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06/10/2014

Tabac : les industriels font la loi

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VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info 

Par Valerie Kowal

Mis à jour le 06/10/2014 | 10:52 , publié le 03/10/2014 | 11:05

Le tabac tue. Il coûte des milliards d'euros à la collectivité et pourtant son industrie bat des records de bénéfices.

Les gouvernement successifs, officiellement, mettent régulièrement en oeuvre des mesures de plus en plus sévères contre le tabagisme. Dernier en date, le plan de Marisol Touraine, la ministre de la santé, présenté le 25 septembre. "J'ai choisi mon camp, celui de la santé publique" a -t-elle déclaré. Son ambition : cibler le tabagisme des jeunes. la France fait toujours figure de mauvais élève en Europe. Pour être moins attractifs, les paquets de cigarettes seront standardisés : même forme, même taille, même couleur et sans logo. L'Australie est le seul pays à avoir, pour l'instant, adopté le paquet "neutre". Avec succès, même si la mesure a été renforcée par une hausse des prix.

En France, Marsisol Touraine a annoncé le 26 septembre une possible hausse des prix du tabac, "probablement en janvier" avant de tempérer "cela n'est pas décidé aujourd'hui".

La grande manipulation

Le tabac est donc la 1ère cause de mortalité dans le monde alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse? Laurent Richard a enquêté pendant 1 an dans les coulisses de l'industrie du tabac et révèle les stratégies secrètes des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même, la loi. Grâce à des interviews exclusives, son enquête lève le voile sur les pires stratégies cachées.

Et face au plan de Marisol Touraine, les cigarettiers ont déjà promis une violente contre-attaque. Ils envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérêts au gouvernement français pour expropriation de leurs marques. Même pour le tabac, les affaires sont les affaires.

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VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

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28/05/2013

Pour l'interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics

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LE MONDE | 28.05.2013 à 10h41 • Mis à jour le 28.05.2013 à 11h46

Par Laetitia Clavreul et Pascale Santi

La e-cigarette devrait être interdite dans les lieux publics, interdite de vente aux mineurs, et réglementée : telles sont quelques-unes des 21 recommandations rassemblées dans un rapport piloté par le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT). Ce rapport d'évaluation (disponible sur ofta-asso.fr) devait être présenté mardi 28 mai à la ministre de la santé Marisol Touraine.

La cigarette électronique connaît un fort engouement. Elle est apparue avec le renforcement de l'interdiction de fumer dans les lieux publics en 2008. Les magasins spécialisés ne cessent de se développer. Le premier est apparu début 2010, on en compte 141 à ce jour. Il devrait y en avoir 300 à la fin de l'année. En France, 500 000 personnes utilisent a cigarette électronique, selon la dernière estimation de l'Eurobaromètre (mai 2012) et environ 3 millions (6 % des Français) déclarent l'avoir essayée. Pour le Pr Dautzenberg, il y aurait un million d'utilisateurs.

VIFS DÉBAT SUR SA DANGEROSITÉ

La e-cigarette se présente avec une diode simulant la combustion et contient une cartouche dont la solution s'échauffe au contact d'une résistance. Des flacons de "e-liquides", composés de propylène glycol ou de glycérol, de divers arômes (tabac, fruits...) et de la nicotine – ou pas –, permettent de recharger la cartouche usagée.

Mais tant son efficacité pour arrêter de fumer que sa dangerosité font l'objet de vifs débats. Le rapport recommande d'interdire la e-cigarette dans les lieux publics, comme pour le tabac. Et de proscrire la mention "pour fumer là où c'est interdit".

Surtout, "la e-cigarette ne doit pas être un produit d'initiation au tabac", lance M. Dautzenberg. Les experts veulent donc l'interdire aux mineurs. Selon l'enquête de l'association Paris sans tabac, 64 % des jeunes de 12 à 14 ans qui avaient essayé la e-cigarette en 2013 sont des non-fumeurs, deux fois plus en un an. Il est donc recommandé "d'éviter toute promotion et toute facilitation de l'accès de l'e-cigarette aux mineurs et aux sujets n'ayant jamais fumé", souligne le rapport. Les experts demandent de réglementer l'e-cigarette, aujourd'hui produit de consommation courante (ni produit du tabac ni médicament). Et qu'elle soit vendue seulement dans des établissements agréés.

EFFETS IRRITANTS ET/OU TOXIQUES MOINDRES

Mais pas question, selon ce rapport, ni d'interdire son utilisation ni d'en freiner son usage. Nombre d'utilisateurs rapportent avec fierté avoir considérablement réduit leur consommation de cigarettes. "Si on ne sait pas aujourd'hui si ce produit aide au sevrage, il est moins dangereux. Le tabac tue la moitié des gens qui fument, la cigarette électronique non", assure M. Dautzenberg.

Selon les données scientifiques disponibles en mai, les effets irritants et/ou toxiques des composants de la e-cigarette sont bien moindres que ceux liés à la fumée du tabac, indique le rapport. Contrairement à la cigarette, la e-cigarette ne libère ni monoxyde de carbone, ni particules solides, ni quantité significative de cancérogènes. Elle contient d'autres produits potentiellement irritants et/ou classés comme toxiques mais en quantité moindre que la fumée du tabac.

Pour autant, le rapport préconise que les fabricants soient obligés d'indiquer sur tous les emballages la composition de ces e-liquides, de limiter la quantité de nicotine, et d'apporter la preuve de l'innocuité des arômes et ingrédients utilisés. Les e-cigarettes ne se valent pas. "C'est hypocrite, car les fabricants de tabac ne sont pas obligés de le faire", rétorque Jean-François Etter, professeur de santé publique à l'université de Genève, l'un des dix experts qui ont rédigé le rapport. Il s'est désolidarisé de celui-ci, contestant "son analyse et son sérieux scientifique". "Je réfute certaines des recommandations", assure-t-il.

200 DÉCÈS PAR JOUR

Environ 13,4 millions de Français fument quotidiennement. Chez les adultes, la prévalence du tabac s'élève à 30 %, un taux en hausse de 2 points depuis 2005, rappelle l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Chez les jeunes, avec 38 % de fumeurs, la France est désormais bien au-delà de la moyenne européenne, où elle se situait en 2007. Le tabac constitue la première cause de décès évitables. 73 000 personnes meurent par an prématurément, 200 par jour, ce qui représente un décès sur sept lié au tabac.

A quelques jours de la journée sans tabac, vendredi 31 mai, reste à ce savoir ce que feront les pouvoirs publics de ce rapport. Vont-ils réglementer la cigarette électronique ? D'ores et déjà, les fabricants crient au loup. La société de e-liquide Fuu a indiqué, que l'encadrement de ces produits reviendrait à "tuer dans l'oeuf l'émergence d'une approche fondée sur le plaisir".

Le ministère de la santé est attendu sur le sujet, et plus globalement sur la lutte contre le tabagisme : mise en place d'un paquet neutre ou pas, prise en charge à 100 % des substituts nicotiniques, comme l'a réclamé un rapport parlementaire en février... Marisol Touraine pourrait faire des annonces vendredi. Mais encore faudrait-il aussi que toute la réglementation soit respectée. En 2009, l'interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs a été votée. Chez les détaillants, il leur est pourtant toujours facile de s'en procurer.

Lire aussi : Drogues de synthèse, alcool, cocaïne, herbe..., les pratiques des Français s'européanisent

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Sur le même sujet

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06/12/2012

Addiction au tabac : nouvelles

les surlignages sont de moi 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/06/bruxelles-passe-a-l-attaque-contre-le-tabac-a-sucer-suedois_1801089_3214.html

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Bruxelles passe à l'attaque contre le tabac à sucer suédois

LE MONDE | 06.12.2012 à 14h30 Par Olivier Truc - Stockholm, correspondance

Les rapports déjà compliqués entre la Suède et Bruxelles ne vont pas s'améliorer. La presse suédoise a fait état, mercredi 5 décembre, d'un projet de directive antitabac qui se traduirait par un durcissement de la position de la Commission européenne vis-à-vis du snus, une pâte de tabac à sucer consommée par de nombreux Suédois.

"Les hommes suédois sont ceux qui fument le moins dans l'UE et qui courent le moins de risques d'être frappés de maladies liées au tabagisme, plaide Johan Wredberg, porte-parole de Swedish Match, fabricant du produit, qu'il exporte en Norvège et aux Etats-Unis. 15 % des Suédois ont arrêté de fumer grâce au snus. Au lieu de l'interdire, l'Union européenne ferait mieux d'offrir aux fumeurs une alternative aux cigarettes."

En adhérant à l'UE en 1995, Stockholm avait obtenu une dérogation pour continuer à commercialiser sa pâte de tabac, assortie d'une interdiction de l'exporter dans le reste de l'UE. Principal fabriquant de snus, Swedish Match mène une campagne soutenue par le gouvernement suédois afin d'être autorisé à vendre son produit en Europe.

La Commission voudrait que les produits à base de tabac, snus ou chewing-gum, contiennent au moins 85 % de tabac. Le snus suédois en contient 50 % : les fabricants devraient ainsi augmenter la teneur en tabac. Dans le même esprit, Bruxelles voudrait également interdire les goûts de plantes ou de fruits, qui rendraient le snus plus attirant pour les jeunes consommateurs.

"Cela montre bien qu'ils ne sont pas contre les éventuels effets nocifs du snus, mais contre le produit en tant que tel", a déclaré Christoffer Fjellner, député européen conservateur suédois.

TROUS DANS LES GENCIVES

Les Suédois se sentent injustement traités, et la récente affaire John Dali a renforcé leur méfiance vis-à-vis de Bruxelles. Commissaire européen chargé de la consommation et de la santé, le Maltais John Dali a dû démissionner, à la mi-octobre, après avoir été mis en cause dans une enquête de l'Office européen de lutte antifraude : un homme d'affaires maltais aurait, en son nom, proposé à Swedish Match de changer la directive européenne en échange de 60 millions d'euros.

Mais tout le monde n'a pas, en Suède, une vision angélique du snus. Pour le professeur Gérard Dubois, président d'honneur de l'Alliance contre le tabac, "Les Suédois ont moins de fumeurs, mais plus de gens dépendants à la nicotine. Le snus est problématique, car il peut être une entrée dans le tabagisme, et il induit, en outre, une dépendance très forte à la nicotine."

Lorsque la Suède avait relancé son lobbying pro-snus après la prise de fonctions de l'actuelle Commission européenne, en février 2010, plusieurs responsables suédois avaient dénoncé le "mythe" selon lequel le snus sauverait les gens de la cigarette. Ils ont rappelé que le snus fait courir "un risque accru de cancer de l'oesophage et de l'estomac et d'accidents vasculaires cérébraux et autres maladies cardiovasculaires", sans compter les trous que creuse la pâte dans les gencives.

La directive sera à l'ordre du jour de la Commission dans les semaines à venir.

05/09/2012

La cigarette électronique : pas d'évaluation de l'inocuité

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

De plus en plus de Français adoptent la cigarette électronique, produit de substitution doté d’une diode et d’une petite résistance chauffant un liquide  - souvent à base de nicotine – qui permet aux fumeurs d’inhaler de la vapeur « sans subir les effets nocifs de la combustion », indique La Croix.

Or, ajoute le quotidien, ce phénomène de société « ne fait pas l’unanimité » chez les médecins.

Ces derniers soulignent l’absence d’évaluations de « l’innocuité de cette cigarette nouvelle génération et de son efficacité dans le sevrage ».

voir : La Croix, 05/09

15/03/2012

Cigarettiers, tabac et cancer : responsables mais pas coupables ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/03/15/l-industrie-du-tabac-peut-elle-etre-ebranlee-par-les-proces-de-fumeurs_1668742_1651302.html

L'industrie du tabac peut-elle être ébranlée par les procès de fumeurs ?

Le Monde.fr | 15.03.12 | 14h21   •  Mis à jour le 15.03.12 | 17h09

C'est l'un des procès du siècle de l'industrie du tabac. Près de deux millions de fumeurs et ex-fumeurs québécois réclament aux cigarettiers canadiens pas moins de 27 milliards de dollars canadiens (19 milliards d'euros) de dommages et intérêts, lors d'un procès en nom collectif qui s'est ouvert lundi 12 mars à Montréal, et qui devrait durer plus d'un an.

Après treize années d'instruction, cette procédure fleuve oppose les trois principaux fabricants de tabac canadiens (Imperial Tobacco Canada, Rothmans Benson & Hedges et JTI-Macdonald) aux avocats représentant deux recours collectifs distincts : d'un côté, 90 000 fumeurs et ex-fumeurs victimes de cancers du poumon, de la gorge, du larynx ou d'emphysèmes qui réclament 105 000 dollars (plus de 80 000 euros) par personne, et de l'autre 1,8 million de fumeurs qui demandent, eux, 10 000 dollars chacun.

"Beaucoup de documents industriels internes vont être rendus publics et dévoiler les mensonges des fabricants sur les dangers du tabac, ainsi que leurs stratégies pour maintenir le manque d'information des fumeurs et entretenir leur dépendance, explique Rob Cunningham, avocat et analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer. Nous défendons là une cause historique et massive, qui pourrait enfin forcer l'industrie du tabac à changer de comportement."

LA DIVULGATION DES SECRETS DE L'INDUSTRIE

S'il venait à être remporté par les plaignants, ce procès créerait un précédent : les cigarettiers seraient déclarés responsables et des dizaines ou centaines de milliers de fumeurs tentés de leur réclamer de l'argent en réparation de la dégradation, souvent irrémédiable, de leur santé, alors que le tabac provoque 6 millions de morts par an dans le monde – 60 000 en France.

Mais en réalité, obtenir gain de cause devant les tribunaux face à une industrie aussi puissante économiquement qu'infiltrée dans tous les rouages de la société s'avère extrêmement ardu.

Outre-Atlantique, une procédure fait date : le Master Settlement Agreement, qui clôt, en 1998, les poursuites engagées par 46 Etats américains pour se voir rembourser les dépenses de santé qu'ils ont dû prendre en charge. Dans cette affaire, pas de condamnation de l'industrie, mais une entente à l'amiable, qui établit que les cigarettiers doivent verser 246 milliards de dollars (188 milliards d'euros), échelonnés sur vingt-cinq ans.

Surtout, les juges ordonnent la divulgation des secrets de l'industrie. Des millions de notes internes et rapport confidentiels – les tobacco documents –, recouvrant plus de cinq décennies, ont ainsi été publiés sur Internet. Ils détaillent comment les manufacturiers américains du tabac ont "préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public", selon les procureurs fédéraux.

>> Lire l'enquête du Monde : "Les conspirateurs du tabac"

CONDAMNATIONS ANNULÉES EN APPEL

Ces secrets rendus publics, le regard sur l'industrie change, et la machine judiciaire s'ébranle aux Etats-Unis. Des milliers de fumeurs, libérés d'une partie de leur sentiment de culpabilité, intentent des procédures individuelles pour obtenir réparation. "Mais dans la majorité des cas, des accords à l'amiable sont trouvés rapidement, car l'industrie ne veut pas de scandale et fait tout pour éviter d'aller jusqu'au procès", livre le professeur Gérard Dubois, membre de l'Académie de médecine et auteur du Rideau de fumée, Les méthodes secrètes de l'industrie du tabac. En quinze ans, seulement 17 plaignants ont réussi à faire juger Philip Morris, Reynolds Tobacco ou encore Brown & Williamson Tobacco Co, et obtenu de plusieurs centaines de milliers de dollars à plusieurs millions de dommages et intérêts.

Quant aux class actions, ces recours collectifs en justice davantage à même d'effrayer l'industrie du tabac de par leur ampleur, elles n'ont eu qu'un impact limité. "Aucune des actions collectives menées par les victimes n'a réussi à condamner, au final, les cigarettiers : toutes ont été rejetées par la justice ou annulées en appel", déplore Rob Cunningham.

Ainsi, dans le colossal procès Engle, le jugement du tribunal de Floride, qui avait condamné, en 2000, les fabricants à payer 145 milliards de dollars de dommages et intérêts punitifs, a été annulé en appel puis par la Cour suprême, respectivement trois et six ans plus tard.

Là où les cigarettiers ont toutefois perdu, c'est contre le département de la justice américain, en 2006. Ils ont été reconnus coupables d'avoir menti sur les risques de leurs produits, et jugés par la justice fédérale au nom de la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act), conçue dans les années 1970 pour lutter contre le crime organisé. En dépit de cette reconnaissance de culpabilité, les industriels n'ont finalement pas payé les 289 milliards de dollars réclamés au moment de la plainte.

DES ÉCHECS EN FRANCE

En France, du fait de l'impossibilité de mener des class actions, les procès de victimes se comptent sur les doigts d'une main, malgré les efforts des associations antitabac pour porter la lutte dans les prétoires. Ce sont les affaires Gourlain, du nom d'un fumeur décédé en 1999 après trois cancers, et Berger, menée par la famille d'une jeune femme morte d'un cancer du poumon, lancées en 1996 contre la Seita, ancienne entreprise qui détenait le monopole du tabac en France– devenue aujourd'hui Altadis. Dans les deux cas, la Cour de cassation a conclu à l'absence de responsabilité du cigarettier.

Même échec lorsque la CPAM de Saint-Nazaire attaque quatre cigarettiers (Seita, Rothmans, Philip Morris et Reynolds Tobacco) au nom de 1 000 malades : la plainte est jugée irrecevable en 2003, au motif que la Sécurité sociale ne peut pas représenter ses assurés en justice.

"Ce genre de procès est très difficile, car il coûte extrêmement cher, et peu de victimes ont assez d'argent face à une industrie qui, elle, a les moyens. Par ailleurs, il s'avère très difficile de prouver que les cancers ont été provoqués par la cigarette, assure Francis Caballero, qui a été l'avocat des parties civiles des trois procès français. Enfin, à cette époque, la Seita était nationalisée, et s'attaquer aux intérêts financiers de l'industrie du tabac signifiait porter atteinte aux recettes fiscales de l'Etat."

UNE IMAGE ÉCORNÉE

Si jusqu'à présent, la responsabilité des cigarettiers dans les procès liés à la maladie n'a pas été reconnue de manière définitive par des juges, les parties civiles disposent d'autres types de procédures pour faire pression sur les industriels. "Les cigarettiers ont été condamnés 200 fois en France pour violation de la loi Evin, qui interdit la promotion des cigarettes. Et d'autres victoires ont été gagnées sur le terrain du tabagisme passif, souligne Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme. Ces actions sont importantes, car elles montrent que les fabricants ne respectent pas les lois."

Une taxe sur le chiffre d'affaires des industriels avait aussi été adoptée par le projet de loi des finances 2012, avant d'être censurée par le Conseil constitutionnel. Mais l'industrie du tabac, qui génère des profits considérables (75 milliards d'euros par an rien qu'en France), a des réserves.

"Au final, l'industrie du tabac reste globalement impunie au niveau juridique. Face à ses moyens financiers démesurés, seule la multiplication desclass actions, qui devraient être autorisées en France, peut faire le poids, assure Albert Hirsch, vice-président de l'Alliance contre le tabac et de la Ligue contre le cancer. Si elles ne parviennent pas toujours à faire condamner l'industrie du tabac, elles écornent petit à petit son image."

Audrey Garric

sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/03/15/les-mesures-contre-le-tabac-ont-permis-d-eviter-pres-de-800-000-morts-aux-etats-unis_1669327_1651302.html#ens_id=1669408

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/les-conspirateurs-du-tabac_1647738_3224.html#ens_id=1669408

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/17/forces-et-limites-de-la-statistique-quatre-etudes-de-cas_1644613_3244.html#ens_id=1669408

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/01/un-bilan-mitige-pour-les-5-ans-de-loi-anti-tabac_1637263_3224.html#ens_id=1669408

07/02/2012

Informations médicales

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le tabac accélère la baisse des fonctions cognitives chez les hommes
Une étude, réalisée par Séverine Sabia (université de Londres) et publiée sur le site Internet de Archives of General Psychiatry, montre que « le tabagisme chronique accélère le déclin cognitif lié à l’âge », souligne Le Figaro. Cette baisse rapide des performances intellectuelles chez les personnes âgées pourrait conduire, par la suite, à une dégénérescence cérébrale. Ainsi, explique le quotidien, selon les travaux, « le fait de fumer augmenterait le risque de souffrir d’une maladie d’Alzheimer ». 10 000 employés du service civil britannique, faisant partie de la cohorte Whitehall II, ont été suivis sur plus de 25 ans. Les chercheurs ont particulièrement étudié la santé de 5 099 hommes et 2 137 femmes âgés de 56 ans en moyenne. Séverine Sabia souligne : Chez les hommes « nos résultats mettent en évidence une association entre le tabac et les capacités intellectuelles, particulièrement pour les personnes âgées ». (Le Figaro, 07/02)

 

La Croix s’interroge, dans son dossier central, sur la « place accordée aux plantes médicinales ». « 200 [d’entre elles] ont été officiellement reconnues par l’Afssaps » explique le quotidien. Par ailleurs, on compte « 1 500 plantes médicinales officieuses ». Certaines ont subi des tests draconiens à l’image de ce que subissent les médicaments chimiques, d’autres pas, ajoute le journal. La Commission européenne souhaite durcir l’autorisation de mise sur le marché de certaines plantes, arguant le besoin d’harmonisation de la commercialisation de ces produits de phytothérapie. (La Croix, 07/02)

11/08/2011

La première cigarette est la plus meurtrière

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/cancer-la-premiere-cigarette-est-la-plus-meurtriere-10-08-2011-1361381_40.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110811

La première cigarette est la plus meurtrière

Les fumeurs qui consomment rapidement après leur réveil s'exposeraient plus que les autres à certains cancers.

Les accros au tabac au saut du lit sont (encore plus) en danger. D'après deux études de chercheurs du Penn State College of Medicine de Pennsylvanie, fumer sa première cigarette au réveil accélérerait considérablement les risques de certains cancers. "C'est en travaillant sur la question pourquoi certains fumeurs développent-ils des cancers et d'autres pas ? que nous avons pu établir ce lien", explique le docteur Joshua Muscat, en préambule aux résultats des recherches.

Dans un premier temps, ils ont étudié les dossiers médicaux et les comportements de 4 775 fumeurs atteints d'un cancer des poumons, puis les ont comparés avec les données de 2 835 consommateurs réguliers de nicotine, mais sans problème de santé. Les chercheurs ont pu distinguer trois attitudes de consommation : ceux qui allument leur première cigarette dans les trente minutes après le réveil, ceux qui attendent entre trente minutes et une heure, et les plus patients, avec un délai supérieur à une heure.

Une "blonde" fatale

Les résultats de l'étude sont édifiants. Les fumeurs qui consomment de manière compulsive, dès le réveil, ont 79 % de risques supplémentaires d'avoir un cancer des poumons par rapport à ceux qui attendent au moins une heure avant leur première bouffée, alors que ceux qui laissent passer la première demi-heure voient ce risque diminuer à 30 % .

L'équipe du Penn State Collège a utilisé la même méthode de comparaison pour une étude concernant les cancers de la tête et du cou, sur un panel de 1 055 fumeurs ayant développé l'une des deux maladies, et 795 autres consommateurs de tabac non malades. Le résultat est le même, mais dans des proportions différentes : le risque de développer l'une des deux pathologies augmente de 60 % pour les plus matinaux, et de 40 % pour ceux qui consomment dans la seconde demi-heure.

Des facteurs aggravants

Pour le docteur Joshua Muscat, "ces fumeurs ont des niveaux élevés de nicotine et autres toxines du tabac dans leur corps, et peuvent être plus dépendants que les fumeurs qui s'abstiennent pendant une heure". "C'est une combinaison de facteurs génétiques et personnels qui provoque une plus forte dépendance à la nicotine", précise-t-il. Une analyse que complète le professeur Robert West, interviewé par la BBC : "Ces fumeurs ont tendance à fumer chaque cigarette plus intensément. Il est probable que plus l'individu allume rapidement sa première cigarette, plus la quantité de fumée inhalée est importante, et plus l'exposition aux agents cancérigènes est élevée."

"Si l'effet de la première cigarette est important, il ne faut pas exclure du raisonnement d'autres facteurs, comme la consommation quotidienne ou le nombre d'années passées à fumer", ajoute Joshua Muscat. Dans les conclusions de son étude, l'équipe de Pennsylvanie préconise donc "des campagnes de sevrage tabagique" ciblant notamment ces "accros matinaux". 

01/04/2011

Tabagisme: les 9-11 ans fument de plus en plus

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/les-9-11-ans-fument-de-plus-en-plus-01-04-2011-1314256_23.php

"Il m'arrive d'avoir des enfants de neuf ou dix ans en consultation, pour une addiction au tabac." Telle est l'effrayante révélation formulée par Emmanuelle Peyret, pédopsychiatre spécialisée dans les comportements addictifs à l'hôpital Robert-Debré. Une déclaration qui vient corroborer les résultats d'une enquête menée auprès de 4 200 élèves de CM1 et de CM2, par la société d'études et de conseils Kantar Health, à la demande de la Fédération française de cardiologie (FFC). En 2010, 9 % des bambins âgés de 9 à 11 ans ont déjà fumé ou essayé de fumer, alors qu'ils étaient 4 % dans ce cas en 2007. Emmanuelle Peyret : "Les gamins sont totalement livrés à eux-mêmes, dans un monde d'adultes. Ils veulent faire les grands, et faire le grand, c'est fumer."

La surprise est totale chez les parents d'élèves et les enseignants. "C'est un chiffre qui, pour cette tranche d'âge, semble assez important et inquiétant, d'autant plus que l'on est sur une pente ascendante", réagit Sébastien Sihr, secrétaire général du syndicat d'enseignants SNUipp-FSU. Un constat que partage Jean-Jacques Hazan, président du principal syndicat de parents d'élèves, la FCPE. Pour lui, "ces données sont impressionnantes et particulièrement étonnantes", avant d'ajouter qu'"il faut trouver de nouvelles méthodes pour lutter contre ce phénomène".

En débattre à l'école ?

Dès lors, quelles solutions apporter quand, pour 57 % des enfants, "on peut fumer une première cigarette, juste pour essayer, et ne plus jamais avoir envie de fumer après". Enseignants et parents d'élèves s'accordent sur une approche à la fois préventive et éducative, à l'image de ce qui a pu être fait dans le cadre des campagnes pour exhorter les jeunes à consommer cinq fruits et légumes par jour. Un plan qui ne pourrait être que bénéfique, alors qu'"on n'incite pas aujourd'hui les enfants à faire attention à eux", selon Jean-Jacques Hazan.

