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30/11/2010

Les banques inquiètes de l'annonce d'une action visant à retirer son argent

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Vous n'avez pas besoin de retirer tout votre argent. 1/10 (ou moins) de ce que vous avez en liquide suffira. Mais il faut que ce soit en liquide.

SANS RETIRER VOTRE ARGENT DE LA BANQUE, VOUS POUVEZ TRÈS FACILEMENT METTRE LE SYSTÈME NÉOLIBÉRAL ACTUEL EN DIFFICULTÉ.

Comment ?

Simplement en revenant à ce qui se faisait autrefois : payer tout en liquide, en monnaie sonnante et trébuchante.

Car si vous retirez de votre banque tous les mois en liquide ce dont vous avez besoin pour vos dépenses courantes, tous l'argent que vous aurez chez vous ne pourra pas être utilisé par la banque pour spéculer.

Sachez que pour la banque, le coefficient multiplicateur est de 50 actuellement : si vous retirez 1000€ en liquide, la banque a 50 000€ de moins pour spéculer (voir la note La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur le bloglibredemonquartier)

Vous pensez que votre banque ne spécule pas ?

Lisez donc les articles suivants :

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lu sur :
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Les banques inquiètes de l'annonce d'une action visant à retirer son argent

(24/11/2010)

Les banques belges sont inquiètes après l'appel lancé par la réalisatrice belge Géraldine Feuillien, 41 ans, invitant les personnes à retirer tout leur argent des banques le 7 décembre. "Cet appel peut de nouveau poser des problèmes aux banques", affirme mercredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard la fédération du secteur financier, Febelfin. En France, l'ancienne star du football Eric Cantona a appelé chacun à vider son compte bancaire.

La Bruxelloise Géraldine Feuillien a repris l'idée d'Eric Cantona pour "piller" les banques. Avec quelques amis, elle a développé le site www.bankrun2010.com. Elle veut réunir autant de personnes que possible afin qu'elles aillent retirer tout l'argent de leur banque le 7 décembre. Géraldine Feuillien pense que près de 15.000 personnes vont participer à cette action en Belgique et en France.
Les banques en Belgique sont totalement opposées à cette initiative.

"Cette action peut déstabiliser notre système financier qui est fragile", a réagi Michel Vermaerke, administrateur délégué de Febelfin, la fédération du secteur financier. "Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux", a insisté Michel Vermaerke qui espère que les auteurs de cette initiative ne vont pas passer à l'action.

© La Dernière Heure 2010

06/10/2010

Kerviel : communiqué d'ATTAC France

KERVIEL : LE BOUC ÉMISSAIRE

Jérôme Kerviel a été condamné à 3 ans fermes et 5 milliards d’euros d’indemnités ; la Société Générale, non seulement lavée de toute faute, mais présentée en victime. Le scandale est énorme. Jamais aucune multinationale, aucun PDG, aussi criminels soient-ils, n’ont été condamnés aussi lourdement que le lampiste Kerviel.

Catastrophe de Bhopal (20 000 morts) : 400 millions de dollars d’indemnités à la charge d’Union Carbide. Marée noire de l’Erika : Total a payé 92 millions d’euros d’indemnités. Catastrophe d’AZF Toulouse (31 morts) : 2 milliards d’indemnités, sans même une condamnation. Seul le fonds d’indemnisation des travailleurs forcés du nazisme a atteint les 5 milliards d’euros, dont la moitié seulement à la charge des groupes industriels et bancaires allemands.

Plus récemment, les banques internationales ont provoqué une crise financière qui a coûté des milliers de milliards de dollars et d’euros aux contribuables (les plans de sauvetage) et aux populations (le coût de la récession), provoquant une flambée du chômage et de l’austérité en Europe et aux Etats-Unis. Banquiers, PDG de fonds spéculatifs, « régulateurs » comme MM. Greenspan, Trichet et autres : aucun des responsables de cette dernière catastrophe n’a été inquiété. Tous continuent à bénéficier de leurs bonus, stock-options, parachutes dorés, et – pour ceux qui ont cessé leur activités coupables – de leurs retraites-chapeaux. Pratiquement rien n’a été fait - malgré les fanfaronnades du G20 - pour empêcher que cela recommence.

