnement, le 10 octobre, une demande d’éclaircissements après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux » sur les pesticides, souligne Lemonde.fr. Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse) : 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an.

Lemonde.fr, 17/10

-----------

voir aussi :

Pesticides, nutrition : surtout, ne pas savoir
Le Monde
 
extrait :
..." Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse). « On y enregistre 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an et ce chiffre est en augmentation ces dernières années, dit l’un des pétitionnaires. Le bassin de population n’ayant pas suffisamment augmenté pour expliquer cette tendance, il est difficile de se dire que rien ne se passe. »
« Une décision de nature politique »

Or, on sait que l’exposition à certains pesticides augmente le risque de ces maladies : l’objectif des chercheurs était donc de reconstituer le parcours professionnel et les lieux fréquentés par les malades, pour suggérer ou écarter un lien avec certains usages de produits phytosanitaires. "...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/17/pesticides-nutrition-surtout-ne-pas-savoir_5014756_3232.html#wVDWFbFULzAypzAC.99
 
et aussi :
 
Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de la recherche
www.novethic.fr/.../pesticides-des-chercheurs-demandent-des-explications-sur-le-fina...
Il y a 3 heures - Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de ... après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux.
Il y a 4 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des ... qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet [1]. ... Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

[PDF]Bonjour, Nous vous adressons le courrier joint qui a été ... - snpst

www.snpst.org/IMG/pdf/2016-10-12-ecophyto.pdf
10 oct. 2016 - l'Agriculture, de la Santé, du Travail, de l'Environnement et de la Recherche, ... recherche confronté à un refus de financement d'un projet de ... si elles sont victimes de maladies connues pour leurs liens avec les pesticides, ...

Avignon | Pesticides et cancers en Vaucluse : des chercheurs crient à ...

www.laprovence.com/.../pesticides-et-cancers-des-chercheurs-crient-a-la-censure.html
Il y a 3 jours - Marseille : de leur fenêtre, ils faisaient du tir aux collégiens ... Extension de Roland-Garros: la justice autorise la reprise des travaux ..... Face au refus de financement du projet vauclusien par le ministère de l'Agriculture, cette ...

Un projet de recherche sur l'exposition aux pesticides censuré par le ...

https://blogs.mediapart.fr/.../un-projet-de-recherche-sur-l-exposition-aux-pesticides-ce...
Il y a 3 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des salariés ... géographes, médecins du travail, oncologues, généralistes, assistante sociale – qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet. ... Leur recherche vise à étudier les parcours professionnels et résidentiels ...

01/10/2016

Informations sur l'environnement et la santé

une publication en accès libre :

Environmental Health Perspectives

ehp.niehs.nih.gov/

A peer-reviewed open access journal published by the National Institute of Environmental Health Sciences.
OCTOBER 2016 | VOLUME 124 | ISSUE 10
View this email in your browser
 
Focus
TSCA 2.0: A New Era in Chemical Risk Management
Charles W. Schmidt | A182
Science Selections
A Strong Case for Prudent School Siting: The West Fertilizer Company Explosion
Carrie Arnold | A187
Also see Tinney et al., p. 1493

Toward a Better Beauty Regimen: Reducing Potential EDC Exposures from Personal Care Products
Carrie Arnold | A188
Also see Harley et al., p. 1600

Red Meat and Colorectal Cancer: Exploring the Potential HCA Connection
Carol Potera | A189
Also see Le et al., p. 1529

PM2.5 Exposure and Intrauterine Inflammation: A Possible Mechanism for Preterm and Underweight Birth
Nate Seltenrich | A190
Also see Nachman et al., p. 1608

Phthalates in Fast Food: A Potential Dietary Source of Exposure
Wendee Nicole | A191
Also see Zota et al., p. 1521
Commentaries
School Siting Near Industrial Chemical Facilities: Findings from the U.S. Chemical Safety Board’s Investigation of the West Fertilizer Explosion
Veronica A. Tinney, Jerad M. Denton, Lucy Sciallo-Tyler, and Jerome A. Paulson | 1493
Also see Science Selections, p. A187

Scientific Issues Relevant to Setting Regulatory Criteria to Identify Endocrine-Disrupting Substances in the European Union
Rémy Slama, Jean-Pierre Bourguignon, Barbara Demeneix, Richard Ivell, Giancarlo Panzica, Andreas Kortenkamp, and R. Thomas Zoeller | 1497

The Importance of the Biological Impact of Exposure to the Concept of the Exposome
Kristine K. Dennis, Scott S. Auerbach, David M. Balshaw, Yuxia Cui, Margaret Daniele Fallin, Martyn T. Smith, Avrum Spira, Susan Sumner, and Gary W. Miller | 1504
Reviews
Ten-Year Monitored Natural Recovery of Lead-Contaminated Mine Tailing in Klity Creek, Kanchanaburi Province, Thailand
Tanapon Phenrat, Ashijya Otwong, Aphichart Chantharit, and Gregory V. Lowry | 1511
Research
Recent Fast Food Consumption and Bisphenol A and Phthalates Exposures among the U.S. Population in NHANES, 2003–2010
Ami R. Zota, Cassandra A. Phillips, and Susanna D. Mitro | 1521
Also see Science Selections, p. A191

A Prospective Analysis of Meat Mutagens and Colorectal Cancer in the Nurses’ Health Study and Health Professionals Follow-up Study
Ngoan Tran Le, Fernanda Alessandra Silva Michels, Mingyang Song, Xuehong Zhang, Adam M. Bernstein, Edward L. Giovannucci, Charles S. Fuchs, Shuji Ogino, Andrew T. Chan, Rashmi Sinha, Walter C. Willett, and Kana Wu | 1529
Also see Science Selections, p. A189

Nanoscale Particulate Matter from Urban Traffic Rapidly Induces Oxidative Stress and Inflammation in Olfactory Epithelium with Concomitant Effects on Brain
Hank Cheng, Arian Saffari, Constantinos Sioutas, Henry J. Forman, Todd E. Morgan, and Caleb E. Finch | 1537

Long-Term Fine Particulate Matter Exposure and Major Depressive Disorder in a Community-Based Urban Cohort
Kyoung-Nam Kim, Youn-Hee Lim, Hyun Joo Bae, Myounghee Kim, Kweon Jung, and Yun-Chul Hong | 1547

Temperature Variability and Mortality: A Multi-Country Study
Yuming Guo, Antonio Gasparrini, Ben G. Armstrong, Benjawan Tawatsupa, Aurelio Tobias, Eric Lavigne, Micheline de Sousa Zanotti Stagliorio Coelho, Xiaochuan Pan, Ho Kim, Masahiro Hashizume, Yasushi Honda, Yue Leon Guo, Chang-Fu Wu, Antonella Zanobetti, Joel D. Schwartz, Michelle L. Bell, Ala Overcenco, Kornwipa Punnasiri, Shanshan Li, Linwei Tian, Paulo Saldiva, Gail Williams, and Shilu Tong | 1554

Assessing the Association between Thermotolerant Coliforms in Drinking Water and Diarrhea: An Analysis of Individual Level Data from Multiple Studies
James Hodge, Howard H. Chang, Sophie Boisson, Simon M. Collin, Rachel Peletz, and Thomas Clasen | 1560

Temporal Trends of Secondhand Smoke Exposure: Nonsmoking Workers in the United States (NHANES 2001–2010)
Binnian Wei, John T. Bernert, Benjamin C. Blount, Connie S. Sosnoff, Lanqing Wang, Patricia Richter, and James L. Pirkle | 1568

Total Effective Xenoestrogen Burden in Serum Samples and Risk for Breast Cancer in a Population-Based Multicase–Control Study in Spain
Roberto Pastor-Barriuso, Mariana F. Fernández, Gemma Castaño-Vinyals, Denis Whelan, Beatriz Pérez-Gómez, Javier Llorca, Cristina M. Villanueva, Marcela Guevara, José-Manuel Molina-Molina, Francisco Artacho-Cordón, Laura Barriuso-Lapresa, Ignasi Tusquets, Trinidad Dierssen-Sotos, Nuria Aragonés, Nicolás Olea, Manolis Kogevinas, and Marina Pollán  | 1575

Reducing Emergency Department Visits for Acute Gastrointestinal Illnesses in North Carolina (USA) by Extending Community Water Service
Nicholas B. DeFelice, Jill E. Johnston, and Jacqueline MacDonald Gibson | 1583