L'école et les pouvoirs publics pourraient donc faire mieux, et plus, en matière de santé ; ce que n'infirme pas Sébastien Sihr, qui pense même que "ces sujets ont toute leur place à l'école primaire". "Nous entendons toujours un discours qui nous parle des fondamentaux scolaires : lire et écrire. Mais ce ne sont pas les seuls que nous nous devons d'enseigner aux élèves. Notre rôle est de les aider à comprendre le monde dans lequel ils vivent, de leur permettre de comprendre leur corps. Malheureusement, aujourd'hui, les instituteurs se limitent souvent à l'aspect purement scolaire et oublient le reste." D'après l'étude de la FFC, 42 % seulement des élèves du primaire ont déjà parlé de la cigarette à l'école, que ce soit avec leur maître ou leurs camarades.

Afin de sensibiliser les jeunes aux méfaits de la cigarette et ainsi leur éviter de sombrer dans les volutes du tabac, le représentant syndical propose donc d'organiser des rencontres avec des médecins dans les salles de classe, le tout en présence des parents. Et Emmanuelle Peyret de confirmer : "Il faut dire aux enfants comment la cigarette marche, les prévenir des effets qu'elle a sur le cerveau. Il faut leur expliquer pourquoi c'est dangereux, pourquoi c'est un boulet que l'on se trimballe. Quand on leur dit tout ça, eux écoutent et le comprennent très bien."

01/03/2011

Exposition au tabagisme résiduel ou "tertiaire"

lu sur :

Environmental Health Perspectives 

http://ehp03.niehs.nih.gov/article/fetchArticle.action;jsessionid=6382847A6A9ABA0D51A9C2A16ABC0CAD?articleURI=info%3Adoi%2F10.1289%2Fehp.119-a70

Does the Smoke Ever Really Clear? Thirdhand Smoke Exposure Raises New Concerns

Citation: Burton A 2011. Does the Smoke Ever Really Clear? Thirdhand Smoke Exposure Raises New Concerns. Environ Health Perspect 119:a70-a74. doi:10.1289/ehp.119-a70

Online: 01 February 2011

You may never have heard of thirdhand smoke, or THS, but chances are you’ve smelled it. THS is, in the words of The New York Times, “the invisible yet toxic brew of gases and particles clinging to smokers’ hair and clothing, not to mention cushions and carpeting, that lingers long after secondhand smoke [SHS] has cleared from a room.”1 Recent research exploring potential dangers of THS has received a flurry of coverage in the international media2,3,4 and the scientific press.5,6,7 And in the United States, court cases are beginning to appear in which plaintiffs are citing these alleged dangers,8,9 despite a lack of human health studies on the long-term health effects of THS exposure.

So how dangerous might THS really be? The answer, still to be pronounced, will depend on many factors.

A Brief History of THS Top

THS was a topic of interest long before it received its present name. The seed of the idea that cigarette smoke toxicants might linger on room and car surfaces long after the smoke itself was gone was planted in 1953, when it was reported that smoke condensate painted onto mice caused cancer.10

Thirdhand smoke consists of residual tobacco smoke pollutants that 1) remain on surfaces and in dust after tobacco has been smoked, 2) are re-emitted back into the gas phase, or 3) react with oxidants and other compounds in the environment to yield secondary pollutants.

In 1991 the house dust of smokers’ homes was first found to be contaminated with nicotine.11 Later, in 2004, nicotine was quantified in the dust of nonsmokers’ homes and homes in which mothers smoked in the house over the preceding 3 months.12 In homes with the highest SHS exposure, in which the mothers smoked in areas where their children were present, nicotine in dust averaged 64.0 µg/m2 in living rooms and 15.8 µg/m2 in infants’ bedrooms. Surfaces in living rooms and infants’ bedrooms averaged nicotine coatings of 73.05 µg/m2 and 56.26 µg/m2, respectively. The same study showed the dust and surfaces of homes in which smokers had tried to limit their children’s exposure (for instance, by sometimes smoking outdoors) were also contaminated, although to a lesser degree. However, no nicotine was found in the dust or on the surfaces of homes never exposed to tobacco smoke.12

In 2008 similar findings were reported for cars.13 Nicotine was detected in significantly greater quantities in the dust (mean 19.51 µg/g) and on the dashboards (mean 8.61 µg/m2) of 78 vehicles belonging to people who smoked in their vehicles than in the dust (mean 3.37 µg/g) and on the dashboards (mean 
0.06 µg/m2) of 20 vehicles of nonsmokers. Eight smokers had imposed a smoking ban in their vehicles for at least 12 months. Their vehicles nevertheless were contaminated with nicotine (mean 11.61 µg/g in dust and 5.09 µg/m2 on the dashboard). The authors point out, however, that the cars may have been contaminated by smoke that entered the car from outside and that smoking bans may not have been complied with 100% of the time.

A 2010 study showed THS also remains after smokers move out of their homes, even after being vacant for two months and being prepared for new residents, sometimes with new carpeting and paint.14 Meanwhile, other lines of research have confirmed some smoke compounds adsorb onto surfaces and then desorb back into the air over time, providing a source of tobacco toxicants that lingers long after people finish smoking.15,16

The term thirdhand smoke may have first appeared in print in 2006,17 but it became more widely known in 2009 when it was used by Jonathan Winickoff, an associate professor of pediatrics at Harvard Medical School, and colleagues in a paper published in Pediatrics.18 In that work, the researchers reported that 65.2% of nonsmokers and 43.3% of smokers believed THS could harm children and that such beliefs were independently associated with the imposition of home smoking bans. The authors also wrote that emphasizing the potential dangers of THS to children’s health might be important in encouraging parents not to smoke around their children.