La Société Générale ne pouvait pas ignorer les pratiques de ses traders, Kerviel compris. Elle est la banque française la plus engagée dans les activités spéculatives à hauts risques, elle exige des rendements hallucinants à ses opérateurs : l’affaire Kerviel n’a pas éclaté par hasard à la Société Générale. Profitant des très faibles taux d’intérêt pratiqués par la Banque centrale européenne, la banque a réalisé 2,2 milliards d’euros de profits au seul premier semestre 2010. Notamment en achetant des obligations émises par les États grec, portugais et espagnol, qui doivent payer des taux d’intérêt exorbitants du fait de la spéculation. Jusqu’à quand cela va-t-il durer ?

Quelle que soit la responsabilité de Jérôme Kerviel, celle de son employeur et du système financier en général est infiniment plus lourde. Ce jugement illustre jusqu’à la caricature la complaisance des institutions – tribunaux, gouvernements et Parlements – vis-à-vis des dérives désastreuses de la finance. Attac va redoubler d’efforts pour mobiliser les citoyens contre cette impunité scandaleuse. La finance doit être mise au service de la société : il faut socialiser le système bancaire et construire les alternatives aux banques prédatrices.

Attac France
Paris, le 6 octobre 2010

http://www.france.attac.org/spip.php?article11718

03/12/2009

FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005

un commentaire intéressant fait sur la note du

17.07.2009

"corruption passive" , "complicité et recel d'abus de biens sociaux"

du blog de l'association "Une place pour Tous ! " :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2009/07/17/corruption-passive-complicite-et-recel-d-abus-de-biens-soci.html

 

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La barre était à droite (toute) pour cette affaire-là (dont personne n'a entendu parler):

Il a été établi de source judicaire que FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005, trompant ainsi la confiance des marchés -et des actionnaires (en plus de violer les obligations de ces marchés régulés que sont la banque et l'assurance).

Par une saisie officielle chez la banque FINAMA, GROUPAMA a été pris sur le fait à pirater des logiciels pour une valeur de $200 millions.

La BEFTI (une brigade d'élite spécialisée dans la fraude informatique), chargée de l'enquête, a d'abord menacé la victime de la fraude afin de lui faire retirer sa plainte.

Le Procureur de la République ayant classé le dossier "sans suite", la victime a demandé copie du dossier d'enquête. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la Police avait procédé à l'échange du constat d'huissier officiel par un constat d'huissier fourni par la partie mise en cause, efectué un mois après la saisie -et dans un établissement différent du lieu de l'infraction. Ce second constat d'huissier, sans valeur officielle, établissait bien évidemment l'innocence de GROUPAMA.

En vertu du "SECRET BANCAIRE", GROUPAMA y demandait explicitement à la Police de limiter ses investigations à un établissement qui n'était pas celui de l'infraction officiellement constatée.

Après avoir formé un recours devant le Procureur Général de Paris, celui-ci expliquait qu'il n'y avait "pas d'infraction constatée" et que, donc, le classement sans suite était maintenu.

Outre la corruption des services de la Police, le fait que le Procureur Général ait couvert la falsification du dossier d'enquête en dit long sur le désir sincère du gouvernement de mettre un terme aux "dysfonctionnements" (malheureusement récurrents) de la justice en France.

Tous les détails ont été rendus publics (la réponse négative du Procureur Général, le dossier d'enquête de la BEFTI, ainsi que le constat d'huissier non-officiel de GROUPAMA):

http://remoteanything.com/archives/groupama.pdf

10:23 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, finance

09/11/2008

Aux Etats-Unis, la colère enfle contre les banquiers "égoïstes" et "cupides"

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/05/aux-etats-unis-la-colere-enfle-contre-les-banquiers-egoistes-et-cupides_1115168_1101386.html

Aux Etats-Unis, la colère enfle contre les banquiers "égoïstes" et "cupides"
LE MONDE | 05.11.08 | 13h41 • Mis à jour le 05.11.08 | 13h41

