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22/02/2010

Anthrax : ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/22/la-justice-americaine-clot-l-enquete-sur-les-lettres-a-l-anthrax-de-2001_1309605_3222.html

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La justice américaine clôt l'enquête sur les lettres à l'anthrax de 2001
LE MONDE | 22.02.10 | 14h01  •  Mis à jour le 22.02.10 | 14h01
New York Correspondant


videmment, les théories conspirationnistes vont réapparaître. Vendredi soir, 19 février, la justice américaine a annoncé la clôture de l'enquête ouverte en septembre 2001 après l'envoi de lettres renfermant de l'anthrax (une substance contenant le bacille du charbon) à des particuliers - politiciens et journalistes de télévision inclus - ainsi que des institutions américaines. Ces envois avaient commencé une semaine après les attentats menés aux Etats-Unis par Al-Qaida. Dans une période d'extrême tension, ils avaient renforcé l'idée que le pays était aussi l'objet d'une attaque terroriste à l'arme bactériologique.

Ces lettres contaminées ont causé la mort de 5 personnes, 17 autres avaient été hospitalisées. Les enquêteurs du FBI avaient abandonné toute piste liée à Al-Qaida au bout de deux ans pour porter leurs soupçons sur des spécialistes américains du sujet. Après avoir suspecté un premier chercheur, ils avaient lourdement soupçonné... l'un de leurs experts, Bruce Ivins, chercheur sur les vaccins anti-anthrax au laboratoire militaire de bio-défense de Fort Detrick, dans le Maryland.

Celui-ci mettra fin à ses jours en juillet 2008, à l'âge de 62 ans. Selon le rapport de la justice américaine, M. Ivins a bien été l'auteur des attaques à l'anthrax et il a agi seul. Le dossier, classé, clôt la plus vaste enquête jamais menée aux Etats-Unis dans une affaire de terrorisme présumé. Et menace d'ouvrir des polémiques propres à générer des fantasmes et... d'éventuelles questions légitimes.

Sa veuve et ses deux enfants ont toujours clamé son innocence. Il serait passé avec succès au détecteur de mensonges - succès que les enquêteurs auraient annulé en l'attribuant à sa prise régulière de psychotropes. Plusieurs de ses supérieurs du centre de recherches militaires ont affiché leur conviction que l'homme était incapable de tels actes ; d'autres ont pensé qu'il ne disposait pas au laboratoire de l'anthrax nécessaire à l'envoi des enveloppes piégées.

"Bruce le Dingue"

Alimentant le scepticisme, le représentant démocrate du New Jersey, Rush Holt, a regretté la clôture du dossier. "Le principal suspect étant décédé, (le FBI) n'a plus besoin de le déférer au tribunal et s'en satisfait", a-t-il déclaré. Selon lui, "les preuves présentées n'auraient pas tenu devant une juridiction".

Mais le FBI fonde ses conclusions sur une série d'indices et un profil psychologique assimilant M. Ivins à une sorte de savant fou. Celui-ci a envoyé des messages où, sous l'apparence de professions de foi( "Prenez de la pénicilline maintenant - Mort à l'Amérique, mort à Israël - Allah est grand"), certaines lettres soulignées du texte constitueraient des messages codés dont seuls des biochimistes comprennent spontanément le sens.

Il a aussi été enregistré à son insu disant à des interlocuteurs : "Je n'ai aucun souvenir d'avoir commis de tels actes. (...) Croyez-moi, dans mon coeur je ne suis pas un tueur." En 2008, il envoyait un courriel à une ancienne collègue incluant ces mots : "Je peux faire mal, tuer, terroriser. Allez aussi profond que vous le pouvez, creusez encore plus, et vous trouverez ma psyché." A une autre, il avait évoqué un "Crazy Bruce" ("Bruce le Dingue") réapparaissant en lui périodiquement.

 

Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 23.02.10

31/08/2009

Menace de boycott des magasins IKEA en Israël (suite)

lu sur :

http://www.liberation.fr/monde/0101586477-suede-et-israel-les-nerfs-a-vif

MONDE 22/08/2009 À 06H51

Suède et Israël, les nerfs à vif

Polémique . Un tabloïd accuse Tsahal de trafic d’organes sur des Palestiniens.

Par ANNE-FRANÇOISE HIVERT SCANDINAVIE, de notre correspondante (à Malmo)

 

Les relations diplomatiques entre la Suède et Israël ont toujours été tourmentées. L’Etat hébreu reproche fréquemment au royaume scandinave ses prises de positions propalestiniennes, tandis que Stockholm ne manque jamais une occasion de dénoncer les violations des droits de l’homme, commises par Tel-Aviv. Le ton est monté d’un cran après la publication d’un article, le 17 août, dans les pages du tabloïd suédois Aftonbladet.

Excuses. Le journaliste Donald Boström y accuse Tsahal de se livrer à un trafic d’organes, prélevés sur des Palestiniens, tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Colère en Israël. A Tel-Aviv, l’ambassadrice de Suède s’empresse de dénoncer l’article, qu’elle qualifie de «choquant et répugnant». Mais c’est sans l’accord de Stockholm qui rappelle à l’ordre sa diplomate et les excuses sont retirées. Il en va de la défense de la liberté de la presse, assure le ministère des Affaires étrangères suédois. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, se tourne alors vers le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, à qui il demande de «se dissocier publiquement»de la publication de l’article. L’intéressé compare sur son blog l’affaire à celle des caricatures de Mahomet et rétorque : «Ce n’est pas ainsi que fonctionne notre pays.»

Convoqué. En Israël, on manque de s’étouffer. «Cela nous rappelle l’attitude de la Suède pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle n’est pas non plus intervenue», s’insurge le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman. A Stockholm, l’ambassadeur de l’Etat hébreu est convoqué pour s’expliquer. De son côté, Israël envisage de porter plainte pour diffamation contre le journaliste. Et s’interroge sur l’opportunité de la visite prochaine de Carl Bildt, pourtant prévue de longue date.

    08:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre

    29/05/2009

    L'ONU a caché l'ampleur des massacres au Sri Lanka

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/28/sri-lanka-l-onu-a-cache-l-ampleur-des-massacres_1199091_3216.html

     

    L'ONU a caché l'ampleur des massacres au Sri Lanka, par Philippe Bolopion

    LE MONDE | 28.05.09 | 15h24  •  Mis à jour le 28.05.09 | 16h58

    Colombo, envoyé spécial

     

    Les chiffres étouffés. Des rapports sans suite. Un bilan des victimes très vraisemblablement sous-estimé. Des principes reniés.

    Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise, la hiérarchie de l'ONU a, selon une enquête du Monde, gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans ce pays.Tandis que se préparait ce qu'elle a fini par décrire comme un "bain de sang", l'ONU a fait le choix de la conciliation avec Colombo, au risque de faillir à son devoir envers des centaines de milliers de civils en danger.

    Le refus de l'ONU de publier le bilan des victimes est emblématique. Tout au long de l'offensive de l'armée contre l'une des plus vieilles et des plus violentes guérillas dans le monde, les séparatistes des Tigres de l'Eelam tamoul (LTTE), une cellule onusienne a collecté et recoupé des données auprès d'employés locaux de l'ONU, d'ONG, de médecins ou de prêtres.

    Son total, entre le 20 janvier et le 13 mai (une semaine avant l'assaut final), est de 7 720 morts (dont 678 enfants) et 18 465 blessés (dont 2 384 enfants). Il y a eu "une tentative de suppression systématique de ce matériel", affirme un officiel onusien.

    Quand les chiffres ont été communiqués à la presse par des voies détournées, le coordonnateur local de l'ONU, Neil Buhne, a exigé d'être, désormais, le seul destinataire de ces bilans. En public, les responsables onusiens ont pris leurs distances avec ces chiffres.

    Contre l'avis du secrétaire général, Ban Ki-moon, et de Vijay Nambiar, son chef de cabinet, le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a jugé qu'il était de la responsabilité de l'ONU de publier ces données "crédibles", selon elle (le décompte était alors de 2 800 morts). De peur de provoquer l'ire de Colombo, le chef des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, a dû prévenir l'ambassadeur du Sri Lanka à l'ONU.

    Bien qu'il ne tienne pas compte des lourdes pertes des derniers jours, le chiffre de 7 700 morts continue à faire référence dans la presse. Mais Vijay Nambiar a été informé que le bilan final "dépasserait sans doute les 20 000 morts". Ce chiffre, non vérifié, est une extrapolation des rares informations disponibles. Imparfait, il reste méthodologiquement plus solide que le bilan de 300 000 morts au Darfour cité par M. Holmes, en 2008.

    Dès le début, l'ONU aurait dû s'attendre au pire. Le 23 janvier, 17 de ses employés, dont deux "internationaux", sont au centre de distribution de nourriture de Udaiyaarkaddu (Nord), dans la zone dite de "sûreté", lorsque l'armée sri-lankaise pilonne l'endroit. Des dizaines de personnes sont tuées. Dans l'hôpital le plus proche, les fonctionnaires onusiens prennent des photos des femmes blessées, d'enfants défigurés, brûlés, amputés.

    Dans les semaines suivantes, les responsables onusiens restent informés de l'évolution des combats à travers les SMS désespérés d'employés locaux de l'ONU et d'ONG, coincés dans la zone des combats. Les hôpitaux sont frappés par des bombes sri-lankaises. Les SMS égrènent les morts, par centaines. Les blessés, par milliers. Un message du 9 mars : "S'il vous plaît, demandez à l'ASL (armée sri-lankaise) d'arrêter." Le 14 mars : "Où est la zone de sûreté ?"

    Au milieu du chaos, les LTTE recrutent de force. Le 12 mars : "Les deux camps nous torturent." "Nous mourrons ! Deux obus ont atterri à 10 m." Le 19 mars : "Les jeunes sont emmenés au combat, très triste. Quelle est la réaction de la communauté internationale ?" Le 21 mars : "Des centaines de gens qui essayaient de s'échapper ont été arrêtés par des dictateurs locaux. Ils ont été battus avec des bâtons, sans distinction d'âge ni de sexe. Je les entends pleurer très fort." "Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle silencieuse ?"

    A situation nouvelle, nouveaux outils. Incapable d'être sur le terrain, l'ONU fait appel à une de ses agences (Unosat) pour suivre les déplacements de population sur des photos satellite. Les clichés révèlent des cratères, certains de 12 m de diamètres, produits par des bombardements aériens du gouvernement. "Malgré les assurances données au plus haut niveau de l'ONU, le gouvernement n'a jamais arrêté de bombarder, pas une seule fois", explique un responsable. L'ONU détient la preuve de violations du droit international, mais n'en fait pas grand cas.

    Mi-avril, lorsqu'il arrive pour sa première mission au Sri Lanka, Vijay Nambiar délivre aux responsables onusiens un message étonnant : l'ONU devrait garder "un profil bas" et jouer "un rôle d'appui", "compatible avec le gouvernement", explique-t-il. A cette époque, les morts et les blessés se comptent par milliers. A son retour, l'ONU annonce que Colombo accepte la venue d'une mission humanitaire dans la zone des combats. Elle ne verra jamais le jour.

    L'attitude de la hiérarchie onusienne, de New York à Colombo, suscite un profond malaise chez plusieurs cadres. "On savait qu'on se préparait à un carnage", explique l'un d'eux. "On a tiré la sonnette d'alarme pendant des mois, mais ils n'ont jamais frappé en public sur le gouvernement." "Tout le monde a peur que son agence soit jetée dehors", explique une fonctionnaire. De fait, les autorités sri-lankaises n'hésitent pas à menacer d'expulsion ou à intimider quiconque sort du rang.

    Le 11 mai, après la mort de plus de 100 enfants, le porte-parole de l'ONU à Colombo, Gordon Weiss, évoque enfin un "bain de sang". Le gouvernement le somme de s'expliquer. Sa hiérarchie le lâche. Sur la BBC, Amin Awad, le chef local du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), explique qu'il est difficile de démêler les accusations des contre-accusations

    Le 17 mai, sur Al-Jazira, M. Awad encore, abondant dans le sens des déclarations victorieuses du gouvernement, affirme qu'il ne reste presque aucun déplacé dans la zone de combat ; 20 000 réfugiés en sortiront le lendemain. "C'était donner un chèque en blanc au gouvernement pour lâcher un tapis de bombes sur la zone", déplore un responsable onusien

    La fin des combats n'a pas marqué la fin des dilemmes. Dans les camps où sont détenus 300 000 déplacés tamouls, les ONG éprouvent une gêne croissante. "Les compromissions, ça suffit", résume une responsable d'ONG qui accuse l'ONU ne pas se battre pour faire appliquer les principes élémentaires de l'aide humanitaire : l'accès aux victimes, la liberté de mouvement des réfugiés, la démilitarisation des camps...

    Dans une lettre envoyée le 11 mai à Neil Buhne, 7 ONG s'inquiètent de l'aide apportée par l'ONU au gouvernement pour étendre le camp de Menik Farm (Nord), qui comprend "une installation d'internement semi-permanente" dont les extensions pourraient "représenter le stade initial d'un site plus permanent". "Nos opérations ne devraient pas seulement satisfaire des besoins matériels mais aussi promouvoir et respecter la dignité des déplacés", assure le document.

     

    Philippe Bolopion

    Article paru dans l'édition du 29.05.09

    12:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, guerre, information

    16/01/2009

    Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

    lu sur lepoint.fr :

    http://www.lepoint.fr/actualites/gaza-violents-bombardements-des-batiments-abritant-l-onu-et/914/0/306985

    16:21 | 15/01/2009 AFP
    Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

    Par Maï YAGHI

    Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

    L'armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l'ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.

    L'armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l'ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.

    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, arrivé en Israël dans le cadre d'une tournée régionale, a estimé que les conditions étaient réunies pour que les combats cessent "maintenant", en jugeant "insupportable" le nombre des victimes palestiniennes.

    Mais au moment où la diplomatie s'activait pour arracher un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 27 décembre contre les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, l'armée israélienne a intensifié ses bombardements aériens et ses tirs de blindés contre Gaza-ville.
    Trois employés de l'Unrwa, la principale agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, ont été blessés par des obus de chars qui ont endommagé son complexe, selon un porte-parole de l'agence qui a suspendu ses opérations dans l'enceinte après la destruction de plusieurs entrepôts dans un incendie .
    M. Ban s'est dit "scandalisé" par le bombardement du bâtiment de l'Unrwa, affirmant que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak l'avait qualifié de "grave erreur".
    Une épaisse colonne de fumée noire se dégageait en début d'après-midi des entrepôts de l'Unrwa dont le quartier de Rimal, où l'incendie à ravagé des dizaines de tonnes d'aide humanitaire et risquait de se propager dans les réservoirs de fioul, a affirme le porte-parole Adnan Abou Hasna, estimant les pertes à des dizaines de millions de dollars.
    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a condamné le bombardement israélien "indéfendable" et "inacceptable" de bâtiments de l'ONU alors que le commissaire européen à l'aide humanitaire Louis Michel s'est dit "choqué" et "consterné".
    Les attaques israéliennes ont aussi touché un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux. Deux cameramen palestiniens de la télévision arabe d'Abou Dhabi ont été blessés.
    Un incendie s'est déclaré en outre à l'hôpital Al-Quds relevant du Croissant Rouge palestinien, touché par des obus, provoquant des scènes de terreur dans l'établissement.
    "J'ai amené mes enfants à l'hôpital parce qu'ils avaient peur à la maison. Mais en fait, ici, c'est encore plus terrifiant", a avoué Hussein, 40 ans.
    La France a condamné "avec la plus grande fermeté" le bombardement de l'hôpital, de l'immeuble de presse et des bâtiment de l'ONU.
    Quelques heures plus tôt, les chars, appuyés par l'aviation, avaient avancé sur plusieurs centaines de mètres dans Tal Al-Hawa, un quartier périphérique de Gaza-ville. Ils y ont affronté des combattants palestiniens tirant au mortier et à la roquette anti-char.
    Une colonne de blindés a pris position dans un parc public du centre du quartier, forçant des centaines de familles palestiniennes à fuir les lieux.
    Au moins 40 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens ces dernières heures, selon des sources médicales.
    L'aviation a en outre effectué des attaques dans le nord du territoire, où une femme et ses trois enfants ainsi qu'une jeune voisine ont péri dans un raid.
    Pendant la nuit, la bande de Gaza avait été la cible de violents bombardements, les plus intenses depuis le début de l'offensive, selon des habitants. L'armée a affirmé avoir visé "70 cibles" dans des raids aériens, notamment des sites de lancement de roquettes et des groupes d'hommes armés.
    Entre-temps, les tirs de roquettes à partir de Gaza ont continué. Selon l'armée, 17 engins sont tombés sans faire de victime sur le sud d'Israël, où une maison a été touchée à Sdérot.
    Depuis le début de l'offensive, 1.073 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants et 100 femmes, et plus de 5.000 blessés, selon un dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
    Durant cette période, dix militaires et trois civils israéliens ont péri.
    "Les opérations militaires continuent. Nous avons enregistré des succès exceptionnels", a dit M. Barak dans un communiqué tout en répétant que son gouvernement "examinait parallèlement la possibilité de mettre fin à cette opération à la faveur du processus diplomatique afin de concrétiser ce succès".
    Les efforts diplomatiques s'accéléraient avec l'arrivée du négociateur israélien Amos Gilad en Egypte, les visites de M. Ban et du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et la tenue d'un sommet des monarchies du Golfe à Ryad.
    M. Gilad discutait dans l'après-midi avec le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, d'un plan égyptien de cessez-le-feu.
    L'Egypte, qui joue les intermédiaires entre Israël et le Hamas, a affirmé avoir obtenu l'aval du mouvement islamiste à son plan, ce que ce dernier n'a pas confirmé.
    L'Assemblée générale de l'ONU doit tenir une réunion d'urgence dans la journée pour appeler au respect de la résolution 1860 du Conseil de sécurité demandant un cessez-le-feu immédiat à Gaza et restée lettre morte.
    La situation humanitaire dans le territoire palestinien surpeuplé et pauvre devient "dramatique", ont par ailleurs affirmé les agences, alors que les habitants fuyant les raids n'ont pas d'endroit où se réfugier.
    Un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.
    Le Parlement européen a dénoncé jeudi "le châtiment collectif" infligé par Israël aux Palestiniens de Gaza, en violation du "droit humanitaire international".

    GAZA : encore un témoignage

    On s'habitue ... Comment se fait-il que la très grande majorité (plus de 9/10 d'après ce que j'ai lu) de la population israélienne soit favorable à ce que fait son armée ?
    C'est incompréhensible et augure mal d'une paix à venir.
    Conclusion : la paix devra être imposée de l'extérieur d'Israël.
    Comment ?
    Par un embargo économique, par exemple, comme ce fut le cas pour l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid
    (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo ).
    L'Europe devrait donner l'exemple, au lieu d'accroître le partenariat économique comme ce fut fait récemment sous la présidence française.
    En ce qui concerne le bombardement de bâtiments de l'ONU par l'armée israélienne hier, dont j'ai eu des échos à la radio ce matin, je ne vois aucun article dans la presse écrite, sauf ce court passage dans un article de la Croix :

    ..."La journée de jeudi a été marquée par les bombardements les plus intenses depuis le début de l'offensive israélienne le 27 décembre. Ils ont touché le complexe de l'Unrwa, l'agence d'aide de l'ONU aux réfugiés palestiniens, un hôpital et un immeuble abritant des médias internationaux."...

    Que fait la presse nationale ? Informe-t-elle ?

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    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/16/un-medecin-hollandais-raconte-une-veritable-tragedie_1142682_3218.html

    Harald Veen Fresed, médecin, a vécu l'enfer de l'hôpital Chifa à Gaza
    LEMONDE.FR | 16.01.09 | 11h05 • Mis à jour le 16.01.09 | 11h05
    Jérusalem, correspondant

    Harald Veen Fresed vient de passer une semaine à l'hôpital Chifa, dans la ville de Gaza. Ce chirurgien hollandais est épuisé. Envoyé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ce spécialiste des opérations abdominales a du mal à cacher son émotion après ce qu'il appelle "une véritable tragédie". Pourtant habitué aux guerres et aux situations de détresse – tout particulièrement dans les conflits africains –, il revient bouleversé par ce qu'il a vu.

    Pendant huit jours, sans discontinuer, le médecin a vécu toutes les horreurs. "Des membres mutilés, des cervelles qui sortaient, des tripes à l'air, des blessés qui mouraient après s'être vidés de leur sang. L'afflux était énorme. Il était difficile de faire face. On parait au plus pressé, choisissant ceux que l'on pouvait sauver, délaissant ceux pour qui c'était trop tard."

    Harald Veen Fresed explique que trois équipes de quinze médecins se relaient tour à tour, toutes les vingt-quatre heures, pour faire face à un afflux continuel de blessés. "A tel point que l'on peut à peine bouger et qu'il faut soigner au plus vite pour absorber ce trop-plein."

    Le médecin rend hommage à la compétence et au dévouement des docteurs palestiniens. Il y a des médicaments, mais il n'y a pas suffisamment de matériels, ni de place dans les salles ou à la morgue. Les cas les plus graves sont expédiés en Egypte par Rafah. "Je peux vous dire que le chiffre de plus de 1 000 morts est certainement inférieur à la réalité. On croit déjà avoir tout vu, être bien préparé pour affronter l'inaffrontable. Eh bien je peux vous assurer que ce fut une véritable épreuve."

    Grand, blond, filiforme, pesant ses mots, Harald explique que le plus dur fut d'assister "aux drames personnels". "Aux parents, aux familles effondrées face à la mort et à la souffrance. Vous assistez, impuissant, en silence, à ces tragédies. Certains voulaient suivre les blessés jusque dans la salle d'opération de peur de ne plus jamais les revoir vivants. Beaucoup avaient des blessures énormes provoquées par des éclats et je me demandais comment ils pouvaient encore survivre. On dit toujours que la guerre est horrible mais l'on ne peut pas s'imaginer ce que c'est, car l'on n'en voit qu'une partie."

    "UN GRAND TROU DANS LE DOS"

    Pour Harald, il y a tous ces morts mais il y a surtout tous ceux qui sont amputés, paraplégiques, aveugles. "La guerre ne s'arrête pas avec le cessez-le-feu. Pour beaucoup, elle dure pendant des années, toute la vie." Une chose est sûre pour lui : "J'étais content d'être là. Je me considère comme un privilégié d'avoir pu de façon infinitésimale apporter une aide."

    Après être intervenu pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, il avait décidé d'arrêter pendant deux ans pour en digérer l'horreur. Puis, il est reparti. Et chaque fois que le CICR l'appelle, il reprend sa valise juste pour faire ce qu'il appelle "une petite différence". "Ce qui est important, c'est d'être là." Il se défend d'être un idéaliste. Il en a beaucoup trop vu pour cela. Cela ne l'empêche pas de faire des cauchemars, de revivre des scènes.

    Lorsqu'il a quitté Gaza, ce ne fut pas facile, car il a eu le désagréable sentiment "d'abandonner" ses collègues d'une semaine. Harald est allé retrouver sa petite fille de 3 ans. Le même âge que celle qu'il a vue arriver à l'hôpital Chifa, l'air intact, les yeux grands ouverts. Lorsqu'il l'a retournée, elle avait "un grand trou dans le dos". Plus jamais, elle ne remarchera.

    Michel Bôle-Richard

    07/01/2009

    Gaza : une guerre propre (suite)

    Vu et lu sur lemonde.fr (pour les photos, voir les albums, colonne de gauche) :

    Extraits du blog :

    http://metalogie.blog.lemonde.fr/2009/01/07/des-bombes-a-fragmentation-sur-gaza/

    Photo 1 GAZA :

    ..."Un examen attentif permet de compter 89 petites bombes anti-personnel, probablement au phosphore rouge.
    Cette photo, curieusement, n’est pas ou n’est plus sur le site du New York Times dont l’International Herald Tribune est la reprise internationale. Désormais, l’article en question (Israeli ground invasion cuts Gaza in two, by Ethan Bronner, Published: January 4, 2009) est illustré par la photo, moins gênante, d’un char en train de tirer.
    (Source : International Herald Tribune. Photo Sebastian Scheiner/The Associated Press. http://www.iht.com/articles/2009/01/04/mideast/gaza.php) ...

    ...Et, pour ceux qui croiraient encore au caractère « propre » des armes « intelligentes », voici un impact de bombe à fragmentation dans un mur d’école, à Gaza.

    Alexandre Stärker, l’un de mes correspondants, semble avoir été le premier à s’étonner que l’article du NYT-IHT ne dise rien de la nature de la bombe dont l’explosion avait été photographiée et mise à la une du journal, en raison de sa seule « beauté ». Selon toute probabilité, les 89 petites bombes qu’on distingue recourent au phosphore rouge. Indépendamment des milliers de projectiles qu’elles envoient, elles brûlent pendant environ 48 heures sans qu’on puisse les éteindre ni avec de l’eau, ni avec du sable, et produisent une fumée blanche suffocante très repérable sur la photo.

    Il est vrai qu’Alexandre Stärker [*] a quelque expérience en la matière pour avoir participé, dans les années 70, à un programme militaire d’élaboration d’armes à fragmentation. Les laboratoires étaient en Europe, les essais furent faits en Méditerranée et dans le désert égyptien. L’idée, à l’époque, dans le contexte de la guerre froide, était que, en cas d’avancée des troupes soviétiques en Europe, de telles « cluster weapons » (également appelées « armes à sous-munitions ») seraient une solution plus « propre » que la bombe atomique. La « propreté » dont il s’agit est donc toute relative.

    Est-ce un progrès ? On peut en douter car la discrétion des armes à fragmentation a permis d’en généraliser la fabrication et l’usage : 14 pays les ont utilisées (Arabie saoudite, Érythrée, Etats-Unis, Éthiopie, France, Géorgie, Israël, Maroc, Nigeria, Pays-Bas, Russie, Soudan, Sri Lanka, Tadjikistan, Royaume-Uni), 28 pays en produisent, 75 pays en sont armées.

    Or leurs effets sont désastreux sur les populations civiles. Les guerres contemporaines se font dans les zones habitées, alors même que de telles armes « arrosent » sans discernement. En outre, elles laissent derrière elles un tel nombre de sous-munitions non explosées que le danger pour les populations civiles est, depuis une dizaine d’années, supérieur à celui que représentent les champs de mines.

    Il ne s’agit pas là de « dommages collatéraux » mais de résultats voulus."...

    Photo 2 GAZA :
    NYT. Impact d'un engin à fragmentation sur un mur d'école de Gaza
    Source : New York Times. Photo Suhaib Salem - Reuters
    http://www.nytimes.com/slideshow/2009/01/06/world/0106-GAZA_4.html

    -------
    (*) : Citoyen du monde, Alexandre Stärker est l’auteur de « Transcivilisation », un essai sur l’impact du Proche-Orient sur l’évolution des civilisations (2007, 556 p.) et de nombreux articles de réflexion stratégique orientés vers le rétablissement de la paix et des grands équilibres internationaux.

    18:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, munitions

    une ONG israélienne accuse l'armée israélienne d'attaquer les médecins

    Remarque : la lecture des commentaires sur cet article du NouvelObs (à lire sur le lien suivant) est intéressante. Elle montre combien les gens ne croient que ce qu'ils veulent croire. En particulier, une certaine "Violette".

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    lu sur tempsreel.nouvelobs.com :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/le_conflit_a_gaza/20090106.OBS8591/larmee_israelienne_attaquerait_des_medecins.html

    L'armée israélienne attaquerait des médecins
    NOUVELOBS.COM | 07.01.2009 | 08:45

    C'est ce qu'affirme une ONG israélienne, selon qui Tsahal attaque "des équipes médicales qui veulent aller secourir des blessés, dont des ambulances et des docteurs".

    Des équipes médicales venant en aide à des blessés dans la bande de Gaza ont été attaquées par l'armée israélienne, affirme l'ONG israélienne Physicians for Human Rights. (SIPA)

    Des équipes médicales venant en aide à des blessés dans la bande de Gaza ont été attaquées par l'armée israélienne, affirme l'ONG israélienne Physicians for Human Rights. (SIPA)
    Des équipes médicales venant en aide à des blessés dans la bande de Gaza ont été attaquées par l'armée israélienne, affirme mardi 6 janvier l'ONG israélienne Physicians for Human Rights (PHR).
    "Des témoignages indiquent que les IDF (l'armée israélienne) attaquent des équipes médicales qui veulent aller secourir des blessés, dont des ambulances et des docteurs en tenue médicale (...)", indique PHR dans un communiqué, précisant avoir recueilli des informations sur dix cas de ce type.

    "Bouclier humains"

    Interrogée sur le rapport, l'armée israélienne n'a pas réagi directement mais a insisté sur le fait qu'elle faisait "tout ce qui est en son pouvoir pour éviter de blesser des civils" et a accusé le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d'utiliser des civils comme "boucliers humains".
    PHR indique avoir reçu un coup de téléphone de l'hôpital Al-Awda, de Gaza, qui affirme que des médecins n'ont pas été en mesure de sortir pour évacuer des personnes blessées par les frappes israéliennes.
    "Nous ne pouvons pas faire sortir les ambulances parce qu'on nous tire dessus".
    Dans un autre appel téléphonique, la Croix-Rouge à Gaza a indiqué : "Nous ne pouvons faire sortir les ambulances car, aussitôt parties, on leur tire dessus avec des (hélicoptères d'assaut) Apache".

    Protection spéciale

    L'ONG dénonce une situation "extrêmement dangereuse", rappelant que les équipements médicaux et le personnel médical sont censés bénéficier d'une neutralité médicale et d'une protection spéciale (...) même en temps de combats".
    Elle appelle toutes les parties "à fournir tous les efforts possibles pour éviter d'attaquer le personnel et les équipements médicaux".
    Lundi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait indiqué que des personnes blessées dans les combats étaient décédées car les ambulances n'avaient pas pu les secourir à temps.
    "Parfois, les ambulances ne peuvent pas du tout arriver jusqu'aux blessés à cause des combats et des bombardements", avait relevé l'organisation dans un communiqué.
    "Des blessés meurent tout simplement en attendant une ambulance", déplorait le chef du bureau du CICR à Gaza, Antoine Grand.

    09:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre

    05/01/2009

    la "guerre de conquête" d'Israël à Gaza

    lu sur lemonde.fr :

    Le sous-commandant Marcos condamne la "guerre de conquête" d'Israël à Gaza
    AFP 05.01.09 | 01h35

    Le sous-commandant Marcos, chef de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), mouvement de rébellion mexicain, a envoyé dimanche un message de solidarité au peuple palestinien en qualifiant l'offensive israélienne à Gaza de "guerre de conquête".

    "Les pas emboîtés par l'armée israélienne sont ceux d'une guerre de conquête", a-t-il affirmé pour exprimer son "soutien" aux Palestiniens, au cours du "Premier festival mondial de la colère digne", organisé pour le 15e anniversaire de son mouvement de rébellion "zapatiste" à San Cristobal de las Casas, dans le Chiapas, l'Etat le plus pauvre du Mexique.

    Le sous-commandant a été applaudi par les quelque 4.000 participants au festival, qui avaient organisé un cortège de protestation contre Israël samedi soir dans le centre de la ville, berceau de la guérilla "zapatiste" qui a cessé le combat armé en 1995.

    Encagoulé comme de coutume lorsqu'il apparaît en public, le sous-commandant Marcos avait ouvert vendredi matin ce festival dans les locaux de l'Université de la Terre, un centre culturel à San Cristobal de Las Casas, berceau de la guérilla qui a cessé le combat armé en 1995.

    Le rendez-vous rassemble des responsables politiques et sociaux, et des militants de l'anti-capitalisme d'une vingtaine de pays.

    Le 1er janvier 1994, l'EZLN, mouvement d'insurrection amérindien, avait lancé un soulèvement armé au Chiapas, dans le sud-est du pays, le jour même de l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

    Depuis, les forces de l'ordre mexicaines --armée et police-- sont tenues à l'écart des municipalités totalement administrées par les Zapatistes dans cette région montagneuse.

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    remarque : la rébellion zapatistes a donc 14 ans d'existence sur le pré carré des USA.

    Gaza : une guerre propre

    Si vous allez sur le site de Barack OBAMA ( http://change.gov/ ; voir la note d'hier sur le blog de l'association "Une place pour tous !" ; lien ci-contre ), et que vous tapez " gaza " sur la recherche par mot clé, IL N'Y A RIEN !

    lu sur lemonde.fr :

    Gaza: l'aviation israélienne a attaqué 130 objectifs durant la nuit (armée)
    AFP 05.01.09 | 06h42

    L'aviation israélienne a attaqué 130 objectifs dans la bande de Gaza durant la nuit de dimanche à lundi, a indiqué une porte-parole militaire à Tel-Aviv.

    "Nos forces aériennes ont attaqué 130 objectifs dans la bande de Gaza la nuit dernière", a affirmé lundi à l'AFP cette porte-parole.

    "L'aviation a notamment visé une mosquée à Jabaliya où étaient entreposés des armements, ainsi que des maisons abritant des caches d'armes, des véhicules transportant des lance-roquettes et des hommes armés", a-t-elle ajouté.

    Selon elle, "les forces terrestres ont par ailleurs poursuivi leur progression, appuyées par les bombardements des vedettes de la marine".

    Israël a lancé le 27 décembre une meurtrière offensive aérienne contre le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, suivie depuis samedi soir d'une opération terrestre.

    Depuis le déclenchement de l'offensive "Plomb durci", un soldat israélien a été tué et 45 blessés, dont 3 grièvement, a précisé lundi la porte-parole militaire.

    Avant l'aube, de fortes explosions ont été entendues dans la ville de Gaza, et il y a eu des bombardements de la marine israélienne, selon un journaliste de l'AFP.

    Selon des témoins, les navires israéliens ont aussi bombardé les deux principaux axes routiers du territoire palestinien.

    De même source, l'armée israélienne a coupé la ville de Gaza du sud du territoire, privant ainsi les combatttants du Hamas qui s'y trouvent d'éventuels ravitaillements en armes et munitions.

    Selon un journaliste de l'AFP l'aviation israélienne a multiplié ses raids sur des objectifs situés au sud de la ville de Rafah, où des tunnels de ravitaillement ont été creusés par les groupes palestiniens sous la frontière avec l'Egypte.

    Au moins 510 Palestiniens, dont 70 dans la nuit de samedi, ont jusqu'ici péri dans les attaques israéliennes, selon les services d'urgence palestiniens.

    08:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre

    Cinq enfants tués à Gaza

    N'y en aurait-il que cinq ? La presse est-elle bien informée ? Et les autres victimes civiles ou patriotes résistants ?
    C'est vraiment une guerre "propre" alors !
    Bravo ISRAËL ! Beaucoup mieux que les nazis !

    lu sur lemonde.fr :

    Cinq enfants tués à Gaza dans des bombardements israéliens (source médicale)
    AFP 05.01.09 | 08h12

    Cinq enfants palestiniens ont été tués lundi dans des bombardements israéliens à Gaza, a indiqué une source médicale palestinienne.

    Trois enfants ont été tués par un obus de char tiré dans le quartier de Zeitoun, à Gaza, et deux autres dans un bombardement de la marine israélienne contre le camp de réfugiés de Chati, toujours dans la ville de Gaza, a indiqué le chef des urgences palestiniennes Mouawiya Hassanein.

    L'âge des victimes n'a pas été précisé.

    L'offensive israélienne, entrée lundi dans son dixième jour, a fait au moins 517 morts palestiniens dans la bande de Gaza, où les chars israéliens ont pris dimanche le contrôle de plusieurs axes stratégiques, se heurtant par endroits à des combattants du mouvement islamiste Hamas.

    04/12/2008

    Une centaine de pays s'engagent à interdire les bombes à sous-munitions

    Il reste à ratifier le traité (moins de 30 états l'ont fait)

    Lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/12/03/a-oslo-une-centaine-de-pays-s-engagent-a-interdire-les-bombes-a-sous-munitions_1126304_3220.html

    A Oslo, une centaine de pays s'engagent à interdire les bombes à sous-munitions
    LE MONDE | 03.12.08 | 14h11 • Mis à jour le 03.12.08 | 15h56

    Pour toutes les organisations non gouvernementales (ONG), en particulier Handicap International, qui luttent depuis plus de quatre ans en faveur de l'élimination des bombes à sous-munitions (BASM), la cérémonie de signature du traité d'interdiction, mercredi 3 décembre, à Oslo, a un goût de victoire. Plus d'une centaine de pays, dont la France, seront représentés dans la capitale norvégienne, certains par leur ministre des affaires étrangères.

    D'autres, à la fois producteurs et utilisateurs de BASM, comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël, brilleront par leur absence.

    Les armes à sous-munitions se présentent sous la forme de bombes, de roquettes et d'obus qui, en éclatant, dispersent des centaines de sous-munitions dont beaucoup n'explosent pas immédiatement. Elles demeurent ainsi un danger potentiel pour les populations civiles - parfois jusqu'à trente ans après leur lancement -, les enfants et les paysans faisant partie des catégories les plus menacées.
    Quelque 440 millions de bombes à sous-munitions ont été utilisées dans le monde depuis 1965, et 29 pays et territoires (Afghanistan, Laos, Irak, Kosovo, etc.) en sont encore affectés.

    Le dernier conflit où elles ont été employées massivement est la guerre du Liban sud, pendant l'été 2006, Israël et, à une échelle bien plus faible, le Hezbollah, ayant utilisé des centaines de milliers de BASM.

    Selon plusieurs sources, la Russie et la Géorgie ont également eu recours à des sous-munitions lors du conflit d'août 2008.

    L'EXEMPLE D'OTTAWA

    Sans exploser lors de leur impact, les BASM se transforment de facto en mines antipersonnel, lesquelles ont été interdites par la convention d'Ottawa de 1997.

    Ce texte constitue une sorte de modèle : entré en vigueur le 1er mars 1999, le traité d'Ottawa a contraint la plupart des Etats signataires (les Etats-Unis, la Russie et la Chine font partie des 13 pays qui continuent à produire des mines antipersonnel) à détruire leurs stocks.

    Les avocats d'un traité d'interdiction des BASM ont adopté une stratégie similaire à celle suivie à Ottawa : un traité d'interdiction défendu par certains Etats et la société civile (les ONG et les signataires d'une pétition internationale), afin de dépasser la lenteur et la pusillanimité des gouvernements.

    Le "processus d'Oslo" s'est en effet développé parallèlement à celui de la conférence de Genève sur les armes classiques (CCW) visant à limiter l'emploi des sous-munitions.

    Ce forum, dont les partisans défendent une position beaucoup plus timorée, s'est de nouveau réuni en novembre, pour aboutir à un échec.
    Le nombre des pays signataires du traité d'interdiction des BASM sera resté incertain jusqu'au bout, l'objectif étant d'atteindre le nombre des pays (107), qui étaient présents lors de la conférence de Dublin, le 30 mai 2008.

    Les Etats-Unis qui, selon l'Arms Control Association (ACA) de Washington, posséderaient un stock de 700 millions de sous-munitions, se sont engagés à ne pas utiliser, vendre ou transférer des sous-munitions dont le taux d'échec (non-explosion lors de l'impact) est supérieur à 1 %, d'ici à... 2018.

    Israël n'a pris aucun engagement similaire : le Congrès américain pourrait approuver prochainement un projet de vente à l'Etat juif d'au moins un millier de BASM.

    La signature du traité d'Oslo ne marquera pas la fin du combat des ONG, qui vont tenter de convaincre les Etats de ratifier le traité (il entrera en vigueur lorsque 30 Etats l'auront fait), ainsi que des mesures d'application comme la destruction des stocks.

    Laurent Zecchini
    Article paru dans l'édition du 04.12.08

    18:16 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, munitions