Advancing Exposure Science through Chemical Data Curation and Integration in the Comparative Toxicogenomics Database
Cynthia J. Grondin, Allan Peter Davis, Thomas C. Wiegers, Benjamin L. King, Jolene A. Wiegers, David M. Reif, Jane A. Hoppin, and Carolyn J. Mattingly | 1592
Children's Health
Reducing Phthalate, Paraben, and Phenol Exposure from Personal Care Products in Adolescent Girls: Findings from the HERMOSA Intervention Study
Kim G. Harley, Katherine Kogut, Daniel S. Madrigal, Maritza Cardenas, Irene A. Vera, Gonzalo Meza-Alfaro, Jianwen She, Qi Gavin, Rana Zahedi, Asa Bradman, Brenda Eskenazi, and Kimberly L. Parra | 1600
Also see Science Selections, p. A188

Intrauterine Inflammation and Maternal Exposure to Ambient PM2.5 during Preconception and Specific Periods of Pregnancy: The Boston Birth Cohort
Rebecca Massa Nachman, Guangyun Mao, Xingyou Zhang, Xiumei Hong, Zhu Chen, Claire Sampankanpanich Soria, Huan He, Guoying Wang, Deanna Caruso, Colleen Pearson, Shyam Biswal, Barry Zuckerman, Marsha Wills-Karp, and Xiaobin Wang | 1608
Also see Science Selections, p. A190

Particulate Oxidative Burden as a Predictor of Exhaled Nitric Oxide in Children with Asthma
Caitlin L. Maikawa, Scott Weichenthal, Amanda J. Wheeler, Nina A. Dobbin, Audrey Smargiassi, Greg Evans, Ling Liu, Mark S. Goldberg, and Krystal J. Godri Pollitt | 1616

Acute Impact of Hourly Ambient Air Pollution on Preterm Birth
Shanshan Li, Yuming Guo, and Gail Williams | 1623

Neurodevelopmental Deceleration by Urban Fine Particles from Different Emission Sources: A Longitudinal Observational Study
Xavier Basagaña, Mikel Esnaola, Ioar Rivas, Fulvio Amato, Mar Alvarez-Pedrerol, Joan Forns, Mònica López-Vicente, Jesús Pujol, Mark Nieuwenhuijsen, Xavier Querol, and Jordi Sunyer | 1630

Adverse Associations of both Prenatal and Postnatal Exposure to Organophosphorous Pesticides with Infant Neurodevelopment in an Agricultural Area of Jiangsu Province, China
Ping Liu, Chunhua Wu, Xiuli Chang, Xiaojuan Qi, Minglan Zheng, and Zhijun Zhou | 1637

Bisphenol A and Adiposity in an Inner-City Birth Cohort
Lori A. Hoepner, Robin M. Whyatt, Elizabeth M. Widen, Abeer Hassoun, Sharon E. Oberfield, Noel T. Mueller, Diurka Diaz, Antonia M. Calafat, Frederica P. Perera, and Andrew G. Rundle | 1644

Urinary Concentrations of Bisphenol A and Phthalate Metabolites Measured during Pregnancy and Risk of Preeclampsia
David E. Cantonwine, John D. Meeker, Kelly K. Ferguson, Bhramar Mukherjee, Russ Hauser, and Thomas F. McElrath | 1651

Lactational Exposure to Polybrominated Diphenyl Ethers and Its Relation to Early Childhood Anthropometric Measurements
Kate Hoffman, Michelle Mendez, Anna Maria Siega-Riz, Amy H. Herring, Andreas Sjödin, and Julie L. Daniels | 1656
Brief Communications
Public Health Stops at the School House Door
Jerome A. Paulson and Claire L. Barnett | A171

Managing and Mitigating the Health Risks of Climate Change: Calling for Evidence-Informed Policy and Action
Shilu Tong, Ulisses Confalonieri, Kristie Ebi, and Jorn Olsen | A176

The Water Quality in Rio Highlights the Global Public Health Concern Over Untreated Sewage
Joseph N.S. Eisenberg, Jamie Bartram, and Timothy J. Wade | A180

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As an open-access journal, all EHP content is available free online. EHP is published with support from the National Institute of Environmental Health Sciences as a fully independent peer-reviewed scientific journal.

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13/07/2016

Vaccins : pour la santé ou pour les profits de l'industrie pharmaceutique ?

communiqué :

 

DTP – Scandale d’Etat !

Annonce Spéciale : Il est grand temps de vous inscrire à la deuxième édition de notre Congrès International de Santé Naturelle. Le programme est exceptionnel ! Les conférences et les ateliers ont été multipliés. Les propositions de repas sont alléchantes et nos intervenants sont remontés comme des pendules suisses. Tout le monde est prêt pour revivre la formidable aventure ! N’hésitez plus, inscrivez-vous ici. http://www.congresipsn.eu/

Chère amie, cher ami,

Le 9 juillet dernier, le Pr Henri Joyeux a été radié de l’Ordre des médecins pour avoir souligné les contradictions qui existent dans la politique vaccinale en France.

Le verdict de la chambre régionale du Conseil de l’Ordre est tombé. Il est conforme à ce que l’on pouvait attendre d’un système aux abois pour qui la moindre critique est perçue comme une dangereuse subversion.

Le scénario était cousu de fil blanc. L’Ordre des médecins ne pouvait pas laisser passer un discours qui fût légèrement différent de celui des autorités de santé. Cela aurait été contraire au despotisme exercé par cette institution sur les médecins bâillonnés avec la double bénédiction de la Sécurité sociale et des laboratoires pharmaceutiques.

Sans grande surprise, les médias officiels ont répété, sans analyser ni réfléchir, l’information.

Selon eux, le Professeur Henri Joyeux aurait été radié pour avoir « critiqué la vaccination ». Ces médias « oublient » de mentionner que, sans l’alerte lancée par le Pr. Joyeux, personne ne se serait ému de l’augmentation vertigineuse du coût des vaccins obligatoires passé de 7 euros en 2008 à 39 euros à l’heure actuelle.

Personne non plus n’aurait pris le temps de vous expliquer qu’en France on mélange sciemment vaccination obligatoire et vaccination recommandée, notamment pour écouler les stocks de vaccins hépatite B, vaccin controversé et non nécessaire pour les petits enfants.
Tous les médias officiels se font donc les complices d’une stratégie commerciale inique des laboratoires pharmaceutiques. Leurs articles semblent n’être qu’une autre manière de faire de la publicité pour des annonceurs dont l’intérêt premier est que vous soyez désinformés. Dont acte.

Le Professeur Henri Joyeux se donne le temps pour réfléchir à la meilleure manière de répondre à ses détracteurs. Mais il semblerait utile pour tous qu’il fasse appel de cette décision régionale afin qu’elle soit jugée au niveau national. Ce niveau du Conseil de l’Ordre n’est pas plus indépendant que le précédent, mais cela aura le mérite de continuer à faire vivre un débat nécessaire.

Par ailleurs, quelle que soit la position prise par le Conseil de l’Ordre en appel, il restera toujours la possibilité de saisir le Conseil d’État qui, en matière de liberté d’expression des médecins, sera - on l’espère - plus rigoureux et protecteur des libertés fondamentales.

Nous soutenons pleinement et avec détermination l’engagement du Professeur Henri Joyeux dans cette affaire qui reste donc à suivre !

Si ce n’est pas fait, vous pouvez toujours signez notre grande pétition ici.

Plainte contre la ministre de la Santé Marisol Touraine. Où en sommes-nous ?

De notre côté, nous restons en relation étroite avec Maître Bergel-Hatchuel dans le cadre de la plainte que nous avons déposée contre la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, en novembre dernier. Il est probable, du reste, que les deux affaires soient liées. L’avenir nous le dira.

Vous étiez près de 2 500 à mandater notre avocate pour agir auprès de la ministre de la Santé et lui demander de mettre de l’ordre dans la politique vaccinale.

La ministre de la Santé avait deux mois pour répondre à notre requête. Elle ne l’a pas fait. Au bout de deux mois, c'est-à-dire à partir du 14 janvier 2016, un nouveau délai s’est ouvert au terme duquel nous pouvions saisir le Conseil d’État.

Le 12 février 2016, le gouvernement par le biais du Pr. Benoît Vallet, directeur général de la Santé, a répondu. Les autorités tentent vainement de faire croire qu’il existe une alternative aux vaccins hexavalents avec le kit DTVax + Imovax qui serait accessible à tous gratuitement. Cela s’est révélé inexact. Ce vaccin n’est disponible que pour certains enfants allergiques aux vaccins contre la coqueluche. Il existe en quantité limitée et nécessite une prescription spécifique pour être obtenu. Parmi vous, certains l’ont obtenu relativement facilement grâce à leur médecin, tandis que d’autres ont eu toutes les peines du monde…
Les autorités avaient jusqu’au 12 juin pour s’expliquer. Ce délai a été prolongé et nous devrions en savoir plus dans les jours qui viennent.

Des parents laissés dans le doute

Toutefois, même si le temps des juges est un temps long, ce statu quo ne satisfait personne.

800 000 bébés naissent tous les ans. C’est autant de familles laissées à l’abandon, confrontées au doute et à l’angoisse.

Lorsqu’un petit bébé nait, les parents souhaitent lui donner ce qu’il y a de mieux, lui apporter les meilleurs soins. C’est toujours un moment d’anxiété et de joie mêlées. S’y ajoute désormais la culpabilisation des parents que l’on oblige à choisir des traitements qui n’ont rien d’anodin.

Quand ils posent des questions à l’Etat absent, ils risquent la condamnation. C’est, d’une certaine manière, ce qui s’est passé dans l’affaire des époux Larère. Et, comme l’État refuse de répondre à ces questions délicates, la justice elle-même se trouve obligée de prendre des décisions sibyllines [1].

Les médecins sont mis dans une situation impossible. S’ils informent les parents des risques sur l’aluminium, l’hépatite B et les vaccins en général (choc anaphylactique par exemple), ils peuvent susciter l’inquiétude de leurs patients et le courroux du Conseil de l’Ordre. S’ils ne disent rien, ils agissent contre la loi (obligation d’information – Loi Kouchner) et ne respectent plus leur serment d’Hippocrate.

Faire évoluer la loi

Faire évoluer la situation est possible et nécessaire. Le problème n’est pas d’abord médical. Il est juridique. Trois points doivent être pris en compte par l’Etat :

1. La responsabilité de l’Etat : Se vacciner contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est une obligation. Ne pas s’y conformer est une infraction pénale. Si vous ne le faites pas, vous êtes considéré comme délinquant. Vous risquez une condamnation potentiellement sévère et bien des ennuis administratifs. Ce n’est donc pas un choix. Il n’y a par conséquent aucune raison que l’Etat, qui vous impose ce traitement, échappe à sa responsabilité si la vaccination devait mal se passer. Avec six vaccins, dont trois que vous êtes censés avoir choisis, il existe une faille juridique évidente.
2. La vente liée : Il y avait trois vaccins pour un prix de 7 euros. Il y en a six aujourd’hui pour un prix de 39 euros. On vous impose trois valences de plus et vous payez le prix fort, que la Sécurité sociale rembourse. Comment, dans ces conditions, nos gouvernants peuvent-ils être crédibles sur la question de la dette publique, de l’âge des retraites et de la bonne gestion des finances publiques ?

3. Les risques reconnus liés aux vaccins hépatite B et à l’aluminium : A la gabegie financière s’ajoute le scandale sanitaire.
La Cour de cassation a reconnu à deux reprises, à partir d’expertises scientifiques, l’existence d’un lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques. Et malgré cela, ce vaccin est intégré de fait dans la vaccination obligatoire ! C’est au mieux irresponsable, au pire criminel.
Sur l’aluminium, les avis sont plus partagés. Toutefois, les arguments contre l’aluminium (détaillés dans une lettre du Professeur Henri Joyeux que vous trouverez ici) sont suffisamment nombreux pour que le risque soit pris en compte, à fortiori dans le cadre de la vaccination obligatoire.

Le plus simple serait donc de sortir de l’obligation vaccinale qui n’est plus pratiquée par de nombreux pays, à commencer par le Royaume-Uni. Cela suppose aussi que cesse l’exigibilité vaccinale des crèches et des écoles. Il n’est pas normal qu’un enfant ne puisse pas aller en collectivité s’il n’est pas vacciné. Si les autres le sont, ils sont protégés. Alors pourquoi refuser l’accès à un enfant non vacciné ?

L’autre possibilité serait que l’État contraigne les laboratoires à produire un vaccin conforme à l’obligation telle qu’elle est prévue en France. Il faudrait un peu de courage et de volonté politique pour cela. L’Etat a tout en main pour le faire. Il s’y refuse aujourd’hui et préfère jeter l’opprobre sur les citoyens en les qualifiant d’irresponsables. De l’art d’éviter sa propre responsabilité !

Le combat continue !

Augustin de Livois

PS : Nous aurons l’occasion lors de notre grand congrès d’aborder l’ensemble de ces questions à travers des conférences, des débats, des ateliers (Programme et inscriptions ici).  

Michel Georget, par exemple, nous expliquera dans le détail comment fonctionne notre immunité. Le Dr Natasha Campbell traitera du système digestif et de ses liens avec notre immunité. Jacques Bessin, qui fait un travail de terrain remarquable avec l’UNACS, association partenaire de notre congrès, nous exposera les droits des citoyens. Le Professeur Henri Joyeux et Maître Bergel-Hatchuel seront présents également tout au long du week-end et à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur la campagne que nous avons lancée pour le retour d’un vaccin DTP unique et sans aluminium.

Les inscriptions vont bon train. Alors n'attendez plus ! Rejoignez-nous pour vivre ces deux journées exceptionnelles ! Infos et inscriptions ici.

 ------------------

voir aussi sur ce blog les articles concernant l'aluminium et les vaccins en cliquant sur les sujets "médecine", "santé", ci-dessous,

dont la note suivante :

L'aluminium dans les vaccins santé

21/04/2016

Un communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme sur les compteurs LINKY

communiqué :

 
http://www.ldh-france.org/linky-compteur-communicant-en-dit-beaucoup-notre-vie-privee/

Communiqué LDH
Paris, le 19 avril 2016
 
 
Pour mettre en œuvre une directive européenne relative à l'efficacité énergétique dans l’Union, la France a décidé, en 2012, de procéder au remplacement de tous les compteurs électriques par de nouveaux compteurs joliment appelés « Linky », capables de communiquer directement à une centrale EDF, sans l’intervention de son personnel. Ce n’est pas là sa seule fonction, il permettra aussi d’adapter le contrat, autorisera la mise en service ou la coupure à distance et le client pourra surveiller sa consommation en KW en se connectant sur un site dédié et non directement sur le compteur...
 
Alors pourquoi tant d’usagers farouchement opposés, tant de communes (plus de quatre-vingt-dix à ce jour) prennent des arrêtés s’opposant à ce déploiement ?
 
C’est que Linky est très bavard : les informations qu’il collecte constituent une intrusion dans la vie privée de soixante-six millions d’habitants, car le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. Au point que la Cnil a travaillé sur un « Pack de conformité » et préconisé qu’EDF obtienne de l’usager son consentement pour le transfert de ses données. Or de ce consentement il n’est absolument pas question dans les courriers envoyés par ERDF annonçant le remplacement des compteurs.
 
Par ailleurs, ce transfert de données constitue une modification substantielle du contrat signé à l’origine pour la fourniture d’électricité, mais cette modification n’est en aucun cas évoquée.
Il est donc pour le moins surprenant qu’ERDF procède avec une telle brutalité au changement des compteurs chez des usagers, malgré leur opposition, et que les responsables invoquent uniquement les économies et la facilité d’utilisation.
 
La LDH a demandé à la Cnil de vérifier le respect par EDF du Pack de conformité. Elle regrette enfin que, plutôt que de recourir aux arguments d’autorité, il n’ait pas été procédé aux expertises scientifiques nécessaires afin de répondre aux craintes qui ont pu être exprimées.
 
En attendant que ces expertises aient lieu et que la Cnil ait rempli sa mission, la LDH demande un moratoire sur le déploiement actuel.
 
 
—————————————
 

 

 
 
 
138 rue Marcadet – 75018 Paris
Tél. 01 56 55 51 00 – Fax : 01 42 55 51 21
 

14/04/2016

... plus facile ... (le ROUNDUP)

Roundup : le pesticide divise l'Union européenne et l'OMS

www.lemonde.fr/.../roundup-le-pesticide-divise-l-union-europeenne-et-l-o...


28 mars 2016 - Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question .... limité » (limited evidence) de la cancérogénicité du glyphosate… Limité ...

Le Parlement européen demande une réautorisation limitée du glyphosate
Le Monde‎ - Il y a 23 heures

13/04/2016

... plus facile ... (le sucre)

Comme pour le diesel, le danger du sucre, en particulier de maïs (glucose) a été sous estimé.

à lire sur :

The sugar conspiracy | Ian Leslie | Society | The Guardian

www.theguardian.com › Lifestyle › Sugar

 

08/02/2016

On n'arrête pas le progrès ! (chimie et environnement: vers une prise de conscience ?) suite

lu sur :

Pourquoi le ministère de l'Agriculture continue-t-il d ... - Basta

www.bastamag.net › Décrypter

Il y a 3 jours - Qu'en est-il des alternatives à ces molécules chimiques de ... Quant à l'agriculture bio, sans pesticides, elle n'est pas .... Si vous souhaitez connaître le détail des cinq pesticides dangereux les .... NET, le portail des copains.

extrait :

L’enquête de Cash Investigation diffusée le 2 février rappelle un scandale sanitaire toujours à l’œuvre : les pesticides cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques qui sont déversés par milliers de tonnes chaque année, dans tous les départements. Qu’en est-il des alternatives à ces molécules chimiques de synthèse ? La loi d’avenir agricole de juillet 2014 devait favoriser la commercialisation des préparations naturelles comme le vinaigre blanc, le sucre ou l’argile. Or, le décret permettant leur mise sur le marché traîne au milieu des piles de dossiers du ministère... À ce jour, pulvériser sur ses cultures une tisane de plantes reste passible de poursuites. Quant à l’agriculture bio, sans pesticides, elle n’est pas suffisamment soutenue.

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe et le troisième au niveau mondial. Selon les informations recueillies par les équipes de Cash Investigation et de francetv info, près de 100 000 tonnes de pesticides très toxiques sont épandus en France dans les champs, les vignes ou les vergers. Sur la base de données confidentielles provenant du ministère de l’Écologie, Cash Investigation a identifié 71 substances jugées « dangereuses » ou « potentiellement dangereuses » par différents organismes [1]. C’est en Gironde, dans la Marne et en Loire-Atlantique qu’est épandue la plus grande quantité de pesticides (en noir sur la carte) [2] :

15/09/2015

De la culture animale (chez les mammifères marins)

lu sur :

Cachalots. Ils utilisent des "dialectes" différents selon leur groupe

www.ouest-france.fr/cachalots-ils-utilisent-des-dialectes-differents-selon-leur- groupe-3671010

8 sept. 2015 . 

Les cachalots utilisent des dialectes différents selon le groupe auquel ils appartiennent, un signe de l'existence d'une forme de culture chez ces cétacés.

C'est ce que révèle une étude publiée mardi dans la revue Nature Communications

Des processus similaires à ceux qui forment la base des cultures humaines, dont la capacité d'apprendre des autres, seraient-ils donc présents dans les sociétés animales ?

La notion de culture animale est très controversée. Pour certains scientifiques, la culture, définie grossièrement comme une forme d'apprentissage social qui établit une distinction entre des groupes, n'existe que chez l'homme et c'est même ce qui le différencie de l'animal. 

« Découvrir, apprendre et copier »

Pour Mauricio Cantor de l'université Dalhousie au Canada et coauteur de l'étude, tout dépend de ce que l'on entend par « culture »« Dans notre étude, nous employons le terme culture au sens large comme définissant un comportement qui est socialement appris et partagé avec un sous-ensemble de la population. » 

Selon lui, « les animaux peuvent, comme nous, découvrir de nouvelles choses, apprendre et copier les compétences de l'autre, passer cette information de génération en génération »

« L'idée de l'existence de la culture animale a gagné du terrain au cours des 10-20 dernières années », précise le chercheur. 

18 ans d'études et simulations informatiques

Pour cette étude, les chercheurs ont comparé les sons qu'émettent les cachalots et leurs comportements sociaux en combinant des données recueillies sur plus de 18 ans et des simulations informatiques. Cela a ainsi permis de retracer la vie et l'évolution de plusieurs groupes de cachalots. 

Pour Mauricio Cantor, les modélisations indiquent que les différents dialectes ne peuvent évoluer comme ils le font que lorsque les baleines apprennent de leurs pairs les sons qu'ils émettent. Ni le hasard, ni la seule génétique ne peuvent conduire à des groupes employant différents langages. 

« Nos résultats renforcent l'hypothèse que les principales caractéristiques de la culture humaine (comme l'apprentissage social) peuvent se retrouver dans les populations animales », conclut le chercheur.

31/07/2015

Le coût de la pollution de l’air en France

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Le coût de la pollution de l’air évalué

La Commission d’enquête du Sénat sur le coût de la pollution de l’air publie aujourd’hui son rapport final, intitulé « Pollution de l’air : le coût de l’inaction », qui doit « chiffrer l’impact global de cette pollution et proposer des mesures pour y remédier », rapportent l’AFPLe Parisien et Libération. Selon les informations du Parisien, ce coût pourrait atteindre entre 68 et 97 milliards d’euros annuels. Ramenée à la population française, la pollution de l’air coûterait donc entre 1 100 et 1 600 euros par an et par habitant. Les particules, un des principaux polluants atmosphériques, augmentent le risque de développer des maladies comme l’asthme, des cancers ou des troubles cardiovasculaires. La prise en charge des frais médicaux liés à ces maladies, a été évaluée récemment entre 1 et 2 milliards d’euros par an par des chercheurs de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie-Curie.

 

Retrouvez le C’est dans l’air « Le coût de la pollution atmosphérique sur la santé estimé entre 1 et 2 milliards par an » sur la salle de presse de l’Inserm.

 

AFP, 14/07, Le ParisienLibération, 15/07

07/05/2015

Auto : particules de diesel et fonction hépatique

lu dans la revue de prese de l'INSERM :

 

L’Humanité Dimanche souligne que de récents travaux, menés par les chercheurs de l’Unité Inserm 1085, « Institut de recherche en santé, environnement et travail », ont montré que les particules de diesel affectent la fonction hépatique en bloquant les transporteurs responsables de l’élimination d’hormones sexuelles et thyroïdiennes et des toxiques de l’organisme.
 

 L’Humanité Dimanche, 07/05

13/04/2015

La pollution de l’air coûte 1 à 2 milliards d’euros par an à la France

Pas de nouvelle note sur ce blog ?

Voyez Le blog libre - bis (lien ci-contre)

(je suis publiphobe)

 

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lu dans la synthèse de presse de l'INSERM :

La pollution de l’air coûte 1 à 2 milliards d’euros par an à la France

Des chercheurs de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie, estiment que la pollution de l’air coûte un à deux milliards d’euros par an à la France en frais médicaux, rapporte l’ensemble des médias ce week-end. L’équipe a déterminé la part attribuable à la pollution de l’air du montant de prise en charge  par le système de santé des cinq maladies respiratoires les plus répandues, dont l’asthme, les bronchites chroniques et aiguës. Les auteurs de l’étude ajoutent cependant que leurs«  estimations doivent être considérées comme des ordres de grandeur ».

Retrouver l’article C’est dans l’air : « Le coût de la pollution atmosphérique sur la santé estimé entre 1 et 2 milliards par an »

 

AFP, France Info, 10/04, Le Journal du Dimanche, BFM Business, France 3, I Tele, RMC Info, TF1, 12/04, La Correspondance économique, l’Humanité 13/04

02/04/2015

Alcool et Grossesse etc ...

lu dans la synthèse de presse de l'INSERM :

Alcoolisation fœtale : les troubles seraient sous-estimés

Dans son édition Science & MédecineLe Monde explique que « les troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), c’est-à-dire l’ensemble des manifestations qui peuvent survenir après une exposition prénatale à l’alcool, demeurent un problème méconnu de santé publique ». En France, l’exposition prénatale à l’alcool provoque des troubles chez 8 000 nouveau-nés chaque année, « dont 800 avec la forme la plus spécifique, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) », indique le journal. Selon Denis Lamblin, président de l’association SAF France, un « réel plan de prévention » doit être mis en place. Le Monde rappelle notamment les travaux de Valérie Mezger (CNRS) et Pierre Gressens (Inserm). Ces derniers ont montré, en 2014, chez la souris, que ces anomalies impliqueraient la modification par l’alcool des protéines HSF, mises en jeu dans les réponses au stress cellulaire.
 

Le Monde, édition Science & Médecine, 02/04

 

EN BREF

 
Dans son émission « Allô, Docteurs », France 5 s’est penchée hier sur les vaccins contenant des sels d’aluminium. Utilisés pour « renforcer la réponse immunitaire », ces derniers resteraient « présents pendant plusieurs années dans le corps ». Une persistance qui pourrait, selon Romain Gherardi, Unité Inserm U955, expliquer les symptômes de la myofasciite à macrophages (douleurs musculaires et articulaires, importante faiblesse musculaire, …). Dans cette unité, on a découvert que l’aluminium injecté à des souris pourrait migrer dans les ganglions lymphatiques, le foie, la rate mais aussi le cerveau.
 

