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30/11/2010

Procès de la dioxine à Albertville

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/29/ouverture-du-proces-de-la-dioxine-a-alberville_1446241_3224.html

Ouverture du procès de la dioxine à Albertville

Le tribunal correctionnel d'Albertville examine, lundi 29 novembre, jusqu'à mardi, l'affaire dite de la pollution à la dioxine liée aux rejets de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère. Considérée comme un scandale de santé publique majeur au moment de sa révélation en 2001, l'affaire s'est progressivement dégonflée. Peu avant l'audience, des riverains de l'ancien incinérateur, démantelé en 2008, distribuaient des tracts aux passants devant le palais de justice.

Cette affaire avait commencé en octobre 2001 par la fermeture administrative de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère à la suite de mesures de taux anormalement élevés de dioxine, polluant cancérogène, dépassant parfois jusqu'à 750 fois la norme maximale autorisée. Par mesure préventive, près de 7 000 bêtes, essentiellement des vaches, avaient été abattues. Plus de deux millions de litres de lait et 24 tonnes de produits laitiers avaient été détruits en raison des risques de contamination humaine.

Cette pollution à la dioxine est considérée comme l'une des plus graves en Europe depuis la catastrophe de l'usine Seveso en Italie en 1976, qui avait contaminé 193 personnes. En mars 2002, près de 200 riverains, affirmant que les rejets nocifs de l'incinérateur de Gilly avaient provoqué une augmentation de cancers, avaient déposé plainte. Une information judiciaire pour "homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui" avait alors été ouverte.

Lors d'une instruction très médiatisée de cinq ans, la juge Hélène Lastera avait mis en examen deux préfets, mais ces procédures avaient ensuite été annulées faute, notamment, de charges suffisantes.

Les expertises, qui n'ont démontré aucun lien de causalité certain entre la pollution à la dioxine et les cancers, ainsi qu'une étude concluant à l'absence d'augmentation significative de cancers, ont juridiquement dégonflé l'affaire. Seul l'exploitant, Novergie Centre-Est, filiale de Suez-Environnement, était jugé lundi matin en tant que personne morale pour non-respect des normes environnementales, au côté d'un ex-directeur. La société est jugée pour "non-respect des règles environnementales".

 

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mon commentaire :

MORALITÉ : vous pouvez enfreindre les règles si les conséquences sont difficiles à prouver.

26/11/2010

Les lobbies pro-OGM

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4623

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Un demi milliard de dollars pour influencer la politique en matière d’OGM


par Christophe NOISETTE

Selon un rapport publié en novembre 2010 par Food & Water Watch, c’est 572 millions de dollars qui ont été dépensés depuis 1999 par les 50 plus grandes entreprises, qui possèdent des brevets sur l’agriculture et l’alimentation - comme Syngenta, Monsanto, BASF, Bayer - et deux associations professionnelles impliquées dans les biotechnologies - Biotechnology Industry Organization (Bio) et CropLife America - pour mener des campagnes ou organiser du lobby auprès du Congrès en vue de favoriser l’introduction des biotechnologies végétales.

Cette somme est répartie ainsi : 547 millions de dollars ont été dépensés pour du lobby directement auprès du Congrès et 22 millions de dollars ont été donnés à des candidats au Congrès. Le rapport note aussi une augmentation des dépenses au cours de la dernière décade. Ainsi, les dons représentaient 2,4 millions de dollars en 2000, et 5,3 millions de dollars en 2008.


Une part importante de cet argent a servi à éviter que la nourriture issue d’OGM puisse être étiquetée comme le réclame une majorité d’étatsuniens, ou à faire pression sur des gouvernements étrangers pour qu’ils ne limitent (voire n’interdisent) pas les cultures transgéniques.
Le rapport donne de nombreux exemples. Ainsi BIO a dépensé plus de 4 millions de dollars au cours du premier semestre 2010 pour que la FDA autorise les animaux transgéniques et qu’elle fasse pression sur l’Union européenne pour qu’elle revienne sur sa décision d’interdire la viande issue d’animaux clonés.

Par ailleurs, cette organisation s’est mobilisée financièrement en 2004 pour défendre le projet de loi HR 4561 dont le but était de promouvoir les biotechnologies agricoles à l’extérieur des Etats-Unis ou pour faire accepter la résolution n°252 qui visait à utiliser l’OMC pour attaquer les réglementations européennes sur les OGM.


Le rapport précise aussi que ces entreprises emploient plus de 300 anciens membres du personnel du Congrès ou de la Maison Blanche. Parmi eux, John Bradley Holsclaw qui, après avoir été onze ans conseiller du Sénateur Bob Dole, a créé sa propre agence de lobby, Tongour Simpson Holsclaw, laquelle a eu comme client Monsanto, Bio et Aventis. La connaissance précise des rouages de l’administration américaine lui a permis d’opérer un lobby efficace. 

14/11/2010

Environnement et droit social : la liste noire des multinationales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4460

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10-11-2010 - Environnement et droit social : la liste noire des multinationales

Une fois par an, l’organisation des Amis de la Terre décerne les prix Pinocchio du développement durable/, « récompensant » les entreprises les plus préjudiciables en matière d’environnement et de droit social. Validée par les votes des internautes, l’édition 2010 n’a pas échappé à la règle. Dans la catégorie « droits humains », arrive en tête le groupe Somdiaa, dirigé par la famille Vilgrain, et décrié en raison de l’impact de ses activités de production et de transformation de canne à sucre sur la sécurité alimentaire des communautés rurales. Il est suivi, par ordre de décroissance, des groupes Sodexo, GDF Suez et Orange.

Dans la rubrique « environnement », la première place revient au groupe Eramet. De fait, le projet de développement de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie, a valu à la multinationale de récolter 40 % des votes du public. Or, l’obtention récente d’une caution de la Banque mondiale pour un projet extractif à grande échelle, dans les fragiles écosystèmes forestiers de l'île d'Halmahera, ne risque guère d’améliorer un tel discrédit. Sont également nommés dans cette catégorie Total, Alstom et AXA.

Enfin, dans la catégorie « greenwashing » (1), le Crédit agricole se place en première ligne avec 56 % des votes. Sa récente campagne de communication « It's Time for Green Banking » est à l’origine de cette nomination. De fait, bien que celle-ci ait mis en avant son « sens commun », la banque n’a pas hésité à investir, en août dernier,
dans la centrale à charbon de Medupi, en Afrique du Sud, pourtant considérée comme un désastre environnemental. Le groupe Renault / Dacia, la campagne « Zéro carbone » de la SNCF et l’aéroport de Beauvais-Tillé lui emboîtent le pas, respectivement en seconde, troisième et quatrième positions.

Cécile Cassier

1- Démarche marketing ayant pour objectif de mettre en avant une image écologique responsable.

08/11/2010

Thon rouge : la France accusée de fermer les yeux sur "la surpêche"

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/07/thon-rouge-la-france-accusee-de-fermer-les-yeux-sur-la-surpeche_1436741_3244.html
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Thon rouge : la France accusée de fermer les yeux sur "la surpêche"

Le gouvernement français est pointé du doigt par une longue enquête de l'International consortium for investigative journalists (*), un réseau mondial de journalistes, qui l'accuse de fermer les yeux sur les dépassements des quotas de pêche de thon. Le document, mis en ligne sur le site de l'organisation après sept mois d'enquête, décrit l'existence d'un marché noir du thon rouge de l'Atlantique qui a pesé près de 4 milliards de dollars entre 1998 et 2007. Et certains gouvernements, dont la France, y jouaient un rôle conséquent.

L'enquête met en cause dix pays, notamment la France, accusée d'être de mèche avec le secteur pour maquiller les chiffres concernant la pêche du thon afin d'alimenter un marché particulièrement lucratif dominé par le Japon. Elle souligne notamment des chiffres datant de 2007, lorsque Paris a déclaré avoir pêché près de 10 000 tonnes de thon, soit presque le double des quotas alloués par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat).

"Nous avons découvert que le système avait échoué sur toute la ligne. Les bateaux pratiquaient la surpêche, et les responsables officiels faisaient mine l'ignorer depuis des années", raconte Kate Willson, une des responsables de l'organisation. Trois ans après les faits, "il n'y a pas moyen de savoir si la situation s'améliore. Nous sommes obligés de leur faire confiance", explique-t-elle, ajoutant que le ministère de l'agriculture français avait refusé de répondre à leurs questions.

PAS DE RÉDUCTION DE QUOTAS EN VUE

Les quotas de pêche de thon rouge pour chaque saison sont négociés au sein de l'Icaat. En 2009, par exemple, l'instance de régulation avait arrêté le chiffre de 13 500 tonnes de thon rouge pour la saison 2010 en Méditerranée. Selon les scientifiques, le thon rouge de la région peut survivre uniquement si ces quotas sont scrupuleusement respectés, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé. En juin, la Commission européenne avait décidé de fermer de manière anticipée la pêche pratiquée par les thoniers senneurs européens, avant de revenir sur sa décision. Les pêcheurs côtiers et artisanaux français ont encore pu pêcher 171 tonnes de thon rouge.

Récemment, les écologistes ont échoué à faire interdire le commerce international du thon rouge. La proposition, portée par l'Union européenne et Monaco, a été sévèrement battue lors de la dernière assemblée générale de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites), en mars, sous l'impulsion du Japon.

A l'heure actuelle, toute réduction de quotas mondial de pêche du thon rouge paraît compromise. Les ministres de la pêche des Etats méditerranéens de l'Union européenne (UE), dont la France, se sont unanimement opposés à la proposition de Bruxelles de réduire de 13 500 tonnes à 6 000 tonnes en 2011 le quota mondial de pêche de thon rouge. L'Europe doit définir une position commune avant la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, du 17 au 27 novembre à Paris.

LeMonde.fr
(*) http://www.publicintegrity.org/articles/entry/2651/

23/10/2010

Une dizaine d'ONG publient un "bilan du Grenelle"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/22/le-new-deal-ecologique-promis-n-a-pas-eu-lieu-denoncent-des-associations_1430125_3244.html

Le "new deal" écologique promis n'a pas eu lieu, dénoncent des associations

Trois ans après le discours de Nicolas Sarkozy sur le "new deal écologique", une dizaine d'ONG publient un "bilan du Grenelle" dans lequel elles déplorent "l'absence criante de mesures réellement efficaces" dans la lutte contre le changement climatique.

Le 25 octobre 2007, peu après son élection et après une vaste consultation sur la question écologique, Nicolas Sarkozy s'était montré très volontaire en matière de défense de l'environnement : "Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un new deal écologique en France, en Europe, dans le monde", déclarait-il. "Le moins que l'on puisse dire c'est que le 'new deal' écologique promis par le président de la République n'a pas eu lieu", estime aujourd'hui Olivier Louchard, directeur du Réseau action climat France (RAC), qui réunit des ONG comme Greenpeace, les Amis des la terre ou Agir pour l'environnement.

"Au contraire, ce que certains redoutaient déjà en 2007 est arrivé : les petites avancées que le gouvernement affiche ne doivent pas masquer l'absence criante de mesures de rupture, structurantes et réellement efficaces", ajoute-t-il dans un communiqué. Le RAC rappelle que la loi Grenelle 1 avait placé la lutte contre le changement climatique au "premier rang des priorités", et juge que la politique gouvernementale en la matière est loin d'être à la hauteur, citant comme premier exemple l'abandon de la taxe carbone.

Elle "aurait eu le mérite d'enclencher une réelle prise de conscience au sein de la société française", estime Karine Gavand, responsable climat à Greenpeace. Son abandon démontre, selon elle, que l'environnement était "avant tout une tactique électorale" pour le chef de l'Etat.

"AUCUN FINANCEMENT" DES TRANSPORTS VERTS

Le RAC pointe du doigt la politique en matière de transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (26 %) : "Aucun financement pérenne des transports urbains et ferroviaires", "vélo ignoré par l'Etat" et "investissements routiers relancés au mépris de tout bon sens".

Sur le front de l'énergie, des "objectifs satisfaisants" (23 % d'énergies renouvelables en 2020), mais "des outils pas du tout à niveau", estiment les ONG, reprochant au gouvernement de "souffler le chaud et le froid sur les énergies renouvelables, empêchant le développement serein de ces filières".

Les ONG déplorent aussi "l'absence de mesures climat sur l'agriculture" (21 % des émissions), la défiscalisation pour les filières industrielles d'agrocarburants, et les "deux EPR programmés"
Elles notent cependant "quelques avancées", comme les plans climat-énergie que les collectivités territoriales devront avoir adoptés pour le 31 décembre 2012.

16/10/2010

Transport radioactif record les 5 et 6 novembre

Appel du Réseau "Sortir du nucléaire" et de Greenpeace
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Train d'enfer : transport radioactif record

Les 5 et 6 novembre

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ».

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales.

Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !

Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires.

Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés.

Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire

Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg).

Notre objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, nous mettons du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…).

Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire !

Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir à nos côtés :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

Contact :
Laura Hameaux
Coordination Nationale des groupes et actions
Réseau Sortir du nucléaire
Mobile: +33 (0)685230511
Tel: +33 (0)320179491
Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

07/10/2010

Coulée de boue toxique en Hongrie : le Danube menacé

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lu sur :

https://mail.google.com/mail/?shva=1#inbox/12b8502531d88f3b

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06-10-2010 - Coulée de boue toxique en Hongrie : le Danube menacé

Lundi, la rupture d'une digue entourant un bassin de rétention de millions de tonnes de substances toxiques, issues du traitement des déchets d'exploitation d'un site de production d’alumine, est à l'origine de la 'pire catastrophe écologique' hongroise selon le secrétaire d'Etat à l'environnement, Zoltan Illès.
La rupture de la digue du bassin de cet important site minier, situé à Ajka à environ 160 kilomètres à l'Ouest de Budapest en Hongrie, aurait conduit à la dispersion d'environ 1,1 million de mètres cubes de boue rouge toxique dans sept villages voisins. Or, outre leur couleur, ces boues se distinguent par leur composition (soude caustique,  fer, alumine, silicium, sodium, calcium, titane, manganèse, vanadium, chrome hexavalent, plomb et cadmium) qui abouti à un mélange hautement toxique. Si le dernier bilan recense quatre morts, trois personnes disparues, 123 blessés, dont 61 hospitalisées, la boue est omniprésente, que cela soit dans les champs, les maisons ou la rivière locale, la Torna.

Que cela soit pour les riverains de la catastrophe ou la faune sauvage ou domestique, le danger immédiat tient essentiellement aux risques de brûlures causées par un contact avec la boue toxique. A moyen terme, le danger devrait venir du séchage de ces boues, source de poussières inhalables, puis, plus sournois, à moyen terme, le risque tiendra en une contamination des chaînes alimentaires et de la ressource en eau par les métaux lourds.

Alors que la pollution pourrait atteindre le Danube d'ici la fin de la semaine, plusieurs centaines de personnes s'activent pour nettoyer les rues et les maisons à grands renforts de jets d'eau sous pression. Simultanément, des tonnes de plâtre sont déversées dans la rivière Marcal, dans laquelle se jette la Torna, afin de réduire la toxicité de la boue. L'enjeu de ce 'nettoyage' est énorme, les eaux de cette rivière alimentent le lit de la Raab, qui est un affluent direct du Danube. Au-delà des dégâts déjà constatés, la contamination de ce fleuve est un scénario 'catastrophe' considéré comme probable par Zoltan Illès, avec des conséquences écologiques potentiellement énormes, et l'exportation de la catastrophe dans les pays que traverse le Danube (Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine et Moldavie) avant de se jeter dans la mer Noire.

Si officiellement les causes de l'accident restent à déterminer, selon le secrétaire d'Etat à l'environnement, l'usine pourrait avoir entreposé trop de boue rouge dans son réservoir.

Ce type d'accident n'est pas une première. En Europe, après plusieurs accidents au cours de la dernière décennie du XXe siècle (Suède, Espagne, Grèce, etc.) les catastrophes d'Aznalcollar en Espagne (1998) et de Baia Mare en Roumanie (2000) on aboutit à une directive européenne visant à encadrer la gestion des déchets de l’industrie minière pour un renforcement global de la sécurité. Néanmoins, le risque zéro n'existe pas et l'application de cette législation demeure encore très perfectible.
Au niveau international, la plupart des sites miniers étant dans des zones reculées, loin des habitations, la gestion de ces boues est souvent traitée avec une grande désinvolture par les exploitants, à savoir un rejet quasiment sans traitement dans l'environnement. Ainsi, Payal Sampat, directeur de l'ONG américaine Earthworks, rappelle que l'industrie minière et l'ensemble de son réseau de sous-traitants constituent le secteur d'activité le plus polluant des Etats-Unis selon l'agence de protection de l'environnement US (EPA - Environmental Protection Agency), l'équivalent de notre ministère de l'écologie.

Pascal Farcy

1- L'alumine, extraite du minerai de bauxite par une réaction chimique, sert à la production d'aluminium.

05/10/2010

www.jardiner-autrement.gouv.fr

Dans le Monde papier du 19/9/2010
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www.jardiner-autrement.gouv.fr
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Article paru dans l'édition du 19.09.10

Dans le cadre du plan Ecophyto 2018, qui vise à réduire de 50 % l'usage des pesticides d'ici à 2018, le ministère de l'écologie met en ligne des conseils pour aider les jardiniers amateurs à se passer de produits chimiques.

Ils en utilisent 5 000 tonnes par an.

L'utilisation des pesticides dans l'agriculture divise à nouveau le gouvernement

à lire sur Le Monde papier :

L'utilisation des pesticides dans l'agriculture divise à nouveau le gouvernement

LE MONDE | 5 octobre 2010 | Laurence Caramel et Laetitia Van Eeckhout. | 526 mots
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Chantal Jouanno défend les engagements du Grenelle de l'environnement. L'appel lancé lundi 4 octobre par le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, en faveur d'"une pause en matière de règles environnementales" a suscité une vive irritation parmi les écologistes.

Pétition européenne contre les OGM : plus d'un million de signatures

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/10/05/ogm-plus-d-un-million-de-signatures-pour-demander-l-arret-des-autorisations_3244_108_43553693.html

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OGM: plus d'un million de signatures pour demander l'arrêt des autorisations

Plus d'un million de citoyens de l'UE ont signé une pétition pour réclamer la suspension des autorisations de cultures et de commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), ont annoncé mardi Greenpeace et le mouvement Avaaz, à l'origine de cette initiative.

Lancée dans le cadre de l'initiative citoyenne instaurée par le Traité de Lisbonne en décembre 2009 pour permettre aux citoyens "d'inviter la Commission à proposer de nouvelles lois", cette pétition vise à stopper le processus d'autorisation des OGM.

Greenpeace et Avaaz veulent remettre cette pétition au président de la Commission José Manuel Barroso dans les prochaines semaine et lui demandent de répondre rapidement aux préoccupations exprimées par les citoyens.

La collecte des signatures se poursuit pour atteindre 1,5 million et représenter le plus grand nombre d'Etats membres, ont précisé les deux organisations.

"La Commission va étudier les arguments développés dans cette pétition", a assuré mardi à l'AFP Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé John Dalli, en charge du dossier des OGM.

La pétition appelle José Manuel Barroso a "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation".

Mais "Greenpeace est en avance", déplore la Commission. Une étape importante doit encore être franchie: l'adoption d'un règlement fixant les règles et procédures de l'initiative citoyenne.

La Commission a fait une proposition. Elle a obtenu un accord politique des Etats, mais n'a pas encore été approuvée par le Parlement.

Légalement, la pétition n'est pas une vraie initiative citoyenne, reconnaît l'eurodéputé vert allemand Gérald Hafner, rapporteur sur l'initiative citoyenne.

Tout dépend désormais de M. Barroso. Il peut décider que cette pétition n'est pas recevable, souligne M. Hafner. Mais ce serait difficile à faire accepter politiquement.

"On ne peut pas ignorer plus d'un million de signatures", a reconnu un membre du cabinet du commissaire Maros Sefcovic, chargé de l'initiative citoyenne.

Le poids de l'écologie sur la scène politique au Brésil

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9cdafe1a-cffa-11df-9d5c-57a960ceb815|0

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mardi 5 octobre 2010

Marina Silva est arrivée à la troisième place avec 19,3% des suffrages. (AFP)

Marina Silva est arrivée à la troisième place avec 19,3% des suffrages. (AFP)

Marina Silva, l’héritière devenue dissidente de Lula

La candidate écologiste a créé la surprise dimanche lors du scrutin présidentiel en récoltant près de 20% des voix. Elle pousse les deux favoris, Dilma Rousseff et José Serra, à un second tour le 31 octobre. Sa trajectoire n’est pas sans rappeler celle du président sortant

Arrivée en troisième place à la présidentielle de dimanche au Brésil, Marina Silva, la candidate du Parti Vert (PV), est-elle capable de jouer un rôle dans la succession du président Lula? Ses deux adversaires, Dilma Rousseff, dauphine du président sortant, et José Serra, de l’opposition de centre droit, semblent en tout cas convaincus que son soutien sera fondamental pour le second tour de la présidentielle du 31 octobre et la courtisent déjà.

L’écologiste a créé la surprise en raflant 19,3% des suffrages exprimés. C’est elle qui a empêché la victoire au premier tour de la candidate du Parti des travailleurs (PT, gauche), qui reste toutefois favorite avec 47% des suffrages exprimés. Et c’est encore à elle que José Serra (33%), candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), doit sa survie politique. Dès dimanche matin, un Lula tendu rappelait que lui-même n’a jamais été élu au premier tour.

A armes inégales

Le président a simplement sous-estimé son ex-ministre de l’Environnement. Dans un Brésil polarisé depuis quinze ans entre le PT et le PSDB, Marina Silva, icône de la protection de l’Amazonie, a réussi à s’imposer en troisième voie. Elle s’est même payé le président dans le district fédéral, siège de la capitale, Brasilia, où elle arrive en tête avec 42% des suffrages, dix points d’avance sur sa protégée! Dans le Pernambouc, l’Etat natal de Lula, ou encore à Rio, troisième collège électoral, pour ne prendre que ces exemples, elle rafle la seconde place et devance José Serra.

Avec une seule minute de temps de parole à la télévision, Marina Silva luttait pourtant à armes inégales avec ses deux adversaires. Ses électeurs ne sont pas que des bobos et des jeunes des milieux instruits, sensibles à la cause environnementale. Marina Silva est évangéliste et donc très conservatrice sur les questions de société. Avec elle, les idées libertaires du PV sont passées à la trappe. Cela a provoqué une dissidence dans le parti, mais séduit beaucoup d’électeurs. Contrairement à Dilma Rousseff, elle s’oppose par exemple à la dépénalisation de l’avortement, s’attachant ainsi une partie de la «nouvelle classe moyenne», ces Brésiliens que Lula a tirés de la pauvreté. Beaucoup d’entre eux sont évangélistes comme elle. Sa position sur l’IVG lui a également attiré la sympathie de nombreux catholiques. Enfin, Marina Silva a profité du vote protestataire, face à un scandale de trafic d’influence dans l’entourage du président.

Cette métisse à la santé fragile et à la voix fluette est la véritable héritière de Lula. Ou du moins du Lula d’«avant», pas du manœuvrier qu’il est devenu. «Marina Silva est une femme de convictions, incapable de compromissions», déclare en substance son vieil ami, l’archevêque de Porto Velho, Moacyr Grechi.

Sa trajectoire n’est pas sans rappeler celle de Lula. Née dans l’Etat amazonien d’Acre, elle a été seringueira (récolteuse de caoutchouc), puis employée de maison et n’a été alphabétisée qu’à l’âge de 16 ans. Elle en a 52, mais ne s’est jamais totalement remise des deux hépatites et d’une contamination aux métaux lourds du temps où elle vivait dans une plantation d’hévéas.

Dans les années 1980, et après avoir renoncé au couvent, elle devient militante écologiste auprès du leader des seringueiros, Chico Mendes, assassiné en 1988 par des grands propriétaires terriens. Son combat pour l’Amazonie, elle le poursuit au Sénat où, en 1994, elle a été la plus jeune femme jamais élue.

Quel report de voix?

Ministre de l’Environnement jusqu’en 2008, elle démissionne, se sentant lâchée par le président Lula. Elle met en cause les grands ouvrages d’infrastructures prévus en pleine forêt amazonienne. Une politique portée entre autres par Dilma Rousseff, alors cheffe de cabinet, avec laquelle elle a eu de sérieux accrocs. L’an dernier, elle a quitté le PT, où elle militait depuis 1985. Pour ne pas mettre directement en cause sa famille politique, elle a alors accusé «tous les partis» d’ignorer l’écologie.

Qui Marina Silva va-t-elle soutenir pour le second tour? Elle défend un débat au sein du PV, où José Serra a des partisans, mais on la dit encline à la neutralité. Pendant la campagne, elle a critiqué ses deux adversaires. Une enquête, publiée par Datafolha à la veille du scrutin, n’a pas dû réjouir le président Lula: 51% des électeurs de la candidate écologiste ont tendance à reporter leur voix sur José Serra et seuls 31% sur Dilma Rousseff.

03/10/2010

La pollution industrielle au plomb

( 100 000 euros d'amende, c'est donné ! )

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4403

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29/9/2010

Ardennes : une usine condamnée pour pollution au plomb, 5 ans plus tard

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Le 25 avril 2005, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières condamnait Métal Blanc, entreprise de valorisation de batteries automobiles usagées, à 100 000 euros d’amende pour « pollution au plomb » entre 1996 et 1999. S’étant portés partie civile, les riverains, les anciens salariés, les agriculteurs ainsi que les associations environnementales reçurent 577 000 euros en réparation du préjudice subi. Située à une vingtaine de kilomètres au Nord-Ouest de Charleville-Mézières, l’usine a effectivement contaminé au plomb, des années durant, les environs de Bourg Fidèle, affectant les salariés comme les riverains, victimes de saturnisme et de cancers selon France Nature Environnement. Lors de ce premier verdict, l’accusation de « mise en danger d’autrui » n’avait, toutefois, pas été retenue.

Contestant ce jugement, Métal Blanc lança un pourvoi en cassation qui, après une longue procédure, a finalement été rejeté le 21 septembre 2010 par la Cour de cassation. Cette dernière a, en effet, reconnu coupable l’usine de « pollution au plomb » et de « mise en danger d’autrui », et l’a condamné à verser une amende de 100 000 euros. La prise en compte du délit de « mise en danger d’autrui » constitue une étape importante puisqu’elle établit le lien entre les activités de l’entreprise et la survenue de maladies dont elle est à l’origine.

Cécile Cassier

02/10/2010

OGM : Les plantes transgéniques Bt contaminent les cours d’eau

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4551

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Les plantes transgéniques Bt contaminent les cours d’eau

par Christophe NOISETTE

Une étude, publiée dans Proceedings of the National Academy of Science [1], le 27 septembre 2010, montre que les protéines insecticides issues des maïs Bt, et plus précisément la protéine Cry1Ab, ont été retrouvées dans les cours d’eau du Midwest aux Etats-Unis.

Les chercheurs de plusieurs universités, dont l’Université de Notre Dame (Indiana) ont analysé 217 cours d’eau dans l’État de l’Indiana, six mois après la récolte. Ils ont retrouvé dans 86% d’entre eux (soit 187 sites) des feuilles, des tiges ou épis de maïs, et dans 13% d’entre eux, la protéine insecticide Cry1Ab était détectable. Par ailleurs, les chercheurs ont montré que dans 23% de ces cours d’eau, on pouvait retrouver la protéine, dissoute, directement dans l’eau. Ainsi, la conclusion est que cette protéine persiste dans la nature pendant plusieurs mois. Précisons aussi que les sites étaient situés à moins de 500 mètres des champs. Cependant, les chercheurs estiment, suite à l’analyse des données du ministère états-unien à l’Agriculture (USDA) et à une analyse sur SIG [2], que dans les trois États de la Corn Belt, à savoir l’Illinois, l’Indiana et l’Iowa, 91% des 256 446 kilomètres de cours d’eau sont situés à moins de 500 mètres de parcelles de maïs.

Cette présence n’a rien d’extraordinaire, dans la mesure où aux États-Unis, en 2009, plus de 85% des cultures de maïs étaient transgéniques. Parmi ces cultures de maïs GM, une part très importante était cultivée avec la variété Mon810 qui produit la protéine Cry1Ab. Une autre variété de maïs transgénique, le Bt11 de Syngenta, produit aussi cette même protéine insecticide.

La chercheuse Rosi-Marshall précise que cette étude s’ajoute aux indications déjà nombreuses que les sous-produits du maïs se retrouvent dans les cours d’eau et que les protéines insecticides se retrouvent, à faible concentration, dans ces mêmes cours d’eau, pouvant y persister pendant plusieurs mois. Elle avait elle-même déjà publié un article scientifique dans le journal PNAS en 2007. Cette étude et celle de Douville et al [3], publiée en 2006, avaient été mentionnées par la France pour justifier sa clause de sauvegarde sur le maïs Mon810 [4].

Rosi-Marshall appelle maintenant à des recherches plus poussées pour déterminer l’impact de cette présence sur la faune et la flore. En effet, les chercheurs n’ont pas analysé ces impacts. L’étude devra donc se poursuivre pour pouvoir obtenir des réponses précises à ces questions.



[1] « Occurrence of maize detritus and a transgenic insecticidal protein (Cry1Ab) within the stream network of an agricultural landscape », Jennifer L. Tanka, Emma J. Rosi-Marshallb, Todd V. Royerc, Matt R. Whilesd, Natalie A. Griffithsa, Therese C. Frauendorfa, et David J. Treeringb, September 27, 2010, doi : 10.1073/pnas.1006925107, http://www.pnas.org/content/early/2...

[2] Système d’information géographique

[3]  CANADA - Persistance des transgènes dans l’eau autour des cultures

[4] Les bases scientifiques de l’avis du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM sur le maïs Mon810

01/10/2010

Les eaux souterraines mondiales sont surexploitées

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/01/les-eaux-souterraines-mondiales-sont-surexploitees_1418795_3244.html

Les eaux souterraines mondiales sont surexploitées

Sollicitées par l'homme à hauteur de 734 km3 par an, les nappes phréatiques donnent des signes d'épuisement.

LEMONDE | 01.10.10 | 14h43  •  Mis à jour le 01.10.10 | 14h43

Au niveau mondial, le surpompage des eaux souterraines a plus que doublé au cours des cinquante dernières années. Dans une étude à paraître dans la revue américaine Geophysical Research Letters (GRL), des chercheurs néerlandais, en collaboration avec l'International Groundwater Resources Assessment Center (Igrac), établissent la première évaluation de l'appauvrissement des nappes phréatiques, ainsi que de l'évolution de ce phénomène. "L'ampleur des résultats est surprenante", dit l'hydrogéologue Marc Bierkens (université d'Utrecht), principal auteur de ces travaux. Elle traduit la forte influence des activités humaines - en particulier agricoles - sur le cycle de l'eau.

L'étude indique qu'en 2000, environ 734 km3 d'eau ont été prélevés dans les aquifères, à des fins de consommation mais surtout d'irrigation. En 1960, le rythme de prélèvement n'était que de 312 km3 par an. La part non durable de ce pompage (la quantité d'eau non renouvelée par les précipitations) est passée de 126 km3 à 283 km3 par an au cours de la même période. Chaque année, les nappes phréatiques mondiales s'appauvrissent donc globalement de 4 km3 de plus que l'année précédente - mais cette tendance s'accélère nettement depuis la fin des années 1990.

Marc Bierkens et ses coauteurs fondent leurs travaux sur l'analyse des statistiques nationales de prélèvement dans les réservoirs souterrains. "Ils ont ensuite utilisé un modèle hydrologique pour simuler la recharge des nappes, car il n'existe aucune mesure globale de ce phénomène", dit Anny Cazenave, chercheuse (Centre national d'études spatiales) au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (Legos).

Le recours à un modèle numérique est la principale source d'incertitude de ces travaux. Cependant, les mesures satellitaires, menées depuis 2002, des subtiles variations locales du champ de gravitation terrestre permettent d'évaluer localement la diminution des eaux souterraines. Selon Marc Bierkens, la seule différence notable avec ces observations directes est une légère surestimation par ses propres travaux de l'appauvrissement des nappes du nord du Pakistan.

Le stress subi par les aquifères est inégalement réparti : c'est au nord-est de la Chine, dans le centre et le Grand Ouest des Etats-Unis, au Moyen-Orient ou encore dans le sous-continent indien que les nappes phréatiques sont le plus sollicitées. Avec quelques "points chauds", où leur rythme d'assèchement est particulièrement rapide : certaines zones des Balkans, le delta du Nil, le nord de l'Iran, le nord-ouest de l'Inde et l'est du Pakistan, ainsi que la Californie apparaissent comme les secteurs les plus menacés par un futur ralentissement de leur production agricole. Parfois, les effets locaux de cette déplétion se font déjà sentir. C'est le cas notamment en Inde, où, "dans certaines régions, le niveau des puits chute d'un mètre par an", affirme Marc Bierkens.

En outre, la surexploitation des aquifères réserve parfois de mauvaises surprises, comme l'apparition de polluants dits "géogéniques". Le cas le plus célèbre est celui du Bangladesh, où l'augmentation des besoins en eau depuis les années 1960 a conduit à forer de plus en plus profondément, là où l'eau est chargée en arsenic d'origine naturelle. Selon une étude publiée dans la revue The Lancet, un décès sur cinq est, dans ce pays, attribuable à une contamination chronique à ce métalloïde.

Des études en cours, dans le cadre du projet européen AquaTrain, indiquent que plusieurs pays d'Europe orientale ne sont pas à l'abri de telles pollutions, généralement dues à la surexploitation des aquifères. En Roumanie et en Hongrie, "de 20 % à 30 % des prélèvements d'eau montrent depuis peu des taux d'arsenic supérieurs à la limite de potabilité", explique Romain Millot, chercheur au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), et responsable du projet AquaTrain. En Californie, un autre métalloïde, le sélénium, commence à poser problème dans les eaux utilisées pour l'irrigation des cultures.

Outre la cartographie des zones les plus sujettes à de tels périls, les travaux de M. Bierkens permettent d'évaluer la contribution du surpompage des eaux souterraines à l'élévation du niveau de la mer. Le déficit annuel de 283 km3 d'eau dans les nappes souterraines finit dans les océans, dont il élève le niveau de 0,8 millimètre par an (sur un total de 3,3 mm/an actuellement).

"Il ne faut pas prendre ce résultat de manière isolée, prévient toutefois Mme Cazenave. Il faut voir les choses en termes de bilan de la gestion des eaux douces et se souvenir que les retenues artificielles contribuent, à l'inverse, à faire baisser le niveau des océans."

Rapporter ces phénomènes à des variations minuscules du niveau marin peut sembler inepte. Il n'en est rien : affiner ces estimations permet de mieux évaluer les contributions respectives de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique, des glaciers d'altitude et de la dilatation des océans (qui voient leur volume augmenter avec leur température). Ce qui permet d'affiner les calculs d'élévation des mers d'ici à la fin du siècle.

Stéphane Foucart

29/09/2010

Conditionnement mental : impact visuel accrû

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http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/09/28/le-monde-de-l-affichage-fait-sa-mue-numerique-pour-investir-les-lieux-publics_1417031_3236.html#xtor=AL-32280308
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Le monde de l'affichage fait sa mue numérique pour investir les lieux publics

Il suffit de parcourir les couloirs du métro parisien pour s'en convaincre : le numérique est prêt à faire une percée dans l'affichage. De grands écrans vidéo sur lesquels de brefs spots publicitaires tournent en boucle, côtoient désormais les traditionnelles affiches en papier. Selon la société Métrobus qui les déploie, 300 sont déjà installés et l'objectif de 400 devrait être atteint à la fin de l'année. Ce n'est qu'un début, selon les afficheurs, qui se préparent à négocier le virage vers le numérique.

"Le numérique représente déjà 10 % à 15 % du chiffre d'affaires du métro de Londres, contre zéro il y a trois ans. De même pour l'aéroport de Londres. Sur le marché chinois, la part du numérique atteint même 15 % à 20 %", affirme Jean-Charles Decaux, codirecteur général de la société JC Decaux, pour qui la mutation est bel et bien enclenchée.

"La technologie devient accessible en termes de prix, a expliqué M. Decaux lors du 37e Grand Prix de l'affichage qui s'est déroulé du 24 au 26 septembre à Marseille. Le coût d'un écran de 70 pouces équipé a baissé d'un facteur 4 à 5 en cinq ans. Il varie, aujourd'hui entre 15 000 et 20 000 euros."

Le numérique devient un enjeu lors des appels d'offres. Ce n'est pas un hasard si Métrobus a privilégié le déploiement du plus grand réseau d'écrans français dans le métro parisien, alors que le contrat qui le lie à la RATP expire fin 2010 et qu'un appel d'offres a été lancé. Les candidats devront déposer leur offre le 8 octobre. Les américains Clear Channel et CBS sont prêts à défendre leurs chances face à Métrobus, détenue à 33 % par JC Decaux et à 67 % par Publicis. En ligne de mire : un contrat qui représente près de 10 % du marché français de l'affichage, soit près de 100 millions d'euros annuels.

Autre contrat français en jeu, où le numérique devrait également jouer un rôle prépondérant. Celui d'Aéroports de Paris (ADP), estimé à 40 millions d'euros par an. Là encore, CBS mais surtout Clear Channel vont tenter de concurrencer l'opérateur en place, JC Decaux.

Clear Channel prépare, quant à lui, une nouvelle offensive dans les centres commerciaux. "Nous avons un plan de déploiement de panneaux digitaux qui seront des relais d'expression des marques dans les centres commerciaux. Il devrait débuter en 2011 et se dérouler sur trois ans", affirme Philippe Baudillon, directeur général de Clear Channel France.

Mais les afficheurs veulent aussi installer les écrans vidéo dans la rue. Un obstacle majeur à leurs ambitions vient d'être levé. "Il fallait attendre une stabilisation du cadre juridique. C'est désormais chose faite avec l'adoption de la loi Grenelle II. Elle a tranché en disant qu'il fallait laisser le progrès technique se faire", précise Stéphane Dottelonde, président de l'Union de la publicité extérieure (UPE). Les afficheurs n'attendent plus que la publication des décrets pour se lancer.

Pour cette profession, l'enjeu de la numérisation est de valoriser ce média aux yeux des annonceurs. Face au développement accéléré de la communication des marques sur Internet, mais aussi face à la déferlante attendue de la publicité sur le téléphone mobile ciblée et géolocalisée, l'affichage ne veut pas rester sur le bas-côté de l'autoroute technologique.

Sans attendre le déploiement des écrans vidéo, JC Decaux dévoilera, début octobre, une initiative dont l'objectif est de faire le lien entre les affiches traditionnelles et les smartphones. Baptisée "U Snap", elle va proposer aux passants de photographier une image et d'accéder ainsi sur leur mobile à des services d'information urbaine ou à des offres promotionnelles de marque.

Avec la numérisation, les afficheurs veulent proposer à leur tour une publicité ciblée. Au risque de susciter la polémique. Métrobus avait installé à l'origine dans ses écrans des capteurs capables de mesurer le nombre de personnes qui les regardent et un système d'envoi automatique de messages sur les mobiles des passants. Un dispositif dénoncé par des associations antipublicitaires et désormais inactif, selon Métrobus.

Laurence Girard

25/09/2010

Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/25/le-bio-tente-de-plus-en-plus-d-agriculteurs-francais_1415851_3244.html

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Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français

LEMONDE | 25.09.10 | 14h27  •  Mis à jour le 25.09.10 | 14h28

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l'agriculture intensive, a converti 30 % de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent "aspiré" par ce mode de production.

Il est loin d'être le seul. Après des années de stagnation, l'agriculture bio est en pleine explosion. Les conversions ont augmenté de 23,4 % en 2009, et, en 2010, la progression s'accentue encore. La barre des 20 000 producteurs devrait être franchie.

Une foule de motivations ont poussé M. Gobard à sauter le pas. D'abord, "l'attente de la société". "En agriculture productive, on est arrivé à un paroxysme en termes d'impact sur l'environnement, explique-t-il. Il faut faire marche arrière." Sensible dès ses débuts à la thématique de la protection de l'eau, très dégradée dans sa région du fait de l'utilisation massive d'engrais et de pesticides, le jeune homme a été "séduit" par l'objectif de 20 % des surfaces agricoles en bio en 2020, fixé par le Grenelle de l'environnement d'octobre 2007. Ce fut le déclic.

L'agriculteur est aujourd'hui intarissable sur les avantages de ce mode de production. Il se dit "plus serein" de ne pas utiliser de produits chimiques, pour sa propre santé et celle de sa famille ; désigne, ravi, les insectes et les oiseaux qui peuplent ses haies et ses champs. "Je redécouvre l'agronomie, poursuit-il. La base, ce sont les rotations longues, sur sept ou huit ans, contre deux ou trois ans en conventionnel." Pour lui, l'agriculture bio n'est pas un retour en arrière. Il en veut pour preuve le matériel perfectionné qu'il utilise, comme cette bineuse équipée d'une caméra numérique. Du côté des revenus enfin, le calcul a été "vite fait". "On a 25 à 40 % de baisse de rendement, mais la production est payée deux fois plus cher, et, sans engrais ni pesticides, les charges baissent, explique le jeune homme. Et on a un sentiment de liberté extraordinaire."

M. Gobard sent que les choses bougent autour de lui. Peu à peu, l'image des producteurs bio, autrefois moqués, change. "Les voisins sont de plus en plus nombreux à venir voir comment ça se passe sur mes terres, constate-t-il. Ils voient que c'est faisable -techniquement et rentable. C'est comme cela que ça avance."

Mais cela avance si bien que le budget a du mal à suivre. La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) a évalué les besoins de financements pour 2010 à 96 millions d'euros (sur cinq ans, soit la durée de l'aide à la conversion) dans 18 régions. Or 81 millions d'euros seulement sont budgétés pour l'instant pour toute la France (financés pour moitié par des fonds européens).

Le ministère de l'agriculture, qui a piloté le plan de développement de l'agriculture bio, se veut rassurant. "Nous faisons tout pour qu'aucun dossier ne soit rejeté pour insuffisance de moyens, y assure-t-on. On négocie, on redéploie. L'agriculture biologique est une priorité." Le non-respect des engagements risquerait de "briser la dynamique actuelle, en adressant un signal contradictoire aux producteurs", prévient Julien Adda, délégué général de la FNAB.

Est-on en train d'assister à l'émergence d'une "bulle" bio ? Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, pense que non. "C'est un secteur très prometteur, la demande de produits bio est un phénomène durable, dit-il. La France est aujourd'hui le -deuxième pays consommateur en Europe, derrière l'Allemagne." Mais seulement le quatrième producteur. Le rattrapage qui est en train de s'opérer ne suffit pas : environ 38 % des produits (en valeur) sont importés. Et pour atteindre les objectifs du Grenelle, le rythme de conversion "doit encore s'intensifier", affirme Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique.

M. Adda reste toutefois prudent. "L'engagement de l'Etat, accompagné par celui des collectivités locales, et la crise du modèle conventionnel font que la bio gagne du terrain, explique-t-il. Mais on n'est pas à l'abri d'un retournement de tendance dû à des évolutions de prix sur le marché conventionnel."

Reste aussi à gérer, pour la filière, le passage d'un marché de niche (2 % du marché alimentaire aujourd'hui) à une certaine massification, "sans y perdre notre âme", dit M. Adda. Et sans voir fondre les prix rémunérateurs aujourd'hui payés aux producteurs. "On se méfie, souligne M. Adda. Il n'est pas question de passer au bio pour se retrouver dans la même misère que l'agriculture convention-nelle."

Or un panier bio vendu sous la marque d'un distributeur est 57 % plus cher qu'un panier non bio de la même enseigne, et 22 % plus cher qu'un panier rempli de produits de marque, selon une enquête de l'UFC-Que choisir ? parue en février - même si la différence est très variable selon le produit considéré. La baisse des prix fait partie des objectifs des distributeurs. "Nous voulons donner un large accès au bio, dit M. Bédier. Un différentiel de prix de 15 % paraît acceptable." Le secteur ne devrait donc pas échapper à la bataille des marges qui sévit pour les produits conventionnels.

Pour M. Adda, il doit donc absolument maintenir sa spécificité, qui est d'écouler une forte part de la production en vente directe, ou dans des magasins spécialisés.

Gaëlle Dupont

20/09/2010

OGM : le Gers dépose un recours contre Bruxelles

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/20/ogm-le-gers-depose-un-recours-contre-bruxelles_1413512_3244.html

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OGM : le Gers dépose un recours contre Bruxelles

20.09.10 | 14h13  •  Mis à jour le 20.09.10 | 14h14

Le conseil général du Gers s'apprête à déposer, d'ici au 30 septembre, un recours contre la Commission européenne auprès de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), à Luxembourg. La procédure vise les décisions prises par la Commission, le 28 juillet, d'autoriser l'importation pour la consommation de cinq variétés de maïs transgénique et de renouveler l'autorisation d'une sixième. Philippe Martin, président (PS) du conseil général, a annoncé cette procédure, originale de la part d'une collectivité locale, lors de la conférence "Europe sans OGM 2010", qui s'est tenue dans les locaux du Parlement européen, à Bruxelles, le 16 septembre.

"Ce qui me choque dans cette décision (de la Commission), c'est que les Etats sont spectateurs et le Parlement exclu, et que la Commission ne se fonde que sur une expertise, a déclaré le député du Gers. On ne peut pas prendre une telle décision, au coeur de l'été, dans de telles conditions. Notre recours est un combat pour la démocratie et pour la gouvernance européenne."

Le président du conseil général du Gers a été enhardi par une décision du Conseil d'Etat, en date du 30 décembre 2009, qui a reconnu la validité d'une délibération de son assemblée, par laquelle celle-ci s'était opposée, le 11 juin 2004, à la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur son territoire. La juridiction administrative française a reconnu que, compte tenu de l'importance de l'activité agricole dans le département, la question des OGM était bien d'intérêt départemental.

Selon Dominique Rousseau, professeur de droit public à l'université Paris-I, qui a développé l'argumentation qui sera présentée devant la Cour européenne, la plainte est bien recevable : "Le département est directement concerné parce qu'il a une activité agricole spécifique, notamment biologique, menacée par les OGM." Par ailleurs, les décisions du 28 juillet ne seraient pas régulières, du fait qu'elles ne se fondent que sur une évaluation scientifique : "La CJUE rappelle régulièrement que la Commission doit exercer ses compétences sans être liée par l'expertise", dit le juriste. Enfin, le recours du département du Gers conteste la régularité du règlement n° 1829-2003 sur lequel se fondent les décisions.

M. Martin espère que d'autres collectivités locales européennes emboîteront le pas à son département. Le ministre de l'agriculture de la région belge de Wallonie, Benoît Lutgen, a indiqué que sa région pourrait se joindre à la procédure. Celle-ci n'est pas isolée : en mai, la Hongrie a attaqué la décision de la Commission, au mois de mars, d'autoriser la pomme de terre transgénique Amflora, développée par la firme BASF. Début septembre, l'Autriche a notifié à la CJUE qu'elle se joignait à la plainte hongroise, et le Luxembourg a fait de même le 15 septembre. Un épisode de contamination d'une culture de cet OGM par une autre pomme de terre transgénique, non autorisée celle-là, révélé en Suède le 4 septembre, a sans doute encouragé cette démarche.

"Nous attaquons la décision de la Commission pour trois raisons, explique Katalin Rodics, qui représentait le ministère hongrois du développement rural à la conférence de Bruxelles. Elle ne respecte pas le principe de précaution, une évaluation correcte de l'OGM n'a pas été menée, et il n'y a pas eu d'investigation sur ses effets à long terme."

Le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, en charge du dossier des OGM, n'a pas réagi à ces différentes procédures. Lors de la conférence, il a insisté sur la nécessité de "fournir un choix aux consommateurs entre les produits OGM et les non-OGM". Il a plaidé pour la proposition faite par la Commission, en juillet, de laisser les Etats européens décider eux-mêmes de l'autorisation de cultiver les plantes transgéniques sur leur territoire, tandis que les autorisations d'importation reviendraient à la Commission. "Il faut un débat concret, pas rhétorique, a-t-il dit. C'est seulement comme cela qu'on aura une solution acceptable pour tout le monde."

En réponse, le député européen José Bové (Europe Ecologie) a rejeté la proposition de s'en remettre aux Etats : celle-ci entraînerait forcément, selon lui, une contamination des cultures non transgéniques par les cultures voisines OGM. De plus, selon M. Bové, ce système provoquerait une distorsion de concurrence entre les agriculteurs "biologiques" des pays libres d'OGM et ceux des pays où les OGM seraient cultivés. Selon M. Bové, il n'est pas possible de changer la réglementation européenne tant que la demande du conseil des ministres de l'environnement, exprimée en décembre 2008, de refondre les procédures d'évaluation de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) n'a pas été satisfaite. M. Dalli a indiqué que cette refonte était engagée et a invité les députés européens à participer à cette démarche.

Par ailleurs, le commissaire européen a rencontré le ministre de l'agriculture français, Bruno Le Maire, qui lui a signifié l'opposition de son gouvernement à la proposition de la Commission.

Les tentatives de la Commission européenne de débloquer le processus d'autorisation des OGM semblent avoir eu pour effet de ranimer l'opposition aux OGM. Une pétition a été lancée par Greenpeace et le réseau Internet Avaaz.org dans le but de réunir un million de signatures en faveur d'un moratoire sur les OGM en Europe, ce qui obligerait la Commission, selon un article du traité de Lisbonne, à lancer une initiative législative sur le sujet. Les associations affirment avoir déjà réuni 869 000 signatures.

La pêche au thon rouge, un gouffre financier pour l'Europe

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/la-peche-au-thon-rouge-un-gouffre-financier-pour-l-europe-18-09-2010-1238097_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100919

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La pêche au thon rouge, un gouffre financier pour l'Europe

Le contrôle et la surveillance de la pêche au thon rouge ont coûté entre 8 et 10 millions d'euros aux pays de l'Union européenne pour la seule campagne 2010. C'est énorme. Aucune autre pêche, à tonnage comparable, n'engage une telle dépense. C'est en réponse à une question de Greenpeace que la Commission européenne a révélé cette effarante addition.

La somme a servi à affréter les navires de surveillance, dont le Jean Charcot, et le personnel chargé de contrôler les thoniers-senneurs. Un première petite division très simple à effectuer aboutit à une dépense de 300.000 euros par bateau senneur ! Une deuxième, tout aussi simple, chiffre la surveillance de chaque tonne de thon rouge pêché à quelque 1.000 euros ! Et encore, font remarquer les ONG, dans ce total, les subventions octroyées aux propriétaires de thoniers pour construire leurs navires, ou pour les indemniser de rester à quai (comme cela a été le cas des senneurs italiens), n'ont pas été incluses. "Bien sûr que le contrôle est essentiel, mais devant un montant aussi élevé pour si peu de captures, les États doivent s'interroger sur la nécessité d'autoriser la poursuite d'une telle pêche", commente Julie Cator, éditeur du site www.cfp-reformwatch.eu.

Les scientifiques dans le brouillard

Justement, le montant des quotas 2011 sera arrêté, en novembre prochain, lors de la prochaine réunion de la Cicta (La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), à Paris. La session promet d'être houleuse. D'autant que les scientifiques chargés de fournir aux politiques une estimation des stocks et leurs recommandations en matière de quotas sont dans un brouillard épais. Réunis actuellement à Madrid par la Cicta dans le cadre de la session d'évaluation 2010 des stocks de thon rouge, ils sont encalaminés, incapables d'arrêter un avis.

Selon des informations ayant filtré malgré les consignes de silence absolu, le diagnostic sur la reconstitution des stocks de thons n'est absolument pas encourageant malgré les faibles quotas accordés les années précédentes. Même si certains modèles prétendent à une très légère augmentation de la population, on reste loin des chiffres espérés. Par ailleurs, quelle fiabilité accorder à ces modèles ? Bref, un vif débat s'est engagé pour savoir s'il faut continuer à accorder des quotas (même en baisse) ou carrément les suspendre, durant les deux prochaines années. Les scientifiques hésitent car certains sont soumis à de fortes pressions de la part de leurs gouvernements pour éviter un quota nul. L'Europe et le Japon seraient parmi les plus favorables à la poursuite de la pêche.

Mais pourquoi persister dans la pêche industrielle au thon rouge, alors qu'elle met en péril une superbe espèce, qu'elle n'assure pas un besoin alimentaire capital, qu'elle provoque une hémorragie financière à l'Europe, qu'elle ne procure du travail qu'à une poignée de marins-pêcheurs, et qu'elle n'enrichit que quelques industriels de la pêche ? Les explications ne sont pas encore au programme.

07/09/2010

Pesticide RÉGENT : pourvoi en cassation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/06/pesticide-regent-non-lieu-confirme-pour-bayer-et-basf_1407607_3244.html

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Pesticide Régent : non-lieu confirmé pour Bayer et BASF

 

La cour d'appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 au bénéfice de Bayer et BASF dans l'affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles, annonce, lundi 6 septembre, la Confédération paysanne.

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a "confirmé l'ordonnance de non-lieu, (...) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies" par les plaignants, l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) et la Confédération paysanne, a déclaré à l'AFP un responsable de cette dernière. De son côté, interrogé par téléphone, l'avocat de Bayer France a indiqué que "Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure".

La Confédération paysanne a annoncé qu'elle se pourvoirait en cassation contre la décision de la cour d'appel.

Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d'un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d'instruction de Saint-Gaudens, quatre ans après leur mise en examen. "Pour les juges, il suffit que les industriels contestent, sans preuve ni fondement établi, les études réalisées par les laboratoires publics montrant la dangerosité du Régent TS pour les abeilles pour que celles-ci soient invalidées", a déploré lundi la Confédération dans un communiqué.

Selon la Confédération paysanne et l'UNAF, en 2002 et 2003, 90 % de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l'usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

26/08/2010

Des herbicides à l’origine de malformations congénitales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4351

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Des herbicides à l’origine de malformations congénitales

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25/8/2010

Suite à l’observation de nombreux cas de malformations de nouveau-nés, notamment de malformations neurales et craniofaciales, au sein de régions où sont massivement utilisés des herbicides à base d’une substance active appelée glyphosate (1), des scientifiques argentins ont tenté d’établir une corrélation entre les deux phénomènes.


A cette fin, ils ont analysé les effets d’une dilution à 1/5000 d’herbicide à base de glyphosate sur des larves de grenouille Xenopus laevis. Publiés dans la revue scientifique Chemical Research in Toxicology, les résultats ont révélé des embryons « hautement anormaux », présentant « des altérations marquées du développement céphalique et de la crête neurale ». Afin de vérifier si de tels effets s’observaient sur d’autres vertébrés que des amphibiens, la même manipulation a été réalisée avec des embryons de poulet, débouchant sur des conclusions similaires.


A la lumière de ces découvertes, portant sur des concentrations faibles d’herbicides à base de glyphosate, les chercheurs s’inquiètent face aux cas de malformations cliniquement constatés chez des enfants vivant dans des régions où la population est exposée à ce type d’herbicides, utilisés sur des cultures d’OGM tolérants au glyphosate.

S’appuyant sur les résultats de cette nouvelle étude, le MDRGF (2) réclame l’application du principe de précaution et « le retrait de l’homologation de ces herbicides à base de glyphosate du marché français et européen, dans une logique de prévention des malformations congénitales dans les populations exposées ».

Cécile Cassier

1- Le décrié Round Up appartient à cette catégorie.
2- Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures

15/08/2010

La justice américaine interdit la betterave à sucre transgénique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/08/15/la-justice-americaine-interdit-la-betterave-a-sucre-transgenique_1399159_3222.html

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La justice américaine interdit la betterave à sucre transgénique

LE MONDE.FR

Ce pourrait être un coup dur pour la culture de betteraves à sucre transgéniques aux Etats-Unis. Un juge fédéral américain a suspendu, vendredi 13 août, la culture de ces betteraves OGM jusqu'à ce que le ministère de l'agriculture (USDA) effectue une évaluation plus complète de leur impact sur l'environnement.

Cette décision prise par le juge Jeffrey White du tribunal fédéral de San Francisco (Californie, ouest)  interdit les nouvelles cultures de betterave génétiquement modifiées qui représentent plus de 90 % de la production américaine. Il a décidé que les cultures de betteraves génétiquement modifiées déjà plantées pourraient être récoltées et ce contrairement à ce que demandaient les plaignants.

PROTÉGER AGRICULTEURS ET CONSOMMATEURS

Le juge répondait à une action collective en justice engagée par notamment le Center for Food Safety, un groupe de défense des consommateurs et le Sierra Club, première organisation américaine de protection de la nature, tous opposés aux cultures génétiquement modifiées. Le directeur du Centre s'est félicité de cette décision estimant qu'il s'agit "d'une victoire majeure pour les agriculteurs, les consommateurs et la loi". "L'USDA a une fois encore agi de manière illégale et a vu son approbation de cultures OGM annulée. L'agence va maintenant apprendre que leur fonction est de protéger les agriculteurs, les consommateurs et l'environnement et non les grandes firmes comme Monsanto", poursuit-il.

Un porte parole de l'USDA cité par le New York Times, a indiqué que le ministère "examinait la décision du juge fédéral sur la betterave "pour déterminer comment y répondre".

PAS ASSEZ DE SEMENCES CONVENTIONNELLES

Les experts estiment que l'évaluation réclamée prendra plus de deux ans, ce qui pourrait entraîner une forte baisse de la production alors que les producteurs préviennent qu'ils ne disposent pas de suffisamment de semences conventionnelles. (*)

Les betteraves comptent pour environ la moitié de la production de sucre aux Etats-Unis, le reste provenant de la canne à sucre. Selon les statistiques de l'USDA, la récolte américaine de betteraves à sucre a engrangé 1,33 milliard de dollars de revenus pour la saison 2007-2008.

Une décision le 21 juin de la Cour Suprême, saisie à la suite d'une interdiction similaire concernant les cultures de luzerne génétiquement modifiée aux Etats-Unis, peut laisser prévoir une annulation tout au moins partielle de cette injonction contre les betteraves. Dans le cas des graines de luzerne génétiquement modifiées par le groupe chimique américain Monsanto pour résister aux herbicides, la Cour Suprême a en effet estimé que le ministère de l'agriculture pouvait octroyer une autorisation partielle de culture, revenant ainsi sur une interdiction d'un juge suite à une procédure engagée par les agriculteurs "bio" qui craignaient la contamination de leurs cultures.

 

(*) : !!!

03/08/2010

La France autorise discrètement la vente de semences d'un maïs OGM

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En lisant ce décret, on constate qu'il y a 38 (trente-huit) variétés de maïs autorisées à la commercialisation : 36 plus tolérantes à la pyrale que la forme initiale, 2 plus tolérantes au glufosinate-ammonium (voir : Glufosinate - Wikipédia )

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/03/la-france-autorise-discretement-la-vente-de-semences-de-mais-ogm_1395372_3244.html

LEMONDE.FR avec AFP | 03.08.10 | 18h22  •  Mis à jour le 03.08.10 | 18h53

En dépit de la suspension des cultures génétiquement modifiées en France depuis 2008, le ministère de l'agriculture a inscrit courant juillet un maïs OGM au catalogue officiel des semences, ont révélé lundi 2 août Greenpeace et la Confédération paysanne. Ce décret (*), daté du 20 juillet, est paru dans l'édition du Journal officiel datée du 25 juillet.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'agriculture a expliqué que cette autorisation ne concernait "que la commercialisation du maïs T25 et non sa mise en culture". "Ce n'est qu'une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture. En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France", a insisté un porte-parole.

La France a déclenché en janvier 2008 auprès de Bruxelles la "clause de sauvegarde" qui permet à tout Etat membre de l'Union européenne de suspendre la culture d'un organisme génétiquement modifié. Selon le ministère, qui dément toute volonté d'agir au creux de l'été, c'est "le Conseil d'Etat, saisi en 2004 par les entreprises commercialisantes, qui a imposé en octobre 2009 cette réinscription du maïs T25, arguant que le ministère n'avait pas motivé son refus" précédemment.

Pour Arnaud Apoteker, l'expert OGM de Greenpeace, "c'est une démonstration de force du lobby agro-industriel : les entreprises françaises vont ainsi pouvoir vendre ailleurs une semence dont on considère, avec la clause de sauvegarde, qu'elle est trop dangereuse pour être cultivée en France".

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(*)

Arrêté du 20 juillet 2010 modifiant le Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (semences de maïs et sorgho)

NOR: AGRG1016697A


Le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche,
Vu la directive 2001/18/CE modifiée du Parlement européen et du Conseil du 12 mars 2001 relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement et abrogeant la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 97/98/CE de la Commission européenne du 23 janvier 1997 concernant la mise en marché de maïs génétiquement modifié (Zea mays L.) ayant subi la modification combinée lui assurant les propriétés insecticides conférées par le gène Bt-endoxine et une meilleure tolérance à l'herbicide glufosinate-ammonium, en application de la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 98/293/CE de la Commission européenne du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifié (Zea mays L. T25), conformément à la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu la décision 98/294/CE de la Commission européenne du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifiés (Zea mays L. lignée MON 810), conformément à la directive 90/220/CEE du Conseil ;
Vu le code de l'environnement, notamment les articles L. 531-1 à L. 537-1 ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment les articles D. 661-1 à D. 661-11 ;
Vu le décret n° 81-605 du 18 mai 1981 modifié pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes, en ce qui concerne le commerce des semences et plants ;
Vu l'arrêté du 4 février 1997 portant autorisation de mise sur le marché de maïs (Zea mays L.) génétiquement modifiés protégés contre la pyrale et présentant une tolérance accrue aux herbicides de la famille glufosinate-ammonium ;
Vu l'arrêté du 3 août 1998 portant consentement écrit au titre de l'article 13, paragraphe 4, de la directive 90/220/CEE du 23 avril 1990, de la décision 98/294/CE du 22 avril 1998 concernant la mise sur le marché de maïs génétiquement modifiés (Zea mays L. MON 810) ;
Vu l'arrêté du 7 février 2008 suspendant la mise en culture des variétés de semences de maïs génétiquement modifié (Zea mays L. lignée MON 810) ;
Vu l'arrêté du 4 mars 2010 portant modification du Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (semences de maïs et sorgho) ;
Sur proposition du comité technique permanent de la sélection des plantes cultivées (section maïs et sorgho), 
Arrête :

 

Article 1


Sont inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France dont les semences peuvent être commercialisées en France (liste A), pour une durée de dix ans, les variétés désignées ci-après :


ESPÈCE

DÉNOMINATION

OBTENTEUR(S)

RESPONSABLE(S) DU MAINTIEN
de la variété en sélection conservatrice

Maïs : variétés ayant satisfait aux épreuves grain.

Anjou 285 BT (1)

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).


Bacila (2)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


DKC3946YG (3)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4557YG (4)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4687YG (5)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4740YG (6)

Monsanto Company (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC4779YG (7)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5051YG (8)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5320 (9)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5671YG (10)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5740YG (11)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC5784YG (12)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


DKC6125YG (13)

Dekalb Genetics Corporation (US).

Monsanto SAS (FR).


ES Paolis YG (14)

Monsanto Technology LLC (US).

Monsanto SAS (FR).


Estrada (15)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


Hexxer YG (16)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Kameos (17)

KWS Saat AG.

KWS Saat AG.


Kotoxx (18)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Koxxma (19)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Lazixx (20)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


LG2447BT (21)

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).

Limagrain Genetics grandes cultures SA (FR).


Limas 264 (22)

Orsem Hybrides (FR).

Maïsadour Semences (FR).


Limas 415 (23)

Maïsadour Société coopérative agricole (FR).

Maïsadour Semences (FR).


MAS 45YG (24)

Maïsadour Semences (FR).

Maïsadour Semences (FR).


MAS 50YG (25)

Maïsadour Semences (FR).

Maïsadour Semences (FR).


Monumental YG (26)

Asgrow France SA (FR).

Monsanto SAS (FR).


PR 35P13 (27)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 36B09 (28)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 36G13 (29)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 38A25 (30)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 38B43 (31)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


PR 39V17 (32)

Pioneer Hi-Bred International Inc. (US).

Pioneer Génétique SARL (FR).


Remixx (33)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Rixxer YG (34)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Texxan (35)

Dekalb Genetics Corporation (US).

R 2n (FR).


Tixxus YG (36)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Tyrrex YG (37)

R 2n (FR).

R 2n (FR).


Vaxxem (38)

Dekalb Genetics Corporation (US).

R 2n (FR).

(1) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Anjou 285, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(2) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Clarica, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(3) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK315, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(4) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK434, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(5) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC4626, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(6) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Conca, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(7) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC4778, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(8) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5050, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(9) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK532, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(10) Forme nouvelle génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE plus tolérante à la pyrale.
(11) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5735, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(12) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DKC5783, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(13) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK573, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(14) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété ES Paolis, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(15) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Aprilia, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(16) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Hexxer, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(17) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Havane, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(18) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Wexxil, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(19) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Maxxis, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(20) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Laxxot, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(21) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété LG2447, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(22) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/293/CE de la variété Django, plus tolérante au glufosinate-ammonium que la forme initiale.
(23) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/293/CE de la variété Capitol, plus tolérante au glufosinate-ammonium que la forme initiale.
(24) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Bukari, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(25) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Panama, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(26) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Monumental, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(27) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 35P12, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(28) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 36B08, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(29) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 36G12, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(30) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété PR 38A24, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(31) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Sandrina, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(32) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Récital, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(33) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Saxxoo, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(34) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Rixxer, plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(35) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété DK604 plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(36) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Tixxus plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(37) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Tyrexx plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.
(38) Forme génétiquement modifiée décrite dans la décision 98/294/CE de la variété Voxxan plus tolérante à la pyrale que la forme initiale.

 

Article 2


La directrice générale de l'alimentation est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 20 juillet 2010.


Bruno Le Maire

31/07/2010

Eau, Agriculture et Chimie

communiqué par Eau Secours 34 :
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Eure-et-Loir : assiégés par les pesticides
par Marc Laimé, 6 février 2010

Ils croyaient s’être achetés un coin de paradis dans la Beauce. Ils ont découvert que leur vie et la santé de leurs enfants ne pesaient rien face aux dérives du lobby agro-industriel qui a transformé l’Eure-et-Loir en cauchemar environnemental sans équivalent en France. La moitié des captages d’eau du département sont impropres à la consommation. Si rien ne change l’Eure-et-Loir connaîtra une crise sanitaire sans précédent.
En juillet 2004 Bertrand Pouchin et sa femme font l’acquisition d’une maison dans un minuscule village de l’Eure-et-Loir, aux confins du Perche, afin d’offrir à leurs deux enfants, aujourd’hui âgés de 4 et 5 ans, « de l’air et le contact avec la nature ».
Ils pensent avoir gagné « un petit coin de paradis ». En mars 2005, alors qu’ils fêtent l’anniversaire de l’un de leurs enfants dans le jardin, où se trouvent une vingtaine de personnes, surgit l’énorme tracteur automoteur de l’un de leurs voisins agriculteur, qui commence à épandre un nuage de pesticides à l’odeur nauséabonde sur le champ qui entoure leur maison. Le tracteur roule à un mètre de la haie, et la rampe d’épandage déborde carrément au-dessus de la petite haie du jardin.
Bertrand demande à l’agriculteur de cesser. Sans succès, celui-ci l’envoie paître. Excédé le père de famille « caillasse » le tracteur, qui finit par s’en aller. Il s’attend à ce que l’agriculteur porte plainte. Rien.
La semaine suivante, alors qu’il se promène sur la petite route qui conduit à sa maison en tenant son enfant par la main, nouvel incident avec un agriculteur qui épand massivement des pesticides à partir de la route. Altercation. Le tracteur le bouscule. La plainte qu’il dépose à la gendarmerie sera classée sans suite.
Il fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m’envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m’a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu’ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l’infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C’est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe-t-il. "De mars à octobre, on vit un enfer, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."
Dès lors la famille est ostracisée. On les évite, on ne leur parle plus. Les enfants ne sont plus invités aux anniversaires de leurs camarades d’école.
En 2006 Bertrand découvre par hasard en pleine nature un stock de bidons ayant contenu des pesticides. Il saisit le maire de la commune concernée, proche de son village. Le maire, femme de céréalier, rétorque qu’il s’agit d’une propriété privée et que ça ne le regarde pas. Les bidons seront évacués trois mois plus tard.
Inquiet mais déterminé, Bertrand fait l’acquisition d’un Code de l’environnement et commence à étudier la question des pesticides. Il découvre que les épandages sont interdits dès que le vent dépasse les 19 kilomètres à l’heure, et que l’usage des produits phytosanitaires est, en théorie, très réglementé.
Mais il se rendra compte peu à peu, qu’en cas de pulvérisation illicite, et en admettant qu’un particulier mandate par exemple un huissier pour constater les faits, compte tenu de l’inertie des pouvoirs publics, la pulvérisation continue, et le mal est donc fait. Certains céréaliers connaissent parfaitement les ambiguïtés de la réglementation, et profitent largement de l’absence de sanctions pour épandre.
Le maire de son village reste obstinément sourd à toutes ses requêtes.
A l’automne 2008 il découvre un nouveau stock de bidons ayant contenu des pesticides, encore plus important, dans une ruine à proximité d’un puits de captage d’eau potable.
Recevant peu après la visite d’un agent des services d’assainissement qui vient procéder à un diagnostic de leur installation d’épuration, à qui il expose le problème, il s’entend répondre « qu’ils ne sont pas concernés et ne peuvent rien faire. »
En octobre 2008, Damien, son garçon de 3 ans, qui est né sur place, tombe malade. Alors que l’enfant est bon vivant, bon mangeur, il a constamment froid, est toujours fatigué, ne veut plus manger. Il perd 3 kilos en quelques semaines, est constamment surexcité, ses yeux sont marqués. Une consultation médicale débouchera sur un diagnostic d’hyperthyroïdie. Un an après Damien n’a toujours pas retrouvé les kilos qu’il a perdus.
En novembre 2008 la presse locale se fait l’écho de la découverte du stock de bidons ayant contenu des pesticides abandonnés dans la nature. L’Echo républicain, puis la République et l’Action républicaine relatent l’affaire, qui prendra un tour judiciaire, puisque lors d’un reportage réalisé par une chaîne de télévision, la police de l’eau et les gendarmes interpellent l’agriculteur qui a abandonné les bidons en pleine nature. Celui-ci ne fera l’objet d’aucune poursuite.
Au début de l’année 2009, Bertrand, qui est désormais en contact avec le WWF-France, puis le MDRGF, participe à plusieurs réunions publiques dans le département, notamment à l’occasion de la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». Il débat à plusieurs reprises avec des représentants de la FNSEA présents à ces réunions publiques, qui le connaissent alors que lui ne les connaît pas.
Il recevra sur son téléphone portable, outre des menaces de mort anonymes, un appel d’un haut gradé de la gendarmerie départementale, qui lui conseillera peu ou prou de « se calmer »…
Le département de l’Eure-et-Loir est en situation de crise. La moitié de ses captages d’eau ont été abandonnés ces dernières années car ils contenaient un taux de pesticides ne permettant plus de produire de l’eau potable.
La préfecture d’Eure-et-Loir a rappelé le 7 juillet 2009 que faute d’interconnexion des réseaux d’eau potable pour résoudre les problèmes de pollution aux nitrates et pesticides, certains plans locaux d’urbanisme (PLU) pourraient être gelés. En l’absence d’échéancier précis de travaux, la préfecture refusera d’autoriser des constructions en ne validant pas certains PLU. Une position que nombre de maires qualifient de « chantage »…
La presse locale multiplie les articles alarmistes. Les autorités se veulent rassurantes.
Bertrand reçoit cette confidence d’un agriculteur : « On nous demande de ne pas mettre de combinaison quand on épand avec le tracteur pour ne pas effrayer les Parisiens ».
D’autres agriculteurs, rencontrés au fil de débats publics, l’interpellent aussi : « Monsieur Pouchin, aidez-nous à changer… »
C’est dans ce contexte que Bertrand a activement participé à la création d’Eau secours 28, et multiplie les contacts dans tout le département, qui enregistre une véritable fuite en avant dans l’interconnexion des réseaux, dans l’espoir, toujours démenti, de retrouver ce faisant des taux de nitrates et de pesticides « acceptables » dans l’eau distribuée. Un aveuglement qui l’indigne :
« L’interconnexion , c’est le geste désespéré des élus soucieux de préserver leur pouvoir.
« Et le le pire est encore à venir, car pour réaliser une interconnexion, il faut fermer les puits les plus pollués et se servir de celui qui, très curieusement reste "potable" au milieu des autres. Ensuite, les zones de cultures situées à proximité des puits fermés vont devenir des véritables poubelles chimiques.
« Un peu de technique : lorsque l’on pompe de l’eau en quantité dans une nappe, on provoque une dépression en sous sol et, par gravitation, l’eau située aux alentours remplira la zone en dépression. De plus les nappes se déplacent dans le temps.
« L’interconnexion ne peut donc être qu’une mesure transitoire, la phase suivante doit être l’arrêt immédiat de tout traitement dans les zones de captage.
« Ce que je déplore, au même titre que pour les algues vertes, c’est que personne n’ose s’opposer aux méthodes ultra polluantes de l’agro-chimie.
« Les céréaliers font très peur, mais ils sont de moins en moins nombreux et surtout leur image de marque c’est très fortement dégradée, tout comme l’environnement.
« Les conséquences de cet aveuglement sont claires. Dans le département la SAUR a par exemple gagné l’appel d’offres pour les travaux d’interconnexion des réseaux d’eau potable de la Communauté de communes des Trois Rivères. Or c’est la même SAUR qui a vendu de l’eau "non-conforme " à Châteaudun, sans avertir la population ! L’avenir est donc tout tracé pour eux comme pour Veolia et la Lyonnaise, car il y a beaucoup d’argent à se faire.
« Les céréaliers sont devenus des industriels. Pourquoi ne pas leur imposer les normes ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), comme à la plupart des installations où l’on utilise des produits toxiques ?
« Quand verrons-nous un élu qui osera dire "stop", plus de ça chez nous ! Et qui mettra en place un concept de village HQE (Haute qualité environnementale), sur les cantines les écoles, l’eau, les entreprises, les transports...
« L’Eure-et-Loir est le plus mauvais élève de France et d’Europe en gestion des ces ressources en eau. J’espère que nous aurons encore le temps d’inverser la tendance… »
Au début du mois de juin 2009, alors que sa femme est seule à la maison avec ses deux enfants, l’un de leurs voisins, avec qui ils ont convenu qu’il les préviendrait avant d’épandre des pesticides, rompt le pacte et commence à épandre tout autour du jardin. La femme de Bertrand prend des photos. Altercation. Elle enferme les enfants à l’intérieur de la maison, avant de la quitter, contrainte de passer toute la journée avec eux à Chartres.
Le 26 septembre 2009, le préfet d’Eure-et-Loir, M. Jean-Jacques Brot, dressait un tableau accablant de la dégradation des ressources en eau du département devant le congrès des maires d’Eure-et-Loir à Chateaudun.

29/07/2010

Le défaut majeur de l'énergie nucléaire : les déchets

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/29/des-dechets-radioactifs-en-mal-de-stockage_1393477_3234.html

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Des déchets radioactifs en mal de stockage

29.07.10 | 13h50  •  Mis à jour le 29.07.10 | 13h51

"Il est désormais indispensable que l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) définisse de façon urgente la planification opérationnelle fine de la préparation de l'échéance de 2015 concernant le centre de stockage profond." Telle est la recommandation du rapport Roussely au sujet de l'aval du cycle du nucléaire. C'est-à-dire de ses déchets, talon d'Achille de la filière atomique française.

Les résidus visés sont les produits hautement radioactifs, ou moyennement radioactifs mais à vie longue (des centaines de millions d'années pour certains), issus du retraitement des combustibles brûlés dans les centrales. Si leur volume est relativement faible (44 000 m3 fin 2007, 56 000 m3 en 2030), ils concentrent 99,9 % de la radioactivité totale des déchets nucléaires français (1,15 million de m3 fin 2007, le double en 2030). Ces substances sont pour l'instant entreposées à la Hague (Manche) et à Marcoule (Gard), dans des conditions qui laissent parfois à désirer. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ainsi enjoint à Areva de reconditionner 25 000 m3 de déchets d'une ancienne usine de retraitement.

Enfouissement

La loi du 28 juin 2006, sur laquelle "le rapport n'imagine pas qu'il y ait lieu de revenir", prévoit d'enfouir ces déchets à 500 mètres de profondeur, sous une couche d'argile, près de la commune de Bure (Meuse). Un débat public doit être organisé en 2013, suivi d'une enquête et d'une demande d'autorisation en 2015, pour une mise en service en 2025.

C'est ce calendrier dont le rapport demande qu'il soit tenu "dans les délais fixés par la loi", alors que, sur place, l'opposition de riverains et d'écologistes à une "poubelle nucléaire" reste vive. Le rapport préconise en outre que l'Andra "associe d'urgence EDF, Areva et le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à la définition optimisée du centre de stockage profond et à sa réalisation".

D'autres déchets, moins dangereux, sont également en souffrance : ceux de faible activité à vie longue (82 000 m3 fin 2007, 151 000 m3 en 2030). Pour les stocker, l'Andra avait retenu deux villages de l'Aube, mais ils se sont désistés en raison de la fronde locale.

Reste une question de fond : la filière électronucléaire considère aujourd'hui comme des matières "valorisables" l'uranium et le plutonium extraits du retraitement des combustibles usés, dont ils représentent 96 %. Or, un récent rapport montre que le taux de recyclage des combustibles est en réalité inférieur à 20 %. D'autres pays ont choisi de ne pas retraiter leurs combustibles usés et de les gérer comme des déchets. C'est le cas de la Suède, dont les études sur le confinement géologique sont aujourd'hui les plus avancées.

15/07/2010

2, 5 millions de dollars d'amende pour Monsanto

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4309

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14/07/2010

Aux USA, l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) a condamner Monsanto à une amende de 2,5 millions de dollars pour infraction à la législation texane sur les pesticides, durant les années 2002 à 2007. A cette période, deux variétés de coton génétiquement modifiées (Bollgard et Bollgard II), produites par Monsanto pour résister à certains insectes prédateurs, étaient en effet interdites de culture dans dix comtés du Texas (1) et faisaient l'objet d'une obligation d'information, dans d'autres régions quant aux capacités de ces OGM à produire leur propre insecticide. D'après l'agence, Monsanto aurait violé cette réglementation plus de 1 700 fois durant ces cinq années.

Steve Owens, un des administrateurs adjoints de l'EPA, rappelle que "Les entreprises qui produisent et distribuent des produits pesticides doivent suivre les recommandations fédérales", avant de préciser que cette décision a été prise pour prévenir tout risque de développement de résistance d'insectes à ces substances.

Cette amende, la plus importante prononcée aux Etats-Unis contre les pesticides, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les OGM. En effet, elle assujettit clairement les plantes OGM, générant des substances insecticides, à des pesticides, les obligeant ainsi à se conformer à la législation concernant ces derniers.
Gageons que cet exemple américain n'échappera pas aux organisations européennes qui luttent contre les pesticides et que celles-ci demanderont également à l'Europe de considérer ces OGM comme des pesticides.

Pascal Farcy

1- Carson, Dallam, Hansford, Hartley, Hutchison, Lipscomb, Moore, Ochiltree, Roberts et Sherman.

12/07/2010

La destruction des espèces protégées en France : un exemple

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/0101646244-l-orchidee-qui-a-fait-caler-ikea

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10/07/2010 à 00h00

L’orchidée qui a fait caler Ikea

Récit

Le géant du meuble a été condamné pour avoir mis en danger des espèces protégées, à cause de sa plateforme logistique, près de Marseille. Un cas qui révèle le rôle des cabinets en biodiversité.

Par LAURE NOUALHAT

C’est l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, version naturaliste. Début juin, le géant du meuble scandinave Ikea s’est fait condamner à cause d’une délicate orchidée sauvage. Son crime ? «Destruction d’espèces végétales protégées», «destruction du milieu d’une espèce végétale protégée», et «destruction du milieu particulier d’une espèce animale non domestique». Trois motifs qui valent trois fois 10 000 euros d’amende à la société. Laquelle a fait appel.

L’histoire démarre en 2007, alors qu’Ikea cherche à construire une plateforme logistique pour desservir ses magasins du sud de la France et de l’Europe. Le bâtiment promet d’être à la hauteur du territoire à couvrir : 36 mètres de hauteur pour une emprise au sol de 270 000 m2. Le Port autonome de Marseille, friand de développement, octroie à Ikea le droit de s’installer au lieu-dit La Feuillane, qui lui appartient. Au printemps, ces terres en friche, qui servent au pacage des taureaux camarguais, se couvrent d’orchidées sauvages, transformant l’entrée de la zone portuaire de Fos-sur-mer en havre bucolique.

hiver. Or, l’orchidée est une espèce protégée dans la région. Et pour élever cette construction, il faut des autorisations. En France, tout aménagement est théoriquement encadré par la loi relative à la protection de la nature de juillet 1976. Celle-ci impose une étude d’impact, à la charge du maître d’ouvrage. En 2007, Ikea s’adresse donc à Eco-Med, «cabinet d’expertise conseil en environnement naturel», pour inventorier les espèces végétales et animales potentiellement enquiquinées. Le cabinet connaît le coin, puisqu'il est spécialisé sur les écosystèmes de la région. Mais Ikéa ne lui accorde ni le temps, ni les moyens de réaliser une étude d'impact complète, il faudra se contenter d'un prédiagnostic. Réalisé à l'automne et en hiver, celui-ci ne permet pas d'y dénicher des orchidées. Qu’importe, le rapport semble satisfaire tout le monde : les services de l’Etat, ainsi que le Conseil national de protection de la nature (CNPN) qui donne son feu vert aux travaux de défrichement dès 2007.

C’était compter sans l’association Nature Citoyenneté Crau Camargue (Nacicca) qui réalise son inventaire et découvre 8 espèces végétales, 21 espèces d’oiseaux, toutes protégées, voire menacées pour certaines, ainsi que des reptiles et des amphibiens. «A priori, tout le volet étude d’impact a été bâclé», déplore Cyril Girard, de l’association Nacicca qui demande alors le déplacement du projet. Avec ces informations, le CNPN demande à Ikea de réviser sa copie. «Dès l’interpellation de Nacicca, nous avons modifié nos réseaux et nos infrastructures, les zones d’entrée et de sortie du bâtiment», indique le responsable de la communication et du développement durable d’Ikea, Pierre Deyries. La plateforme est tout de même érigée à La Feuillane. Le CNPN donne son aval, autorisant implicitement la destruction des espèces.

Ikea engage 700 000 euros de mesures compensatoires (au total, avec les modifications du chantier préconisées par les associations, l’entreprise aura payé 1,5 million), protège 6 hectares de zone boisée autour du site, offre 300 hectares au Conservatoire du littoral et soutient des projets de recherche de l’université d’Aix-en-Provence. Lors de la procédure, Ikea a oublié de demander la dérogation préfectorale l’autorisant à détruire les espèces. C’est là que Nacicca et France Nature Environnement coincent le géant du meuble, conduisant à la condamnation début juin. Dans le petit monde de la sauvegarde de la nature, la décision du tribunal a été saluée comme une victoire. Elle révèle le laxisme qui entoure les questions de biodiversité où les dérogations sont de mise. Chaque année, la France paie des dizaines de millions d’amende à Bruxelles à cause de ses manquements en matière de protection de la nature. Chez Ikea, on retient la leçon : «Si on nous demande 10, il faut être capable de faire 100», résume Pierre Deyries.

Au-delà du cas Ikea, les entreprises intègrent rarement la biodiversité dans leur stratégie. «Disons que cela devient un sujet d’attention, mais de là à dire qu’elles sont prêtes à modifier le cœur de leur métier, non», prévient Joël Houdet de Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. «A leur décharge, il faut dire qu’aucun cadre favorable ne les incite à prendre en compte la biodiversité. Aujourd’hui, sa protection est perçue comme un surcoût.» Il existe pourtant une tripotée de textes… peu ou mal appliqués. «Comme les automobilistes, les entreprises ont peur du gendarme, mais elles ont constaté qu’en matière de biodiversité, le gendarme n’est pas si méchant», analyse, un brin désabusé, Cyril Girard.

«Caution». Les cabinets d’expertise sont donc de plus en plus sollicités par les entreprises, ce qui crée des débouchés pour les jeunes botanistes et ornithologues. En deux ans, le chiffre d’affaires d’Eco-Med, par exemple, a plus que doublé. Mais pour les ONG, ces cabinets ne sont pas toujours bien vus. «Leurs clients sont des entreprises qui n’ont pas toujours intérêt à préserver la nature. Ils leur servent de caution, et ne font pas toujours bien leur boulot», accuse un naturaliste qui travaille dans le public. «C’est vrai qu’il faut pouvoir dire non à des collectivités, des maires ou des entrepreneurs qui rêvent d’aménager tout et n’importe quoi», reconnaît Joël Houdet. En somme, être doté d’une éthique.

05/07/2010

Les partenaires de BP jugent qu'ils ne sont pas responsables de la marée noire

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/05/les-partenaires-de-bp-jugent-qu-ils-ne-sont-pas-responsables-de-la-maree-noire_1383442_3234.html
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Les partenaires de BP jugent qu'ils ne sont pas responsables de la marée noire
LE MONDE | 05.07.10 | 14h46  •  Mis à jour le 05.07.10 | 14h47
Londres Correspondant


n raison du coût des opérations en mer, de l'incroyable complexité des forages à grande profondeur et de la nature de roches-réservoirs, plus compactés et plus cimentés, l'exploitation offshore est une aventure plurielle. La plate-forme Deepwater Horizon, à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, était un gigantesque Meccano où s'enchevêtraient de multiples compagnies. Et pour l'instant, les associés de BP s'en sont plutôt bien sortis.

BP, qui a déjà dépensé 2,49 milliards d'euros pour la marée noire, était l'actionnaire principal de Deepwater Horizon (65 %) aux côtés de la compagnie pétrolière américaine Anadarko (25 %) et du conglomérat japonais Mitsui (10 %). Société américaine basée en Suisse, Transocean était propriétaire, opérateur et responsable de la sécurité de la structure métallique. Le groupe américain de services Halliburton avait cimenté les appareils de sondages, la petite société texane Cameron International avait fourni les obturateurs anti-éruptions destinés à protéger les équipements contre l'énorme pression à grandes profondeurs.

Le cours en Bourse de ces entités a d'abord souffert de l'inquiétude des marchés face aux poursuites éventuelles de BP contre ses partenaires. En effet, dans la semaine ayant suivi la destruction de la plate-forme, le 20 avril, le groupe britannique avait affirmé que Transocean serait obligée de prendre en charge l'essentiel de la facture, avant de faire marche arrière.

Les milieux financiers se sont rangés aux arguments des partenaires de BP. Pour Transocean, "la production de gaz et de pétrole commence et finit avec l'opérateur ultime, BP". Anadarko et Mitsui ont eu beau jeu de souligner que leur rôle se limitait à l'apport de fonds. Pour sa part, Halliburton a souligné qu'il avait suivi à la lettre le cahier des charges fixé par BP. Enfin, plus que centenaire, Cameron a mis en avant sa longue expérience et son bilan irréprochable en matière de sécurité.

Casting d'enfer

Le recul de ces groupes à la corbeille n'est pas dû à leurs rapports avec BP, mais à la défiance envers l'ensemble du secteur pétrolier (baisse attendue des commandes, hausse du coût des mesures de sécurité et de protection de l'environnement à venir...). Pour le reste, si BP a été contraint de renoncer au versement d'un dividende, Transocean a choyé ses actionnaires en leur distribuant 1 milliard de dollars ! A l'inverse de BP, entité britannique mais de facto américaine, ses associés ont bénéficié du réseau d'influence politique au casting d'enfer bâti par les pétroliers américain. L'administration Obama a concentré ses attaques sur BP, épargnant les autres entreprises.

Pour les deux partenaires du britannique, l'essentiel est de se dégager de toute responsabilité. Ils ont certes participé à l'élaboration du budget, du design du puit et de l'échéancier, et ils ont été informés des progrès de l'exploration. En vertu de l'accord d'association, Anadarko et Mitsui sont responsables à hauteur de leur participation, sauf à démontrer l'acte de négligence de la part du chef de file. Pour n'avoir rien à payer, ces dernières ont délibérément chargé BP. Par ailleurs, les obligations contractuelles des autres sous-traitants, juridiquement bien définies, diffèrent selon les projets et la culture d'entreprise du client.

En attendant le colmatage de la fuite, les concurrents de BP profitent de ses déboires. Ainsi, dans le grand projet d'exploration de la mer de Chine méridionale, la société britannique a dû accepter de laisser à son associé Chevron la direction des opérations.

 

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 06.07.10

21/06/2010

La chasse à la baleine

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/19/le-japon-trublion-des-negociations-sur-la-chasse-a-la-baleine_1375517_3244.html
Le Japon, trublion des négociations sur la chasse à la baleine
LE MONDE | 19.06.10 | 14h05  •  Mis à jour le 19.06.10 | 19h37
Tokyo Correspondance


e Japon aborde en position particulièrement délicate la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) qui s'ouvre lundi 21 juin à Agadir au Maroc. La faute à une année 2010 catastrophique. Profitant des dérogations au moratoire de 1986 interdisant la chasse à la baleine, le pays poursuit ses prises menées à des fins dites "scientifiques". Mais cette activité commence à diviser son opinion et surtout, le brouille avec plusieurs pays.

La contestation diplomatique est montée du Pacifique, que les baleiniers nippons écument pour leurs campagnes annuelles très controversées. Mercredi 16 juin, Palau, petit Etat insulaire du Pacifique qui, depuis son adhésion à la CBI en 2002, soutenait le Japon dans ses initiatives pour retrouver le droit de chasser la baleine à des fins commerciales, a décidé de ne plus le faire. Une décision prise trois jours après la publication d'un article par l'hebdomadaire Sunday Times, selon lequel plusieurs petits pays auraient obtenu d'importantes aides du Japon en échange de leur soutien à sa cause à la CBI. Les dirigeants de ces pays auraient même eu droit, selon le journal, à des parties fines offertes par Tokyo.

Plus grave, le Japon doit faire face au durcissement de la position de plusieurs de ses importants partenaires commerciaux, à commencer par l'Australie. Las des campagnes de chasse, Camberra a déposé plainte le 31 mai auprès de la Cour internationale de justice de La Haye. "Nous voulons que les baleines ne soient plus tuées au nom de la science dans l'océan Austral", a assené Peter Garrett, ministre australien de l'environnement.

L'Australie met en doute l'aspect scientifique de la chasse japonaise, qui ne présenterait en réalité "aucun intérêt avéré en matière de gestion et de préservation des populations de baleines". Une position partagée par la Nouvelle-Zélande, qui pourrait également engager une action en justice.

Face à ces attaques, le Japon, qui a démenti les allégations du Sunday Times, a qualifié la décision australienne d'"extrêmement regrettable". "Nous ne pouvons l'accepter, a déclaré Yutaka Aoki, du ministère des affaires étrangères, et nous répondrons avec fermeté à cette plainte." Le 16 juin, Masayuki Komatsu, ancien responsable de l'Agence japonaise des pêches, a rappelé, au micro de la chaîne américaine ABC, que le Japon agissait conformément aux réglementations. Invoquant les observations réalisées par les baleiniers japonais sur les populations de cétacés, qui seraient importantes, M. Komatsu a déclaré que "le moratoire de 1986 n'avait plus aucune validité". Pour lui, l'action intentée auprès de la Cour internationale de justice permettra de clarifier cette affaire.

La volonté de Tokyo de minimiser les tensions naissantes risque de ne pas véritablement porter ses fruits. Au Japon même, l'opinion qui, jusque-là - le plus souvent par manque d'information -, voyait dans les critiques contre la chasse à la baleine de simples attaques contre l'Archipel et ses traditions, commence à changer d'avis. "La perception de la population évolue, estime Sara Holden, coordinatrice pour Greenpeace, d'autant plus que le gouvernement a décidé de faire des économies budgétaires, et que ces campagnes coûtent aux contribuables 800 millions de yens (7,1 millions d'euros) par an, sans rien rapporter."

Un argument à ajouter aux excès observés. Depuis la reprise de la "chasse scientifique" en 1988, les Japonais ont pêché près de 10 000 baleines. Mais peu de travaux de recherche ont été publiés. Quant aux ventes de viande de baleine, elles restent faibles, malgré des campagnes pour relancer la consommation. Les Japonais en consomment environ 50 grammes par personne et par an, contre 4,3 kg avant le moratoire de 1986. En 2009, malgré la baisse des prix de la viande, les stocks ont atteint 4 800 tonnes. La prise de 506 baleines pendant la campagne 2010 devrait les augmenter.

Le procès de deux activistes de Greenpeace, accusés de vol alors qu'ils avaient mis en évidence l'existence "d'un véritable marché noir de viande de baleine", ajoute au trouble que suscite cette pratique. De même que l'arrestation de Peter Bethune, militant néo-zélandais de l'organisation de lutte contre la chasse à la baleine Sea Shepherd. Accusé notamment d'être monté sans autorisation à bord d'un baleinier nippon, il risque quinze ans de prison.

C'est dans ce contexte que la délégation japonaise arrive à la CBI. Sur place, elle discutera de la proposition d'avril 2010, rédigée pour calmer les tensions entre les nations membres. Elle prévoit le maintien du moratoire sur la pêche commerciale, sauf pour les pays chasseurs, le Japon, l'Islande et la Norvège, dont les quotas de prises seraient fixés par la commission.

Un compromis paraît difficile, mais il semble que le Japon n'en a cure. D'ailleurs, la délégation envoyée à la CBI ne compte pas de très hauts responsables. Sûr de son bon droit, et au risque de pénaliser sa diplomatie, Tokyo prépare une nouvelle campagne pour la fin de l'année.

 

Philippe Mesmer
Article paru dans l'édition du 20.06.10

14:38 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

09/06/2010

Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1370050,0.html
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Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

Des traces d'un maïs transgénique non autorisé à la culture en Europe ont été détectées dans sept régions d'Allemagne. Ces contaminations représenteraient 0,1 % des semis, soit une centaine de plants par hectare, selon Greenpeace. La filiale allemande de la firme américaine Pioneer Hi-Bred, qui commercialise les semences conventionnelles polluées par son maïs transgénique NK603, estime que le taux de contamination est bien plus faible, de l'ordre de 0,03 %.

Le semencier avance le chiffre de moins de 2 000 hectares concernés, quand l'association écologiste fait état de 3 000 hectares. Selon Greenpeace, le ministère de l'agriculture de Basse-Saxe, où est basé Pioneer, en était informé depuis mars, mais n'en aurait averti son homologue de l'environnement qu'un mois plus tard. Ce n'est que début juin, selon la radio Deutsche Welle, et après une décision de justice, que Pioneer a livré la liste des revendeurs des semences contaminées.

Article paru dans l'édition du 10.06.10

Gestion de l'eau: l'impact du réchauffement climatique "sous-estimé", selon le Conseil d'Etat

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lu sur :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/
ALeqM5jQYFzh2BOPCly7Ott9O5fHwEoPQw
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Gestion de l'eau: l'impact du réchauffement climatique "sous-estimé", selon le Conseil d'Etat

PARIS — L'Etat français doit repenser sa gestion de l'eau, en intégrant mieux les problématiques environnementales et notamment l'impact du changement climatique qui est "sous-estimé", estime le Conseil d'Etat qui a présenté vendredi un rapport à ce sujet.

"L'impact du réchauffement climatique est sous-estimé, alors que ses effets se font déjà sentir sur la disponibilité et la qualité de l'eau et sur l'ampleur des risques", assure la plus haute juridiction administrative dans les "considérations générales" sur son rapport public 2010 intitulé "l'eau et le droit".

"Il devient urgent d'agir", ajoute le Conseil d'Etat.

Plus globalement, l'institution met l'accent sur la nécessité d'adapter la gestion de l'eau aux nouvelles problématiques environnementales.

En France, "jusqu'à la fin du 20e siècle, la question principale était de raccorder tout le monde à l'eau", a expliqué Frédéric Tiberghien, rapporteur général de la section du rapport et des études, lors de la présentation du rapport à Paris.

Récemment "nous avons vu surgir de nouvelles préoccupations: la pollution, l'épuisement des nappes phréatiques, le gaspillage de l'eau et l'impact du réchauffement climatique qui va accroître les risques de sécheresse et inondations...", a-t-il ajouté, tout en précisant que, pour l'heure, "la France bénéficie d'une situation satisfaisante".

Parmi ses propositions, le Conseil d'Etat invite à ouvrir un débat sur l'utilisation des eaux pluviales et des eaux usées, et "améliorer le rendement des techniques d'irrigation pour économiser l'eau en agriculture", une "questions sous-estimée" selon M. Tiberghien.

Concernant la pollution des eaux liées à l'activité agricole, le Conseil d'Etat recommande de "renforcer le régime d'assurance récolte" pour compenser les baisses de revenus des agriculteurs en cas d'aléas climatiques et ainsi, les dissuader de "surdoser" les pesticides pour se protéger contre ce risque.

Il propose encore de "spécialiser les cours d'eau entre réservoirs de biodiversité et ceux réservés au transport et à l'hydroélectricité".