Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/09/2010

Une inflation raidibittoire !

Nom d'une pipe ! C'est logique :  "inflation" vient du verbe anglais " inflate ".

( voyez-vous ce que je veux dire ?  inflate - Wiktionnaire)

Dans les maux du jour , lu sur :

http://www.lesoir.be/actualite/france/2010-09-27/inflation-devient-fellation-dans-la-bouche-de-rachida-dati-795257.php

.

« Inflation » devient « fellation » dans la bouche de Rachida Dati

lundi 27 septembre 2010, 09:43

Dans une interview diffusée dimanche sur Canal+, l’ancienne ministre de la Justice a par inadvertance remplacé le mot « inflation » par « fellation ».

La langue de Rachida Dati a fourché. Dans une interview diffusée dimanche sur Canal+, l’ancienne ministre de la Justice a par inadvertance remplacé le mot « inflation » par « fellation ».

L’eurodéputée s’était lancée dans des propos économiques enflammés. « De plus en plus, ces fonds d’investissements étrangers ont pour seul objectif la rentabilité financière à des taux excessifs », déplorait la maire du VIIe arrondissement de Paris.

« Moi, quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20-25 % avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise, ça veut dire qu’on casse des entreprises ! »

Un embarrassant lapsus qui vient rappeler l’importance de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.

« J’ai juste parlé un peu trop vite »

Rachida Dati a commenté sans perdre le sens de l’humour son lapsus en expliquant qu’elle avait « juste parlé un peu trop vite ». « J’ai vu ça après coup. Sauf que quand on regarde bien, j’ai juste parlé un peu trop vite, mais bon si ça fait rire tout le monde ! », a lancé l’eurodéputée Rachida Dati sur la radio RTL dans un éclat de rire.

Commentant sur sa page facebook cette confusion qui a fait beaucoup de buzz, Mme Dati explique plus sérieusement que « cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d’émission » trouvant toutefois « dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris, surtout sur un sujet aussi grave ».

(avec AFP)

------------

 

(j'adore les jeux de mots laids)

13/09/2010

Supposons que Sarkozy devienne soudain fou ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/13/fidel-castro-se-demande-si-nicolas-sarkozy-a-bien-toute-sa-tete_1410682_823448.html

Fidel Castro se demande si Nicolas Sarkozy a bien toute sa tête

13.09.10 | 17h37

Nicolas Sarkozy est-il devenu fou ? C'est la question que se pose l'ancien président cubain dans un article (*) publié lundi 13 septembre dans Granma à propos des expulsions de Roms organisées par la France vers la Roumanie et la Bulgarie. A en croire Fidel Castro, l'évolution de la santé mentale du chef de l'Etat français est d'autant plus préoccupante "que la France est la troisième puissance nucléaire de la planète" et que "Sarkozy a aussi une mallette avec les codes pour lancer une des plus de trois cents bombes qu'il possède".

"Supposons que Sarkozy devienne soudain fou, comme il semble que cela est en train de se passer. Que ferait dans ce cas le Conseil de sécurité des Nations unies avec Sarkozy et sa mallette ?" s'interroge le leader de la révolution cubaine. "Est-ce que cela a un sens moral et éthique de lancer une attaque contre l'Iran, qu'ils [les membres du Conseil de sécurité] condamnent pour son intention présumée de fabriquer une arme de ce type ? Où est la sagesse et la logique de cette politique ?" demande le dirigeant, qui agite depuis plusieurs mois la menace d'une guerre nucléaire en cas d'attaque contre l'Iran. "Que se passera-t-il si l'extrême droite française décide d'obliger Sarkozy à appliquer une politique raciste en contradiction avec les normes de la Communauté européenne ?" "Le Conseil de sécurité pourrait-il répondre à ces deux questions ?"

Vendredi, Fidel Castro, 84 ans, avait estimé que les Roms expulsés de France étaient victimes d'une "espèce d'holocauste racial", ce que Paris avait jugé "inacceptable". "Cette utilisation de l'holocauste par M. Castro montre son ignorance de l'Histoire et son mépris des victimes. De tels propos sont inacceptables", avait déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles. "Que M. Fidel Castro s'intéresse enfin aux droits de l'homme, ça c'est vraiment révolutionnaire", a-t-il ajouté.

(*) voir :

http://www.granma.cu/espanol/reflexiones/13-septiembre-la-infinita.html

02/07/2010

Absurdité de l'économie virtuelle

... sachant que seul le travail est créateur de richesse.
.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/01/ivre-le-courtier-achete-30-de-la-production-de-l-opep_1381389_3234.html
.
Ivre, le courtier achète 30% de la production de l’OPEP
LE MONDE | 01.07.10 | 10h35  •  Mis à jour le 01.07.10 | 10h35
Londres, correspondant


e n'était qu'une cuite, mais mémorable, énorme, phénoménale. Sous l'effet de la boisson, Steven Perkins, courtier en pétrole de l'enseigne PVM Oil Futures, a acheté en l'espace de deux heures 7,125 millions de barils de pétrole, soit l'équivalent de près du tiers de la production totale de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)!

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2009, dans la foulée d'un week-end de golf déjà très arrosé, le trader a réalisé cette spéculation massive de 500 millions de dollars (409,4 millions de dollars) depuis son salon à l'aide d'un ordinateur portable et de rasades d'alcool.

A l'ouverture des marchés, le baril de Brent, la référence du marché londonien, est passé brusquement de 71 dollars à 73,50 dollars. Experts et politiciens se sont alarmés de l'effet de cette soudaine envolée des prix sur des économies déjà fragilisées par le krach financier.

INTERDICTION D'EXERCER

Fatales pintes qui transforment la raison frileuse en déraison impériale, éradiquant les limites de risque et anesthésiant la peur. Le calme est revenu dès le lendemain, quand l'employeur a revendu en catastrophe et à perte les positions accumulées par Steven Perkins.

Cette cession massive a eu pour effet de faire tomber le prix de l'or noir à 69 dollars. Le jeune opérateur indélicat a été licencié sur-le-champ. Mercredi 30 juin, la Financial Services Authority (FSA), l'autorité des marchés financiers britanniques, a condamné le courtier alcoolique à cinq ans d'interdiction d'exercer et à une lourde amende.

Cette affaire a relancé le débat sur le rôle de la spéculation dans la volatilité de la matière première la plus échangée. Les volumes du négoce pétrolier défient en effet l'imagination. Et les paris des traders sur les marchés à terme augmentent la volatilité naturelle des cours, créant un énorme climat d'incertitude pour les entreprises, les Etats producteurs, les automobilistes.

Attaquant en meute, les spéculateurs ont par ailleurs les mêmes réflexes, les mêmes attitudes. A l'heure de la mondialisation, les tentatives de réglementation du marché du "baril papier" se sont révélées jusqu'à présent illusoires.

Par ailleurs, le cas Steven Perkins illustre une nouvelle fois les effets de l'incroyable stress auquel sont soumis les experts du négoce énergétique. Ils s'usent les nerfs à manipuler des barils virtuels dans un environnement électrique peu propice aux décisions sereines. La pression hallucinante, la concurrence à couteaux tirés et les longues heures de travail conduisent de nombreux jeunes loups de la City à consommer à l'excès l'alcool comme la cocaïne.

 

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 02.07.10

03/05/2010

La liberté de la presse

lu sur :

http://fr.rsf.org/www-rsf-org-predateurs2010-03-05-2010,37234.html

.

40 prédateurs de la liberté de la presse

Publié le 3 mai 2010

La liste des prédateurs de la liberté de la presse comporte cette année 40 noms : 40 hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois.

Bon nombre d’entre eux confirment leur présence dans le classement depuis l’année dernière. En Amérique latine, les violences proviennent toujours du même quatuor infernal : narcotrafiquants, dictature cubaine, FARC et groupes paramilitaires. Le continent africain voit également peu de modifications. Certains rapports de force évoluent en revanche au Moyen-Orient et en Asie.

Plusieurs prédateurs ont disparu de la liste, comme en Somalie : Mohamed Warsame Darwish, le chef des services de renseignements, commanditaire de raids musclés, d’arrestations arbitraires et de tirs délibérés sur les rares journalistes du pays, a été révoqué en décembre 2008. Au Nigeria, le SSS, Service de sécurité d’Etat, a perdu son pouvoir. La police nationale, et plus particulièrement son responsable Ogbonna Onovo, apparaît depuis peu dans ce pays comme l’acteur central des exactions contre la presse. La police, déjà mal formée, est encouragée à user de violences contre les journalistes afin d’écarter les témoins lors de ses opérations.

En Irak, les professionnels de l’information sont confrontés à de réels dangers pour faire leur travail du fait de l’actuel conflit larvé. Mais la situation s’améliore peu à peu et les violences touchent plus la population en général et moins les journalistes en particulier. C’est la raison pour laquelle Reporters sans frontières a retiré les groupes islamiques des prédateurs. Un peu plus au Sud, dans le Golfe persique, Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, fait lui son apparition dans la liste. Depuis un an, le pouvoir yéménite s’est raidi : création d’un tribunal spécial pour les délits de presse, une dizaine de journaux poursuivis, une douzaine de journalistes en cours de procès. Rien ne doit filtrer des deux sales guerres que le régime mène au nord et au sud du pays.

Il était difficile de ne pas faire une place de choix aux milices privées aux Philippines suite au massacre par les nervis du gouverneur local d’une cinquantaine de personnes, dont 30 journalistes, dans la province de Maguindanao le 23 novembre 2009. Les circonvolutions de la justice philippine montrent l’absence de volonté politique à juger les responsables, soutiens trop proches et trop importants pour la présidente Gloria Macapagal-Arroyo. L’impunité prévaut.

Le mollah Omar, chef des taliban, dont l’influence s’étend d’Afghanistan au Pakistan, mène une guerre sainte également contre la presse libre, une guerre d’occupation de l’espace médiatique. Une quarantaine d’attaques ont visé directement les journalistes et les bureaux de rédactions en 2009. Le mollah Omar a gagné sa place dans la liste des prédateurs, tout comme Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, que Reporters sans frontières avait rencontré en mars 2009. Ses poses crânes sur sa supposée tolérance, ses vues faussement bienveillantes sur la liberté de la presse ne trompent personne. Anna Politkovskaïa et Natalia Estemirova, toutes deux ferventes dénonciatrices de la "question tchétchène" ont été abattues, la première à Moscou en octobre 2006, la seconde près de Grozny en juillet 2009. Ramzan Kadyrov n’est pas étranger à ces assassinats, comme à de nombreux autres en Tchétchénie où il a mis en place un régime de terreur.

Les trois chefs d’Etat Kim Jong-il, Mahmoud Ahmadinejad et Mouammar Kadhafi illustrent la nouvelle campagne de Reporters sans frontières contre les prédateurs de la liberté de la presse, conçue par l’agence Saatchi&Saatchi et réalisée par les artistes Stephen J Shanabrook et Veronika Georgieva.

 

-------------------

Curieusement, je n'ai pas trouvé la liste sur le site de RSF mais sur le site de Liberation.fr. Voir :

http://www.liberation.fr/medias/0101633277-rsf-les-40-predateurs-de-la-liberte-de-la-presse

.

Reporters sans Frontières a établi la liste Des 40 «Prédateurs de la liberté de la presse». «Qu'ils soient président, ministre, chef d'état-major, chef religieux ou leader d'un groupe armé, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de censurer, d'emprisonner, d'enlever, de torturer et, dans les pires des cas, d'assassiner des journalistes», souligne RSF.

AFRIQUE

Erythrée - Issaias Afeworki - Président de la République

Gambie - Yahya Jammeh - Président de la République

Guinée équatoriale - Teodoro Obiang Nguema - Président de la République

Nigeria - Ogbonna Onovo - Inspecteur général de la police nationale

Rwanda - Paul Kagamé - Président de la République

Somalie - Milices islamistes armées (Al-Shabaab, Hizb-Al-Islam)

Swaziland - Mswati III - Roi

Zimbabwe - Robert Mugabe - Président de la République

AMERIQUE LATINE

Colombie - Aigles noirs (paramilitaire ex-Autodéfenses unies de Colombie) - FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie)

Cuba - Raúl Castro - Président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres

Mexique - Cartels de Sinaloa, du Golfe et de Juárez

ASIE

Afghanistan, Pakistan - Mollah Mohammad Omar - Chef des taliban

Birmanie - Than Shwe - Chef de la Junte

Chine - Hu Jintao - Président de la République

Corée du Nord - Kim Jong-il - Secrétaire général du Parti du travail

Laos - Choummaly Sayasone - Chef de l'Etat

Népal - Groupes armés (Janatantrik Terai Mukti Morcha, Madhesi Tiger Nepal)

Philippines - Les milices privées

Sri Lanka - Gotabhaya Rajapakse - Secrétaire d'Etat à la Défense

Viêt-Nam - Nong Duc Manh - Secrétaire général du Parti communiste

EUROPE

Azerbaïdjan - Ilham Aliev - Président de la République

Bélarus - Alexandre Loukachenko - Président de la République

Espagne - ETA - Organisation terroriste

Italie - Organisations mafieuses (Cosa Nostra, Camorra, 'Ndrangheta, et Sacra Corona Unita)

Kazakhstan - Noursoultan Nazarbaïev - Président de la République

Ouzbékistan - Islam Karimov - Président de la République

Russie - Vladimir Poutine - Premier ministre

Fédération de Russie, république de Tchétchénie - Ramzan Kadyrov - Président de la République

Turkménistan - Gourbangouly Berdymoukhamedov - Président de la République

MOYEN-ORIENT

Arabie saoudite - Abdallah ibn Abdulaziz Al-Saoud - Roi et premier ministre

Iran - Ali Khamenei - Guide suprême de la République - Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

Israël - Les forces de défense israéliennes Libye - Mouammar Kadhafi - Chef de l'Etat et Guide de la Révolution

Syrie - Bachar Al-Assad - Président de la République

Territoires palestiniens - La Force exécutive (branche armée du Hamas) - Les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne

Tunisie - Zine el-Abidine Ben Ali - Président de la République

Yemen - Ali Abdallah Saleh - Président de la République

(Source AFP)

01/05/2010

Bizarre, bizarre ... Vous avez dit "bizarre" ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-30/enquete-bugaled-breizh-la-piste-americaine/920/0/449884&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100501

.

Publié le 30/04/2010 à 15:08 - Modifié le 30/04/2010 à 15:40 Le Point.fr

RAPPORT

Naufrage du Bugaled Breizh : la piste du sous-marin américain

AFP

Naufrage du Bugaled Breizh : la piste du sous-marin américain

Une prochaine enquête déterminera si un sous-marin nucléaire américain est la cause du naufrage du chalutier breton, survenu le 15 janvier 2004 © AFP/MARCEL MOCHET

Un nouveau rapport d'expertise sur le naufrage du chalutier français Bugaled Breizh oriente les recherches vers les États-Unis, pour vérifier l'éventuelle présence d'un sous-marin américain le jour du drame, a-t-on appris vendredi auprès des parties civiles. Le rapport préconise en effet de lancer une commission rogatoire internationale vers les États-Unis pour vérifier l'éventuelle présence d'un sous-marin nucléaire d'attaque américain dans la Manche, le 15 janvier 2004.

Ce rapport avait été demandé fin mars par la cour d'appel de Rennes (ouest) à l'expert sous-marinier Dominique Salles pour déterminer "s'il y avait des raisons objectives à la présence d'un ou plusieurs SNA (sous-marin nucléaire d'attaque) dans la zone du naufrage". Dans son rapport, l'expert estime qu'un sous-marin américain a pu se trouver là pour observer les transports de matières nucléaires entre la France et le Japon. Il préconise de demander aux États-Unis de préciser la position de leurs sous-marins sur la zone le jour du drame, par le biais d'une commission rogatoire internationale. La surveillance du convoi vers le Japon anticipait le convoiement des bateaux américains qui devaient acheminer du plutonium de qualité militaire vers Cherbourg en application d'un accord entre la France et les États-Unis, avec un premier transport prévu en octobre 2004, selon le rapport communiqué aux parties civiles.

Le Bugaled Breizh, dont les cinq marins avaient péri, avait coulé en quelques minutes dans une zone au sud-ouest de la Grande-Bretagne, où se déroulaient des manoeuvres militaires de l'Otan, ainsi qu'un exercice de la marine britannique. Selon certains experts, un submersible a pu se prendre dans les câbles (funes) tirant le chalut, l'entraînant par le fond. Mais, selon d'autres experts, l'accident pourrait également provenir d'un problème technique ou d'une croche notamment dans le sable. Les familles réclament de longue date des investigations complémentaires vers la Russie, les États-Unis en estimant être confrontées dans cette affaire à "la raison d'État" qui entraverait, estiment-elles, la recherche de la vérité sur ce naufrage.

14:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités

05/04/2010

BIG BROTHER en France ?

Mon blog semble avoir été intégralement lu (et enregistré ?) hier, 4 avril 2010.

Serais-je sous la surveillance des renseignements généraux ?

Affaire à suivre ...

 

(l'auteur du blog)

09:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités

24/08/2009

Menace de boycott des magasins IKEA en Israël

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/adfd2892-9024-11de-ac51-a58665e50c72|1

 

Diplomatie  lundi24 août 2009

Israël s’enflamme contre un article de journal suédois

Serge Dumont Tel-Aviv

 

Un article du quotidien «Aftonbladet» accusant les soldats israéliens d’avoir tué des Palestiniens pour prélever leurs organes est assimilé à un pamphlet antisémite. Le gouvernement suédois n’ayant pas présenté d’excuses officielles, la prochaine visite de son ministre des Affaires étrangères est compromise. Or il vient en Israël au nom de l’Union européenne, que préside la Suède.

«Interdits de séjour»: le ministre de l’Intérieur de l’Etat hébreu, Elie Yshaï, a confirmé dimanche qu’il ne renouvellerait pas le visa et le permis de séjour de plusieurs journalistes suédois basés en Israël. Dans la foulée, l’Office de presse gouvernemental ne leur délivrera plus les cartes officielles leur permettant, entre autres, de circuler librement dans les territoires palestiniens.

Tout a commencé la semaine dernière quand le quotidien suédois Aftonbladet a publié un long article reprenant des propos de Palestiniens accusant les soldats israéliens d’avoir, durant la première intifada, tué certains d’entre eux afin de prélever leurs organes.

L’article, basé sur une seule source, faisait le lien avec la récente arrestation, aux Etats-Unis, des responsables d’une «yeshiva» (école talmudique) accusés de blanchir de l’argent et de participer à un trafic clandestin de reins entre leur pays et l’Etat hébreu.

Jugé «diffamatoire voire antisémite» par l’ensemble de la classe politique ainsi que par la majorité des médias israéliens, l’article d’Aftonbladet a rapidement été condamné par l’ambassade de Suède à Tel-Aviv. Mais le gouvernement de Stockholm s’est désolidarisé de cette position. Or, Israël exige des excuses officielles des autorités suédoises, alors que celles-ci refusent de se mêler du dossier au nom de la liberté d’expression.

En quelques jours, l’affaire s’est transformée en incident diplomatique majeur entre les deux pays. Mais également entre Israël et l’Union européenne, dont la Suède occupe actuellement la présidence.

A Jérusalem, il se dit d’ailleurs que la visite que doit effectuer le 10 septembre le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt en Israël et dans l’Autorité palestinienne a été reportée. Pourtant, le ministre doit s’y exprimer au nom de l’UE, pour soutenir le nouveau plan de paix que Barack Obama est censé présenter à la même période, et pour pousser à la reprise du dialogue entre Israël et l’Autorité palestinienne.

«Quiconque refuse de condamner un pamphlet antisémite tel que l’article du Aftonbladet doit être considéré comme indésirable en Israël», a déclaré dimanche le ministre des Finances de l’Etat hébreu, Youval Steinitz. Un avis important puisque celui qui l’a prononcé passe pour le porte-voix de Benyamin Netanyahou.

Quant au ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, il s’est déclaré prêt à rencontrer son homologue suédois, mais «seulement lorsqu’il aura condamné le journal». Il a aussi rappelé que le gouvernement de Stockholm n’avait pas traîné, en 2005, pour condamner les caricatures de Mahomet publiées par le quotidien Jyllands-Posten. Peu après la parution de l’article d’Aftonbladet, Avig­dor Lieberman a aussi comparé le silence du gouvernement suédois actuel à celui de Stockholm pendant la Deuxième Guerre mondiale.

A l’instar de l’historien Tom Segev, plusieurs intellectuels israéliens estiment que l’acharnement des responsables politiques «risque de braquer davantage l’UE contre Israël dans un moment délicat». Mais ils sont peu nombreux, et leur impact est limité.

Certains affirment qu’Israël «passe son temps à monter des affaires en épingle»; depuis dix ans, de nombreuses crises semblables ont en effet éclaté sous les motifs les plus divers. Avec la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Espagne et avec la Turquie entre autres.

Durant le week-end, d’intenses négociations israélo-suédoises se sont déroulées par l’intermédiaire de l’ambassadeur de l’Etat hébreu à Stockholm, qui rencontrait le secrétaire d’Etat suédois aux Affaires étrangères. Confident de Benyamin Netanyahou et conseiller à la sécurité nationale d’Israël, l’ancien numéro deux du Mossad, Uzi Arad, s’est également entretenu au téléphone avec Carl Bildt. Pour ce que l’on en sait, les ponts entre les deux pays n’ont pas été rompus, mais les échanges ont été orageux. Une pétition a par ailleurs été lancée en Israël afin de boycotter la chaîne de magasins d’ameublement Ikea.

12:54 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités

15/02/2009

Quelques lectures instructives

Quelques lectures sur MÉDIAPART :

L'Ecureuil et les Banques populaires sombrent
Par Laurent Mauduit

Nouveau séisme dans le secteur bancaire français: les Caisses d'épargne s'apprêtent à annoncer des pertes proches de 2 milliards d'euros pour 2008; les Banques populaires des pertes avoisinant 300 millions d'euros et leur filiale commune, Natixis, des pertes comprises entre 2,5 et 3 milliards d'euros. La Commission bancaire va engager de nouvelles investigations sur ces dossiers. L'Elysée, qui a laissé la situation se dégrader, cherche désormais à accélérer la fusion entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires, et manoeuvre en coulisse pour qu'un ami proche de Nicolas Sarkozy, Stéphane Richard, actuel directeur de cabinet de la ministre des finances, prenne les commandes du nouvel ensemble.

Les huit jours qui ont vu le pouvoir imploser
Par François Bonnet

Depuis la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, la plus grande désorganisation règne au sommet de l'Etat: sur seize ministres, cinq demeurent effectivement en service. Désavoués, doublés, encadrés de «médiateurs» ou de «conseils», ou simplement absents, ils laissent l'Elysée en première ligne face à une multiplication de conflits et de mouvements sociaux. Cette solitude de l'hyperprésident le condamne à une impopularité grandissante. Analyse.

Antilles: Domota accuse Jégo de mentir, Mediapart le prouve
Par Maguy Day

L'Elysée a finalement refusé d'honorer la promesse du secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, d'augmenter de 200 euros les bas salaires en Guadeloupe sur les fonds de l'Etat, mais le leader syndical guadeloupéen Elie Domota fait du respect de ce pré-accord le préalable à la fin à la grève générale commencée le 20 janvier en Guadeloupe, le 5 février en Martinique et prévue pour le 5 mars à la Réunion.

Pascale Ferran: la dernière bataille portera sur les multiplexes
Par Sylvain Bourmeau

Après l'annonce par le Centre National de la Cinématographie (CNC) des conclusions d'un groupe de travail sur l'écriture et la production des films, la réalisatrice Pascale Ferran réagit à des recommandations qui lui semble aller dans la bonne direction. Celle qui fut, avec son Club des 13, à l'initiative de ce processus de révision des mécanismes d'aide sera aussi lundi soir l'invitée d'un débat Mediapart sur la politique culturelle.

09:31 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités