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03/10/2010

Agriculture européenne: l'autorisation des OGM en discussion

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4402

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28/9/2010

Les Etats contre leur autonomie en matière d'OGM

Mi-juillet, la Commission européenne (CE) proposait de rendre les pays décisionnaires en matière de culture OGM à l'intérieur de leurs frontières. Hier, contre toute attente, le conseil des ministres européens de l'agriculture ne l'a pas entendu de la sorte et a rejeté la proposition. On peut dès lors imaginer que le prochain conseil des ministres de l'environnement, également invité à se prononcer, suivra cette position le 14 octobre.

La France et l'Italie ont été sur le devant de la scène, soutenues entre autres par l'Allemagne, l'Autriche et l'Espagne. Les duettistes se sont notamment inquiétés des effets d'une telle décision sur la Politique Agricole Commune (PAC), dont ils sont tous deux d'importants bénéficiaires ... A l'inverse, des pays généralement
pro-OGM, comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, ont apporté leur soutien à la proposition de la commission pour surmonter les blocages communautaires qui les empêchent d'ouvrir leurs champs aux OGM.

En rendant les Etats souverains chez eux, la CE permettait certes l'émergence de zones dites 'sans OGM' mais ouvrait aussi la porte de l'Union Européenne à ces mêmes organismes génétiquement modifiés dans les pays les plus permissifs. Or, dans le cadre de la libre circulation des marchandises, on imagine aisément le désordre qui s'en suivrait, et la quasi impossibilité de contrôler ce qui est véritablement semé. Un état de fait qui aboutirait à plus ou moins court terme à une ouverture globale aux OGM.

Ce vote du conseil des ministres de l'agriculture intervient alors qu'une quinzaine d'OGM sont en attente d'homologation à des fins de culture, quand seulement la pomme de terre Amflora de BASF et le maïs MON810 de Monsanto détiennent le précieux sésame.

Pascal Farcy

05/05/2010

Le rapport parlementaire sur les pesticides

lu sur :

http://www.rue89.com/2010/05/04/linvraisemblable-rapport-parlementaire-sur-les-pesticides-150113

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Tribune

L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides

    Un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

    Photo : un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

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    L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.

    Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

    Téléchargez le rapport sur les pesticidesAu moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.

    Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2

    Déposé sur la table une semaine avant l'examen du Grenelle 2 à l'Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l'environnement est victime depuis quelques mois.

    Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d'auditions, et d'opinion contradictoires.

    Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L'incertitude, quand elle est mise en avant, l'est toujours au bénéfice des mêmes.

    Le ton est donné dès l'introduction :

    « L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

    Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition

    Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

    « En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

    Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d'abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu'il n'y a pas d'hécatombe visible.

    La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l'agriculture des grands groupes. L'agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu'elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu'il ne brûlera pas les feux rouges et qu'il s'arrêtera au stop.

    Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides

    Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

    Le ton est donné :

    « L'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire l'usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l'agriculture française passe en mode intégré. »

    Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

    Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l'usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d'une diminution trop brutale de l'utilisation des pesticides en France ».

    Le rôle cancérigène des pesticides est minoré

    Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

    Après avoir minoré la qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

    Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d'autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu'ils travaillent en plein air.

    Et si une étude sur l'exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

    « Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d'usage d'autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d'intérieur ? ” n'était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l'affirmative, qu'ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu'ils ne font qu'arroser leurs plantes. »

    Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

    Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l'impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

    Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d'éléments intéressants, comme l'augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

    Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n'a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.


    23/04/2010

    Les terres arables dans le monde

    La course aux terres arables devient préoccupante
    LE MONDE | 22.04.10 | 15h24  •  Mis à jour le 22.04.10 | 19h45


    epuis 2006, près de 20 millions d'hectares de terres arables auraient fait l'objet de négociations dans le monde, selon Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Des transactions correspondant presque à la surface arable française.

    L'hectare devient un actif à la mode pour des investisseurs comme le financier George Soros ou le fonds Altima, à l'affût d'une hausse durable des prix des denrées ou d'une volatilité accrue des marchés. Tout comme il est devenu un élément stratégique pour les pays soucieux s'assurer leur sécurité alimentaire.

    Car d'ici à 2050, la production agricole doit croître de 70 % pour répondre à l'augmentation de la population, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Mais cette offensive sur les terres ne se fait pas sans dérapages. Il devient nécessaire de cadrer ces investissements, dont certains peuvent déséquilibrer un pays, à l'image des visées du coréen Daewoo à Madagascar. C'est pourquoi, parallèlement aux travaux menés au sein des Nations unies, les Etats-Unis et le Japon organisent, dimanche 25 avril à Washington, une table ronde sur les "principes d'un investissement responsable dans l'agriculture".

    "Il est nécessaire d'investir dans l'agriculture, mais attention, il faut un code de conduite pour les acquisitions, notamment dans les pays pauvres, qui n'ont pas les moyens politiques et économiques de défendre leurs intérêts", lance Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, deux ans après avoir pointé les risques d'émergence d'un "néocolonialisme". La crise des prix des denrées alimentaires en 2008 a précipité vers les terres des investisseurs aux profils différents.

    Aux fonds souverains d'Etats soucieux d'assurer leur stratégie d'approvisionnement, parmi lesquels les pays du Golfe ou la Chine, se sont ajoutés des investisseurs privés, locaux ou étrangers. "Les fonds et les investisseurs privés s'intéressent à la terre, car malgré la crise, ils disposent encore de réserves", explique ainsi Carl Atkin, de Bidwells Property, une société britannique de conseil dans le domaine foncier.

    Ces acteurs n'en sont souvent qu'à leurs premiers pas, car "il y a un décalage entre les effets d'annonce et les investissements effectivement réalisés", souligne Patrick Caron, directeur scientifique au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

    Les acquisitions de terres n'ont pas commencé avec la crise alimentaire de 2008. Mais leur rythme s'accélère, pointe M. de Schutter. L'Arabie saoudite a mis sur pied une société publique pour financer les entreprises privées du royaume qui achètent des terres à l'étranger. Les créations de fonds d'investissement spécialisés se multiplient. Et les élites locales, proches des gouvernements, entendent aussi profiter de l'attrait financier des terres. "En Ukraine, il y a peu d'étrangers sur ce secteur, mais plutôt des Ukrainiens et des Russes", souligne Charles Vilgrain, qui dirige AgroGeneration, une entreprise fondée par Charles Beigbeder pour investir dans la production de céréales et d'oléagineux en Ukraine.

    DÉRAPAGES

    L'investissement dans les terres arables n'est pas une chose simple et transparente. En Ukraine, les investisseurs étrangers peuvent louer les riches terres céréalières et non les acheter. En Afrique, sur une même terre peuvent se juxtaposer des titres de propriété formels et des droits coutumiers d'usage. "Les accords entre groupes sociaux ne sont pas toujours reconnus par le droit international ou par les acteurs politiques institutionnels", note M. Caron.

    Pour éviter les dérapages au cours de ces investissements, l'ONU, la FAO et certains gouvernements essaient de trouver des principes d'encadrement de ces investissements qui protègent les petits producteurs.

    "Souvent, tout se passe entre le gouvernement et une grande entreprise, regrette Ajay Vashee, président de la Fédération internationale des producteurs agricoles (IFAP). Il faut un dialogue avec les gens sur le terrain. Par ailleurs, des investissements bien encadrés peuvent apporter des bénéfices aux producteurs, avec des économies d'échelle dues à l'arrivée de sous-traitants des investisseurs, des retombées sociales avec la construction d'écoles ou de centres de santé et la création de contrats qui font travailler les petits fermiers."

    Outre l'encadrement des acquisitions, une autre voie explorée est en effet celle du "contract farming", qui établit un contrat de longue durée et évite l'achat de la terre et la disparition des droits d'usage. "Le rôle des organisations paysannes est important pour l'expression des intérêts et des droits des producteurs auprès des Etats et des investisseurs", note Paul Mathieu, expert des questions foncières au sein de la FAO.

    Reste à savoir comment et par qui le respect de ces principes sera assuré. L'implication des pays de l'OCDE, des nations en développement et des bailleurs de fonds, comme la Banque mondiale, paraît indispensable, mais difficile à obtenir.

     

    Bertrand d'Armagnac
    Article paru dans l'édition du 23.04.10

    03/03/2010

    « La stratégie du choc »

    Il faut lire le livre à défaut de voir le film.

    voir aussi la note :

    Incinération des déchets...

    http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2009/11/11/incineration-des-dechets-toxiques-en-irak-et-afghanistan.html

     

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    Le film « La stratégie du choc », d'après le livre de Naomi Klein

    le film "La Stratégie du Choc"Le premier à s'être rendu compte que « nous », dans un état de choc, étions plus enclins à suivre les leaders, fut Milton Friedmann, dans les années 50.

    Initiateur de la pensée ultralibérale et théoricien du courant monétariste (notamment suivi par Reagan et Thatcher), il conseillait aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une « crise » les réformes économiques avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir.

    Il qualifiait cette méthode de « traitement de choc ». Naomi Klein parle elle dans son livre de « stratégie du choc ».

    En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross mettent en perspective les arguments de Naomi Klein et son « encouragement à résister ». Sortie en salles le 3 mars 2010. (Voir la bande-annonce)


     

     

    Rue89, partenaire du film, vous propose d'assister à l'avant-première du film le mardi 2 mars 2010 à 20h, au cinéma Racine Odéon (6, rue de l'école de médecine, Paris VIe). Pour cela, il vous suffit de nous faire parvenir un mail avant le lundi 1er mars, 18h. Un tirage sera effectué parmi vos messages. Vingt invitations (dix pass valables pour deux personnes) sont disponibles.

    09/01/2010

    Mondialisation,Mafia,immigration,Italie

    lu sur :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a54c6b2e-fc9c-11de-a33a-76a00061db9f|0
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    italie samedi9 janvier 2010
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    Révolte immigrée en Calabre

     

    Victimes d’exploitation, de vexations et de provocations, des centaines d’immigrés africains, le plus souvent clandestins, ont provoqué depuis jeudi une véritable émeute dans la petite ville calabraise de Rosarno, au sud de l’Italie. Vivant depuis des années des conditions d’habitat et d’hygiène terribles, travaillant dans les champs d’agrumes jusqu’à quatorze heures par jour pour une vingtaine d’euros, ils ont bloqué et saccagé une partie de la commune et se sont très violemment affrontés aux forces de l’ordre, après avoir été une nouvelle fois l’objet d’intimidations.

    Arme à air comprimé

    Jeudi après-midi, deux d’entre eux ont en effet été pris pour cible et légèrement blessés par des inconnus tirant avec une arme à air comprimé. Au retour du labeur, les centaines d’étrangers ont alors décidé de se rassembler pour bloquer dans un premier temps les routes d’accès à Rosarno, n’hésitant pas à s’en prendre physiquement aux automobilistes avant de fondre dans le centre-ville. Armés de barres de fer, de bâtons et de pierres, ils ont caillassé les commerces, brûlé des bennes à ordures, détruit de nombreuses voitures. Dans la soirée, la police est intervenue, chargeant très durement les manifestants. Jeudi soir, le bilan était de 34 blessés (dont 18 policiers) et de sept immigrés arrêtés.

    La protestation a repris vendredi matin avec le renfort de centaines d’immigrés provenant de toute la région de la plaine de Gioia Tauro (qui accueillerait au total 15 000 étrangers). Les écoles et les commerces sont restés fermés. Mais, de nouveau, des vitrines ont été brisées et des poubelles renversées tandis qu’une partie des habitants de Rosarno s’organisaient à leur tour contre les immigrés, certains tirant des coups de feu en l’air. Le calme n’est que très provisoirement revenu qu’après une rencontre entre une délégation de travailleurs africains et le commissaire Domenico Bagnato, qui assure l’administration de la ville depuis que le Conseil municipal a été dissous pour infiltration mafieuse. Le représentant de l’Etat a assuré aux immigrés que leurs dortoirs seraient «surveillés et protégés», que des structures seraient aménagées et des toilettes chimiques installées. «Les lieux où ils vivent sont comme les cercles de l’enfer de Dante, ce sont des conditions inhumaines et de désespoir», a rappelé Don Carmelo Ascone, le curé de Rosarno.

     

    Mafia et exploitation

    Après l’entrevue avec le commissaire, les travailleurs africains ont accepté de mettre un terme à la manifestation. Mais une centaine d’habitants de la ville se sont à leur tour mobilisés pour occuper la mairie et demander l’expulsion des étrangers. «Basta avec les extracommunautaires, il faut qu’ils s’en aillent», a hurlé l’un des meneurs parcourant les rues de la ville en voiture avec un mégaphone.

    Le ministre (Ligue du Nord) de l’Intérieur, Roberto Maroni, qui a dépêché des renforts sur place, a profité des incidents pour parler d’une «trop grande tolérance envers l’immigration clandestine». «Ce n’est pas parce que celui qui recourt à la violence est un immigré que l’on doit le tolérer», lui a fait écho le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, tandis que le secrétaire du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, invite au contraire à prendre «le problème à la racine, un problème marqué par la mafia, l’exploitation, la xénophobie et le racisme». La police n’exclut d’ailleurs pas que la’Ndrangheta, la mafia calabraise, ait provoqué les incidents de Rosarno pour détourner l’attention et alléger la pression de la police dans sa lutte contre les clans.

    «Il est étrange que deux immigrés aient été blessés au moment même où le comité national pour l’ordre et la sécurité se réunissait à Reggio de Calabre», a fait remarquer le commissaire Domenico Bagnato. «Le problème des immigrés est lié à celui de la’Ndrangheta, a de son côté estimé le vicaire du diocèse de Rosarno, Don Pino Demasi. L’exploitation est en partie pilotée par la criminalité organisée.»

    Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se déclare en tout cas «très préoccupé par la situation à Rosarno» et estime qu’il est «absolument nécessaire d’empêcher la chasse à l’immigré». Comme pour donner raison à ce sombre pressentiment et signe que la tension restait très vive, on apprenait hier soir de source officielle que deux immigrés avaient été grièvement blessés à coups de barres de fer à Rosarno, tandis que deux autres avaient été victimes de tirs de balles dans les jambes.

    Enfin, au moins cinq étrangers ont été volontairement renversés par des voitures conduites par des habitants de la petite ville. Selon l’agence de presse italienne Ansa, ils ne souffraient que de blessures légères.

    Eric Jozsef

    09/08/2009

    Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

    Un exemple à suivre !

     

    lu sur :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20090709.OBS3705/une_ville_australienne_interdit_les_bouteilles_deau.html

    PREMIERE

    Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

    NOUVELOBS.COM | 09.07.2009 | 17:04

    Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

    (Reuters)

     

    Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement.

    Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

     

    "Bundy on Tap"

    L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).

    C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne.

    Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".

    (Nouvelobs.com)

    20/02/2009

    Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain


    lu sur univers-nature.com :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3602

    16-02-2009

    L'organisme des Américains toujours aussi pollué

    Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain, d’après une publication récente du centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis. Parus dans la revue Environmental science and technology, les résultats concernent 21 types de POP, et se focalisent sur des produits aujourd’hui interdits que sont les polychlorobiphényles (PCB) et d’autres chimiques comme les hydrocarbures perfluorés (PFC) et les polybromodiphényléthers (PBDE), tous reconnus hautement toxiques pour l’homme et l’environnement.

    L’analyse repose sur des échantillons de sang prélevés lors d’une campagne menée entre 2003 et 2004 sur près de 1800 citoyens américains, âgés de 12 ans et plus. L’étude montre que, par exemple, dans 99,7% des cas, la présence de DDE est décelée dans le sang. Or, le DDE est le produit issu de la décomposition du DDT, un insecticide organochloré cancérigène, interdit aux USA depuis 1973. Il en est de même pour l’hexachlorobenzène, fongicide interdit en 1984, retrouvé dans 99,9% des échantillons.
    Globalement, la comparaison avec les campagnes précédentes, celles de 1999 et de 2002 aux USA, met en évidence une tendance à la baisse des teneurs en polluants dans le sang humain. Les dioxines et les furanes, composés organochlorés d’origine industrielle, également trouvés dans les prélèvements, semblent le confirmer. Si ces deux composés restent à des niveaux stables pour les groupes âgés, on observe une diminution des concentrations pour les jeunes populations, qui, désormais, sont moins exposées dans leur environnement.
    Cependant, d’après les chercheurs, les changements dans les méthodes d’analyses de ces dernières années rendent le suivi délicat et il est difficile de dire si cette tendance va se poursuivre. Les prochaines campagnes en diront certainement plus long.

    Si la diminution des concentrations dans le sang humain, comme celles observées pour les dioxines, est plutôt rassurante, la très forte occurrence de nombreux polluants organochlorés dans les échantillons est la preuve que, malgré les interdictions, les populations sont toujours exposées. Outre la rémanence des produits et leur accumulation dans l’environnement, les chercheurs pensent que la consommation d’aliments venant de pays où s’utilisent encore de tels chimiques peut également être responsable. Ces résultats, si on ne les lit pas comme des arguments au protectionnionisme, semblent plutôt être un appel à l’élargissement et au renforcement des conventions internationales : la Convention de Stockholm sur l’interdiction des POP, la Convention de Genève sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance ou encore la Convention de Rotterdam sur la responsabilité partagée entre les pays exportateurs et importateurs de produits agro-chimiques toxiques. Une fois encore, tout le monde est dans le même bateau, et il est incohérent pour les pays industrialisés de se payer le luxe d’une décontamination sans soutenir les autres nations et sans arrêter d’y diffuser allègrement leurs produits.

    Elisabeth Leciak

    05/02/2009

    La chimie omniprésente dans notre environnement

    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/20/de-nouveaux-suspects-dans-la-feminisation-des-poissons_1144106_3244.html

    De nouveaux suspects dans la "féminisation" des poissons
    LE MONDE | 20.01.09 | 16h13 • Mis à jour le 20.01.09 | 16h27

    La transformation sexuelle des poissons des rivières - des individus mâles deviennent femelles - ne résulte pas que de la présence d'hormones féminines (les oestrogènes) dans les effluents des stations d'épuration des eaux. Mais aussi de celle de substances antagonistes des hormones masculines (les androgènes). C'est la conclusion d'une étude de chercheurs britanniques mise en ligne le 7 janvier sur le site de la revue Environmental Health Pespectives.

    La diminution du nombre de spermatozoïdes et de la fertilité observée chez l'homme comme les anomalies sexuelles constatées chez les poissons sont les conséquences plus que probables d'une exposition aux perturbateurs endocriniens. Ces substances peuvent être des hormones, des composées mimant leur action ou bien des molécules s'opposant à l'action hormonale.

    Principale auteure de l'étude britannique, Susan Jobling (université Brunel, Uxbridge) indique que depuis 1998, la féminisation des poissons sauvages des rivières était principalement expliquée par l'exposition à des oestrogènes, d'origines humaine et animale, et plus accessoirement par diverses substances chimiques présentes dans les eaux épurées.

    L'équipe de Susan Jobling avait montré en 2006 la "très forte corrélation entre le contenu en oestrogène des rivières britanniques et la féminisation des poissons sauvages". Cependant, des travaux chez le rongeur, un modèle plus proche de l'humain, indiquaient que ces anomalies résultaient plutôt d'action conjuguée des oestrogènes et des antiandrogènes.

    "Nous avons montré que, d'un point de vue statistique, il est hautement vraisemblable que les antiandrogènes jouent un rôle dans la féminisation des poissons sauvages, explique Susan Joubling. Le poisson est ainsi pris entre deux feux... entre les oestrogènes et les antiandrogènes." Directeur du Groupe d'étude de la reproduction chez l'homme et les mammifères (Gerhm, Inserm U625, Rennes), le professeur Bernard Jégou salue "une étude très sérieuse, faite avec de bons outils par un groupe de chercheurs qui sont une référence internationale".

    SAVONS ET DÉTERGENTS

    Les chercheurs britanniques ont une idée des suspects possibles. "Beaucoup de produits chimiques d'usage courant sont des anti-androgènes. Il y a des médicaments prescrits contre le cancer de la prostate, des fongicides, des antibactériens, des parabens", énumère Susan Joubling. Elle rappelle que "ces deux derniers groupes chimiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne : dans la nourriture, dans certains savons, des détergents, des dentifrices, des désinfectants et des cosmétiques. Il est vraisemblable que les antiandrogènes soient présents dans les rivières sous forme d'un cocktail de ces molécules, avec peut-être d'autres que nous ne connaissons pas encore. La priorité est d'identifier les coupables."

    Paul Benkimoun
    Article paru dans l'édition du 21.01.09

    05/12/2008

    À propos du lien entre pesticides et cancer

    lu sur :

    http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

    À propos du lien entre pesticides et cancer
    À l'occasion de la sortie du film "Nos enfants nous accuseront", l'UIPP (Union des industries pour la protection des plantes) a émis un communiqué indiquant que "4000 études scientifiques ont été publiées sur les causes de cancers. À ce jour, la communauté scientifique considère qu'il n'est pas possible d'établir un lien entre pesticides et cancer".
    Mais dans Politis, André Cicolella, chercheur en santé environnementale, cite une synthèse réalisée par une équipe universitaire de l'Ontario selon laquelle, sur 104 études menées entre 1992 et 2003, 73 montrent une "association positive entre pesticides et cancers". Il cite également une étude de l'Inserm, publiée en décembre 2007, dont les résultats montrent que "l'usage d'insecticide pendant la grossesse est associé de façon significative aux leucémies aiguës et aux lymphomes non-hodgkiniens chez l'enfant."
    Politis , 04/12/2008

    04/12/2008

    Nouvelles menaces contre la forêt amazonienne

    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/03/nouvelles-menaces-contre-la-foret-amazonienne_1126284_3244.html

    Nouvelles menaces contre la forêt amazonienne
    LE MONDE | 03.12.08 | 15h04 • Mis à jour le 03.12.08 | 15h45
    RIO DE JANEIRO CORRESPONDANCE

    Doucement mais sûrement la forêt amazonienne brésilienne perd du terrain. En douze mois, la végétation tropicale a encore reculé de 11 968 km2, soit une accélération du rythme de la déforestation de 3,8 % en un an. Le ministre de l'environnement du Brésil, Carlos Minc, considère pourtant que "la déforestation est stabilisée".

    L'essentiel des destructions est illégal. La législation actuelle ne parvient à arrêter ni les tronçonneuses ni les incendies volontaires, et les défenseurs de l'environnement se mobilisent aujourd'hui pour empêcher la révision du Code forestier, qui pourrait, disent-ils, être fatale à la forêt. Ils ont face à eux le puissant lobby de l'agrobusiness, qui assure manquer de terres pour répondre à la demande.
    A Brasilia, le Congrès discute actuellement de la diminution de la "réserve légale" instaurée par le Code forestier, cette part de végétation sauvage que tout propriétaire doit préserver, sur une parcelle située dans le bassin amazonien. Cette réserve passerait de 80 % à 50 % de la surface. Le Sénat a approuvé cette disposition en décembre 2007, au lendemain de la conférence sur le climat de Bali. La commission de l'environnement de la Chambre des députés, dominée par des représentants du monde rural, pourrait l'imiter avant la fin de l'année, mais les débats y sont tendus.
    Les gros fermiers font pression, semble-t-il, pour compenser des dispositions qui gênent l'extension de leurs plantations de soja et de leurs pâturages. Par exemple, la récente résolution de la banque centrale, qui refuse d'accorder un crédit rural aux producteurs ayant illégalement déboisé leurs propriétés.
    "Le gouvernement doit clarifier sa position, estime José Sarney Junior, député du Parti vert et membre de la commission parlementaire, car il hésite entre laisser la frontière agricole avancer sur la forêt et préserver le rôle d'une région qui rend service à la planète entière." L'importance du secteur agricole, premier exportateur mondial de soja et de viande, a cependant souvent incité les autorités de Brasilia à donner raison au monde rural.
    La reformulation du Code, dont certains alinéas datent de 1934, est nécessaire, mais Carlos Minc s'est déclaré opposé à la réduction des réserves, en accord, assure-t-il, avec le président Luiz Inacio Lula da Silva.
    Dans le nouveau projet, les ruralistas (lobby agricole) ont pour l'instant obtenu la possibilité de replanter sur la partie déboisée des espèces dites "exotiques", étrangères au milieu naturel, par exemple des palmiers qui assureraient un bon rendement aux propriétaires. Ceci au grand dam des écologistes.
    Ce sont les Etats brésiliens de l'Amazonie, rongés par l'agriculture intensive, qui battent les records de déforestation. Cette année, la moitié des destructions a eu lieu dans l'Etat du Para. Selon le ministère de l'environnement, seules trois des trente-six municipalités où se concentrent l'abattage des arbres et la lutte contre la déforestation ont respecté la loi de 80 %. Brasil Novo n'a conservé que 17,47 % de sa forêt.
    "Nous ne croyons pas que la loi puisse sauver l'Amazonie, la preuve nous en est apportée quotidiennement, reconnaît Marcio Astrime, de Greenpeace Brésil. Mais si la loi est affaiblie, les effets seront pires encore." L'organisation non gouvernementale (ONG) a lancé une campagne contre le projet de révision du Code forestier, dénonçant "une réforme opportuniste" qui conforte l'impunité de ceux qui détruisent.
    Le projet propose en effet de "débloquer la situation actuelle" en offrant aux auteurs des destructions de compenser les dommages en préservant, "ailleurs", une surface équivalente. "Mieux vaut rentabiliser les aires déjà endommagées et conserver celles qui sont encore intactes, au lieu de détruire la nature en damier", argumente le sénateur du Para, auteur de la réforme du Code forestier, Flexa Ribeiro, qui affirme que son projet initial ne réduisait pas la réserve légale.
    Les écologistes sont, quant à eux, partisans de la rémunération des propriétaires qui conservent la réserve en assurant une exploitation durable. Dans leur Pacte pour la valorisation de l'Amazonie, neuf ONG brésiliennes et internationales ont proposé de "rétribuer la forêt sur pied" pour parvenir à l'objectif de "déforestation zéro" en 2015. Conscient des enjeux se concentrant autour de l'Amazonie, le président Lula a annoncé, lundi 1er décembre, au premier jour de la conférence sur le climat qui se tient à Poznan (Pologne), un plan de lutte contre la déforestation comportant pour la première fois des objectifs chiffrés.
    Il s'agit de réduire les destructions de 40 % d'ici 2010, un objectif jugé "peu sérieux"par Greenpeace. Le président brésilien a également annoncé un objectif de diminution de la déforestation de 70 % d'ici 2018.
    "Le point de non-retour en Amazonie est proche, estime Gilvan Sampaio, de l'Institut national de recherche spatiale, qui observe par satellite la déforestation. Si 30 % de la forêt étaient encore détruits, cet écosystème cesserait d'exister, remplacé par un autre - une sorte de savane." Au rythme actuel, la moitié des arbres aura disparu en 2050.

    Annie Gasnier

    Chiffres :

    Superficie : la partie brésilienne du bassin de la forêt amazonienne couvre 5 millions de kilomètres carrés, dont 46 % protégés par la loi : 100 000 km2 de réserves indiennes ; 200 000 km2 d'unités de conservations fédérales pour l'exploitation durable et 1,9 million de km2 de forêts publiques.

    Nombre d'habitants : 25 millions de personnes.
    Population indienne : 220 tribus comprenant 480 000 personnes.

    Déforestation : 17 % de la végétation primaire, soit 700 000 km2, ont disparu en trente ans. Les quatre-cinquièmes de la déforestation sont illégaux.
    Incendies de forêt : au nombre de 22 000 en 2007.
    Pistes clandestines : il en existe 100 000 km.
    Réserves d'eau : sur 100 000 km de cours d'eau, elles représentent 23 % de l'eau potable de la planète.
    CO2 stocké : 70 milliards de tonnes.
    Emission de CO2 du Brésil : 1 milliard de tonnes en 2004, dont 75 % sont dus aux brûlis de la forêt.

    Article paru dans l'édition du 04.12.08

    24/11/2008

    Le saviez-vous ?

    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/23/fauteuils-allergenes-les-victimes-decues-d-une-rencontre-avec-conforama_1122077_3224.html

    Fauteuils allergènes : les victimes déçues d'une rencontre avec Conforama
    LEMONDE.FR avec AFP | 23.11.08 | 13h55

    Les victimes des fauteuils Conforama ayant entraîné des réactions allergiques se sont déclarées déçues, samedi soir 22 novembre, après une rencontre avec la direction du groupe d'ameublement à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, et ont une nouvelle fois brandi la menace de plaintes au pénal.
    "Nous sommes déçus. Les représentants de la direction de Conforama ont expliqué leur point de vue mais les victimes ne les ont pas crus", a indiqué à l'AFP Claudette Lemoine, responsable du collectif Rouannez-Anna, basé dans le Nord mais qui regroupe des victimes dans toute la France.

    A la mi-septembre, Conforama (groupe PPR) a reconnu avoir vendu depuis 2005 des fauteuils et canapés de relaxation susceptibles d'entraîner des réactions allergiques. Parmi ces sièges, fabriqués en Chine, il y avait des lots ayant contenu, à priori, des sachets anti-moisissure à l'origine des allergies.

    Soixante-six malades souffrant de pathologies diverses - brûlures, eczéma, affections respiratoires, perte de cheveux, douleurs musculaires - ont participé samedi à la première assemblée générale du collectif. Claudette Lemoine fait état de 128 victimes connues au total, pour 47 000 fauteuils ou canapés "allergisants" vendus.
    Un membre de la direction nationale de Conforama, Olivier Rigaudy, ainsi qu'un représentant local de la marque, ont rencontré les victimes. S'agissant de l'origine des pathologies, "ils sont restés dans le vague", a assuré la responsable du collectif, tandis que les propositions financières du groupe ne satisfont pas les victimes. Conforama proposerait entre 300 et 2 000 euros par dossier, une somme jugée "dérisoire" par le collectif qui met en avant "les frais médicaux, le préjudice moral et financier, la douleur de la famille, les cicatrices qui resteront à vie".

    L'avocat du collectif, Patrick Tillie, va transmettre au cas par cas les dossiers et les demandes d'indemnisation à Conforama. "En fonction des réponses, il y aura ou non dépôt de plaintes", a prévenu Mme Lemoine.

    Selon le collectif, les fauteuils ont entraîné la mort d'au moins une personne, âgée de 80 ans et décédée le 7 septembre ; son médecin pense que la mort a été causée par les brûlures provoquées par son fauteuil allergène.

    Les lots des fauteuils incriminés ont été retirés de la vente fin juin, à la suite de l'alerte d'un dermatologue, dont un des patients souffrait d'eczéma après avoir acheté un fauteuil de relaxation chez Conforama.

    31/10/2008

    De la mélanine dans les aliments en Europe ?

    NOTA BENE : La poudre d'œuf est utilisée couramment dans l'industrie alimentaire (biscuits, pâtes, pâtisseries, desserts, sauces ...)

    lu sur lemonde.fr :

    Enquête
    Le soupçon s'étend sur les filières alimentaires chinoises
    LE MONDE | 29.10.08 | 14h37 • Mis à jour le 29.10.08 | 14h37

    L'affaire de la contamination de produits alimentaires d'origine chinoise par de la mélamine prend une nouvelle ampleur. Adoptant une démarche inhabituelle, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a, mardi 28 octobre, pressé les autorités gouvernementales chinoises de fournir la totalité des informations dont elles disposent sur l'ampleur de cette contamination. Cette décision fait suite à la récente découverte de ce toxique d'origine chimique dans des oeufs.

    A Rome, au siège de la FAO, on ne cache pas une certaine irritation devant le silence des autorités chinoises et le fait que ce sont les médias qui, sur ce sujet, donnent la plupart des informations. "Il est essentiel que nous puissions disposer d'informations validées, souligne Kazuaki Miyagishima (direction de la nutrition et de la protection des consommateurs). Au vu des nouveaux éléments, nous soupçonnons que le recours à la mélamine soit une pratique répandue et que cette substance pourrait être présente dans de nombreux circuits alimentaires".
    Le ministre chinois de l'agriculture a lancé une enquête pour déterminer si de la mélamine avait été ajoutée à la nourriture pour les animaux. "Nous ne connaissons pas les détails de cette enquête et nous voulons que les autorités nous communiquent immédiatement les résultats de leurs découvertes", a déclaré Zhang Zhongjun, un responsable de la FAO en Chine. Selon lui, on ne peut exclure l'hypothèse que des porcs, des bovins, des poulets ou des poissons soient contaminés par de la mélamine.
    Sur ce thème, les inquiétudes des autorités sanitaires internationales vis-à-vis des produits alimentaires chinois n'est pas nouvelle. En juillet 2007, après la découverte aux Etats-Unis de mélamine d'origine chinoise dans des aliments pour animaux, on avait procédé au retrait de 60 millions de boîtes d'aliments pour chiens et chats. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors "invité instamment tous les pays à renforcer leur système de sécurité sanitaire des aliments et à se montrer beaucoup plus vigilants à l'égard des producteurs de denrées alimentaires et de ceux qui en font le commerce."
    La présence de ce toxique vient, cette fois, d'être identifiée dans des oeufs chinois à Hongkong et dans de la poudre d'oeuf en provenance du même fabricant chinois. A Hongkong, les autorités sanitaires ont détecté une quantité de mélamine supérieure à deux fois le niveau autorisé dans une marque d'oeufs produits par Dalian Hanwei, le premier fabricant d'oeufs chinois, basé à Dalian, dans le nord-est de la Chine. Les quantités retrouvées ne seraient pas a priori nocives pour la santé. La mélamine aurait été ajoutée aux aliments pour volailles, pour en augmenter artificiellement la teneur en protéines. La suspicion sur les produits chinois est telle que Hongkong a ordonné de nouveaux tests sur la viande et les produits de pisciculture.
    Mardi, le distributeur américain Wal-Mart a annoncé que les oeufs "Gegeda", l'une des marques de Dalian Hanwei réservée au marché domestique, avaient été retirés de ses rayons en Chine populaire. Surnommé le "roi de l'oeuf", M. Han Wei, le président de Dalian Hanwei, largement soutenu par la province du Liaoning, où se trouve son siège, présentait ses excuses aux consommateurs de Hongkong, tout en expliquant que sa société n'avait aucun besoin d'ajouter de la mélamine à ses oeufs pour en augmenter le niveau de protéines. Aucun rappel de produits n'a été annoncé par Dalian Hanwei en Chine.

    50 000 ENFANTS CONTAMINÉS

    Mi-octobre, le groupe japonais Mitsui, qui avait importé 20 tonnes de poudre d'oeuf en provenance de Dalian Hanovo, une filiale de Dalian Hanwei, a annoncé que tous les tests à la mélamine réalisés sur des échantillons étaient positifs. Le groupe japonais avait déclaré avoir été prévenu par Dalian Hanovo que de la mélamine avait été détectée dans son alimentation pour volailles.

    Co-entreprise entre Dalian Hanwei et le Danois Sanovo, Dalian Hanovo produit plus de 5 000 tonnes de poudre d'oeuf par an, en grande partie POUR L'EXPORTATION VERS LES ÉTATS-UNIS,L'ASIE ET L'EUROPE.

    Ces derniers mois, l'ajout de mélamine dans de la poudre de lait, pour faire croire à un apport supérieur en protéines, a contaminé plus de 50 000 enfants et tué quatre nourrissons. Le scandale suscité par cette affaire en Chine et ses répercussions dans le monde avaient poussé le gouvernement chinois à préparer un nouvel arsenal législatif sur la sécurité alimentaire. Les nouvelles mesures ne sont toutefois pas encore entrées en vigueur.
    Le site China Media Project, un observatoire des médias chinois à la faculté de journalisme de l'université de Hongkong, note que la panique induite par la découverte de la contamination du lait avait conduit les médias chinois à mener des campagnes de promotion en faveur de la consommation... d'oeufs.
    Accueillant les dirigeants européens lors du dernier Forum Asie-Europe, le premier ministre chinois Wen Jiabao avait, le 25 octobre, promis de "mettre en place des mécanismes de régulation puissants et efficaces pour tous les maillons et tous les procédés" de l'industrie alimentaire.

    Jean-Yves Nau et Brice Pedroletti (à Shanghaï)
    Article paru dans l'édition du 30.10.08

    28/10/2008

    Mondialisation de la pollution

    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/25/l-air-de-l-himalaya-est-aussi-pollue-que-celui-des-villes-d-europe_1111025_3244.html

    L'air de l'Himalaya est aussi pollué que celui des villes d'Europe
    LE MONDE | 25.10.08 | 14h31 • Mis à jour le 25.10.08 | 14h47

    Le Toit du monde n'est plus cet îlot de pureté que l'on imagine encore souvent. Pour la première fois, une équipe de chercheurs franco-italienne a pu réaliser dans l'Himalaya des mesures à plus de 5 000 m d'altitude et constater la présence de particules de suie à des niveaux de concentration surprenants dans un espace aussi vierge.
    Les relevés ont été effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m). "Nous ne nous attendions pas à ces résultats : ils témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes", reconnaît Paulo Laj, du laboratoire de météorologie physique de l'université de Clermont-Ferrand, qui a participé à l'étude menée avec l'université de Bologne et publiée récemment dans les "Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine" (PNAS).
    Les données atmosphériques dans cette partie du monde sont très rares. Une autre équipe - finlandaise - travaille au Népal, mais elle est jusqu'à présent restée sous la zone des 2 000 m. L'énorme logistique nécessaire à l'installation des stations d'observation est évidemment un frein.
    L'étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d'Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu'aux sommets élevés de l'Himalaya. Dans la zone de contact entre l'air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution. C'est, là aussi, la première fois qu'un tel phénomène est observé à cette altitude.
    "Le dioxyde de carbone est considéré comme l'ennemi numéro un dans la lutte contre le changement climatique, mais le système climatique est complexe et les études montrent de plus en plus que les particules atmosphériques sont aussi des acteurs importants du réchauffement", relèvent les chercheurs.
    Le danger est évidemment que cette situation accélère la fonte des glaciers himalayens. Le recul important des fronts glaciers au cours des dernières décennies est d'ores et déjà considéré comme l'une des manifestations les plus inquiétantes du réchauffement global. Avec ses 33 000 km2 de surfaces gelées, l'Himalaya est souvent désigné par les climatologues comme le "troisième pôle" après l'Arctique et l'Antarctique, même s'il n'a jusqu'à présent pas fait l'objet de la même attention.
    Le Groupe international d'experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d'ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l'ensemble de l'Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale.
    Cela pour plusieurs raisons. La liquéfaction des masses de glace crée, en aval, des lacs - près de 500 ont été dénombrés - potentiellement dangereux pour les populations vivant sur les premiers contreforts et dans les vallées. Des débordements brutaux se sont déjà produits. Mais surtout le régime hydrologique des plus grands fleuves comme l'Indus, le Gange, l'Amou-Daria ou le Yangzi dépend étroitement du fonctionnement de cette "calotte" himalayenne.
    "Dans un premier temps, l'eau libérée viendra gonfler leur débit puis, dans un second temps, l'inverse se produira, l'eau viendra à manquer et l'apport vital des glaciers, surtout pendant la saison sèche, fera défaut", explique Christian Vincent, du laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (CNRS) de Grenoble.
    Près de 1,3 milliard de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d'eau, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
    Si le Gange devenait saisonnier - ce que n'excluent pas les scientifiques -, plus de 400 millions de personnes vivant dans la plus grande zone d'agriculture irriguée de l'Inde seraient affectés. Et le PNUE ne comptabilise pas, ici, la population qui, au total, à l'échelle du pays, serait touchée par la baisse des rendements agricoles.
    Quand cela se produira-t-il ? "Il est difficile de le dire. L'Himalaya est l'un des massifs montagneux les moins bien observés au monde", indique Christian Vincent. La plupart des informations disponibles sont fournies par des photos aériennes qui permettent seulement de mesurer le recul des fronts glaciers, un indicateur très insuffisant pour comprendre le fonctionnement de ces monstres froids. Le massif alpin, avec ses 2 500 km de glaciers, compte deux fois plus de postes d'observation que l'Himalaya tout entier.
    Les bouleversements en cours sont lourds de menaces pour la stabilité de cette partie du monde. Les écologistes en sont convaincus. Wouter J. Veening, de l'Institut néerlandais pour la sécurité environnementale, juge urgent d'établir un réseau d'alerte.
    "La vie de plus de 1 milliard de personnes est concernée ; nous devons identifier les zones les plus fragiles et évaluer les risques de conflits", affirme-t-il. Le degré de pollution découvert au sommet de l'Himalaya lui donne un argument supplémentaire.

    Laurence Caramel
    Article paru dans l'édition du 26.10.08

    17/10/2008

    Une très légère taxe poids lourds est votée par les députés

    à lire sur mediapart.fr :

    Une très légère taxe poids lourds est votée par les députés
    Par Jade Lindgaard

    Vieille revendication des écologistes, les parlementaires ont adopté le principe d'une taxe sur les poids lourds. Pour, dans la foulée, organiser les compensations et les exceptions! Résultat: personne n'est content, ni les écologistes, ni les transporteurs... C'est une nouvelle illustration des contradictions du projet de loi Grenelle-1.

    12/10/2008

    À LIRE : mondialisation et économie

    À lire sur univers-nature.com :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3398

    08-10-2008

    Les coulisses de l’assiette

    Les articles les plus lus
    Echo Nature
    Le magazine d'information environnementale

    A l’heure actuelle, on estime que le secteur de l’agroalimentaire est responsable d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Reflet de ce que contient notre assiette, celui-ci est intrinsèquement lié aux habitudes de consommation véhiculées par les pays industrialisés et fondées sur des modes de production intensifs hautement néfastes à l’environnement. Pour répondre à cette forte demande, les pays du Sud sont mis à contribution, contraints de céder une grande partie de leurs ressources. Aussi n’est-ce pas une surprise si, comme le rappelle Nicolas Hulot, sur les 923 millions de personnes souffrant de la faim, les trois quarts sont des paysans.
    Photo ci-contre - D'origine brésilienne, 80% du jus d'orange arrive en Europe avec un bilan énergétique désastreux.
    Contraire à l’éthique, cette production débridée est également lourde de conséquences pour l’environnement. Exemple frappant du monopole et de la pression exercés par les pays industrialisés, l’huile de palme est un ingrédient majeur, entrant la composition de près d’un produit alimentaire sur dix vendus en Europe (biscuits, chocolat, bonbon, crème glacée, sauce, margarine…). Or, si l’on croit la fondation Hulot, sa culture serait la cause de 90 % de la déforestation sévissant en Malaisie. Un chiffre pas si surprenant puisque 17 m2 de palmiers à huile sont nécessaires pour satisfaire les besoins annuels d’un seul Français. Une atteinte grave pour ces forêts tropicales naturelles, véritables réservoirs de la biodiversité.

    La problématique de la surexploitation des ressources ne concerne pas que la terre ferme, bien au contraire. Les écosystèmes marins sont eux aussi gravement affectés avec 70 % des stocks de poissons menacés. A l’origine de cette raréfaction des richesses halieutiques, une augmentation de la consommation individuelle des pays riches due notamment à l’engouement pour de nouvelles pratiques culinaires (sushis…). Ce contexte déjà peu favorable est encore aggravé par la surpêche ainsi que les prises accidentelles et la dégradation des milieux marins perturbés par les changements climatiques (disparition des récifs coralliens…).

    Les conséquences sur l’environnement de notre mode de consommation ne se limitent pas à la question de l’approvisionnement en matières premières. Une fois celles-ci prélevées, encore faut-il les transformer en un produit fini, lequel implique un emballage et un conditionnement spécifiques. La clientèle étant souvent très éloignée du lieu de production, de l’énergie supplémentaire sera nécessaire pour l’acheminer de son lieu de création à son point de vente et le conserver une fois arrivé à destination. Destination somme toute provisoire, le dit produit étant amené à être transporté à nouveau pour aboutir dans un réfrigérateur familial ou sur une plaque de cuisson… On l’aura compris, ce type de consommation, et le système productif qu’il implique, génère une dépense énergétique massive. Or, celle-ci pourrait être évitée si les produits consommés étaient cultivés localement. Ainsi, un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement. Dès lors, un kilo de pommes provenant d’Afrique du Sud correspond à 5 litres de gasoil, soit 20 fois plus qu’un kilo de pommes cultivées localement. Autre exemple parlant, les 80 % du jus d’orange à base de concentré, bus en Europe, proviennent du Brésil. Si l’on tient compte des diverses opérations générées par leur transformation et leur transport, boire un verre de jus d’orange à base de concentré revient à avaler plus de pétrole que d’orange.

    Si une alimentation locale est bénéfique à l’environnement, il faut de même savoir faire varier les plaisirs. Manger varié est certes bon pour la santé mais cela a aussi une incidence notable sur la nature. Pour répondre aux normes dictées par l’industrie agroalimentaire, des variétés de fruits et de légumes ont fait l’objet de standardisation. Outre une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques, cette production uniforme conduit à un appauvrissement de la biodiversité. De fait, bien que l’on recense quelque 6 000 races d’animaux d’élevage de bétail et de volailles, seules 3 races bovines assument à elles seules 98 % de la production mondiale bovine. On observe des phénomènes similaires du côté des cultures. Ainsi, alors qu’il existerait près de 7 000 variétés de tomates à travers le monde (1), nous n’en ingérons pas plus de 5 distinctes.

    S’intégrant toujours dans cette politique du haut rendement, les techniques agricoles majoritairement employées étendent cet appauvrissement général à la qualité des sols. Premier consommateur européen et troisième à l’échelle mondiale, la France est particulièrement friande de produits phytosanitaires. Mais, outre qu’elles dérogent à leur fonction première en favorisant l’émergence d’insectes ravageurs libérés de leurs prédateurs, ces substances chimiques non biodégradables s’accumulent dans les milieux naturels et intoxiquent les espèces végétales et animales environnantes. La chaîne alimentaire étant ce qu’elle est, l’animal n’est pas le seul à pâtir du recours à ces composés chimiques. Selon l’INRA, en 2006 on estimait qu’un Français pouvait ingérer jusqu’à 1,5 kg de pesticides par an.

    Constatant que notre mode de consommation actuel a eu pour effet d’éloigner le consommateur des techniques de production en veillant à lui offrir la plus large gamme de produits sur un plateau d’argent, la fondation Nicolas Hulot a décidé de s’investir dans une opération massive de sensibilisation et d’information sur l’impact environnemental de nos choix alimentaires. Intitulée « Des fraises au printemps », celle-ci repose principalement sur le prochain lancement à la mi-octobre d’un site Internet sur lequel seront référencés les réseaux de magasins et de marchés bio. En parallèle, d’autres outils informatifs seront mis à disposition des consommateurs à l’image d’un mini-guide « Repères pour faire ses courses » ou encore un éventail de fiches pratiques (quel poisson consommer…). L’objectif est de faire la lumière sur des réalités que l’on a plus ou moins caché au consommateur en l’entretenant dans le mythe du tout disponible, de tout temps et à toute saison.

    Cécile Cassier

    1- Univers-nature vous en propose un petit échantillon de leur diversité en photo (lien sur le site d'univers-nature)

    06/10/2008

    la pollution automobile

    lu sur lemonde.fr :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/02/l-union-europeenne-peine-a-trouver-un-compromis-sur-la-pollution-automobile_1102237_3244.html

    L'Union européenne peine à trouver un compromis sur la pollution automobile
    LE MONDE | 02.10.08 | 15h01 • Mis à jour le 02.10.08 | 15h01
    BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

    La bataille pour des voitures moins polluantes tourne à la foire d'empoigne en Europe. Les représentants des Vingt-Sept Etats membres essaient cette semaine à Bruxelles de trouver un compromis pour réduire à 120 grammes par kilomètre les émissions de CO2 d'ici à 2012. La recherche d'un équilibre entre la défense de l'environnement et les intérêts des constructeurs automobiles s'avère cependant très délicate pour la présidence française de l'Union.

    En dépit d'un accord de principe entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en juin dernier, Paris doit composer avec la très forte mobilisation du gouvernement allemand. La grande coalition au pouvoir à Berlin défend bec et ongles les intérêts de constructeurs comme Mercedes, Porsche, ou BMW, encore très éloignés des objectifs mis sur la table par la Commission européenne. Mais les conciliabules franco-allemands sur le sujet agacent les autres pays, qui espèrent, eux aussi, faire valoir leur point de vue. Certains pays de transit, comme la Belgique et le Luxembourg, qui ne disposent pas de fabricants nationaux, misent beaucoup sur la réduction des pollutions automobiles afin de tenir leurs engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les voitures, qui rejettent en moyenne près de 160 grammes de CO2 par kilomètre, sont à ce jour responsables de 14 % des émissions polluantes européennes.

    VERS UN SURSIS DE TROIS ANS ?

    Pour tenter d'arracher un accord d'ici à novembre, la France suggère, dans un document diffusé cette semaine à Bruxelles, d'assouplir les projets de la Commission : seuls 60 % de la flotte seraient dans l'obligation de tenir l'ambition européenne en 2012, et 100 % en 2015. Paris propose aussi une montée en puissance graduelle des sanctions financières qui doivent frapper les fabricants incapables de tenir leurs objectifs. Des ouvertures que Greenpeace a aussitôt dénoncées : "Pour protéger les profits d'une poignée d'industriels, la France est en train de pousser l'Europe à brader la lutte contre le dérèglement du climat", a expliqué l'ONG.

    Pour ne rien arranger, les eurodéputés de la commission environnement ont rejeté, à la surprise générale, le 25 septembre, les amendements qui cherchaient, eux aussi, à ménager les intérêts des industriels. Le rapporteur sur ce projet, le socialiste italien Guido Sacconi, espérait pourtant être soutenu par les deux plus importants groupes parlementaires, de droite comme de gauche.

    Le clivage entre défenseurs de l'environnement et partisans de l'industrie a fait exploser les rangs conservateurs et socialistes. Pour le plus grand bonheur des élus écologistes. "Ce vote pourrait retarder l'examen du texte au Parlement", a regretté M. Sacconi. Plus grave pour les diplomates français, la division des deux formations-clés du Parlement risque de compliquer les négociations, déjà très difficiles, engagées sur le paquet climat-énergie.

    Philippe Ricard
    Article paru dans l'édition du 03.10.08