Wall Street n'a plus la cote. Sur YouTube, le "rap des banquiers cupides" (greedy bankers rap) fait un tabac et sur CNN. com, le journaliste Anderson Cooper a dressé la liste des " 10 most wanted", les dix responsables de la crise financière les plus recherchés.
Le Wall Street Journal a publié, le 3 novembre, un article scandalisé expliquant que les 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) d'aides fédérales du plan Paulson allaient aider les banques à distribuer 40 milliards de dollars d'arriérés de salaire, de bonus et primes de retraite aux grands patrons de la finance au titre de l'exercice 2007. Après avoir reçu 10 milliards d'aide fédérale, Goldman Sachs va ainsi redistribuer 11,8 milliards à ses dirigeants.
L'idée que les responsables du désastre financier continuent de s'enrichir alors que chômage et récession menacent, alimente la colère populaire qui trouve un fort écho dans le contexte électoral américain. "La concentration des patrimoines est devenue aux Etats-Unis un sujet brûlant", explique Camille Landais, chercheur à Berkeley. "La promesse de M. Obama d'augmenter les prélèvements sur les plus hauts revenus pour financer les aides aux bas revenus est au coeur de la présidentielle", ajoute-t-il. Même le républicain John McCain a répété à longueur d'interviews que "la cupidité de certains à Wall Street méritait d'être punie".
Deux images de milliardaires s'affrontent aujourd'hui aux Etats-Unis. La "mauvaise" est celle de la finance égoïste et cupide de Wall Street. La "bonne" est symbolisée par Warren Buffett, le "sage" d'Omaha (Nebraska), dont la fortune colossale, supérieure à 60 milliards de dollars, a été construite sur la durée, à coups d'investissements judicieux dans des entreprises purement américaines (Coca-Cola, ConocoPhilips, Johnson & Johnson...). Celui-ci, qui expliquait, le 16 octobre, au New York Times qu'il recherchait aujourd'hui les pépites sous cotées de Wall Street, incarne la vitalité du capitalisme traditionnel.
La récession accroît le clivage entre les deux types de fortune. Les financiers jouissent toujours de leurs stock-options, tandis que les fortunes industrielles se réduisent. Aux Etats-Unis, mais aussi ailleurs dans le monde. Lakshmi Mittal, quatrième fortune mondiale au classement Forbes 2007 - il contrôle 43,04 % du groupe sidérurgique Mittal - a vu la valeur de son groupe divisée par deux. Selon Bloomberg, les 25 premiers milliardaires russes ont vu leur fortune se réduire de 62 % entre le 19 mai et le 6 octobre. En Chine, les milliardaires ont perdu 57 % de leur fortune, selon Forbes, en raison de la dépression des cours, de la dévalorisation de l'immobilier et de la chute des monnaies. En Europe, le plus riche des chefs de gouvernement, l'Italien Silvio Berlusconi (9,4 milliards d'euros au classement Forbes 2008) a vu quant à lui sa fortune se dévaluer de 38 % cette année.

VERS UN RÉAJUSTEMENT FISCAL

Idem en France. Les traditionnelles grandes fortunes étalonnées par Challenges - Bernard Arnault, PDG de LVMH et deuxième fortune de France (18,3 milliards d'euros), la famille Bettencourt (30 % du capital de l'Oréal), François Pinault (40 % de Pinault Printemps Redoute, 10 milliards d'euros environ) ont vu la valeur de leur patrimoine s'éroder de 20 % à 30 % en cette fin d'année 2008.
Les milliardaires pourraient payer deux fois : après avoir acquitté leur dîme au krach, ils courent un sérieux risque de prélèvement fiscal. Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, rappelle qu'après la crise de 1929, "en réaction contre les élites qui s'étaient enrichies en conduisant le pays à la crise, le taux de l'impôt fédéral sur le revenu applicable aux revenus les plus élevés était passé de 25 % à 63 % en 1932, avant d'atteindre 79 % en 1936". Cette hausse des impôts initiée aux Etats-Unis avait ensuite gagné l'Europe. Aux Etats Unis, pendant un "demi-siècle, le taux supérieur de l'impôt sur le revenu n'est jamais descendu en dessous de 70 %", explique M. Piketty.
Un retour de balancier fiscal aux Etats-Unis provoquerait une demande identique au sein de l'opinion publique européenne.
Le retour de l'impôt sur les hauts revenus consacrerait le retour de l'Etat dans l'arène économique.

Yves Mamou
Article paru dans l'édition du 06.11.08

17:52 Publié dans Finance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance