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18/02/2009

Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2007/10/23/amiante-une-etude-souligne-les-dangers-de-l-exposition-passive_970029_3224.html#ens_id=1156607

Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"
LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.07 | 12h06 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h16

Une étude, réalisée conjointement par l'Institut de veille sanitaire et l'Inserm, publiée mardi 23 octobre dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, décrit, pour la première fois selon ses auteurs, des cas de cancers parmi des enseignants, des chercheurs et des ingénieurs, appartenant à un même campus universitaire, en l'occurrence celui de Jussieu à Paris, qui n'avaient jamais été exposés professionnellement à l'amiante auparavant.

Le document a diagnostiqué, entre 2001 et 2002, cinq cas de mésothéliome pleural – un cancer de la plèvre – chez un volcanologue, un physicien, un paléontologue, un ingénieur et une professeure de mathématiques exerçant à Jussieu. Cette découverte confirme, selon les chercheurs, "l'importance de l'impact sanitaire d'une exposition passive à l'amiante".

"UN MAXIMUM DE DÉCÈS ENTRE 2010 ET 2020"

"Parmi les cinq personnes, nées en 1934 et 1942, aucune exposition professionnelle active, domestique ou environnementale n'a pu être identifiée, excepté l'utilisation rare de produits de protection pour certains", relèvent-ils, alors que pendant dix à trente-cinq ans, ils ont tous été présents "à proximité d'un chantier de flocage au moment de la construction du campus".

Au-delà des cas particuliers, l'étude souligne que les décès causés par l'exposition à l'amiante, notamment par des mésothéliomes, des cancers du poumon et "très vraisemblablement des cancers du larynx", vont "continuer de se développer pendant au moins deux ou trois décennies dans notre pays". En Europe de l'Ouest, en particulier,"un maximum de décès attribuables au mésothéliome pleural" devraient avoir lieu "entre 2010 et 2020", note un spécialiste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC-OMS).

Dans un éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le professeur Marcel Goldberg revient sur les moyens mis en place en France pour lutter contre les retombées de l'amiante, constatant que même si des progrès ont été réalisés et que le retard a été comblé, il reste "beaucoup à faire". "On 'savait' depuis longtemps" les dangers de l'amiante, mais, en France, "la première réglementation en milieu de travail date de 1977 et l'interdiction de l'importation et de l'utilisation de l'amiante a été promulguée en 1997, alors que huit pays avaient déjà pris une telle mesure", souligne M. Goldberg.

L'amiante devrait échapper à l'inscription sur une liste internationale de produits dangereux

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/30/l-amiante-devrait-echapper-a-l-inscription-sur-une-liste-internationale-de-produits-dangereux_1112843_3244.html#ens_id=1156607

L'amiante devrait échapper à l'inscription sur une liste internationale de produits dangereux
LEMONDE.FR | 30.10.08 | 13h53 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h15
MONTRÉAL (CANADA) CORRESPONDANCE

L'amiante chrysotile, la forme la plus toxique de cette fibre minérale, ne devrait pas être inscrit sur la liste des 39 produits chimiques dangereux de la Convention de Rotterdam, ce qui satisfait l'industrie canadienne, quatrième producteur mondial.

A moins d'un revirement à la réunion de Rome, qui se poursuit jusqu'au vendredi 31 octobre en présence des représentants de plus de 120 pays signataires du traité, il n'y aura pas de consensus sur la question : l'Inde, le Pakistan, le Vietnam et les Philippines se sont opposés, mardi 28 octobre, à l'ajout du chrysotile à la liste rouge, ce qui aurait rendu difficile le commerce de la fibre cancérigène, sans toutefois l'interdire comme dans l'Union européenne et la plupart des pays industrialisés.

Le gouvernement canadien avait refusé jusqu'à la dernière minute de faire connaître sa position officielle, répétant seulement, mercredi, qu'il prônait toujours une utilisation "responsable et sécuritaire" du chrysotile. Christian Paradis, député de la région québécoise de l'amiante et porte-parole d'Ottawa à Rome, s'attendait à un renvoi "à la prochaine réunion, en 2010". Un autre député canadien, le néo-démocrate Pat Martin, ancien mineur d'amiante, a déclaré que "le Canada n'a rien dit, laissant ses principaux clients faire le sale travail à sa place".

"MANIPULATIONS HONTEUSES"
Ce dossier a enflammé les esprits au Canada. L'Association médicale canadienne a vivement dénoncé l'attitude du gouvernement. Dans un éditorial intitulé "La mortalité liée à l'amiante, une exportation canadienne", elle soulignait que "le Canada est la seule démocratie occidentale à s'être constamment opposée aux efforts internationaux visant à réglementer le commerce mondial de l'amiante... en manipulant honteusement les connaissances scientifiques par des moyens politiques". Ottawa, ajoute-t-elle, "semble avoir calculé qu'il est préférable pour l'industrie de l'amiante d'agir dans l'ombre, comme les marchands d'armes, sans égard aux conséquences mortelles de son utilisation".

L'Institut Rideau, centre de recherche indépendant, a reproché à Ottawa et Québec de financer le lobby de l'amiante et de nier les dangers de cette fibre. Des scientifiques canadiens ont demandé au premier ministre Stephen Harper de "cesser de faire obstruction" à la Convention de Rotterdam, tandis que le quotidien The Gazette révélait l'existence d'un rapport non publié du ministère canadien de la santé sur les dangers de l'amiante.

Anne Pélouas

En Corse, l'"enfer blanc" de Canari bientôt sécurisé

A l'abandon depuis plus de quarante ans, l'ancienne mine d'amiante de Canari (Haute-Corse) va être mise en sécurité grâce à des crédits européens et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Les travaux, d'un montant de 7,4 millions d'euros, débuteront en 2009 pour s'achever en 2010. Le chantier nécessitera des moyens de protection des prestataires et des riverains, pour prévenir la dispersion des fibres. Surnommé "l'enfer blanc" par les mineurs, ce gisement - le plus grand de France - a été exploité par une filiale d'Eternit de 1949 à 1965. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 31.10.08

Commission européenne : Résistances à l'interdiction complète de l'amiante

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/17/amiante-les-risques-lies-aux-petites-fibres-ont-ete-sous-estimes_1156495_3244.html#ens_id=1156607

Des résistances à l'interdiction complète de l'amiante :

Dans le cadre du règlement Reach sur les produits chimiques, la Commission européenne doit examiner, les 19 et 20 février, des dérogations sur les produits contenant de l'amiante. Si la Commission, puis le Parlement donnaient leur feu vert, "la mise sur le marché ou l'utilisation d'articles contenant des fibres d'amiante" installés ou en service avant le 1er janvier 2005 continuerait "d'être autorisée jusqu'à leur élimination finale ou leur fin de vie utile". La Confédération européenne des syndicats et les associations anti-amiante s'y opposent. En novembre, les pays utilisateurs, appuyés par le Canada, ont obtenu que l'amiante ne soit pas inscrit sur la liste des produits dangereux dans le cadre de la convention de Rotterdam.

18:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amiante, europe, reach

13/10/2008

L'air qu'on respire aujourd'hui

lu sur Le Figaro :

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/10/11/01006-20081011ARTFIG00174--l-air-du-cancer-.php

L'air du cancer
PAR MARTINE BETTI-CUSSO
10/10/2008 | Mise à jour : 14:06 |
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Entre 1980 et 2005, le nombre de cancers a augmenté en France de plus de 90 %. Partant de ce constat, les experts de l'Inserm ont analysé plus de 1 800 études et mis en relation des facteurs environnementaux avec l'apparition de neuf cancers. Parmi les facteurs cancérogènes « avérés ou débattus » figurent l'amiante (facteur avéré du cancer du poumon et de la plèvre), les radiations ionisantes (facteurs avérés des cancers du poumon, de la leucémie, de la thyroïde, du sein et des tumeurs cérébrales), le radon (facteur avéré du cancer du poumon), mais aussi les pesticides (facteurs débattus des cancers du poumon, du sein, de l'ovaire, du testicule, de la prostate, de la thyroïde, des leucémies et des tumeurs cérébrales)ou encore le tabagisme passif (facteur débattu des leucémies et des tumeurs cérébrales). Même si ce rapport est jugé timoré par des associations, c'est un pas de plus dans la reconnaissance des liens entre cancers et environnement. Il appelle, à tout le moins, au principe de précaution. Reste à accélérer les recherches pour connaître les effets des expositions à faible dose et celles des expositions croisées.