A new development emerged when Mohamad Sleiman, a chemist with the Indoor Environment Department of the Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) Environmental Energy Technologies Division, and colleagues reported that nicotine adsorbed onto surfaces reacted with nitrous acid—an air pollutant found in vehicle exhaust and produced by improperly vented gas stoves and burning tobacco—to form tobacco-specific nitrosamines (TSNAs) including 1-(N-methyl-N-nitrosamino)-1-(3-pyridinyl)-4-butanal (NNA), 4-(N-nitrosomethylamino)-1-(3-pyridinyl)-1-b​utanone (NNK), and N-nitrosonornicotine (NNN).19 There is some evidence NNA is mutagenic.20 NNK and NNN are classified by the International Agency for Research on Cancer as human carcinogens21 and by the National Toxicology Program as reasonably anticipated to be human carcinogens.22

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  Box 1. An Estimate of Exposure

NNA absorbed on filter paper = 5 ng/cm–2

Area of passenger's hand = 160 cm2

One firm handplant on the dashboard could conceivably pick up 5 × 160 = 800 ng NNA, assuming all the NNA on the dashboard is picked up by the hand

Assume the hand is wiped across a 1-m swath of the dash. With an average hand width of 10 cm, this equals 10 handplants made on surfaces similar to the dashboard. A passenger could pick up 10 × 800 = 8,000 ng (or 8 μg) NNA.

For NNK, divide this figure by 5 (only 1 ng/cm–2 NNK was found on the dashboard): 8/5 = 1.6 μg

Assuming the passenger weighs 80 kg, the potential doses received are:

NNA: 8 μg over 80 kg body weight = 0.1 μg/kg for 3 days, or 0.033 μg/kg/day

NNK: 1.6 μg over 80 kg body weight = 0.02 μg/kg for 3 days, or 0.0066 μg/kg/day

Later in 2010 Sleiman et al. reported that ozone, another indoor air pollutant, reacted with some 50 compounds in SHS to produce ultrafine particles smaller than 100 nm, the compositions of which are yet to be determined.23 The effects of ultrafine particles are thought to vary depending on their composition and characteristics, but their tiny size likely facilitates their uptake and distribution throughout the body to potentially sensitive target sites including the bone marrow, lymph nodes, spleen, heart, and central nervous system.24

Sleiman et al. also speculated these ultrafine particles may be capable of depositing on surfaces and later resuspending into the air.23 In the same year, another research team provided the first preliminary quantitative data showing these particles did just that, although reaching airborne concentrations 100 times lower than levels in SHS.25

By the latter part of 2010, with thirdhand smoke an established moniker, researchers began to define the phenomenon with a “three Rs” description: “Thirdhand smoke consists of residual tobacco smoke pollutants that remain on surfaces and in dust after tobacco has been smoked, are re-emitted back into the gas phase, or react with oxidants and other compounds in the environment to yield secondary pollutants,” Sleiman says.

Working It Out Top

Although concern that THS might be a hazard has grown, proof of harm remains to be formally demonstrated. The papers by Sleiman et al.19,23 focused on chemistry; they did not study health implications. However, figures reported in their nitrous acid/TSNA paper19 allow a back-of-the-envelope calculation that provides a starting point for debate on the potential of THS to cause harm.

In this work, Sleiman and his colleagues sampled the interior of an old pickup truck whose owner typically smoked more than 10 cigarettes a day inside the vehicle. They placed a filter-paper patch on the dashboard; three days later, with the owner having smoked as usual, they removed the filter paper and also took a wipe sample of the stainless steel glove compartment door. Both the filter-paper and wipe samples were analyzed, showing that ambient nitrous acid levels were able to produce TSNAs by reaction with nicotine. No NNN was detected in this experiment, but the filter paper returned values of around 1 ng/cm–2 for NNK and 5 ng/cm–2 for NNA. The glove compartment door returned about 0.2 ng/cm–2 for NNK and 1.0 ng/cm–2 for NNA.

Considering the filter-paper results for the truck and factoring in many assumptions, a calculation for potential exposure emerges (see Box 1). At this point, estimating the cancer risk of such an exposure would be speculative—no cancer potency factor (CPF) is available for NNA,19 and the CPF for NNK refers to a combination of lung, pancreas, liver, and nasal cancers in association with oral exposure over a lifetime of 70 years.26 Sleiman and colleagues caution, moreover, that an important limitation of the calculation in Box 1 is the assumption that 100% of NNK and NNA on the surface of the hand is absorbed into the body and/or ingested.

But although the predicted figures clearly could be lower, Sleiman says at least some of the input figures seem reasonable. He points out, “The quantities of TSNAs on the paper were only those collected after three days of one person smoking ten cigarettes per day. How much more might be accumulated after months of smoking, perhaps by more than one smoker smoking more than ten per day?”

