Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19/11/2010

Pour une Constituante

Le lien suivant renvoie à une interview assez longue (49 minutes) d'André Bellon, initiateur de l'association Pour une Constituante :

André Bellon. Interview pour Nonfiction.fr

25/10/2010
.
Cependant, elle vaut la peine d'être écoutée de bout en bout (regarder est superflu) car le constat qui est fait de notre société est lucide et mérite réflexion.
Remarque : il y a de la pub au début. Pour s'en débarrasser, cliquer sur (x) en haut à droite de l'écran.
.
Lien annexe :

21/09/2010

Un appel pour défendre les retraites

COLLECTIF CITOYEN GERSOIS (1)

FAIRE ENTENDRE LES EXIGENCES CITOYENNES SUR LES RETRAITES

Appel Attac/Fondation Copernic

Vote de l’Assemblée Nationale sur la réforme des retraites :

Un déni de démocratie !

La Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale a adopté en moins de 3 jours à huis clos et l’Assemblée elle-même en moins de 8 une réforme capitale qui concerne tous les citoyens. Son président n’a pas hésité à violer le règlement intérieur parlementaire pour que le débat se termine à la minute près à l’instant qu’avait décidé Nicolas Sarkozy.

S’agissait-il de répondre à une menace de guerre d’un puissant ennemi ou, à une catastrophe naturelle exceptionnelle et imminente ?

Non, il s’agissait de la réforme des retraites dont l’horizon est à 2020 :2030 !

Alors pourquoi cette procédure d’urgence sinon pour faire adopter cette réforme avant que les français en aient mesuré toute sa nocivité ?

Le pouvoir comptait sans doute sur la torpeur de l’été pour faire passer la réforme la plus néfaste qui soit et la plus dure de toute l’Europe en prenant en traitre les français puisque celle-ci ne figurait pas dans le programme du candidat Sarkozy.

Il était d’autant plus pressé qu’il sent monter la réprobation populaire : un million de manifestants le 27 mai, deux millions le 24 juin, deux millions sept cent mille le 7 septembre…Selon un sondage CSA/CGT 70% des français sont contre cette réforme, 63% réclament un grand débat national avec des propositions alternatives.

70% des citoyens contre, 58% des députés pour !

De plus il y a récidive : en 2009 les députés avaient adoptés la réforme de La Poste avec 60% des voix alors que 59% des français réclamaient un référendum !(Sondage IFOP/Sud Ouest Dimanche). Deux millions trois cent mille citoyens s’étaient clairement opposés à la réforme lors de la votation citoyenne.

Même si l’on peut s’étonner qu’il faille pour être élu 6 fois d’électeurs à un député du Val d’Oise qu’à celui de la Lozère, cette chambre a été régulièrement élue, elle est légale mais la démonstration est faite : Cette chambre n’est pas représentative de ses électeurs. La démocratie c’est d’bord la souveraineté populaire. Mépris du peuple, déni de démocratie, forfaiture, quel que soit le terme employé une chose est sure :

Cette Assemblée est légale mais elle n’est plus légitime.

La parole est maintenant au Sénat et surtout à la rue !

 

  1. (1) Soutenu par :

    AC, AICRA, APF, ATTAC, les Alternatifs, CGT, Confédération paysanne, Institut d’Histoire Sociale CGT, JRG, MODEF, MRC, NPA, PCF, PG, PRG, SUD Solidaires, UDIRS, Europe Ecologie.

     

Contact : ccgretraites@yahoo.fr

11/08/2010

Financement de la caste politique : un exemple

À lire sur MEDIAPART :

http://www.mediapart.fr/

 

A Marseille, la dérive d'un système clientéliste (lien)

Députée socialiste des quartiers nord de Marseille, Sylvie Andrieux a été mise en examen le 8 juillet dans une affaire de «détournement de fonds publics». Un clientélisme dénoncé par des associations marseillaises, pour qui l'ex-élue régionale n'est que «l'arbre qui cache la forêt».

Extrait :

C'est l'affaire qui secoue l'été marseillais et interroge sur les pratiques clientélistes dans les cités. Le 8 juillet 2010, Sylvie Andrieux, 48 ans, députée socialiste des quartiers nord de Marseille, a été mise en examen par le juge d'instruction Franck Landou pour «complicité de tentative d'escroquerie» et «complicité de détournement de fonds publics». Quelque 740.000 euros de subventions de la région Paca auraient été versés à des associations fictives, entre 2005 et 2007, dans le cadre de la politique de la Ville, dont Sylvie Andrieux était alors vice-présidente. Le tout sur fond de campagne électorale pour les législatives de 2007, «dans un but que l'on peut qualifier d'électoraliste et de clientéliste», a déclaré au juge son ancien assistant parlementaire, Rolland Balalas, un fonctionnaire territorial lui aussi mis en examen.

Selon Le Point, qui s'appuie sur des comptes-rendus d'audition, «loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles – des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.» ...

 

Lire aussi :

En PACA, les subventions douteuses ont continué malgré l'enquête judiciaire (lien)

Députée socialiste des quartiers nord de Marseille, Sylvie Andrieux a été mise en examen le 8 juillet dans une affaire de «détournement de fonds publics». Malgré l'enquête judiciaire en cours et des alertes en interne, des subventions régionales ont continué à être versées à des associations douteuses jusqu'en juin 2008.

02/10/2009

La démocratie représentative en France

un article à lire dans le Monde Diplomatique de ce mois (4,50€ chez votre marchand de journaux habituel)

 

Les pièges de la professionnalisation

Faire de la politique

.

ou vivre de la politique ?

.

Exclus durablement du pouvoir national en France, les partis de l’ex-gauche plurielle se sont repliés sur leurs bases locales et sur leurs réseaux d’élus, s’accommodant d’une situation qui leur assure de nombreux postes à répartir. Le Parti socialiste, le Parti communiste français et les Verts sont ainsi devenus des machines électorales, relativement performantes sur le plan municipal, départemental ou régional, dans lesquelles les intérêts de milliers de professionnels de la politique semblent désormais prédominer. Il semble loin le temps où la gauche combattait la notabilisation de ses élus. La lutte des places tend à se substituer à celle des classes, coupant les partis de gauche des revendications et du vécu quotidien des groupes sociaux qui les soutenaient traditionnellement (ouvriers, employés, enseignants). Et alors même que flexibilité et précarité frappent durement ces milieux et que la crise a fissuré les dogmes libéraux, ce sont les querelles de chefs et les savants calculs pour la composition des listes électorales qui dominent les débats.

Par Rémy Lefebvre

Les élections européennes passées, les partis de l’ancienne gauche plurielle sont préoccupés, en cette rentrée, non par la crise économique et sociale, mais par les préparatifs des régionales de 2010 et l’épineuse question de la composition des listes. Le mode de scrutin proportionnel confère aux formations politiques un rôle essentiel qui leur permet de rétribuer ou de reconvertir tout un ensemble de responsables (anciens battus, aspirants à la carrière politique sans ancrage municipal, collaborateurs ou proches d’élus, adjoints de grandes villes, responsables de courants…).

Les associés-rivaux socialistes, écologistes et communistes ont beaucoup à perdre ou à gagner dans cette bataille. Le Parti socialiste (PS) cherche ainsi à préserver la quasi-totalité des régions (vingt sur vingt-deux) qu’il dirige depuis son écrasante victoire de 2004. Sa première secrétaire, Mme Martine Aubry, a déjà concédé aux présidents sortants une grande liberté dans les stratégies d’alliance et la composition des listes pour permettre d’en conserver le maximum. Le pragmatisme électoral est désormais de mise.

Les Verts, dont la structuration locale dépend de leurs cent soixante-dix élus régionaux, entendent capitaliser leur succès aux européennes de juin dernier et construire un nouveau rapport de forces avec le PS en vue des prochaines législatives . Le Parti communiste français (PCF), enfin, hésite entre la poursuite du Front de gauche et une alliance classique avec le PS, moins aventureuse, qui aurait l’avantage de lui assurer d’emblée un minimum de mandats. L’intérêt des appareils politiques prime ici sur toute autre considération : les enjeux internes à la gauche ont pris le pas sur les préoccupations externes et les intérêts des groupes sociaux qu’elle est censée défendre.

Depuis 2002, la gauche se trouve dans une situation paradoxale. Affaiblie nationalement, écartée de la sphère du pouvoir d’Etat, idéologiquement dominée, privée de toute perspective structurante, elle n’a jamais autant prospéré localement. Le PS et les Verts ont (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosques.

Rémy Lefebvre.

, , , , ,

Lien

Rémy Lefebvre

Professeur de sciences politiques à l’université de Lille-II, coauteur avec Frédéric Sawicki de La Société des socialistes, Editions du Croquant, Bellecombe-en-Bauges, 2006.