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22/11/2010

Chimie et malformations congénitales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les enfants de la "génération Distilbène", frappés à leur tour ?
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Le Journal du Dimanche revient sur la "génération Distilbène", et exprime des inquiétudes pour la troisième génération : les enfants issus de ces "fils et filles Distilbène" pourraient, à leur tour, souffrir de malformations génitales et d'infertilité. Selon David Volle (Inserm), certaines études montrent "qu'il pourrait y avoir des effets transgénérationnels".
Journal du Dimanche_1ère Edition [Le] , 21/11/2010
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Mon commentaire : un effet tératogène transgénérationnel est connu pour l'Agent Orange, qui a été utilisé par les américains lors de la guerre du Vietnam.

13/10/2010

Les industriels de la chimie font de la résistance face à REACH

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4413

6/10/2010

Les industriels de la chimie font de la résistance face à REACH

A deux mois de l'échéance de sa première étape, REACH, le règlement européen visant à encadrer l'homologation et l'utilisation des substances chimiques, doit faire face à une forme de boycott des industriels du secteur.
L'enregistrement des dites substances constitue l'élément de base du système REACH. Leur enregistrement dans une base de données, gérée par l'Agence européenne des produits chimiques, est à la charge de leur fabricant ou importateur. Or, alors que l'échéance de cet enregistrement est fixée au 30 novembre 2010, le succès n'est pas au rendez-vous, la France s'illustrant notamment avec à peine la moitié du nombre attendu d'entreprises nationales qui se serait soumis à la déclaration.

Si la théorie veut que les portes de l'union Européenne soient fermées aux substances chimiques non enregistrées à cette date butoir, l'Agence européenne des produits chimiques, en charge de la collecte de ces éléments, a d'ores et déjà indiqué que certaines difficultés rencontrées par les entreprises pourraient être prises en compte concernant le respect de l'échéance du 30 novembre.
Néanmoins, à mots couverts, certains représentants du secteur chimique ne se privent pas d'avancer une autre explication à ce manque d'entrain des industriels. A l'heure où la crise économique continue de sévir et que la concurrence mondiale se fait chaque jour plus rude, nombre d'entre-eux considèrent que ce règlement, qui leur est imposé, est un frein supplémentaire à leur activité. A ce titre, rien de tel qu'un refus de soumission massif, dont l'impact pourrait contraindre l'UE à assouplir encore un peu plus sa réglementation REACH.

Pascal Farcy

1- Seules les substances chimiques, fabriquées ou importées à plus d'une tonne par an, sont concernées.

19:06 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chimie, santé

03/10/2010

Europe, chimie, poids des lobbies

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4406

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1/10/2010

Pour l'EFSA,

Pas de changement de la dose journalière tolérable pour le bisphénol A

Dans un communiqué daté du 30 septembre dernier, les experts scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont conclu qu’aucune preuve ou nouvel élément ne justifiait la révision de la dose journalière tolérable (DJT) (1), applicable actuellement au Bisphénol A (BPA). Celle-ci reste donc fixée à 0,05 mg/kg de poids corporel, telle qu’elle fut établie en 2006 et confirmée en 2008. L’équipe scientifique a également affirmé que les données actuelles disponibles ne permettaient pas de conclure à une toxicité neurocomportementale du BPA.

Seul un membre du groupe scientifique a fait entendre un avis contraire, évoquant certaines études récentes faisant état « d’incertitudes en ce qui concerne des effets indésirables sur la santé à un niveau inférieur à celui utilisé pour établir la DJT actuelle ». Or, bien qu’elle estime que ces études ne peuvent, à elles seules, légitimer la révision de la DJT actuelle, cette voix dissidente a néanmoins recommandé de transformer la DJT actuelle en DJT temporaire.

Concernant l’évocation d’études récentes faisant état d’
effets indésirables chez les animaux exposés au BPA pendant leur développement à des doses bien inférieures à celles utilisées pour déterminer l’actuelle DJT, le reste du groupe de l’EFSA reconnaît que celles-ci mettent en évidence des modifications biochimiques au niveau du système nerveux central, des effets sur le système immunitaire et une sensibilité accrue au cancer du sein. Néanmoins, en raison de plusieurs lacunes, la pertinence des résultats par rapport à la santé humaine n’a pas été jugée concluante. De même, bien que certaines études épidémiologiques humaines aient suggéré des liens entre l’exposition au BPA, les maladies coronariennes et des troubles de la reproduction, « la conception de ces études ne permet pas de conclure si le BPA constitue bien la cause de ces effets sur la santé ».

Affirmant ne pas relâcher sa surveillance quant aux publications en cours sur le BPA, l’EFSA participera en novembre prochain à une consultation d’experts organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la sécurité du BPA.

Investi de longue date dans le dossier du BPA, le Réseau Environnement Santé (RES) s’est vivement opposé à l’avis formulé par l’EFSA, estimant que celle-ci avait rendu ses conclusions en écartant 95 % de la littérature scientifique. Il a, en outre, rappelé
les dizaines d’études mettant en évidence des effets sanitaires observés à des doses parfois très inférieures à la DJT, dont les cancers du sein et de la prostate, les atteintes de la reproduction, le diabète et l’obésité, les troubles du comportement. Ces effets résultent généralement d’une exposition maternelle pendant la grossesse, et sont cohérents avec l’application du principe du précaution qui a poussé le Parlement européen à interdire les biberons contenant du BPA.

Contestant les incertitudes expérimentales sur lesquelles repose l’avis de l’EFSA
, le RES met en cause la méthodologie de l’Agence,
laquelle ne reconnaîtrait que des études menées selon un protocole jugé obsolète. Mis au point dans les années 1970, celui-ci aurait « l’avantage d’être le protocole que suit l’industrie chimique ». Mettant en doute l’impartialité de l’EFSA, déjà mise en cause dans le dossier des OGM, le RES appelle le Parlement Européen à former une Commission d'enquête sur la déontologie de l'EFSA.

Cécile Cassier

1- La DJT est une estimation de la quantité d’une substance, exprimée par rapport au poids corporel, pouvant être ingérée pendant toute la durée d’une vie sans risque appréciable pour la santé.

07/09/2010

Pesticide RÉGENT : pourvoi en cassation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/06/pesticide-regent-non-lieu-confirme-pour-bayer-et-basf_1407607_3244.html

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Pesticide Régent : non-lieu confirmé pour Bayer et BASF

 

La cour d'appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 au bénéfice de Bayer et BASF dans l'affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles, annonce, lundi 6 septembre, la Confédération paysanne.

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a "confirmé l'ordonnance de non-lieu, (...) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies" par les plaignants, l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) et la Confédération paysanne, a déclaré à l'AFP un responsable de cette dernière. De son côté, interrogé par téléphone, l'avocat de Bayer France a indiqué que "Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure".

La Confédération paysanne a annoncé qu'elle se pourvoirait en cassation contre la décision de la cour d'appel.

Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d'un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d'instruction de Saint-Gaudens, quatre ans après leur mise en examen. "Pour les juges, il suffit que les industriels contestent, sans preuve ni fondement établi, les études réalisées par les laboratoires publics montrant la dangerosité du Régent TS pour les abeilles pour que celles-ci soient invalidées", a déploré lundi la Confédération dans un communiqué.

Selon la Confédération paysanne et l'UNAF, en 2002 et 2003, 90 % de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l'usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

29/08/2010

Des traverses de chemins de fer reconverties en charbon de bois toxique ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4353

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26-08-2010 - Des traverses de chemins de fer reconverties en charbon de bois… toxique ?

Au regard de la directive européenne du 20 décembre 1994 et de l’arrêté du 7 août 1997, l’utilisation de bois traités aux huiles de créosote (1) pour la fabrication du charbon de bois est interdite, et ce en raison d’un risque cancérogène. Toutefois, en vue de recycler d’anciennes traverses de chemin de fer en charbon de bois à usage domestique, l’entreprise Sidénergie, dans le Lot, a fait une demande de dérogation. Etudiée sur la base de 3 échantillons collectés dans un unique four de carbonisation par un huissier, lui-même mandaté par l’exploitant, cette demande a finalement été acceptée. Emis par le Conseil Supérieur de l’Hygiène Publique de France (section de l’alimentation et de la nutrition), dépendant du Ministère de la Santé, cet avis favorable n’a admis qu’une seule réserve : « l’approvisionnement en traverses doit être de qualité homogène ».

Cette dérogation est pourtant loin d’être anodine, comme le souligne l’association de protection de l’environnement Robin des Bois. De fait, bien que les anciennes traverses issues de voies ferroviaires soient vieilles de plusieurs décennies, elles contiendraient encore individuellement plusieurs litres de créosote. Les traverses sont polluées par les égouttures des wagons assurant le transport de matières toxiques. Pour sa part, Sidénergie a recyclé en charbon de bois 3 000 tonnes de traverses de chemin de fer provenant du démantèlement de l’usine toulousaine AZF. Or, durant leur carrière, les traverses sorties des rails ont régulièrement été imprégnées par les pesticides des « trains désherbeurs », dont le passage vise à contrer toute colonisation végétale sur les voies.

En dépit de ces constats, Sidénergie, promue comme un acteur du recyclage, aurait reçu l’appui financier de l’ANVAR (2), l’ADEME, la région Midi-Pyrénées et la SNCF, selon Robin des Bois. Aussi, et ce malgré « la présence dans ses stocks de poteaux traités à l’arsenic constatée par les services de l’Etat, les mises en demeure à répétition pour non-conformité à l’arrêté préfectoral d’exploitation et une gestion douteuse des déchets », Sidénergie poursuivrait aujourd’hui ses activités. Bien qu’ayant confié à Robin des Bois son intention de requérir auprès de l’AFSSA une nouvelle expertise sur ce dossier, le Ministère de la Santé n’a, semble-t-il, finalement pas jugé nécessaire d’aller au bout de la démarche.
A en croire ses discours promotionnels relayés par l’association, Sidénergie est ainsi à même d’exporter sa production dans des pays soumis à la directive européenne interdisant l’utilisation de bois créosotés pour la fabrication de charbon de bois, par la seule grâce d’une dérogation délivrée par les autorités françaises il y a plus de 10 ans.

Cécile Cassier

1- D’après la définition fournie par GTIF (Gestion des Techniques d’Ingénierie et de Formation), « La créosote est constituée de centaines de composés dont le groupe le plus important est celui des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La créosote est un mélange de substances obtenu par distillation de goudron. Elle est classée comme cancérigène à cause de certaines de ces substances, notamment le benzo-a-pyrène ». Ce dernier est, en effet, classé comme substance cancérigène dès lors que sa concentration excède 50 ppm. Toutefois, une étude menée à la demande de la Commission européenne aurait conclu que, même en cas de concentration en benzo-a-pyrène inférieure à 50 ppm, la créosote et / ou le bois traité à la créosote présente « un risque de cancer pour les consommateurs clairement préoccupant » selon GTIF.
2- Agence Nationale de Valorisation de la Recherche.

26/08/2010

Des herbicides à l’origine de malformations congénitales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4351

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Des herbicides à l’origine de malformations congénitales

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25/8/2010

Suite à l’observation de nombreux cas de malformations de nouveau-nés, notamment de malformations neurales et craniofaciales, au sein de régions où sont massivement utilisés des herbicides à base d’une substance active appelée glyphosate (1), des scientifiques argentins ont tenté d’établir une corrélation entre les deux phénomènes.


A cette fin, ils ont analysé les effets d’une dilution à 1/5000 d’herbicide à base de glyphosate sur des larves de grenouille Xenopus laevis. Publiés dans la revue scientifique Chemical Research in Toxicology, les résultats ont révélé des embryons « hautement anormaux », présentant « des altérations marquées du développement céphalique et de la crête neurale ». Afin de vérifier si de tels effets s’observaient sur d’autres vertébrés que des amphibiens, la même manipulation a été réalisée avec des embryons de poulet, débouchant sur des conclusions similaires.


A la lumière de ces découvertes, portant sur des concentrations faibles d’herbicides à base de glyphosate, les chercheurs s’inquiètent face aux cas de malformations cliniquement constatés chez des enfants vivant dans des régions où la population est exposée à ce type d’herbicides, utilisés sur des cultures d’OGM tolérants au glyphosate.

S’appuyant sur les résultats de cette nouvelle étude, le MDRGF (2) réclame l’application du principe de précaution et « le retrait de l’homologation de ces herbicides à base de glyphosate du marché français et européen, dans une logique de prévention des malformations congénitales dans les populations exposées ».

Cécile Cassier

1- Le décrié Round Up appartient à cette catégorie.
2- Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures

03/08/2010

La France autorise discrètement la vente de semences d'un maïs OGM

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En lisant ce décret, on constate qu'il y a 38 (trente-huit) variétés de maïs autorisées à la commercialisation : 36 plus tolérantes à la pyrale que la forme initiale, 2 plus tolérantes au glufosinate-ammonium (voir : Glufosinate - Wikipédia )

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/03/la-france-autorise-discretement-la-vente-de-semences-de-mais-ogm_1395372_3244.html

LEMONDE.FR avec AFP | 03.08.10 | 18h22  •  Mis à jour le 03.08.10 | 18h53

En dépit de la suspension des cultures génétiquement modifiées en France depuis 2008, le ministère de l'agriculture a inscrit courant juillet un maïs OGM au catalogue officiel des semences, ont révélé lundi 2 août Greenpeace et la Confédération paysanne. Ce décret (*), daté du 20 juillet, est paru dans l'édition du Journal officiel datée du 25 juillet.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'agriculture a expliqué que cette autorisation ne concernait "que la commercialisation du maïs T25 et non sa mise en culture". "Ce n'est qu'une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture. En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France", a insisté un porte-parole.

La France a déclenché en janvier 2008 auprès de Bruxelles la "clause de sauvegarde" qui permet à tout Etat membre de l'Union européenne de suspendre la culture d'un organisme génétiquement modifié. Selon le ministère, qui dément toute volonté d'agir au creux de l'été, c'est "le Conseil d'Etat, saisi en 2004 par les entreprises commercialisantes, qui a imposé en octobre 2009 cette réinscription du maïs T25, arguant que le ministère n'avait pas motivé son refus" précédemment.

Pour Arnaud Apoteker, l'expert OGM de Greenpeace, "c'est une démonstration de force du lobby agro-industriel : les entreprises françaises vont ainsi pouvoir vendre ailleurs une semence dont on considère, avec la clause de sauvegarde, qu'elle est trop dangereuse pour être cultivée en France".

--------------

(*)

Arrêté du 20 juillet 2010 modifiant le Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (semences de maïs et sorgho)

NOR: AGRG1016697A


Le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche,
Vu la directive 2001/18/CE modifiée du Parlement européen et du Conseil du 12 mars 2001 relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement et abrogeant la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 97/98/CE de la Commission européenne du 23 janvier 1997 concernant la mise en marché de maïs génétiquement modifié (Zea mays L.) ayant subi la modification combinée lui assurant les propriétés insecticides conférées par le gène Bt-endoxine et une meilleure tolérance à l'herbicide glufosinate-ammonium, en application de la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 98/293/CE de la Commission européenne du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifié (Zea mays L. T25), conformément à la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 98/294/CE de la Commission européenne du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifiés (Zea mays L. lignée MON 810), conformément à la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu le code de l'environnement, notamment les articles L. 531-1 à L. 537-1 ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment les articles D. 661-1 à D. 661-11 ;
Vu le décret n° 81-605 du 18 mai 1981 modifié pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes, en ce qui concerne le commerce des semences et plants ;
Vu l'arrêté du 4 février 1997 portant autorisation de mise sur le marché de maïs (Zea mays L.) génétiquement modifiés protégés contre la pyrale et présentant une tolérance accrue aux herbicides de la famille glufosinate-ammonium ;
Vu l'arrêté du 3 août 1998 portant consentement écrit au titre de l'article 13, paragraphe 4, de la directive 90/220/CEE du 23 avril 1990, de la décision 98/294/CE du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifiés (Zea mays L. MON 810) ;
Vu l'arrêté du 7 février 2008 suspendant la mise en culture des variétés de semences de maïs génétiquement modifié (Zea mays L. lignée MON 810) ;
Vu l'arrêté du 4 mars 2010 portant modification du Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (semences de maïs et sorgho) ;
Sur proposition du comité technique permanent de la sélection des plantes cultivées (section maïs et sorgho), 
Arrête :

 

Article 1


Sont inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France dont les semences peuvent être commercialisées en France (liste A), pour une durée de dix ans, les variétés désignées ci-après :


ESPÈCE

DÉNOMINATION

OBTENTEUR(S)

RESPONSABLE(S) DU MAINTIEN
de la variété en sélection conservatrice

Maïs : variétés ayant satisfait aux épreuves grain.

Anjou 285 BT (1)

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).


Bacila (2)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


DKC3946YG (3)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4557YG (4)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4687YG (5)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4740YG (6)

Monsanto Company (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4779YG (7)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5051YG (8)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5320 (9)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5671YG (10)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5740YG (11)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5784YG (12)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC6125YG (13)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


ES Paolis YG (14)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


Estrada (15)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


Hexxer YG (16)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Kameos (17)

KWS Saat AG.

KWS Saat AG.


Kotoxx (18)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Koxxma (19)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Lazixx (20)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


LG2447BT (21)

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).


Limas 264 (22)

Orsem Hybrides (FR).

Maïsadour Semences (FR).


Limas 415 (23)

Maïsadour Société coopérative agricole (FR).

Maïsadour Semences (FR).


MAS 45YG (24)

Maïsadour Semences (FR).

Maïsadour Semences (FR).


MAS 50YG (25)

Maïsadour Semences (FR).

Maïsadour Semences (FR).


Monumental YG (26)

Asgrow France SA (FR).

Monsanto SAS (FR).


PR 35P13 (27)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 36B09 (28)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 36G13 (29)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 38A25 (30)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 38B43 (31)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 39V17 (32)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


Remixx (33)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Rixxer YG (34)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Texxan (35)

Dekalb Genetics Corporation (US).

R 2n (FR).


Tixxus YG (36)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Tyrrex YG (37)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Vaxxem (38)

Dekalb Genetics Corporation (US).

R 2n (FR).

(1) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Anjou 285, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(2) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Clarica, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(3) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK315, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(4) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK434, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(5) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC4626, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(6) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Conca, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(7) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC4778, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(8) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5050, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(9) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK532, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(10) Forme nouvelle génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE plus tolérante à la pyrale.
(11) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5735, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(12) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5783, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(13) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK573, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(14) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété ES Paolis, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(15) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Aprilia, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(16) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Hexxer, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(17) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Havane, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(18) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Wexxil, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(19) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Maxxis, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(20) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Laxxot, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(21) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété LG2447, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(22) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/293/CE de la variété Django, plus tolérante au glufosinate-ammonium que la forme initiale.
(23) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/293/CE de la variété Capitol, plus tolérante au glufosinate-ammonium que la forme initiale.
(24) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Bukari, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(25) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Panama, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(26) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Monumental, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(27) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 35P12, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(28) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 36B08, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(29) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 36G12, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(30) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 38A24, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(31) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Sandrina, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(32) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Récital, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(33) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Saxxoo, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(34) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Rixxer, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(35) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK604 plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(36) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Tixxus plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(37) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Tyrexx plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(38) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Voxxan plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.

 

Article 2


La directrice générale de l'alimentation est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 20 juillet 2010.


Bruno Le Maire

16/07/2010

Grippe A : NOVARTIS fait exploser son bénéfice

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8976d1e-9050-11df-a3ff-6d2295f0bf6e/Novartis_fait_exploser_son_b%C3%A9n%C3%A9fice

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vendredi16 juillet 2010

Novartis fait exploser son bénéfice

Le groupe bâlois, aidé par une meilleure maîtrise des coûts et la vente exceptionnelle de vaccins contre la grippe A(H1N1), augmente son bénéfice d’un tiers au premier semestre

 

Le changement de patron de Novartis, avec l’arrivée aux commandes opérationnelles, en février, de Joseph Jimenez en remplacement de Daniel Vasella, n’a pas modifié la forte croissance du groupe qui a surpris les analystes financiers jeudi, lors de la publication des résultats du premier semestre.

Les chiffres, meilleurs qu’attendu, confirment la stabilité du groupe bâlois qui peut s’appuyer sur une large diversification allant des médicaments de pointe contre le cancer et bientôt la sclérose en plaques, aux génériques Sandoz, en passant par les vaccins. Ces derniers, en particulier celui contre la grippe A(H1N1) ont d’ailleurs nettement contribué à la croissance semestrielle de 15% (en monnaies locales) des ventes du groupe, à 23,85 milliards de dollars, de 33% du bénéfice d’exploitation, à 6,47 milliards, et de 29% du bénéfice net, à 5,38 milliards. La division vaccins et diagnostics a réalisé un bénéfice d’exploitation de 797 millions de dollars à fin juin, contre une perte de 234 millions au premier semestre 2009.

Les génériques Sandoz, grâce à un décollage des ventes aux Etats-Unis et au lancement réussi de trois biosimilaires, sont sortis d’une phase marquée par une faible marge bénéficiaire. La marge bénéficiaire se situe à 18,4% pour Sandoz (+1,1 point de pourcentage), à 24,5% (+42,7 points) pour la division vaccins, et à 34,4% (+1,8 point) pour les médicaments vendus sur ordonnance. Pour l’ensemble du groupe, cette marge atteint 28% (+2,7 points).

Les analystes guettaient la performance de Diovan, le principal produit de Novartis, présent sur le marché de l’hypertension désormais ouvert aux génériques. Ce médicament a bien résisté, avec des ventes en hausse de 1%, à 1,6 milliard de dollars au deuxième trimestre 2010. La stratégie du groupe bâlois, qui consiste à préconiser la vente de médicaments combinés contre l’hypertension afin d’atténuer la prochaine perte de brevet de Diovan, semble fonctionner. La part de marché de Novartis dans les thérapies contre l’hypertension a même augmenté de plus d’un point de pourcentage en avril pour atteindre 15,9%.

Prix mystérieux

Le prochain événement attendu, en septembre, est l’homologation aux Etats-Unis de Gilenia, un médicament prometteur non injectable contre la sclérose en plaques. David Epstein, chef de la division pharmaceutique du groupe bâlois, n’a pas voulu indiquer une fourchette de prix, en réponse à la question d’un analyste qui s’inquiétait du triplement du coût de ces traitements en cinq ans.

L’amélioration des perspectives économiques a incité Novartis à réviser à la hausse ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires, qui devrait se situer, en 2010, dans la fourchette de 5 à 9%, au lieu de 5% au mieux.

Le groupe entend toujours, malgré la forte réticence d’actionnaires minoritaires, finaliser cet automne l’acquisition de 77% d’Alcon. Le titre Novartis s’est apprécié jeudi en début de séance à la bourse suisse, avant de clôturer en baisse de 1,02%.

13/07/2010

L'ONU AUTORISE LA MÉLAMINE DANS LES ALIMENTS !

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4300

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08/07/2010

L’ONU prend des mesures pour limiter la mélamine dans l’alimentaire

Tenue récemment à Genève, la 33ème session de la Commission du Codex Alimentarius a rassemblé plus de 500 délégués, issus de 130 pays. Elle constitue l’organe exécutif du Codex Alimentarius, programme de l’Organisation des Nations unies (ONU) chargé de fixer des normes et autres recommandations relatives à la production et à la transformation agro-alimentaires à des fins de sécurité sanitaire, de protection des consommateurs et des travailleurs des filières alimentaires, et de préservation de l’environnement.

L’objectif de cette rencontre visait à définir les taux de mélamine admissibles dans les produits alimentaires. Substance chimique toxique, la mélamine fit les choux gras de l’industrie alimentaire, qui l’utilisa pour simuler un apport en protéines. Au cours des dernières années, cette substance alimenta plusieurs scandales, dont le premier éclata en 2007. Cette année-là, en Amérique du Nord, 60 millions de boîtes d’aliments pour chiens et chats, fabriquées en Chine et renfermant du gluten de blé « enrichi » en mélamine, furent rappelées. En 2008, un épisode plus dramatique survient en Chine, où quatre nourrissons chinois décédèrent après avoir consommé du lait artificiel contaminé à la mélamine. Des dizaines de milliers d'autres nouveaux-nés tombèrent malades.
Aussi, décision légitime, même si quelque peu tardive, la Commission du Codex Alimentarius a donc fixé à 1 milligramme/kg le taux maximum de mélamine toléré dans des produits destinés à l'alimentation d'enfant et à 2,5 milligrammes/kg pour le reste des produits alimentaires. En outre, au regard de ces nouvelles normes, les pays pourront désormais s’opposer à l’importation de certains produits alimentaires présentant des taux de mélamine trop élevés.

Cécile Cassier

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VOIR :

Mélamine - Wikipédia

La mélamine est une substance chimique utilisée pour fabriquer des résines thermodurcissables, telles que le FORMICA.

Son seul intérêt dans l'alimentation est de permettre  de tricher sur le taux réel de protéine dans l'aliment auquel on la rajoute. En effet, ce taux se mesure par un test chimique auquel la mélamine réagit comme si c'était une protéine.

 

07/07/2010

Chimie,santé,société,lobbying

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les ambitions de Bayer
Bayer, qui réalise déjà plus de 50% de son chiffre d'affaires dans la santé (16 milliards d'euros en 2009), va renforcer sa branche pharmacie Bayer Schering Pharma avec l'objectif d'augmenter ses ventres de 5 milliards d'euros en cinq ans. "Nous sommes actuellement à la douzième place dans le classement des laboratoires mondiaux. L'objectif est de figurer dans le top 10 d'ici à 2015, avec 15 milliards d'euros de ventes, contre 10,5 milliards en 2009", indique Andreas Fibig, PDG de Bayer Schering Pharma. Pour ce faire, le groupe mise sur son implantation dans les pays émergents, qui ont déjà porté 42% de sa croissance en 2009. Le laboratoire compte également sur ses nouveaux médicaments.
Echos [Les] , 07/07/2010

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à mettre en parallèle avec :
http://expovaccins.over-blog.com/article-complot-mondial-contre-la-sante-claire-severac-47781968.html

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23/06/2010

bisphénol A et politique (de l'autruche) - (3)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/23/bisphenol-a-dans-les-biberons-nous-n-avons-resolu-qu-un-petit-bout-du-probleme_1377130_3224.html
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Entretien avec Edwige Antier, député UMP et pédiatre
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Bisphénol A dans les biberons : "Nous n'avons résolu qu'un petit bout du problème"
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LEMONDE.FR | 23.06.10 | 08h35  •  Mis à jour le 23.06.10 | 10h09


'Assemblée nationale doit voter, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A. Cette disposition, adoptée en première lecture au Sénat, est prévue dans la loi Grenelle 2. Le député Gérard Bapt (Haute-Garonne, PS) a déposé un amendement qui visait à étendre, en application du principe de précaution, la suspension de la commercialisation à tous les "contenants de denrées alimentaires produits à base de bisphénol A autres que les biberons". Il a été rejeté par le gouvernement.
La commercialisation de biberons contenant du bisphénol A devrait être suspendue. Quels sont les risques liés à ce composant ?

Il a été montré que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien qui entraîne la diffusion d'œstrogènes [hormones sexuelles féminines]. C'est-à-dire que l'on peut craindre une féminisation des embryons et l'augmentation d'anomalies génitales. On remarque déjà l'augmentation du nombre de garçons avec des micropénis et des petites filles avec une hypertrophie mamaire très précoce, dès 6 à 8 mois jusqu'à 3 ans.

Le lien avec le bisphénol A est-il démontré ?

Certaines études ont montré l'augmentation d'anomalies tandis que d'autres sont contradictoires. Dans tous les cas, dès qu'il s'agit des bébés, il est nécessaire de respecter le principe de précaution.

Pourquoi n'appliquer le principe de précaution qu'aux seuls enfants ? Gérard Bapt a demandé l'élargissement de la suspension de la commercialisation à l'ensemble des contenus alimentaires mais le gouvernement n'a pas retenu son amendement…

Il n'existe pas de produits de substitution, de contenants non toxiques. Mais il est vrai que les enfants ne sont pas complètement protégés par la loi. Aujourd'hui, il existe des sucettes et des tétines, mâchouillées par les enfants, qui sont étiquetées sans bisphénol A alors qu'elles en contiennent. Ensuite, une mère qui boit dans une bouteille et mange dans des contenants qui contiennent du bisphénol A va le cumuler dans son corps, dans les graisses, et pourra le transmettre à son enfant si elle allaite. Nous n'avons résolu qu'un petit bout du problème. Il est nécessaire que les industriels se bougent. Il y a urgence !

 

Propos recueillis par Eric Nunès

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22/06/2010

bisphénol A et politique (de l'autruche) - (2)

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bisphénol A

Dans un ultime vote à l'Assemblée nationale, le Parlement s'apprêterait à interdire la fabrication et la commercialisation des biberons au bisphénol A (BPA), qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur la fertilité humaine.
Le texte prévoit une interdiction, mais pas avant 2011, quand l'ensemble des travaux sur le sujet seront connus, a déclaré Valérie Létard, secrétaire d'Etat à l'Environnement.
Au début du mois, les experts de l'Inserm indiquaient dans un rapport qu'"une exposition au BPA chez l'animal induit des effets au niveau du développement des organes de la reproduction (.) et de la fonction de la reproduction". De son côté, l'Afssa a reconnu que certaines études donnaient des "signaux d'alerte".

Quotidien du Médecin [Le] , 21/06/2010 - Humanité [L'] , 22/06/2010

19:05 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

09/06/2010

Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1370050,0.html
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Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

Des traces d'un maïs transgénique non autorisé à la culture en Europe ont été détectées dans sept régions d'Allemagne. Ces contaminations représenteraient 0,1 % des semis, soit une centaine de plants par hectare, selon Greenpeace. La filiale allemande de la firme américaine Pioneer Hi-Bred, qui commercialise les semences conventionnelles polluées par son maïs transgénique NK603, estime que le taux de contamination est bien plus faible, de l'ordre de 0,03 %.

Le semencier avance le chiffre de moins de 2 000 hectares concernés, quand l'association écologiste fait état de 3 000 hectares. Selon Greenpeace, le ministère de l'agriculture de Basse-Saxe, où est basé Pioneer, en était informé depuis mars, mais n'en aurait averti son homologue de l'environnement qu'un mois plus tard. Ce n'est que début juin, selon la radio Deutsche Welle, et après une décision de justice, que Pioneer a livré la liste des revendeurs des semences contaminées.

Article paru dans l'édition du 10.06.10

06/06/2010

Bisphénol A : rapport préliminaire de l’INSERM

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4254

04-06-2010

Bisphénol A : l’INSERM fait le point sur les doutes actuels

Composé chimique de synthèse entrant dans la fabrication industrielle de plastiques de type polycarbonates et de résines époxy, le Bisphénol A (BPA) se retrouve dans nombre d’ustensiles du quotidien tels que les CD, les lunettes, certaines bouteilles plastiques ou biberons mais également dans les amalgames dentaires ou certains revêtements de boîtes de conserve. Perturbateur endocrinien (1), le BPA est actuellement classé comme substance reprotoxique de catégorie 3, à savoir jugée « préoccupante pour la fertilité de l’espèce humaine » en raison « d’effets toxiques possibles » mais non démontrés sur la reproduction, comme le rappelle l’INSERM (2). Face à ces doutes persistants, les agences sanitaires internationales ont défini une dose journalière admissible de 50 µg de BPA par kg de poids corporel et par jour, soit 2,5 mg par jour pour un individu de 50 kg.

Mais, depuis cette expertise, les études travaillant à démontrer les effets néfastes sur la santé humaine d’une exposition à long terme à des perturbateurs endocriniens, et plus particulièrement au BPA, n’ont cessé de se multiplier. Or, bien qu’à l’heure actuelle aucune certitude n’ait pu être avancée quant à la toxicité du BPA, les doutes s’avèrent suffisamment sérieux pour convaincre,
en mai dernier, les députés d’adopter un amendement édictant la fin de la commercialisation des biberons contenant du BPA.
Face à ces « signaux d’alerte », la Direction générale de la santé a sollicité l’Inserm en vue d’une analyse approfondie des effets du BPA sur la fonction de reproduction. Pour ce faire, l’institut a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé notamment d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, de biologistes spécialistes de la reproduction et du développement, afin de mener une expertise collective basée sur l’analyse critique d’environ 300 articles issus de la littérature scientifique internationale publiée sur le sujet. Préliminaire, ce rapport s’inscrit dans un programme de recherche plus vaste, s’intéressant aux effets sur la reproduction d’un certain nombre de substances chimiques, et qui devrait être publié à l’automne 2010.

Récemment publiées, les conclusions du rapport préliminaire émanant de l’INSERM ont été approuvées par les associations de protection de la santé, dont Réseau Environnement Santé (RES). Pour ce dernier, « Ce rapport représente un camouflet cinglant pour les agences de sécurité sanitaire française (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, AFSSA) et européenne (Agence Européenne de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, AESA) ». Le principal mérite reconnu à cette nouvelle analyse tient au fait qu’elle s’appuie sur l'ensemble de la littérature scientifique publiée et non uniquement sur quelques études suspectées d’être l’ouvrage de scientifiques travaillant pour le compte de l'industrie chimique. Entre autres constats, il ressort que la période de gestation s’avère la plus critique en cas d’exposition au BPA et que l’exposition à des doses pourtant très inférieures à l'actuelle Dose Journalière Admissible (DJA) induit des effets chez l'animal, pouvant éventuellement se manifester sur plusieurs générations.
Pour RES, ce nouveau rapport doit servir de support à l’AFSSA afin de réduire d’un facteur minimum de 50 000 l’actuelle DJA, mesure qui revient à supprimer purement et simplement la présence de BPA dans les plastiques alimentaires, source prédominante d’exposition.

Cécile Cassier

1- En tant que perturbateur endocrinien, le Bisphénol A est capable d’imiter l’hormone sexuelle féminine, à savoir l’œstrogène.
2- Institut national de la santé et de la recherche médicale.

08:04 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

01/06/2010

Le Brésil utilise des pesticides interdits ailleurs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/01/le-bresil-utilise-des-pesticides-interdits-ailleurs_1366043_3244.html

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Le Brésil utilise des pesticides interdits ailleurs
LE MONDE | 01.06.10 | 15h59  •  Mis à jour le 01.06.10 | 15h59
Rio de Janeiro Correspondant

'agriculture brésilienne a recours à des pesticides dont l'usage est interdit, à cause de leur toxicité, aux Etats-Unis, en Europe, en Inde ou en Chine. Ce constat inquiétant, que rapporte, dimanche 30 mai, le journal O Estado de São Paulo, a été dressé par l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), créée en 1999 et qui pratique des tests en laboratoire et des inspections sur le terrain. "Nous consommons ce que les autres nations rejettent à la poubelle", résume Rosany Bocher, coordinatrice du système national d'information toxico-pharmacologique de la prestigieuse Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), équivalent au Brésil de l'Institut Pasteur.

Depuis sa création, l'Anvisa est parvenue à faire interdire quatre pesticides. En 2008, elle a établi une nouvelle liste de quatorze produits jugés dangereux. Mais, du fait des lenteurs administratives, des pressions politiques et des recours en justice, ces pesticides continuent à être utilisés.

Hautement suspect

Une seule de ces substances sera prohibée, mais seulement en 2011 : la cyhexatine, utilisée dans la culture des agrumes. Trois autres attendent d'être soumises à une commission tripartite où siègent des experts de la santé, de l'agriculture et de l'environnement : il s'agit de l'acéphate, du methamidofos et de l'endosulfan. L'importation de ce dernier, pourtant très suspect, a augmenté de 25 % en 2009.

Le Brésil est un des champions de l'usage des pesticides, qui y sont le quatrième facteur d'intoxications humaines. En 2007, 6 260 cas d'intoxications provoquées par ces substances, notamment chez des travailleurs agricoles, ont été enregistrés. Ils sont à l'origine d'hépatites, de maladies de peau, de cancers, de problèmes hormonaux et neurologiques.

Selon Sergio Rabello, chef du laboratoire toxicologique de l'Ecole nationale de santé publique, ces affections ne résultent pas nécessairement directement des pesticides, mais de leur "usage incorrect".

Plus inquiétant encore : les industriels brésiliens du secteur violent allégrement les règlements sanitaires. Depuis juillet 2009, l'Anvisa a inspecté les usines de sept entreprises qui assurent 80 % de la production nationale de pesticides. Une seule était à peu près en règle. Les six autres ont été contraintes d'arrêter leur production. Les inspecteurs de l'Anvisa, soutenus par des policiers fédéraux, ont saisi d'importants tonnages de pesticides suspects.

Une autre affaire, révélée lundi, attire l'attention sur la fragilité de la réglementation sanitaire du Brésil dans certains secteurs agricoles. Le ministère de l'agriculture a suspendu l'exportation de conserves de viande de boeuf vers les Etats-Unis après une plainte des autorités américaines auprès du fournisseur JBS Friboi, première entreprise mondiale de "traitement des protéines animales". Certains de ses clients ont décelé une trop forte présence d'Ivermectine, un vermifuge utilisé dans l'élevage des bovins.


Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 02.06.10

29/05/2010

Le purin d'ortie

 

Un reportage d'ARTE à regarder !

(cliquez sur le lien ci-dessous)

 

Secrets de plantes

 

28/05/2010

Les pesticides favoriseraient les troubles de l'attention chez les enfants

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/28/les-pesticides-favoriseraient-les-troubles-de-l-attention-chez-les-enfants_1364251_3244.html
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LEMONDE.FR | 28.05.10 | 12h43  •  Mis à jour le 28.05.10 | 13h27


es fruits et légumes responsables de troubles du développement chez les enfants ? C'est ce qu'avance une étude américano-canadienne publiée en mai dans la revue Pediatrics : les enfants exposés à des concentrations importantes de pesticides via les fruits et légumes cultivés aux Etats-Unis sont plus susceptibles de souffrir de troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Des chercheurs aux Etats-Unis et au Canada ont étudié les cas de 1 139 enfants âgés de 8 à 15 ans et ont découvert que ceux chez qui des concentrations élevées de pesticides de type organophosphates étaient détectées avaient deux fois plus de chances de souffrir de TDAH. "Cette étude est une nouvelle preuve du lien entre l'exposition à de hauts niveaux de pesticides et les troubles du développement", affirme le document.

L'ALIMENTATION, PRINCIPALE SOURCE D'EXPOSITION

Quelque quarante organophosphates sont homologués par l'Agence fédérale de protection de l'environnement. Les organophosphates sont habituellement issus de l'acide phosphorique ; la plupart sont des insecticides. Ils contrôlent les organismes nuisibles en agissant sur le système nerveux. A quelques exceptions près, la plupart sont hautement toxiques.

Bien que l'usage privé de pesticides soit très répandu, l'Académie américaine des sciences considère que la principale source d'exposition des enfants aux pesticides est leur alimentation, rapporte l'étude. Selon un rapport datant de 2008, cité par Pediatrics, des niveaux détectables de pesticides ont été relevés sur une part significative d'un échantillon de fruits et légumes cultivés aux Etats-Unis. En 2001, 33 000 tonnes de pesticides ont été répandues en 2001 aux Etats-Unis, selon des chiffres cités dans l'étude.

Selon les centres américains de contrôle et de prévention des maladies, entre 3 et 7 % des enfants en âge d'aller à l'école aux Etats-Unis souffriraient de TDAH.

Pour en savoir plus :

- Le site Internet Pesticides et cancer

 

Le Monde.fr avec AFP

17/05/2010

OGM : effets indésirables

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/14/en-chine-un-coton-transgenique-provoque-une-infestation-imprevue-de-punaises_1351551_3244.html
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En Chine, un coton transgénique provoque une infestation imprévue de punaises
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LE MONDE | 14.05.10 | 16h48  •  Mis à jour le 14.05.10 | 16h48


e constat est pour le moins paradoxal : la mise en culture d'un OGM insecticide peut accroître considérablement les populations de certains ravageurs. Dans six provinces de Chine septentrionale, des agronomes chinois documentent, pour la première fois à grande échelle, ce type de réaction d'un agro-écosystème au remplacement d'une culture conventionnelle par une culture transgénique.

Paradoxaux à première vue, ces résultats, publiés vendredi 14 mai dans la revue Science, ne sont pourtant pas totalement surprenants. Le coton Bt - modifié pour produire la toxine Bt (Bacillus thuringiensis) - est en effet si efficace sur son principal parasite local, une petite noctuelle (Helicoverpa armigera), qu'il en réduit considérablement les populations et permet à une niche écologique de se libérer. "Or, quand on libère une niche écologique, il est attendu qu'elle soit réoccupée, explique Denis Bourguet, chercheur (INRA) au Centre de biologie et de gestion des populations (CBGP). La nature, en somme, a horreur du vide."

Or, dans les six provinces chinoises surveillées par Kongming Wu (Institut pour la protection des plantes, Pékin) et ses collègues, les taux d'infestation par des miridés - des insectes hétéroptères de la famille des punaises - ont progressé à mesure que l'OGM gagnait du terrain. Les observations, menées tout au long de la dernière décennie, montrent un lien univoque entre les surfaces plantées en coton Bt et les taux d'infestation par les miridés. Le coton Bt lui-même en est victime, mais aussi et surtout les autres cultures pratiquées alentour (raisin, pomme, poire, pêche, etc.). Les changements de pratiques agricoles sur les quelque 3 millions d'hectares de coton (désormais à 95 % OGM) ont donc un impact sur les 26 millions d'hectares des autres exploitations.

"En Chine, les miridés ont été historiquement considérés comme un ravageur mineur pour l'essentiel des cultures, n'apparaissant qu'à des niveaux de population relativement faibles, et les agriculteurs n'ont eu besoin de les contrôler que sporadiquement", écrivent les chercheurs. Cependant, précise Kongmin Wu, principal auteur de ces travaux, "ces résultats indiquent qu'il va falloir établir une stratégie de lutte contre les -ravageurs secondaires comme les miridés".

"Sources de miridés"

L'occupation d'une niche écologique laissée vacante n'est qu'un des aspects de la récente prolifération des miridés en Chine du Nord. La culture de coton conventionnel nécessitait l'utilisation de pesticides chimiques actifs non seulement contre la noctuelle, mais aussi contre toute une gamme -d'insectes, dont les miridés. "Auparavant, les champs de coton conventionnel agissaient comme des "puits" pour les miridés, en ce sens que ceux-ci y étaient détruits par les traitements, or la toxine Bt ne les cible pas, explique M. Bourguet. Du coup, avec la forte réduction des traitements insecticides, les champs de coton Bt sont devenus des "sources" de -miridés."

De telles études, menées sur dix ans et à l'échelle d'un territoire vaste comme la France, sont très rares. D'importants travaux, engagés à la fin des années 1990 aux Etats-Unis, avaient eu pour objet d'évaluer les effets de cultures Bt sur le papillon monarque (Danaus plexippus), non ciblé par cette -toxine.

Publiée en octobre 2001, la synthèse de ces recherches avait conclu à l'absence de risques sérieux. Mais, comme le montrent les chercheurs chinois, les risques posés par le Bt peuvent s'avérer liés à la prolifération inattendue d'espèces non ciblées, plutôt qu'à leur destruction...

Ces risques remettent-ils en cause l'utilité du coton Bt ? Les travaux présentés n'évaluent pas l'avantage - ou l'inconvénient - économique du déploiement de l'OGM dans cette vaste région. Comment et à quel prix les quelque 10 millions de petites exploitations de la zone gèrent-elles l'accroissement des populations de miridés ? Le bénéfice sur l'exploitation du coton a-t-il en définitive été "effacé" par les dégâts occasionnés sur les autres cultures ? Ces questions demeurent en suspens.

 

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 15.05.10

10/05/2010

Le bisphénol A définitivement banni des biberons

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/10/le-bisphenol-a-definitivement-banni-des-biberons_1349238_3224.html
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Le bisphénol A définitivement banni des biberons
LEMONDE.FR avec AFP | 10.05.10 | 14h39


es députés ont entériné, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) qui avait été décidée fin mars par le Sénat. Les sénateurs avaient adopté à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

Une disposition identique a été présentée, sous forme d'amendement, par le député socialiste Gérard Bapt, et votée sans être discutée par les députés dans la nuit de vendredi à samedi, avec l'accord de la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno.

"Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark", a indiqué lundi M. Bapt dans un communiqué.

Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.

M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical". (voir la note *)

Le projet de loi sur le Grenelle 2 sera soumis au vote des députés mardi 11 mai avant la réunion d'une commission mixte paritaire sur un texte commun.

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(note *) : ceci signifie que les femmes enceintes doivent éviter de consommer des aliments ayant été contenus dans des récipients en plastique, surtout  si le récipient a été chauffé.

à lire aussi :

Bisphénol A, un composé chimique,

..."Environnement et santé - Le bisphénol A est connu pour s'extraire des plastiques spontanément à très faible dose et plus significativement s'il est nettoyé avec des détergents puissants ou utilisé pour contenir des acides, ou des liquides à hautes températures.

95 % des échantillons d’urine collectés auprès d'adultes américains contenaient des niveaux quantifiables de BPA[11].

Il peut être accumulé dans les tissus gras. La contamination humaine se fait essentiellement par ingestion mais un passage par les voies respiratoires ou la peau est possible."...

17:10 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

06/04/2010

Pesticides et santé

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

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Phytosanitaires, cancers, troubles neurologiques et maladie de Parkinson


La MSA (Mutualité sociale agricole) qui a recensé, depuis 1997, 1 067 cas d'intoxication aiguë imputables aux pesticides, présentait, le 23 mars dernier, le bilan de son observatoire des risques.

Outre les irritations cutanées, les nausées, les céphalées ou les douleurs digestives, certains cancers, certains troubles neurologiques, voire la maladie de Parkinson semblent favorisés par une exposition prolongée aux produits phytosanitaires, certains cas ayant même été reconnus comme des maladies professionnelles.

L'an passé, une équipe de chercheurs américains considérait que les personnes exposées à moins de 500 mètres du manèbe et du paraquat, un herbicide, augmentaient de 75 % le risque de développer la maladie de Parkinson.

En 2009 toujours, l'équipe du Pr Elbaz (Inserm) publiait les résultats d'une étude dans The Annals of Neurology, selon laquelle les personnes exposées à certains insecticides, comme les organochlorés, multipliaient ce risque par deux. Dr Dupupet, médecin responsable des risques chimiques à la MSA, estime toutefois qu' "entre Parkinson ou cancer et phytosanitaires, aucun lien de cause à effet n'a été prouvé". Il rappelle que ces études ne concluent qu'à une "incidence plus importante de la maladie. Libération , 05/04/2010

25/12/2009

OGM : Monsanto se désiste

lu sur :

http://www.confederationpaysanne.fr/imprimer.php?rubrique_id=23&actualite_id=1563

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Communiqué de presse - 23 déc 2009

Le 17 septembre 2008, après de multiples péripéties, le tribunal correctionnel de Carcassonne relaxait les cinq personnes prévenues (1) ainsi que les 24 comparants volontaires, poursuivis pour « entrave à la liberté du travail ». La firme Monsanto avait déposé plainte en se constituant partie civile, à la suite d’une inspection citoyenne en avril 2006 sur le site de l'usine Monsanto à Trèbes destinée à découvrir des semences de maïs transgénique.

Le tribunal avait d'une part prononcé la relaxe des personnes poursuivies et d'autre part avait jugé irrecevable la constitution de partie civile de Monsanto. Contrairement au procureur de la République, Monsanto a tenté de s'acharner en faisant appel.
Le procès en appel devait avoir lieu le 13 janvier 2010. Nous apprenons aujourd'hui que Monsanto se désiste de cette constitution en appel.

Par ce désistement, Monsanto reconnaît qu'il n'a pas subi de préjudice ni d'entrave à la liberté du travail. Le délit d'entrave à la liberté du travail ne peut être invoqué que par les salariés (syndicat ou association) et non par la firme semencière elle même.
Ceci est une victoire de plus de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires et de Greenpeace face à Monsanto France, qui avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne pour importation illégale de 100 tonnes de soja OGM.


(1) A Apoteker Greenpeace, J Bové Faucheurs volontaires, M David, secrétaire national de la Confédération paysanne, JB Libouban Faucheurs volontaires, O Keller Responsable Commission OGM nationale

30/11/2009

OGM et utilisation excessive des pesticides vont de pair

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/28/aux-etats-unis-la-generalisation-des-ogm-aboutirait-a-une-surutilisation-de-pesticides_1273432_3244.html#ens_id=1269926
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Aux Etats-Unis, la généralisation des OGM aboutirait à une surutilisation de pesticides
LE MONDE | 28.11.09 | 14h10  •  Mis à jour le 28.11.09 | 14h10


es organismes génétiquement modifiés (OGM) permettent-ils de réduire la consommation de pesticides ?
L'argument, contesté par les écologistes, est mis en avant par les entreprises de semences transgéniques. Une étude, publiée en novembre par The Organic Center, un centre de recherche américain opposé aux biotechnologies, ravive ce débat en affirmant que la généralisation du soja, du maïs, et du coton OGM aux Etats-Unis depuis 1996 a abouti à une surconsommation de pesticides de 144 000 tonnes (soit deux fois la quantité utilisée par an en France).

Le directeur scientifique du centre, Charles Benbrook, ancien directeur du bureau de l'agriculture de l'Académie des sciences américaine, devenu consultant, a utilisé les données collectées chaque année par le ministère américain de l'agriculture (USDA), qui évalue par sondage les surfaces traitées et les quantités appliquées par hectare. Ces données ne distinguant pas les plantes transgéniques des conventionnelles, M. Benbrook a donc estimé "l'impact" des biotechnologies en mettant en équation les chiffres de l'USDA avec des estimations - effectuées à partir de données publiques - des traitements appliqués en moyenne en fonction des modes de culture.

Selon ces résultats, l'utilisation de maïs et de coton génétiquement modifiés pour sécréter une toxine mortelle pour les insectes ravageurs (plantes Bt) aurait permis "d'économiser" 29 000 tonnes d'insecticides depuis 1996. En revanche, la généralisation du soja Round Up Ready (RR), conçu par Monsanto pour résister au passage de son herbicide vedette, aurait abouti à une surconsommation de 173 000 tonnes d'herbicides.

Le soja RR a conquis les agriculteurs américains : il représente 90 % des surfaces cultivées de soja. "C'est ce succès qui a entraîné l'accroissement des quantités de pesticides utilisées, affirme Charles Benbrook. L'utilisation d'un seul herbicide a favorisé l'apparition de mauvaises herbes résistantes. Plus on avance dans le temps, moins le système marche. Une seule application suffisait au départ pour contrôler les mauvaises herbes. Deux à trois sont parfois nécessaires aujourd'hui."

"DONNÉES INCOMPLÈTES"

Le rapport de M. Benbrook est contesté par le cabinet de conseil britannique PG Economics, spécialisé dans l'analyse de l'impact des biotechnologies - et en général favorable à ces dernières. "M. Benbrook utilise des données incomplètes de façon erronée", résume Graham Brookes, de PG Economics. Premier écueil : les données de l'USDA s'arrêtent en 2007 pour le coton, en 2006 pour le soja et en 2005 pour le maïs. Elles ont été complétées par extrapolation par M. Benbrook. Deuxième critique : ce dernier sous-évaluerait les traitements réalisés par les cultivateurs de soja traditionnel, peu nombreux aux Etats-Unis, donc jugés non représentatifs.

PG Economics utilise les données commercialisées par l'organisme privé DMR Kynetec, qui procède par sondage et, contrairement à l'USDA, distingue les modes de culture. Selon ces chiffres, M. Benbrook surestime l'utilisation des herbicides de 28 000 tonnes sur la période étudiée. Les mêmes données confirment toutefois une tendance à l'augmentation de l'usage des herbicides sur le soja OGM américain depuis le début des années 2000, de 10 % à 15 % par rapport à la période antérieure à 1996. Il augmente également sur le coton (de 18 % à 22 %), mais baisse sur le maïs (8 % à 12 %).

A ce débat sur les tonnages utilisés s'ajoute une controverse sur le glyphosate, la molécule active du Round Up, présentée comme moins dangereuse que celles qu'elle a remplacées. "C'est l'une des moins nocives utilisées actuellement, mais elle n'est pas sans risque", répond M. Benbrook.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 29.11.09

05/10/2009

La directive REACH et les tests des produits chimiques

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Des solutions alternatives aux tests sur les animaux
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Fin août, des toxicologues ont estimé, dans une tribune libre publiée par la revue Nature, que 54 millions d'animaux devraient être sacrifiés, et non 9 millions comme prévu, dans le cadre du programme Reach, destiné à tester 30.000 substances chimiques. Ces toxicologues demandent un moratoire dans l'attente de solutions alternatives.  Le quotidien cite les travaux de l'Ineris, mené avec l'Inra et une unité Inserm-CEA-université Paris-VII, qui permettent d'étudier, à partir de cellules de testicules de rats, la diffusion des perturbateurs endocriniens.

18:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, chimie, santé

17/07/2009

Les victimes des pesticides s'organisent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/17/les-victimes-des-pesticides-s-organisent-pour-faire-reconnaitre-leurs-maladies_1219976_0.html

 

Les victimes des pesticides s'organisent pour faire reconnaître leurs maladies

LE MONDE | 17.07.09 | 16h36  •  Mis à jour le 17.07.09 | 16h36

 

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures vient de lancer un Réseau des victimes des pesticides. Cette association, qui milite depuis quinze ans pour une agriculture sans pesticides, est sollicitée par "de nombreux particuliers qui constatent qu'ils n'ont aucun moyen de se défendre contre les pulvérisations, la législation étant quasiment inexistante", explique François Veillerette, président du Mouvement.

Bertrand Pouchin est l'un d'entre eux. Lorsqu'il achète sa maison au milieu des champs de blé de la Beauce, en juillet 2004, il pense avoir gagné un "petit coin de paradis". Il déchante vite. Un week-end, un énorme tracteur vient pulvériser des pesticides à l'odeur nauséabonde jusqu'à la haie qui sépare les champs de son jardin, où joue son petit garçon. Première confrontation, violente, avec le fermier. M. Pouchin fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m'envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m'a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu'ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l'infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C'est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe M. Pouchin. "De mars à octobre, on vit un enfer !, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."

En octobre 2008, Damien, son deuxième petit garçon, alors âgé de 3 ans, perd du poids, et les médecins diagnostiquent une hyperthyroïdie que M. Pouchin impute aux pesticides, considérés comme des perturbateurs endocriniens. "En guerre" contre cette pollution chimique, il lance des accusations dans la presse locale et reçoit des menaces de mort. Il s'estime pourtant légitimé dans son combat lorsque des "repentis" de l'agriculture intensive lui font part de leurs maladies et de leurs soupçons.

Agriculteur installé en Alsace, Patrick fait partie de ces "repentis". Il a toujours utilisé les pesticides parce qu'on lui a "appris à le faire à l'école", mais le regrette depuis qu'il a développé la maladie de Parkinson, à l'âge de 35 ans. "On nous disait que les pesticides n'étaient pas nocifs, alors on les pulvérisait en short et en chemise... Un jour, un tuyau a éclaté et j'ai été douché aux désherbants à l'intérieur de la cabine de mon tracteur. J'ai dû être hospitalisé après une forte fièvre. Huit ans plus tard, les tremblements ont commencé. J'estime que j'ai été empoisonné, mais la Mutualité sociale agricole refuse d'établir un lien entre les deux événements et de reconnaître qu'il s'agit d'une maladie professionnelle", explique-t-il. Patrick et Bertrand se sont retrouvés au sein du nouveau Réseau des victimes des pesticides.

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures réclame l'interdiction des pesticides en ville, dans les parcs, jardins et aires de jeux, "pour éviter que les enfants dont le ballon tombe sur la pelouse les touchent et les avalent". Il demande aussi l'instauration de zones tampons (cultures bio ou pâturages), entre les habitations et les lieux de pulvérisation. Et, "pour que la législation soit respectée, il faut qu'elle soit assortie de sanctions pénales dissuasives", insiste M. Veillerette. Il souhaite que le gouvernement saisisse l'opportunité de la transposition d'une directive européenne encadrant l'usage des produits phytosanitaires pour introduire ces dispositions.

Le Mouvement espère aussi venir en aide aux victimes professionnelles, en les aidant à faire reconnaître leurs maladies, "ce qui n'a été le cas que d'un ou deux agriculteurs pour l'instant", selon M. Veillerette. "De nombreuses études épidémiologiques montrent que l'exposition aux pesticides augmente les risques de cancers, de troubles de la reproduction et de maladies neuro-dégénératives", rappelle-t-il. L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient ainsi de confirmer, le 16 juin, qu'elle double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. "Nos adversaires répondent qu'on ne peut rien prouver, qu'on n'a jamais établi de lien de causalité entre l'exposition et la maladie, s'indigne M. Veillerette. Le fait de briser la loi du silence devrait les faire reculer." Comme cela a été le cas pour l'amiante.

 

Sur le Web : Pesticidescancer.eu

 

Rafaële Rivais

 

Risques accrus de Parkinson et de lymphomes

L'exposition aux pesticides double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, selon les travaux menés par une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université Pierre-et-Marie-Curie. Le risque augmente avec le nombre d'années d'exposition et il est principalement lié à l'usage d'insecticides, notamment de type organochloré. Une autre étude récente de l'Inserm montre que les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome ou d'un cancer du système immunitaire. Dans le cas du lymphome, le processus de cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Or, le sang de 128 agriculteurs suivis par l'Inserm présentait une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à 1 000 fois supérieure à la normale.

 

Article paru dans l'édition du 18.07.09

Les résidus de pesticides dans les aliments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/15/en-europe-les-residus-de-pesticides-dans-les-aliments-sont-de-plus-en-plus-surveilles_1218948_3244.html#ens_id=1219039

 

En Europe, les résidus de pesticides dans les aliments sont de plus en plus surveillés

LE MONDE | 15.07.09 | 14h44  •  Mis à jour le 15.07.09 | 14h44

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, jeudi 9 juillet, son rapport annuel sur les résidus de pesticides contenus dans les aliments. Ce document est fondé sur les données recueillies pendant l'année 2007 dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne (UE), auxquels s'ajoutent la Norvège et l'Islande.

Au total, 74 305 échantillons ont été analysés, issus d'environ 350 types d'aliments - fruits, légumes, céréales et produits transformés. L'EFSA, dont la mission est de fournir aux gestionnaires des conseils scientifiques indépendants sur les risques des pesticides pour la santé humaine et animale, y a recherché la présence de 870 substances actives. Une palette d'éléments soumis à une analyse plus large que les années précédentes (+ 13 % par rapport à 2006).

Cette augmentation est en partie due à l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans la collecte de ces données, mais aussi, souligne le rapport, "aux efforts faits par l'ensemble des pays pour améliorer le contrôle en matière de sécurité alimentaire".

Les résultats de ces analyses montrent que 96 % des échantillons étudiés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) légales. Dans 4 % des cas, ces limites sont dépassées pour un ou plusieurs pesticides, soit une légère amélioration de la conformité par rapport aux années précédentes (5 % en 2006).

 

DIAZINON INTERDIT

Les rapporteurs notent toutefois qu'il est "difficile de réaliser une comparaison précise". Pour deux raisons : le nombre de pays considérés est passé de 16 en 1996 à 29 en 2007 ; les programmes nationaux de surveillance diffèrent les uns des autres et ont considérablement évolué avec le temps.

Dans quelle mesure la présence de pesticides au-delà de la limite autorisée dans l'alimentation entraîne-t-elle un risque sanitaire ? Tout dépend du taux de dépassement et de la quantité ingérée. Notamment chez les groupes potentiellement vulnérables, tels que les jeunes enfants, les personnes âgées et les végétariens.

Pour évaluer les effets d'une exposition chronique à long terme, l'EFSA a appliqué une approche de précaution fondée sur des hypothèses hautes. "Pour tous les pesticides évalués, excepté un, l'exposition chronique ne doit pas susciter d'inquiétude pour la santé du consommateur", note-t-elle. Le produit phytosanitaire pour lequel tout danger ne peut être exclu est le diazinon. Cet insecticide, longtemps très répandu dans les cultures, a été interdit de mise sur le marché depuis décembre 2007, l'utilisation des stocks étant, elle aussi, interdite depuis janvier 2009.

En ce qui concerne les risques d'une exposition aiguë à court terme, l'EFSA indique avoir également envisagé "les scénarios les plus pessimistes " (consommation élevée, combinée au plus haut niveau de résidus observé dans le programme de surveillance de l'UE en 2007). Dans ce contexte, elle relève un risque potentiel pour 52 combinaisons de pesticides/aliments, et précise qu'il est "très peu probable que de tels cas critiques d'ingestion se produisent". Dans vingt-neuf de ces combinaisons, le problème a été traité depuis lors, en retirant les autorisations ou en abaissant les LMR des pesticides incriminés.

 

Catherine Vincent

Article paru dans l'édition du 16.07.09

27/06/2009

Les contaminations par le chlordécone

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/24/l-inquietant-parcours-du-chlordecone-perdu_1210725_3244.html#ens_id=1207698

 

L'inquiétant parcours du "chlordécone perdu"

LE MONDE | 24.06.09 | 15h27  •  Mis à jour le 24.06.09 | 15h27

 

Les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, un polluant extrêmement persistant, soupçonné d'être cancérigène, employé comme pesticide dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) présentent mercredi 24 juin un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du "chlordécone perdue".

Selon les informations des rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites aux Etats-Unis entre 1958 et 1976. La fabrication a ensuite été interdite, les ouvriers et les riverains des sites de production présentant des atteintes neurologiques graves. Environ 200 autres tonnes de chlordécone ont ensuite été produites au Brésil. Or, 300 tonnes seulement ont été utilisées aux Antilles. Le reste a été exporté dans d'autres régions du monde, en particulier dans l'ancienne Allemagne de l'Est (RDA), en Pologne, peut-être en Ukraine. Le pesticide a également été utilisé au Cameroun et en Côte d'Ivoire.

"On pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental de dimension mondiale, qui devrait envoyer à une coopération internationale", écrivent les auteurs. Le chlordécone n'étant plus produite ni utilisée aujourd'hui, ses résidus ne sont plus recherchés. Une enquête sur les zones d'épandage dans le monde est pourtant impérative, selon les rapporteurs.

 

CANCER DE LA PROSTATE

Les effets sanitaires d'une exposition à de faibles doses de produit - par l'alimentation et l'eau potable - ont été dénoncés par le cancérologue Dominique Belpomme, dans un rapport publié en septembre 2007. Il mettait en lien la pollution et l'augmentation des cancers de la prostate aux Antilles. Les auteurs contestent ces résultats, qualifiant de "peu solides" les méthodes de M. Belpomme. Cependant, ils n'écartent pas le risque sanitaire. "L'occurrence du cancer de la prostate est très marquée ethniquement (...), mais cette prévalence chez certaines populations n'exclut pas que l'exposition aux pesticides puisse être un facteur aggravant", écrivent-ils, renvoyant à plusieurs études épidémiologiques dont les résultats seront connus prochainement.

La chlordécone pose un problème particulier du fait de sa persistance dans l'environnement. La molécule, très stable, peut rester présente dans les sols entre un et sept siècles, et continuer à transiter vers les produits cultivés. Les sédiments servent aussi de vecteur de contamination des eaux de rivière, puis des milieux marins. Le polluant s'accumule dans les graisses et se concentre dans la chaîne alimentaire, "en particulier les milieux aquatiques".

Or, les auteurs relèvent que la contamination potentielle des poissons et des crustacés a été oubliée dans le plan élaboré en 2008 pour limiter l'exposition de la population antillaise - un plan jugé efficace, en revanche, concernant les fruits et les légumes. Les rapporteurs jugent "urgent" de localiser la pollution des milieux marins et de multiplier les analyses sur les produits de la mer, très consommés aux Antilles.

Ils soulignent aussi l'absence de connaissance sur la contamination des eaux fluviales et souterraines. La cartographie des terres polluées (plus d'un quart des zones agricoles des deux îles) avance en outre trop lentement. Les auteurs recommandent de rechercher des méthodes d'analyse "plus fiables, plus rapides et moins coûteuses".

 

Gaëlle Dupont

Article paru dans l'édition du 25.06.09

17/06/2009

Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : le lien confirmé chez les agriculteurs français

Information presse de l'INSERM

Paris, le 16 juin 2009

Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : le lien confirmé chez les agriculteurs français

Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre

d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides,  sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.

 

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.

 

Parmi les facteurs d’environnement suspectés, des études épidémiologiques ont montré une association entre la survenue de la maladie de Parkinson et une exposition professionnelle aux pesticides. Toutefois, aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).

 

En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) a étudié un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, toutes affiliées à la MSA, de même âge et sexe et habitant dans le même département.

 

L’exposition aux pesticides durant toute la vie professionnelle des participants a été reconstituée de manière très détaillée à l’occasion d’entretiens avec des médecins du travail de la MSA permettant de recueillir un grand nombre d’informations telles que la surface des exploitations, le type de cultures et les pesticides utilisés, le nombre d’années et la fréquence annuelle d’exposition, ou encore la méthode d’épandage.

 

Les résultats montrent que les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins ; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas.

 

Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l’environnement de nombreuses années après l’utilisation. Les chercheurs précisent toutefois qu’on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés.

 

Les auteurs soulignent alors l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles.

 

Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition à plus faibles doses. Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question.

 

Pour en savoir plus

“Professional exposure to pesticides and Parkinson’s disease”

Alexis Elbaz1,2,3 , Jacqueline Clavel 4,5, Paul J. Rathouz 6, Frédéric Moisan1,2, Jean-Philippe Galanaud1,2, Bernard Delemotte 7, Annick Alpérovitch1,2, Christophe Tzourio1,2.

1- Inserm Unité 708, F-75005, Paris, France (AE, JPG, FM, AA, CTZ)

2- UPMC Université Pierre et Marie Curie, F-75005, Paris, France (AE, JPG, FM, AA, CTZ)

3- Département santé-travail, Institut de Veille Sanitaire, F-94415, Saint-Maurice, France (AE)

4- Inserm Unité 54, F-94807, Villejuif, France (JC)

5- Université Paris 11, F- 94807, Villejuif, France (JC)

6- Department of Health Studies, University of Chicago, Chicago, IL (PJR)

 

7- Mutualité Sociale Agricole, Bagnolet, France (BD)

Annals of Neurology

http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/122322358/PDFSTART

Sous presse

Contact chercheur

Alexis Elbaz,

Unité Inserm 708 Neuroépidémiologie

Hôpital de la Salpêtrière

47 Bvd de l'Hôpital

75651 Paris Cedex 13

France

Tel : 01 42 16 25 66

alexis.elbaz@upmc.fr

 

Contact presse

Anne Mignot

Tel. 01 44 23 60 73

anne.mignot@inserm.fr

 

14:02 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pesticides, chimie, santé

Bisphénol A : Jouanno veut rouvrir le dossier, les écologistes approuvent

lu sur :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j5aHxS0yJWStf0J-zonxA7Q5t_0w

 

Bisphénol A : Jouanno veut rouvrir le dossier, les écologistes approuvent

 

PARIS (AFP) — La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a demandé à l'Afssa de reprendre l'expertise sur les effets du Bisphénol A (BPA), une décision que salue mardi le Réseau environnement santé (RES).

La ministre a indiqué lundi à l'Assemblée nationale qu'elle souhaitait voir l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments "rendre un nouvel avis intégrant bien les dernières études" sur le BPA, une matière plastique que l'on trouve notamment dans les biberons.

"Nous devons être extrêmement vigilants sur les effets de cette substance sur les nourrissons", a-t-elle déclaré en réponse à une question du député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), président du groupe Santé environnementale.

Au G8 Environnement, le Japon et les États-Unis ont présenté des études qui rejoignent celles effectuées au Canada et en Norvège sur l'impact du BPA sur les enfants, a-t-elle ajouté.

M. Bapt s'est réjoui de l'annonce de Mme Jouanno, de même que le RES, qui a souligné que "les données scientifiques s'accumulent et qu'on dispose aujourd'hui de plusieurs centaines d'études qui, à près de 90%, concluent à un effet".

L'Afssa a conclu dans un avis rendu le 24 octobre à l'"innocuité" des biberons contenant du BPA. Mais "le récent congrès de la société américaine d'endocrinologie vient de prendre position pour dire que l'exposition au BPA comme à d'autres perturbateurs endocriniens devait être évitée", souligne le RES.

En outre, quatre états américains ont pris ou vont prendre une décision d'interdiction dans les plastiques alimentaires, ajoute-t-il. La Food and drug administration (FDA), l'agence de sécurité alimentaire américaine, devrait elle aussi réexaminer le dossier, selon M. Bapt.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est prévalue à plusieurs reprises de l'avis de l'Afssa et d'autres agences européennes. Elle a rappelé aussi qu'elle avait créé il y a quelques mois un groupe de travail sur les perturbateurs endocriniens "pour confirmer l'avis de ces agences" et qu'elle avait confié une étude à l'Inserm "pour prendre les mesures appropriées".

13:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chimie, santé

05/06/2009

Raisins de table : contamination par un ou plusieurs pesticides.

lu sur :  http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3781

 

En octobre dernier, cinq associations environnementales européennes achetaient du raisin de table dans 16 chaînes de supermarchés situées en Allemagne, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Allemagne. L'objectif de l'opération était d'évaluer la teneur en pesticides de ces raisins, de la même manière que cela l'avait déjà été pour le vin (1) précédemment. La publication des résultats de cette étude, fin novembre, a été sans appel… 99,2 % des échantillons présentant une contamination par un ou plusieurs pesticides (*).

Un tel résultat n'a évidemment pas plu aux producteurs, puisque la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (2) a assigné en justice le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), association référence pour l'opération en France. En conséquence, pour ce qui est considéré comme un "dénigrement du raisin de table", le MDRGF se voit réclamer la somme de 500 000 €, la publication du jugement dans 10 médias nationaux et la suppression sur son site Internet.

Pour l'association, il s'agit d'une "attaque scandaleuse visant simplement à nous faire taire car notre travail dérange tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles". Avec cette assignation, comme le souligne le MDRGF, c'est en fait la liberté d'information qui est mise en cause, et la décision du tribunal sera à ce titre doublement intéressante à connaître.

Notons que de la même manière, la chaîne de télévision TF1 aurait également été assignée en justice pour avoir dénigré le raisin de table dans le cadre de l'émission "Attention à la marche", le 22 novembre dernier. Dans cette dernière, un candidat s'est en effet vu poser la question : "quel est le pourcentage de raisin contaminé par les pesticides vendus en grande distribution ?"…

Pascal Farcy

1- Voir l'article "Vin : jusqu'à 5800 fois plus de pesticides que dans l'eau".

( http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3076 )

2- La FNPRT est affiliée à la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3477

03/05/2009

BRÉSIL : premier consommateur mondial de pesticides

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3717


28-04-2009

Le Brésil nourri aux pesticides

Au Brésil, l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) vient de rendre publics des chiffres alarmants sur les pesticides. Des résidus de produits chimiques utilisés dans l’agriculture ont été retrouvés dans de nombreux produits alimentaires, à des taux dépassant les limites autorisées. Au Brésil, « après les médicaments, les produits chimiques issus de l’agriculture sont la deuxième cause d’intoxication des populations » déclare José Gomes Temporão, Ministre de la Santé. Selon le rapport de l’Anvisa, sur plus de 1700 échantillons analysés, parmi les produits alimentaires les plus courants (patate, tomate, banane, oignon, etc.), 15 % ne présentent pas de résultats « satisfaisants ». Quelques produits se révèlent comme les plus risqués : 64 % des échantillons de poivrons analysés ont des teneurs en pesticides au-dessus des limites admises par les autorités sanitaires, ou encore le raisin et les fraises, pour lesquels près de 30 % des échantillons sont contaminés.
Le rapport met également en relief la présence de pesticides classés comme dangereux pour la santé dans la plupart des analyses. Désormais interdits dans d’autres pays du monde, des produits comme l'acephate, l'endosulfan, le phorate et le metamidophos ont été retrouvés dans les cultures de laitue, de riz, de tomate ou encore d’ananas.

Pays émergent, le Brésil est considéré comme le futur « géant vert » de la planète. D’une superficie 16 fois supérieure à la France, ce pays-continent a en effet un potentiel agricole sans commune mesure. Déjà premier exportateur de café et de canne à sucre, deuxième exportateur mondial de soja et de viande bovine, le Brésil a connu ces dernières années une formidable expansion de son agriculture au point que la production agricole et l’ensemble des secteurs qui lui sont liés représentent aujourd’hui près de 33 % du PIB (Produit Intérieur Brut). Mais ce développement fulgurant ne se fait pas sans qu’il y ait de revers à la médaille. Sans même parler de la déforestation du patrimoine planétaire qu’est l’Amazonie, c’est le peuple brésilien qui est le premier affecté. D’après les résultats d’analyses de l’Anvisa, il est clair que les risques sanitaires de l’agriculture industrielle sont très loin d’être maîtrisés. Or si l’agence du ministère de la santé brésilien propose une série de recommandations, pour les consommateurs et afin de renforcer le suivi, il est à espérer que le géant latino-américain s’imposera plus de vigilance, alors qu’il est devenu, en 2008, le premier consommateur mondial de pesticides, dépassant les Etats-Unis.


Elisabeth Leciak

13:40 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, chimie