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23/06/2009

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

Une étude réalisée par l'Inserm et l'université de Grenoble-I montre que l'exposition des femmes enceintes à la pollution atmosphérique (notamment au benzène, qui est un marqueur de cette pollution) a pour conséquence un poids plus faible et un périmètre crânien réduit du foetus. Les chercheurs estiment que les polluants pourraient perturber les fonctions endothéliales ou cardio-vasculaires de la mère, ce qui nuirait aux échanges avec le foetus. Ce phénomène pourrait accroître les troubles de la santé dans l'enfance, voire à l'âge adulte.

Reprise information presse du 18 juin 2009 "Quel est l'impact de l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques sur la croissance fotale ?"

Monde [Le] , 20/06/2009

26/03/2009

La pollution de l'air dans les crèches en question

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

La pollution de l'air dans les crèches en question
Selon une étude menée par l'Association Santé Environnement (ASE), l'air que les enfants respirent à l'intérieur des crèches est nettement pollué. Sur les neuf crèches examinées par l'association, les deux tiers présentaient des traces de benzène à des seuils « préoccupants » selon l'OMS et 5 d'entre elles dépassaient la valeur toxicologique dangereuse pour les formaldéhydes. L'ASE conseille aux gestionnaires de crèches de recourir à des matériaux écologiques pour leurs établissements et d'installer les crèches le plus loin possible des grands axes de circulation. La secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, doit présenter prochainement un projet de loi pour lutter contre les polluants intérieurs.

Aujourd'hui en France , 26/03/2009
(voir : http://www.leparisien.fr/societe/l-air-des-creches-trop-pollue-26-03-2009-455097.php )

La pollution de l'air par les particules fines issues des moteurs Diesel

Voir aussi la note du 23/03/2009

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3666

25-03-2009

Particules fines, ne plus se retrancher derrière les pics

L’Afsset (1) vient de publier un rapport et un avis d’expertise sur la pollution de l’air par les particules fines et son impact sur la santé. Ces travaux font suite aux demandes, en août 2007, de la Direction générale de la santé et de la Direction de la prévention des pollutions et des risques. Les deux Directions exprimant, entre autres, les besoins de :
- procéder à une évaluation des risques sanitaires, en particulier pour les populations sensibles, des différentes composantes de la pollution particulaire;
- disposer d'un avis, tenant compte des connaissances les plus récentes, relatif à des seuils, pertinents sur le plan sanitaire, d'information et de recommandation du public pour les particules dans l'air ambiant.

Parmi les principaux résultats des expertises, l’Afsset indique que des effets indésirables des particules dans l’air ambiant sur la santé humaine existent aussi bien en relation à des expositions ponctuelles qu’à des expositions chroniques. L’Agence précisant qu’il « n’est pas possible d’observer un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté ».
Il apparaît que l’impact sanitaire prépondérant n’est pas lié aux quelques pics de concentration annuels mais à des expositions répétées à des niveaux de concentrations modérées. A titre d’illustration, les données épidémiologiques du Programme de surveillance air et santé de l’Institut de veille sanitaire indiquent que, pour l’agglomération parisienne sur l’année 2004, 97 % de l’impact sanitaire court terme (décès anticipés) associé aux particules étaient attribuables à des niveaux de PM10 (2) inférieurs à 50 μg/m3 et seulement 3 % à des niveaux supérieurs à 50 μg/m3.
En conséquence, l’Afsset estime que : « L’abaissement de la valeur moyenne de la concentration particulaire sur le long terme amènerait à un bénéfice sanitaire plus important qu’une stratégie de gestion focalisée sur les pics journaliers ». Ainsi, d’un point de vue strictement sanitaire, la priorité devrait être donnée à l’abaissement des niveaux moyens des concentrations de particules.

Ce rapport et cet avis de l’Afsset illustrent l’insuffisance de politiques trop souvent basées sur la communication et la prévention liées aux pics de pollution ; politiques qui, de fait, masquent une réalité quotidienne de mauvaise qualité de l’air bien plus difficile à endiguer.

Michel Sage

1- L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) est un établissement public administratif de l’Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail. L’Afsset a pour mission de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement et du travail et d’évaluer les risques sanitaires qu’ils peuvent comporter.
2- PM10 Particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique médian inférieur à 10 μm.

23/03/2009

Pollution atmosphérique

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Les particules sont dangereuses bien au-delà des pics de pollution
Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), à paraître demain, les populations ont plus à craindre de la pollution quotidienne que des pics de pollution. Le directeur général de l'Afsset, Martin Guespereau, note que les alertes sur les pics de pollution ne suffisent pas à protéger la santé des populations : « Les particules posent problème tous les jours. À partir du premier microgramme de particule fine respiré, on met déjà sa santé en danger ». Il appelle les pouvoirs publics à agir directement sur les sources de ces particules, notant que leur taux d'émission n'a pas baissé depuis des années. En 2004 indique l'Afsset, « 97% de l'impact sanitaire à court terme des particules étaient attribuables à des niveaux de particules inférieurs à 50 microgrammes par mètre cube ». De son côté, l'Inserm signale que « certains travaux ont estimé qu'entre 1 300 et 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux moyens de particules fines étaient ramenés respectivement à 20 et 15 µg/m3 ».
Le Parisien Aujourd'hui en France , 23/03/2009

13:26 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pollution, atmosphère

17/11/2008

La pollution atmosphérique (suite)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/15/en-asie-les-nuages-de-pollution-aggravent-le-rechauffement_1119062_3244.html

En Asie, les nuages de pollution aggravent le réchauffement
LE MONDE | 15.11.08 | 14h58 • Mis à jour le 15.11.08 | 14h58

Les nuages bruns qui se forment au-dessus des grandes villes asiatiques à partir des fumées des usines, de la pollution automobile et de toutes les formes de combustion liées à des énergies fossiles ou de bois aggravent les effets du changement climatique. Le phénomène vient d'être confirmé par une étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), publiée jeudi 13 novembre.
Ces couches de particules polluantes d'une épaisseur supérieure à trois kilomètres s'étirent de façon plus ou moins continue de la péninsule arabique à la Chine et à l'ouest de l'océan Pacifique. Portées par les vents, elles peuvent parcourir la moitié de la Terre en moins d'une semaine. Leur trace a été récemment repérée à 5 000 mètres d'altitude sur les sommets de l'Himalaya, donnant aux chercheurs une explication supplémentaire à la fonte accélérée des glaciers.
"L'un des mandats du PNUE est d'alerter sur des bases scientifiques des défis environnementaux à relever. J'espère qu'après cette publication les nuages bruns atmosphériques vont être intégrés à l'agenda de la communauté internationale", a déclaré Achim Steiner, le directeur exécutif de l'institution. "Nous avions identifié pour la première fois le lien entre ces nuages et le changement climatique en 2002. Nos travaux avaient alors suscité beaucoup de scepticisme. Ils sont aujourd'hui confirmés avec une grande clarté", souligne le professeur Veerabhadran Ramanathan, qui a coordonné l'étude.
Le phénomène est aussi présent en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique du Sud et au-dessus de l'Amazonie. Mais il apparaît particulièrement inquiétant en Asie, compte tenu de la densité démographique et du développement rapide des économies. Sur les treize mégalopoles soumises à ce smog pendant plusieurs mois de l'année, dix sont asiatiques.

VILLES PRIVÉES DE LUMIÈRE

Ces nuages bruns, composés de particules de carbone et de suies, agissent de façon complexe en formant une barrière qui absorbe les rayons solaires. Ils contribuent ainsi au réchauffement en altitude. Ils privent dans le même temps de lumière les villes qui en sont victimes. Ces passagers anonymes, longtemps négligés par les climatologues, sont, selon le rapport, responsables d'une baisse de la luminosité pouvant aller de 10 % à 25 % à Karachi, Shanghaï, Pékin et New Delhi.
Les scientifiques suggèrent également que ces formations, dans lesquelles viennent se stocker de nombreux gaz, affectent le régime des pluies en retenant l'eau plus longtemps. Elles pourraient ainsi ne pas être étrangères à la réduction des précipitations pendant les périodes de mousson en Inde et dans le sud-est asiatique.
Sans trancher faute de données, le rapport met en avant les conséquences néfastes que cette situation pourrait avoir sur la production agricole, dont les rendements sont étroitement liés à la capacité de photosynthèse des plantes.
Il est revanche avéré que ces poches de pollution agissent sur la qualité de l'air et sur la santé des citadins. Les nuages bruns transportent des aérosols toxiques et des nanoparticules à l'origine d'importantes maladies respiratoires. Le rapport estime que cette pollution, faute d'être combattue, pourrait provoquer 340 000 morts supplémentaires par an en Inde et en Chine.

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 16.11.08