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21/06/2009

Yldune Lévy dénonce les incohérences ubuesques du contrôle judiciaire

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/0101575282-yldune-levy-denonce-les-incoherences-ubuesques-du-controle-judiciaire

 

Société   20/06/2009 à 16h37

Yldune Lévy dénonce «d'impénétrables mesures de contrôle judiciaire»

 

Mise en examen dans l'affaire de Tarnac, Yldune Lévy s'exprime dans un texte publié par le journal Le Monde.

Dans un point de vue au «Monde», Yldune Lévy, mise en examen dans l'affaire de Tarnac pour le sabotage présumé de lignes TGV, et remise en liberté en janvier dernier, s'exprime sur son expérience. La jeune femme de 25 ans, compagne de Julien Coupat (qui avait accordé une interview au quotidien du soir il y a quelques semaines), évoque notamment le juge Thierry Fragnoli: «Celui-là dispose d'un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d'une quelconque tour d'un palais de justice», écrit-elle. Et de poursuivre:. «L'homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d'impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d'absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire».

Yldune Lévy, qui devait se marier cette semaine avec Julien Coupat afin de contourner le contrôle judiciaire qui les empêchait de se voir, affirme également que «le but de cette procédure n'est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu'il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle».

29/05/2009

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

LEMONDE.FR | 29.05.09 | 15h16  •  Mis à jour le 29.05.09 | 16h18

 

Après plus de six mois de détention, Julien Coupat est sorti de prison, jeudi 28 mai. Présenté comme le cerveau d'un groupe soupçonné de sabotages de lignes de trains à grande vitesse (TGV) fin 2008, il a quitté la maison d'arrêt de la Santé, mais l'affaire n'est pas terminée pour autant. Le jeune homme de 34 ans reste mis en examen, notamment pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.

Cette libération a suscité de nombreuses réactions : l'opposition dénonçant un "fiasco" et Arnaud Montebourg (PS) allant jusqu'à réclamer la démission de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour avoir "fait monter une sauce politicienne au goût infect". Vendredi, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a lui tenu à préciser que la remise en liberté d'une personne "au cours de l'information judiciaire ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges contre elle".

Les avocats des mis en examen, eux, n'ont pas désarmé. Me Irène Terrel, avocate de M. Coupat, réclame l'"abandon de toutes les poursuites" et envisage de faire appel du placement sous contrôle judiciaire de M. Coupat. Ce dernier a été libéré contre une caution de 16 000 euros, et est obligé de se rendre une fois par semaine au commissariat de Montreuil, de demeurer en Ile-de-France et a dû remettre ses papiers d'identité et son passeport. Il lui est également interdit de rencontrer les huit autres prévenus dans ce dossier.

 

"QU'EST-CE QUE M. FILLON CONNAÎT DE CE PROCÈS ?"

 

Me William Bourdon, l'avocat d'une des mises en examen, Yldune Levy, promet qu'après consultations avec ses collègues, les avocats de la défense "se mobiliseront pour obtenir du magistrat instructeur la seule décision qui s'impose, à savoir un non-lieu". "Tout démontre dans ce dossier que cette affaire est le fruit d'une grande manipulation politique", maintient Me Bourdon, citant pêle-mêle "la scénarisation des interpellations, la mobilisation de moyens exceptionnels, l'acharnement des policiers à tracer des éléments de preuves imaginaires" ou encore "la scénarisation, en forme de communiqué du parquet, de la libération de Julien Coupat".

Si l'on doutait de la dimension politique de cette affaire, note Me Bourdon, il suffit selon lui d'écouter le premier ministre, François Fillon, expliquer, vendredi matin sur Europe 1, que la "procédure a été respectée". "La justice estime désormais que l'enquête a suffisamment avancé pour qu'il soit libéré. Il y aura un procès, on saura à ce moment-là la vérité", a notamment dit M. Fillon, des propos qui mettent l'avocat hors de lui. "C'est sidérant ! M. Fillon sait avant tout le monde que le magistrat instructeur va renvoyer certains des mis en examen devant le tribunal. Qu'est-ce que M. Fillon connaît de ce procès pour se prononcer de cette façon ?", lance-t-il, qualifiant les propos de "tentative maladroite pour justifier a posteriori une détention provisoire absolument scandaleuse". A l'heure actuelle, aucune date n'est fixée pour un quelconque procès et le magistrat instructeur doit encore statuer sur le sort des cinq mis en examen.

 

En attendant, le comité de soutien aux mis en examen (*) promet également de "déplacer l'affrontement du plan judiciaire au plan politique". "Avec la libération de Julien tout continue (...) L'enjeu, outre que cette affaire cesse une bonne fois pour toute, c'est de mettre à mal, pour longtemps, les mesures antiterroristes", peut-on lire dans un communiqué. "Donc il n'est pas question de s'arrêter là."

 

Luc Vinogradoff

 

(*) voir : http://www.soutien11novembre.org/

03/05/2009

Dérives judiciaires en FRANCE

voir aussi :

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2009/05/03/derives-judiciaires-en-france.html

 

lu sur : http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/1078979.html?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1078979

Tarnac : Alliot-Marie rejette les contre-enquêtes journalistiques

Article publié le 16 Avril 2009

Source : LE MONDE.FR avec AFP

Taille de l'article : 172 mots

Extrait :

La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rejeté, jeudi 16 avril, plusieurs contre-enquêtes journalistiques critiquant la qualification de terrorisme dans l'affaire des dégradations de caténaires contre des lignes SNCF fin octobre et début novembre 2008. "Ce ne sont pas les journaux qui rendent la justice dans notre pays", a commenté la ministre au micro de France-Inter. La ministre était invitée à réagir à la publication d'articles dans Charlie Hebdo, Le Monde et Libération critiquant la faiblesse supposée des charges retenues contre les accusés de Tarnac, soupçonnés d'être impliqués dans les dégradations contre les lignes SNCF, notamment Julien Coupat, toujours incarcéré.