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31/03/2009

A Madagascar, la seule crevette d'élevage bio du monde ? Vraiment ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/31/a-madagascar-la-seule-crevette-d-elevage-bio-du-monde_1174697_3244.html#ens_id=1174789

LIRE AUSSI LE COMMENTAIRE SUIVANT LA NOTE.

Reportage
A Madagascar, la seule crevette d'élevage bio du monde
LE MONDE | 31.03.09 | 15h58 • Mis à jour le 31.03.09 | 19h38
AMPAPAMENA (MADAGASCAR) ENVOYÉ SPÉCIAL

Vincent Amirault est un peu stressé. "Avant, on utilisait plein de produits chimiques pour soigner les crevettes malades. Aujourd'hui, avec le label Agriculture biologique, on n'en a plus le droit. Alors il faut constamment surveiller pour anticiper."

Autour du directeur de la ferme aquacole de la société OSO (Overseas Seafood Operations) située dans le nord-ouest de l'île de Madagascar, quarante bassins de dix hectares dans lesquels les crevettes biologiques grossissent pendant environ six mois. L'entreprise malgache s'est installée en 2001 sur ces espaces émergés entourés de mangroves. A quelques kilomètres de la réserve de l'Ankarana, ce site de 3 500 hectares, qui emploie jusqu'à 900 personnes, devient une île artificielle lors de la saison des pluies. Cette ferme est aujourd'hui la seule au monde à produire une crevette certifiée biologique.

Pour résister aux géants aquacoles d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est, la filière crevettière malgache, qui génère un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros par an, a choisi de parier sur la qualité. Le numéro un du secteur, Unima, a décroché un label rouge - attestant la qualité de ses produits - en 2004. Son principal concurrent, OSO, a obtenu des autorités françaises la création d'un label Agriculture biologique (AB) pour la crevette en 2007.

"Avec nos 6 000 tonnes annuelles de crevettes, on ne représente même pas 1 % de la production mondiale. Alors nous devons viser la niche du haut de gamme pour survivre à l'actuelle crise de surproduction", résume Claude Brunot, président du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar.

En longeant les bassins au volant de son pick-up, Eric Douheret, le directeur du site OSO, le reconnaît : "C'est le label AB qui nous sauve, même si c'est extrêmement contraignant." Toute la chaîne de production a dû se plier aux règles du bio. Les fertilisants sont d'origine naturelle, à l'image de l'engrais, à base de farine de plumes.

"LA SALLE DES AMOURS"

Les aliments, comme la farine de poisson, sont garantis sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans les bassins, pas plus de dix crevettes au mètre carré. La nouvelle station d'épuration limite les rejets.

"Avec le label AB, mon personnel a 25 % de travail en plus, estime René Bemanantsara, directeur adjoint de l'écloserie. Nous avons dû augmenter le nombre de reproductions, car le passage de traitements curatifs à une logique préventive a entraîné une baisse du taux de survie des larves." Dans la "salle des amours", plongée dans la pénombre, il observe chacune des cuves pour s'assurer du bon déroulement des accouplements. Puis vérifie au microscope, comme plusieurs fois par jour, l'état de santé des larves.

Ces contraintes ont un coût : huit euros le kilo en moyenne pour mettre en boîte les gambas OSO, soit deux à trois euros de plus que pour une crevette standard. "En 2008, nous avons augmenté nos ventes de 32 %", se réjouit cependant Mathias Ismail, directeur opérationnel du groupe OSO, qui produit désormais 1 600 tonnes de crevettes par an, essentiellement à destination de l'Europe et de la France.

Les effets de la crise commencent toutefois à se faire sentir. Premier producteur de crevettes d'élevage à Madagascar (avec 4 500 tonnes en 2008), le groupe Unima est confronté à des difficultés : depuis plus d'un an, l'une de ses deux fermes a dû provisoirement fermer ses portes. "Le marché de la crevette de qualité n'est pas extensible, surtout en période de crise", rappelle Amyne Ismail, son directeur général, qui a conclu un partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). D'ici quelques semaines, OSO et Unima devraient rendre public le bilan carbone de leurs fermes.

Sébastien Hervieu

L'élevage fournit la moitié de la production mondiale :

L'élevage des crevettes:
Né au début des années 1980 pour répondre à la demande des pays occidentaux, l'élevage est principalement concentré en Asie (Chine, Thaïlande, Indonésie, Vietnam) et en Amérique latine (Brésil, Equateur). Les élevages y sont intensifs : on atteint parfois des densités de 200 crevettes au mètre carré.
La production mondiale:
La moitié de la production mondiale de crevettes provenait de l'élevage en 2008, soit près de 3 millions de tonnes.

Article paru dans l'édition du 01.04.09
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Je trouve intéressant de joindre ce commentaire
écrit par : Xavier | 03.04.2009
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Comment des journalistes peuvent-ils écrire cela????

Des crevette sont certifiées bio depuis 1999 en Indonésie, Équateur, Viêt Nam, Inde, Bangladesh, Thaïlande, Brésil... je travaille moi même sur la mise en place d`un projet de crevettes bio dans le sud Viêt Nam. Je travaille sur le projet du Bangladesh depuis 2006 !

Pour info, jusqu`en 2007 OSO utilisait des métabisulfites après la récolte de leurs crevettes certifiées Bio... ce produit est utilisé pour éviter les nécroses au niveau de la carapace (tête, branchies) et ces produits sont toxique pour l'environnement.... bravo le bio !
Depuis 2007 je ne sais pas si AB a retiré l`autorisation de ce produit.
Mais bizarement nous n`avons pas accès aux standards AB pour les crevette sur internet...

De plus, ces crevette sont alimentées... de l`aliment bio peut-être mais aliment quand même ... importation des matières premières et transformation sont sources de pollution car utilisation d'énergie !

Au Viêt Nam comme au Bangaldesh ou en Indonésie, les crevettes sont produites sans ajout d'aliment industriel !!! les feuilles des arbres, des algues ou tout autre plante aquatique suffisent!!

Messieurs les journalistes..... renseignez-vous un peu avant d'écrire ce genre d`article... à moins que vous ayez des actions chez OSO..???

Xavier