“Different materials absorb different amounts of nicotine [therefore producing different amounts of TSNAs],” adds coauthor Hugo Destaillats, also of the LBNL. “We only examined paper and stainless steel; other materials in cars and homes absorb other quantities.” For instance, wool, cotton, silk, linen, acetate, and polyester all absorb SHS compounds,27,28 and nicotine is reported to be adsorbed by carpet and wallboard in quantities 2–3 orders of magnitude greater than the amount that would have been adsorbed by the pickup truck’s stainless steel glove compartment door.29

Further, although nitrous acid levels typically reach 5–15 ppb by volume indoors and 30 ppb by volume in vehicles, concentrations as high as 100 ppb by volume have been measured indoors.30 Moreover, nitrous acid photodecomposes during the day, so concentrations could be especially high at night in polluted cities, speculates coauthor Lara Gundel, also an LBNL researcher; TSNA production could increase with higher nitrous acid concentrations.

Gundel adds that SHS contains many more toxic and carcinogenic compounds—such as benzo[a]pyrene, 1,3-butadiene, benzene, formaldehyde, cadmium, arsenic, and lead—that the researchers did not consider in their studies. “Alongside NNK and other TSNAs, they could increase the dangers of thirdhand smoke residue,” Gundel says. Moreover, she says, the dermal CPF for at least one compound in SHS—benzo[a]pyrene—is actually about 15-fold higher than its oral counterpart.31

Winickoff is concerned that small children might be particularly exposed and more susceptible to toxicants in THS. “Infants crawl over, touch, and mouth contaminated surfaces and are known to consume up to a quarter gram per day of dust—twice as much as do adults,” he says. “They could therefore be getting much higher doses of thirdhand smoke toxicants than older children and adults.” Gundel also suggests that cleaning staff working in hotels where smoking is allowed could receive high THS exposures, for example by handling THS-contaminated bedding.

Overshooting? Top

Clearly, not all the worst-case scenario inputs used in Box 1 may apply. Michael Siegel, a professor of community health sciences at Boston University School of Public Health, says there is no evidence to support the assumption that 100% of the NNK on the surface of the hand would be absorbed into the body and/or ingested. He further argues, “The most likely source of meaningful human exposure—ingestion—would only be a major issue for infants, and the time period during which high levels of ingestion of chemicals on the hands occurs is only about one year” (although Gundel points out a smoker’s spouse might certainly be exposed for 50 years over the span of a marriage).

A more important consideration, suggests Siegel, is whether the potential threat posed by THS adds significantly to the hazards of smoking and SHS exposure. Smokers who are exposed to THS on surfaces after smoking has ceased would already have been exposed to many times the quantities of the same chemicals through the act of smoking itself, he explains. Likewise, nonsmokers who are exposed to SHS—including the children of smokers—also would take in far greater quantities of NNK and other toxics via smoke inhalation than through THS. “This would make any small additional NNK exposure meaningless,” Siegel says.

Siegel believes one issue that is potentially meaningful is whether significant exposure to toxic THS constituents could occur as a result of smoke absorbed by a smoker’s clothing. “This question is important because it determines whether or not smokers who smoke only outside the home nevertheless place their children at potential risk,” he says. “The research that is needed is a study to determine the level of infant carcinogen exposure resulting in the setting of parents who only smoke outside the home.”

Finding subjects for such research will not be too hard. Data from the National Health and Nutrition Examination Survey 2007–2008 indicate more than half of U.S. children aged 3–19 years, some 32 million children, are exposed to SHS.32 Globally, an estimated 40% of children, 35% of nonsmoking women, and 33% of nonsmoking men are regularly exposed to SHS.33

Cutting through the Smoke Top

Of the Sleiman et al. paper,19 Catherine Armstrong, a spokeswoman for British American Tobacco, says, “[This work] did not study any health outcomes. As the authors themselves note, more research is needed before conclusions on possible health hazards can be drawn.” That research is about to start. The California Tobacco-Related Disease Research Program, which is funded by the California tobacco tax, recently made US$3.75 million of funding available for studying THS and cigarette butt waste.34

Georg Matt, a professor of psychology at San Diego State University, points out that even in the absence of any hard evidence of actual long-term health effects of THS, many nonsmokers—and former smokers—have already been sensitized to the phenomenon. “We ask for nonsmoker hotel rooms, nonsmoker apartments, and we prefer nonsmoker cars when we buy a used car. Hotels and car rental companies know that cleaning up [smokers’] cars and rooms is very expensive, and real-estate agents know that smoking affects property values.”

Regardless of whether THS is conclusively shown to cause illnesses, it is already changing attitudes, behaviors, norms, expectations, purchasing behavior, and the economic value of personal property and real estate, Matt says. In combination, these are powerful factors that have the potential to reduce tobacco use and lower the health risks associated with smoking itself as well as SHS and THS exposure.

“The most important impact of the efforts to prevent exposure to thirdhand smoke,” Matt says, “may be . . . the reduction of health risks from active smoking and secondhand smoke exposure.” For these forms of tobacco smoke exposure, at least, the discussion about whether they may be dangerous is well and truly concluded.

References Top

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27/01/2011

Les risques du sevrage tabagique avec le CHAMPIX

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/4/

Interrogations autour du Champix
Le Champix, prescrit dans le cadre du sevrage tabagique, est dans l'oeil du cyclone aux Etats-Unis, où il fait l'objet de quelque 1.200 plaintes en raison de ses effets secondaires : troubles du sommeil, état dépressif et problèmes neurologiques divers.

Placé sous surveillance par l'Afssaps, le médicament des laboratoires Pfizer a été prescrit à 1,4 millions de personnes en France depuis sa commercialisation en 2007.
Aujourd'hui en France, 12/01/2011