 France 5, 01/04

Selon une étude américaine, publiée dans Nature Neuroscience et reprise par Le Monde, dans son édition Science & Médecine, il existerait un lien entre « niveau de revenu, surface du cerveau et capacités cognitives ». 1 099 individus âgés de 3 à 20 ans, « dont la morphologie du cerveau a été enregistrée par IRM », ont été « soumis à divers tests de mesure de l’intellect », explique le journal. Selon ces travaux : « Le revenu était logarithmiquement associé à l’étendue de la surface du cerveau ».
 

 Le Monde, édition Science & Médecine, 02/04

28/03/2015

Cancer, Round-up et Monsanto

à lire sur BASTAMAG :

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène», Monsanto contre-attaque

Basta ! -

PESTICIDESAprès le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque ...

extrait :

..."« La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage La Fabrique du mensonge (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il y raconte comment les industriels du tabac ont financé des études afin de produire du « doute » après la publication de travaux prouvant la dangerosité du tabac. Ou comment les industriels de la chimie ont réussi à noyer les études montrant la dangerosité des insecticides sur les abeilles en faisant publier… dix fois plus d’études aux résultats bien sûr contraires. L’histoire se répète sans cesse », commente Terra Eco. De quel côté penchera l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui doit également se prononcer sur le glyphosate ? On prend les paris ?

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque - Basta !.pdf

à propos de lobbying, lire aussi :

Médicaments et lobbying des industries pharmaceutiques

17/03/2015

Connaissez-vous les bactériophages ?

Savez-vous qu'ils peuvent être utilisés contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries résistant aux antibiotiques ?

Savez-vous pourquoi on en parle si peu et pourquoi leur utilisation est si peu fréquente ? (réponse en bas de note : * )

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lu sur :

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

Le Temps - Il y a 18 heures
MÉDECINE Mardi 17 mars 2015
 

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

 

La phagothérapie utilise des virus pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique sur des patients brûlés et la constitution d’une banque de virus débuteront bientôt au Centre hospitalier universitaire vaudois

Ils sont partout: sur notre peau, dans nos intestins, dans l’eau des lacs et des stations d’épuration. Les bactériophages sont des virus, microscopiques, prédateurs naturels des bactéries qu’ils détruisent. Avec leur forme caractéristique de module lunaire, ils sont plus de 10 millions dans un millilitre d’eau du lac Léman. Les médecins du Service de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) voient en eux une piste prometteuse pour venir à bout des bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique au CHUV chez des patients brûlés, en partenariat avec la France et la Belgique, se prépare et le premier patient est attendu dans les semaines à venir. Une banque de phages prélevés dans l’environnement est aussi en cours de réalisation.

Soigner les infections avec des bactériophages n’est pas une idée nouvelle. Dès le début du XXe siècle, la phagothérapie était pratiquée, mais elle a progressivement été abandonnée au profit des antibiotiques, sauf en Europe de l’Est, notamment en Géorgie. «Plus de 2000 patients sont traités chaque année au Centre médical de l’Institut Georges Eliava des bactériophages de Tbilissi, raconte Grégory Resch, chercheur au Département de microbiologie fondamentale de l’Université de Lausanne. Essentiellement pour des infections urinaires ou de l’appareil digestif.» Mais à ce jour, aucun essai clinique pour vérifier l’efficacité de la phagothérapie n’a été mené selon les critères occidentaux. Avec la hausse de la résistance aux antibiotiques de certaines souches bactériennes, à l’origine de quelque 25 000 morts par an en Europe, la phagothérapie suscite un regain d’intérêt.

En 2013, le premier projet d’étude clinique «Phagoburn» est lancé par le Service français de santé des armées en collaboration avec le CHUV et l’Académie militaire royale de Belgique. Le but est d’appliquer un cocktail de phages sur les plaies infectées de patients atteints de brûlures sévères. Le projet pionnier devait débuter initialement il y a neuf mois mais il a pris du retard. «Le processus de réglementation auprès des autorités de régulation est complexe, commente Yok-Ai Que, médecin adjoint au Service de médecine intensive du CHUV. Le projet vient d’être accepté par les commissions nationales d’éthique des trois pays. Nous attendons le feu vert de l’agence française des médicaments, puis de Swissmedic.» L’inclusion du premier patient au CHUV est attendue pour le printemps. Onze à douze patients seront inclus dans l’essai à Lausanne, sur 200 à 220 patients au total sur les trois pays. L’essai clinique de phase I/II vise à vérifier l’innocuité du traitement par les phages et à évaluer son efficacité.

Deux cocktails de phages ont été mis au point et validés; ils sont produits par deux entreprises françaises. L’un est spécifique de la bactérie Escherichia Coli et l’autre de Pseudomonas aeruginosa. «Ces bactéries sont responsables d’une grande morbidité chez les patients brûlés, entraînant des destructions de greffes cutanées voire le décès, explique Yok-Ai Que. Elles peuvent être résistantes à certains antibiotiques, ou même à tous.»

Les bactéries peuvent aussi développer des résistances aux phages, d’où l’utilisation dans l’étude d’un cocktail de plusieurs virus visant la même bactérie pour limiter le phénomène. Grégory Resch estime qu’environ 5% des souches bactériennes des patients évalués seront d’emblée résistantes aux cocktails de phages utilisés, excluant ces derniers de l’étude. «Mais on pourra toujours isoler, plus rapidement que pour les antibiotiques, de nouveaux phages efficaces, ajoute-t-il. Il y a une quantité énorme de ces virus sur Terre. Ils sont dix à cent fois plus nombreux que les bactéries.»

C’est pourquoi, en marge de l’essai clinique, l’équipe de Grégory Resch va établir une banque de phages qu’elle récolte par exemple… à la station d’épuration de Vidy. Le projet a reçu un soutien de 135 000 francs de la Loterie Romande en décembre 2014. «On planifie de caractériser en 2015 150 nouveaux phages spécifiques des bactéries résistantes aux antibiotiques et tout autant en 2016», explique Yok-Ai Que. Le procédé est simple: prélever des échantillons d’eau à la station, enlever les déchets et les bactéries par filtration et isoler sur boîtes de Petri les phages qui détruisent des bactéries courantes comme Escherichia Coli ou Pseudomonas aeruginosa. Mais Grégory Resch précise que «seuls les phages dits «lytiques», c’est-à-dire qui détruisent très efficacement les bactéries, sont intéressants. Ils sont repérés grâce à des techniques de séquençage de génome.» Les phages intégrés dans le génome bactérien sont inoffensifs et donc éliminés, de même que ceux qui présentent des facteurs de virulence pour l’homme.

L’essai clinique «Phagoburn» ne porte que sur les infections de la peau, mais peut-on imaginer étendre les applications de la phagothérapie? «Les virus ne peuvent être utilisés que pour des infections en contact avec l’extérieur comme celles de la peau, du tube digestif ou des poumons, commente Jacques Schrenzel, responsable du laboratoire de bactériologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il faudra s’assurer de l’innocuité des phages et de leur efficacité pour une application interne.»

Les phages présentent des avantages par rapport aux antibiotiques. «Les phages ne tuent pas les bactéries utiles de la flore intestinale. Chacun détruit une espèce bactérienne bien précise», observe Yok-Ai Que, qui espère aussi qu’il y aura moins d’effets secondaires observés qu’avec les antibiotiques. «En Géorgie, il n’y a pas d’effets secondaires majeurs observés chez les patients traités par phagothérapie, rapporte Grégory Resch. C’est logique car notre corps en contient d’énormes quantités. Il est aussi constamment exposé aux phages présents naturellement dans l’environnement.»

Mais est-ce que la phagothérapie remplacera les antibiotiques? «Non, répond Grégory Resch. Il s’agit surtout d’une nouvelle arme pour des patients en impasse thérapeutique face à des bactéries résistantes aux antibiotiques.» Dans des cas de maladies chroniques rares, les médecins espèrent pouvoir proposer des solutions personnalisées au patient. Après caractérisation de la bactérie résistante, ils pourraient sélectionner le bon cocktail de phages efficaces. Mais cette démarche prend du temps, aujourd’hui il faut 48 heures rien que pour faire le diagnostic moléculaire (identifier la bactérie et caractériser sa résistance). «Ce n’est pas réaliste de penser que la phagothérapie sera systématiquement personnalisée, à cause du coût et du temps nécessaires pour chaque préparation, commente Jacques Schrenzel. Mais elle trouvera sa niche dans les années à venir. Cela dépendra de plusieurs choses: l’évolution de la recherche sur les antibiotiques et les moyens financiers disponibles.»

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réponse : parce que les bactériophages ne sont pas brevetables, donc pas intéressants pour l'industrie pharmaceutique.

12/03/2015

Perturbateurs endocriniens et lobbying du sucre

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon les résultats de l’enquête dévoilés par l’association Générations futures, et menée sur 28 échantillons de la chevelure de femmes vivant en milieu urbain dans la région parisienne, 21,35 résidus de perturbateurs endocriniens, dont 19,42 pesticides, ont été découverts en moyenne chez ces volontaires, indique Le Parisien. Ces résultats montrent une contamination généralisée, mais très variable, de ces femmes.
 

 Le Parisien, 12/03

Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie-San Francisco (UCSF) publie dans la revue Plos Medecine une synthèse de documents internes aux industries du sucre, découverts dans un fonds d’archives publiques. Ces documents montrent les méthodes utilisées par ces derniers pour entraver le programme national de santé dentaire. Les chercheurs dénoncent « l’écheveau d’organisations mis en place par les industriels du sucre afin de promouvoir leurs intérêts auprès des décideurs »

Le Monde, 12/03

 

Lire aussi sur ce blog la note du 6/3/2015 :

 

Perturbateurs endocriniens...

 

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

Climat et CO2 : la puissance des lobbies

Lu sur Le Temps (Suisse) 

CLIMAT Mardi 24 février 2015

Un climatosceptique de renom démasqué

Stéphane Lauer New York

Le réputé physicien Willie Soon clame que les changements climatiques sont liés à l’activité du Soleil et non aux émissions de dioxyde de carbone. Problème: il a omis de mentionner ses liens avec les lobbys du pétrole et du charbon

Le réputé physicien Willie Soon clame que les changements climatiques sont liés à l’activité du Soleil et non aux émissions de dioxyde de carbone. Problème: il a omis de mentionner ses liens avec les lobbys du pétrole et du charbon

Willie Soon s’est-il approché trop près du Soleil? Ce climato sceptique du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics martèle justement depuis des années que c’est cet astre qui serait à l’origine de l’élévation globale des températures et non pas l’activité humaine, comme le prétend l’immense majorité des chercheurs. Il est ainsi l’un des noms que l’on brandit lorsque l’on veut contester le fait que ce serait les émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui sont à l’origine du réchauffement climatique.

Wei-Hock Soon, de son vrai nom, a multiplié les conférences, les articles dans les revues scientifiques, les plateaux télévisés et a même été amené à témoigner devant le Congrès américain. Le problème est que la plupart de ses travaux ont été financés par les industriels du pétrole et du charbon et qu’il a omis de mentionner ces liens, s’affranchissant ainsi de l’obligation de signaler d’éventuels conflits d’intérêts, susceptibles d’entacher l’objectivité de son travail.

L’astrophysicien a pourtant accepté, au cours de la dernière décennie, pas moins de 1,3 million de dollars (1,1 million d’euros), versés par des lobbys industriels, selon des documents révélés par l’association Greenpeace. Pas moins de onze articles ont ainsi été publiés depuis 2008 sans faire mention de ses liens avec l’industrie des énergies fossiles, dont huit en violation évidente avec les règles éthiques des publications qui ont accepté de l’accueillir.

Le dernier cas en date a été révélé le 26 janvier par le Boston Globe. Il s’agissait d’un article paru dans la revue académique chinoise Science Bulletin , qui démontait la méthodologie utilisée par les climatologues des Nations unies pour estimer l’évolution des températures. Le papier concluait que les menaces de réchauffement climatique étaient largement exagérées. Or, Science Bulletin impose aux auteurs qu’il accueille dans ses colonnes de signaler tous les intérêts financiers, récompenses ou allocutions qui pourraient influer sur leur travail. A la fin de l’article en question, les quatre signataires, dont M. Soon, affirmaient n’avoir aucun conflit d’intérêts dans le cadre de cette publication.

Les soupçons qui pèsent sur l’astrophysicien ne sont pas nouveaux. Mais Greenpeace, en collaboration avec le Climate Investigations Center, a réussi à obtenir l’origine précise des soutiens accordés à M. Soon dans le cadre du Freedom of Information Act (FOIA), la loi américaine sur la liberté de l’information, qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents à quiconque en fait la demande. Le Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, basé à Cambridge (Massachusetts), regroupe 300 chercheurs au sein d’une coopération entre la prestigieuse université et la Smithsonian Institution. Cette dernière est une agence gouvernementale, ce qui a permis d’utiliser la FOIA.

Les documents obtenus par Greenpeace montrent dans le détail les liens financiers qu’entretient M. Soon avec quantité d’intérêts industriels. Ceux-ci vont de l’American Petroleum Institute à la Texaco Foundation ou à l’ExxonMobil Foundation, en passant par les frères Koch, ces milliardaires libertariens, principaux bailleurs de fonds de l’aile conservatrice du Parti républicain et contempteurs très actifs de la législation pour le changement climatique.

Ces documents permettent de mettre au jour les échanges dont les articles de M. Soon ont fait l’objet avec les lobbys des énergies fossiles. On y découvre ainsi que les articles de M. Soon étaient annotés avec la mention «livrable», lorsqu’ils étaient achevés, avant qu’ils ne soient rémunérés par ces organismes. C’est ce même terme qui avait été utilisé lorsqu’il avait préparé son audition devant le Congrès.

La thèse de M. Soon est par exemple résumée dans un article de 2009, publié sous le titre «It’s the sun, stupid!», dans lequel il affirme que «le Soleil provoque le changement climatique dans l’Arctique […]». Ses travaux prétendent ainsi invalider «l’hypothèse que le CO2 est une cause majeure du changement climatique observé – et soulèvent de sérieuses questions quant à la sagesse d’imposer un système de plafonnement et d’échange [du CO2] ou d’autres politiques qui paralyseraient la production d’énergie et l’activité économique, sous prétexte de «prévenir un changement climatique catastrophique.»

Des hypothèses qui ont servi d’arguments à plusieurs membres du Congrès pour bloquer les initiatives en faveur de la lutte contre le changement climatique. Pas plus tard qu’en janvier, lors d’un débat sur le sujet, James Inhofe, le sénateur républicain de l’Oklahoma, assurait encore à propos d’un groupe de chercheurs incluant M. Soon: «Ce sont des scientifiques qui ne peuvent pas être contestés.»

Charles Alcock, le directeur du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, reconnaît que M. Soon a violé les règles de conflit d’intérêts de plusieurs publications. «Je pense que c’est un comportement inapproprié», a-t-il fait savoir dans une interview au New York Times , ajoutant que «cela devient une question personnelle, que nous devons régler en interne avec M. Soon». Ce dernier, pour le moment, a choisi de garder le silence.

12/02/2015

Utilisation du téléphone portable et tumeurs cérébrales

 lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Suite à l’adoption d’une loi « sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électro-magnétiques », Paris Match s’est intéressé au danger du portable et des radiofréquences. L’hebdomadaire rappelle une étude publiée par l’Unité Inserm 897 de Bordeaux en mai 2014 qui a montré un lien entre l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales.
 

Retrouvez le C’est dans l’air « Utilisation massive du téléphone portable & tumeurs cérébrales » sur la salle de presse

 Paris Match, 12/02

 

Mise au point autour de l’étude sur l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales parue dans le journal Occupational & Environmental Medicine

L’effet des radiofréquences électromagnétiques chez l’Homme reste controversé. Les chercheurs de l’Unité Inserm 897 « Epidémiologie et Biostatistiques » (ISPED) à Bordeaux ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales du type gliomes et méningiomes chez les adultes.

Les chercheurs révèlent les résultats de l’étude multicentrique cas-témoins CERENAT, publiée dans le journal Occupational & Environmental Medicinemenée dans 4 endroits (Gironde, Calvados et Manche, Hérault) en France et initiée en 2004. Au total, les données d’exposition au téléphone mobile et les données médicales de 1339 personnes âgés de 59 ans en moyenne, ont été étudiées : 253 présentaient une tumeur cérébrale de type gliome, 194 de type méningiome (diagnostiqués entre 2004 et 2006) et 892 ne présentaient pas de tumeurs. Concernant le téléphone mobile, les chercheurs ont demandé aux personnes leurs utilisations sur l’ensemble de leur vie. Le temps moyen passé au téléphone de l’ensemble des individus est de 2.7h/mois. Dans l’échantillon, seuls 12% des individus étudiés ont utilisé leur téléphone sur une période égale ou supérieure à 10 ans.

« Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmentée pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois. explique Isabelle Baldi, coauteur de ces travaux.

 

Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet. Cela ne signifie donc pas qu’une personne utilisant massivement son téléphone portable développera une tumeur au cerveau »

 ajoute la chercheuse.
 

 

Note aux rédactions:

Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours.
Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs.

Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study, Occupational & Environmental Medicine, 9 mai 2014

Lire le livret d’aide à la compréhension des études épidémiologiques cas-témoins

 

POUR CITER CETTE PAGE :
 
Lien :
http://presse-inserm.fr/utilisation-massive-du-telephone-portable-tumeurs-cerebrales/12519/

 

01/02/2015

Réchauffement climatique et activité volcanique

 

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lu sur :

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic ...

www.theguardian.com/.../climate-change-lifting-iceland-volcanic-eruptions

 

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic eruptions

Land moving upward faster than researchers expected at 1.4in every year, allowing ‘hot potato’ rocks to rise

Iceland is rising because of climate change, with land freed by the melting of the ice caps rebounding from the Earth at a rate of up to 1.4in per year.

The downside? Researchers believe the extra uplift could be behind an increase in volcanic activity, with three Icelandic eruptions in the last five years shutting down flights and spewing ash in the air.

In new research published in Geophysical Research Letters, scientists from the University of Arizona and the University of Iceland found the earth’s crust rising at a much faster rate amid the greater warming of the last 30 years.

At some sites in south and south-central Iceland, where five of the largest ice caps are located, ice loss resulting from that warming produced an uplift of 1.4in per year, the researchers said.

Researchers have known for some time that land freed from the weight of ice sheets tends to rise. But they did not anticipate just how swiftly the bounce in Iceland was occurring.

“It’s similar to putting weights on a trampoline. If you take the weights off, the trampoline will bounce right back up to its original flat shape,” said Richard Bennett, a geologist at the University of Arizona and one of the authors of the new research.

The bigger bounce was due to increased warming over the last 30 years, mathematical models showed.

“What we found is that the uplift is increasing. It’s faster and faster everywhere because of the accelerated loss of ice mass,” said Bennett.

The researchers relied on 62 GPS devices, deployed on rocks throughout Iceland, to track the changes in position. Some of the GPS receivers had been in position since 1995.

The danger is that increased melting and uplift could lead to a further uptick in volcanic activity. Iceland has experienced three eruptions in the last five years. When Eyjafjallajökull blew in 2010, flights across Europe were disrupted for a week.

The entire chain reaction of melting ice caps, rising earth surface and volcanic activity is still not entirely understood, Bennett said. But as the surface of the earth rises, so do rocks at depth, released from the pressure of the ice.

“They transport the heat like a hot potato as they move from high pressure to lower pressure and enter into conditions that promote melting,” Bennett said. And that creates conditions that are ripe for eruptions.

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quelques explications :

Le diamètre moyen de la Terre est de 12742 km et l'épaisseur moyenne de la croûte terrestre continentale est de 35 km. ( l'épaisseur du fond des océans est beaucoup plus fine : 7km environ )

Pour donner une idée , si la terre était représentée par une sphère d'environ 12cm de diamètre (une grosse orange), l'épaisseur de la croûte terrestre sur laquelle nous vivons ne serait que de 1/3 de mm (même pas l'épaisseur d'un ongle, pour fixer les idées).

Si les calottes glaciaires fondent, les plaques tectoniques sur lesquelles elle reposent sont allégées du poids de la couche de glace qui disparaît et elles se soulèvent (plus exactement : elles basculent), et le magma en fusion passe entre les fentes, et ... il y a des éruptions volcanique. C'est ce qui se passe en Islande.

Qui dit éruption volcanique dit cendres dans l'atmosphère, d'où possibilité d'un refroidissement climatique par occultation du rayonnement solaire. 

Avec des conséquences qui peuvent être importantes. Voir à ce sujet :

Lakagígar — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Lakagígar
Les Lakagígar, toponyme islandais signifiant littéralement en français « les ... Les aérosols créés provoquèrent alors un refroidissement dans tout .... et à la famine, un des facteurs importants qui provoquèrent la Révolution française en 1789. 

 

30/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)-suite : le Pape à la rescousse

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Head of EPA tells Vatican that Pope Francis and Obama in sync on climate change ...

www.theguardian.com/.../pope-francis-climate-change-epa-gina-mccarthy
  • Gina McCarthy says pope can convince doubters that ‘science is real’
  • Obama ‘is aligned’ with pope on seeing climate change as a moral issue

America’s top environmental official has assured the Vatican that the Pope and Barack Obama are singing from the same hymnal when it comes to fighting climate change.

In a visit to the Vatican, Gina McCarthy, the head of the US Environmental Protection Agency (EPA), conveyed a message to the Pope that Obama shared his view that fighting climate change was a moral obligation.

“I want him to know that the president is aligned with him on these issues and that we are taking action in the United States,” McCarthy told the National Catholic Reporter ahead of the meeting.

She went so far as to suggest that Obama was “working with the pope” when it came to climate change.

That alliance, between Obama and the pope, followed from the view that leaders have a moral duty to preserve the earth and protect those most at risk from the consequences of climate change, McCarthy said.

 

“I think the most important thing that we can do, working with the pope, is to try to remind ourselves that this is really about protecting natural resources that human beings rely on, and that those folks that are most vulnerable – that the church has always been focused on, those in poverty and low income – are the first that are going to be hit and impacted by a changing climate,” she said.

 

EPA officials said McCarthy used the meeting to applaud the Pope’s efforts to fight climate change, and to brief the Vatican on Obama’s plan for cutting greenhouse gas emissions that are driving global warming.

“It was really about the efforts the US is taking on climate change and the need for everyone to be involved both domestically and internationally – both to work with the pope and thank for his efforts on this far,” a spokesperson said.

McCarthy did not meet the pope, but was greeted by a quartet of Vatican officials, Monsignor Antoine Camilleri, the undersecretary for relations with states and the ministry’s top environmental official, Paolo Conversi as well as Cardinal Peter Turkson, president of the pontifical council for justice and peace, and his director of environmental affairs, Tebaldo Vinciguerra. The four officials will help prepare a highly anticipated encyclical on the environment and climate change, expected to be published in June or July.

On Saturday, McCarthy was due to tour the Vatican’s solar panels, which are on top of the Paul VI hall.

 

The pope said earlier this month that climate change was “mostly” man-made, and he said he hoped the encyclical and a planned address to the UN in September would push leaders to take more “courageous” actions.

The EPA administrator was born into an Irish Catholic family from Boston.

Her trip to the Vatican, however, was part of a broader mission of putting climate change above partisan politics and persuading the American people to get behind the climate plan.

The pillar of the US climate plan – the first rules cutting carbon pollution from power plants are due to be finalised this summer. But they are under attack from Republicans in Congress and industry, who are trying to block or reduce the emissions cuts.

“One of the challenges that I think we face in the US is that climate change is very often viewed as a political issue,” McCarthy told reporters ahead of her meetings. “And environmental issues are not political.”

She went on: “I think we need to get this out of the political arena and get it back to the arena we work most effectively on: what’s right for our kids, for our families, for public health, and what solutions do we bring to the table that are going to address those?”

Obama has no chance of meeting his emissions reductions targets if those rules are stalled or weakened.

US officials and foreign diplomats believe an attack on those rules would shake international confidence in climate change negotiations heading towards a conclusion in Paris at the end of the year – putting the global effort to fight climate change in peril, along with that of the US.

Over the last 18 months, McCarthy has been doggedly visiting state and local leaders to try to gin up support for the power plant rules. Last week, she visited Aspen to mobilise support from the winter sports industry, which depends on cold weather and snow.

Some conservative sections of the church are opposed to Obama’s power plan.

“Preservation of the environment and promotion of sustainable development? No problem. But climate change and the blundering malicious environment of the UN? No thanks. The pope can do better,” wrote Thomas Peters, a writer for Catholic Vote.

22/01/2015

Dracula avait raison !

à lire sur NATURE :

By splicing animals together, scientists have shown that young blood rejuvenates old tissues (*). Now, they are testing whether it works for humans.

Megan Scudellari

(*) le sang jeune régénère les vieux tissus

16/01/2015

Alerte : la Vie sur Terre est menacée par la pollution

à lire sur The Guardian : (info@mail.theguardian.com)

lien :

 Rate of environmental degradation puts life on Earth at risksay ...

www.theguardian.com/environment/.../rate-of-environmental-degradation-puts-life-on-earth-at-risk-say-scientists
 

( cette alerte est valable pour toute forme de vie, pas seulement pour l'espèce humaine )

27/12/2014

Lumière et environnement urbain : les conséquences

lu sur Le Temps (Suisse) :

Quand la lumière menace les animaux

Le Temps 

Sciences & Environnement 

Omniprésent et de plus en plus intense, l’éclairage urbain perturbe la faune des villes, même si quelques espèces semblent au contraire en tirer profit. Les spécialistes s’inquiètent des conséquences à long terme

BIODIVERSITÉ Samedi 27 décembre 2014
 
Denis Delbecq

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)
 

Depuis l’installation des premiers éclairages publics dans les rues de Paris au début du XIXe siècle, l’humanité a entrepris de combattre ses peurs nocturnes avec des candélabres et réverbères, de sculpter ombres et lumières sur ses monuments à l’aide de puissants projecteurs et d’allécher les promeneurs du soir en illuminant les vitrines. Un bain de lumière permanent qui perturbe le sommeil des humains et la vie de centaines d’espèces lucifuges, celles qui vivent là où il n’y a pas de lumière.

A Paris, par exemple, la chouette hulotte est en forte régression. «Plusieurs raisons expliquent la diminution de sa population, souligne l’ornithologue Jean-Philippe Siblet, directeur du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle, et auteur d’une imposante étude bibliographique sur les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Il y a de moins en moins de vieux arbres creux; les petits rongeurs qui composent son menu sont moins fréquents, et il est presque impossible de trouver de l’obscurité dans Paris: il ne reste que quelques grands parcs et cimetières où la chouette peut chasser dans le noir d’un cadre naturel.»

Parmi les espèces victimes de la lumière nocturne, les insectes sont les plus visibles: à partir du printemps, le moindre lampadaire est enveloppé d’une nuée de bestioles. Beaucoup meurent en se brûlant, ou parce qu’elles épuisent leurs forces à virevolter au lieu de se nourrir. «On peut parfois ramasser des centaines de kilos d’insectes morts autour d’un réverbère, constate Jean-Philippe Siblet. Quand on sait que les populations de nombreuses espèces de libellules, de papillons diurnes ou de coléoptères sont en chute libre, l’éclairage public entraîne une véritable hécatombe qui s’ajoute aux autres perturbations telles que la disparition des habitats, les pesticides et les collisions routières.»

Les oiseaux sont aussi victimes de notre soif de lumières nocturnes. La plupart des migrateurs volent de nuit. Le halo qui recouvre les ciels urbains empêche certaines espèces de s’orienter avec les étoiles. Et les lumières sont de dangereux pièges, à l’instar des tours illuminées où les oiseaux s’écrasent contre les vitrages. «La lumière et l’éblouissement dérèglent leur sens de l’orientation, précise Jean-Philippe Siblet. C’est encore plus marqué quand la visibilité et mauvaise.» Les puissants faisceaux qui balaient le ciel pour marquer la présence d’une boîte de nuit sont eux aussi meurtriers. «Certaines nuits brumeuses, on ramasse de nombreux oiseaux morts au pied de la tour Eiffel.» Ils sont victimes du puissant phare installé en haut du monument pour célébrer l’an 2000, si puissant qu’il est visible à 80 kilomètres à la ronde. «C’est d’ailleurs avec la construction des premiers phares maritimes que l’on a découvert l’impact de ces lumières sur les oiseaux.»

Certaines espèces semblent s’être adaptées à l’éclairage urbain. Ainsi, le moineau domestique tire un grand profit de certains réverbères: il niche au chaud, tout en disposant d’un garde-manger bien rempli, avec les insectes qui virevoltent toute la nuit autour de leur nid. Mais le cycle naturel de l’animal est profondément perturbé. «En ville, le moineau se reproduit pratiquement toute l’année. Quelles conséquences cela aura-t-il à terme, s’interroge Jean-Philippe Siblet. Désormais, on entend les merles chanter dès décembre, comme si le printemps était arrivé.» Le merle citadin, justement, vient de faire l’objet d’une longue étude à Leipzig, en Allemagne. Parfaitement adapté au cadre urbain, l’animal déborde d’activité nocturne, ont montré les chercheurs: il se lève jusqu’à cinq heures plus tôt que ceux qui vivent dans des forêts obscures, et se couche jusqu’à une heure plus tard. Et si le bruit urbain explique en ­partie ce phénomène, la lumière nocturne joue un rôle essentiel, puisque les différences de comportement diminuent au fur et à mesure que les jours rallongent au printemps.

Le merle ne profiterait-il pas de ces heures supplémentaires pour mieux se nourrir? Rien ne permet de l’affirmer, montrent les chercheurs allemands, après avoir pesé leurs oiseaux. «On peut imaginer qu’une espèce puisse temporairement profiter de l’éclairage nocturne. Mais l’artificialisation de l’environnement ne peut que créer des problèmes à long terme, insiste Jean-Philippe Siblet. Dans un premier temps, le prédateur peut profiter de la situation puisqu’il voit mieux ses proies. Mais à force de chasser, il finit par moins se reproduire, et donc être à son tour menacé.» Le renard, animal nocturne s’il en est, a fini par s’adapter à la présence de lumière nocturne. «A tel point qu’il n’est pas rare d’en rencontrer en plein jour dans les rues de Genève, en train de fouiller les poubelles. Mais à long terme, le renard pâtira de cette adaptation, ne serait-ce que parce que les humains tenteront de s’en débarrasser.»

Mais alors, comment limiter les dégâts sur la biodiversité urbaine, déjà menacée par toutes sortes d’agressions? «La solution la plus efficace est d’éteindre la lumière! avertit Jean-Philippe Siblet. Une partie des réverbères peut être éteinte, tout comme les vitrines. De plus, on peut revoir la conception des lampadaires pour qu’ils éclairent le sol, et supprimer ces boules qui éclairent autant le ciel que les trottoirs.»

De même, certains types de lampes sont moins néfastes que d’autres en raison de la couleur de leur lumière. Projecteurs au sodium ou éclairages à LED peuvent ainsi avantageusement remplacer les lampes à vapeur de mercure utilisées depuis des décennies. «Ces solutions apportent un double bénéfice, puisqu’un éclairage optimisé consomme moins d’énergie, rappelle Jean-Philippe Siblet. Il est essentiel de faire cet effort pour préserver la biodiversité en ville. Car à force de vivre sans nature, les humains finissent par s’en passer. Un des étudiants du muséum vient de montrer qu’à force de vivre déconnecté de la nature, on finit par ne plus vouloir payer pour préserver ce qui en reste sur la planète.»

21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

15/12/2014

Pollution chimique, Phtalates et quotient intellectuel : les nouvelles générations ont un QI de plus en plus bas

lu dans la revue de presse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Lien entre l’exposition prénatale aux phtalates et le développement du cerveau

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Columbia à New York l’exposition prénatale aux phtalates pourrait perturber le développement du cerveau du fœtus, et aurait ainsi un impact sur le quotient intellectuel des enfants en âge scolaire, rapporte France 5.

Ces produits chimiques, que l’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation car ils ont la propriété de ramollir la matière « sont accusés de perturber le système endocrinien », rappelle la chaîne télévisuelle.

Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, montrent notamment que les phtalates sont capables d’arriver jusqu’au fœtus en traversant toutes les protections qui l’entourent.

France 5, 11/12

Et aussi :

Dans un dossier dédié à l’impact de la pollution chimique sur la santéLe Généraliste rend compte du nouveau volet du programme GEOCAP dédié aux cancers de l’enfant et leur lien éventuel avec l’environnement.  

Selon Jacqueline Clavel, chercheuse au sein de l’unité Inserm 1028, ce travail « montre [notamment] que le trafic intense est associé à un sur-risque [de leucémie chez les moins de 5 ans]. Et, sans surprise, le benzène est probablement la ou l’une des principales causes attribuables à ce sur-risque (…) ».

Le Généraliste, 05/12

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

04/11/2014

Disparition des oiseaux en Europe en raison des méthodes "modernes" d’agriculture

les surlignages sont de moi

lu sur Libération :

En trente ans, l'Europe a perdu 421 millions d'oiseaux - Libération

www.liberation.fr/.../en-trente-ans-l-europe-a-perdu-421-millions-d-oiseaux_ 1134981
 

AFP 3 NOVEMBRE 2014 À 08:34

Le déclin touche de nombreuses espèces communes, comme l'alouette, le moineau et l'étourneau.
L’Europe abrite 421 millions d’oiseaux de moins qu’il y a 30 ans et la gestion actuelle de l’environnement apparaît incapable d’enrayer l’hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, révèle une étude publiée lundi par le journal scientifique Ecology Letters.
Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d’agriculture et à la disparition de l’habitat. «C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes», explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude. 

Un déclin allant jusqu’à 90% a été enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l’alouette des champs, le moineau et l’étourneau. Parallèlement, certains espèces rares d’oiseaux ont vu pendant la même période leurs effectifs s’améliorer grâce à des mesures de conservation, selon l’étude.

Les scientifiques, qui recommandent l’application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé les données sur 144 espèces d’oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.