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14/07/2009

Des antennes-relais moins puissantes pour la téléphonie mobile ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/14/le-gouvernement-alloue-un-million-d-euros-au-grenelle-des-ondes_1218756_3244.html#ens_id=1218777

 

Le gouvernement alloue un million d'euros au Grenelle des ondes

LE MONDE | 14.07.09 | 16h11  •  Mis à jour le 14.07.09 | 16h11

 

Le Grenelle des ondes reprend du service. Les participants à la table ronde "Radiofréquences, santé, environnement", qui s'étaient quittés sur un constat très mitigé le 25 mai (Le Monde du 27 mai 2009), se sont retrouvés, à partir du 7 juillet, pour les premières réunions chargées de mettre en musique la feuille de route définie par Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à la prospective et à l'économie numérique, et Roselyne Bachelot, la ministre de la santé.

Au menu : un comité opérationnel sur les antennes-relais ainsi que trois groupes de travail sur les protocoles de mesures des ondes ; sur l'information du public, des professions de santé et des élus ; et sur les conditions de mise en oeuvre d'une recherche indépendante.

Présidé par le député (PS) de l'Isère François Brottes, le comité opérationnel se donne neuf mois pour dégager un terrain d'entente au niveau local en expérimentant "une puissance émettrice inférieure à la réglementation actuelle", ainsi qu'une "méthode de concertation locale" utile pour les communes actuellement coincées entre les opérateurs et les riverains. Le comité disposera, pour ce faire, d'un budget de 1 million d'euros.

 

SÉCURITÉ JURIDIQUE

L'installation de ces antennes-relais a provoqué, ces derniers mois, des conflits sérieux entre les opérateurs et les riverains. Ces derniers refusent en effet leur présence à proximité des lieux sensibles, les écoles notamment, invoquant des motifs de santé publique.

Plusieurs de ces conflits se sont soldés par des défaites pour les opérateurs de téléphonie mobile : certains ont été empêchés par la justice d'implanter des antennes-relais ou ont été sommés de les démonter.

D'ici à la fin septembre, M. Brottes espère avoir finalisé "le cahier des charges" de l'expérimentation de l'abaissement du seuil d'exposition avant de lancer un appel à candidatures auprès des villes. L'échantillon des communes devra être représentatif de l'ensemble des cas de figure : urbain, urbain diffus, rural, montagne, plaine. Il n'est pas question de retenir le seuil d'exposition à 0,6 volt par mètre, préconisé par l'association Robin des toits, à l'origine de l'idée même d'expérimentation. L'important étant cependant, pour José Cambou de France Nature Environnement, "d'aller aussi bas que possible compte tenu de la technologie disponible". Signe de la volonté des maires d'en finir avec un sujet qui empoisonne leur quotidien, une centaine de villes se sont d'ores et déjà portées candidates, assure le député.

Outre l'expérimentation d'un abaissement du seuil d'exposition avec ses conséquences pour la qualité de service, le comité opérationnel vise à déterminer les conditions d'une meilleure "acceptabilité sociale" de ces antennes-relais, avec, à la clé, une réelle "sécurité juridique" sur le terrain, espère le représentant de l'Association française des opérateurs de téléphonie mobile (AFOM), Jean-Marie d'Anjou.

Mais pour les opérateurs, nul doute que l'essentiel se jouera en septembre avec la publication, très attendue, de l'enquête de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les risques sanitaires des téléphones mobiles, l'autre grand volet de ce Grenelle des ondes.

 

Brigitte Perucca

Article paru dans l'édition du 15.07.09

23/06/2009

Antennes-relais et Wi-Fi : "la conférence parisienne" préconise la prudence

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/18/antennes-relais-et-wi-fi-la-conference-parisienne-preconise-la-prudence_1208554_3244.html#ens_id=1208555

 

Antennes-relais et Wi-Fi : "la conférence parisienne" préconise la prudence

LEMONDE.FR avec AFP | 18.06.09 | 16h29  •  Mis à jour le 18.06.09 | 17h03

 

Les citoyens de la "conférence parisienne ondes, santé, société", mise en place en juin 2008, ont recommandé, jeudi 18 juin, la prudence à la mairie de Paris, avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques et l'arrêt de l'installation d'antennes-relais à proximité des établissements scolaires.

Dans leur avis, comprenant dix recommandations non contraignantes, treize citoyens parisiens (sur un panel de vingt au départ) spécialement formés et missionnés sur cette question, ont préconisé de "modérer la surenchère des équipements numériques". Ils mettent notamment en avant "la complexité du sujet et l'incertitude des données scientifiques".

"Le risque zéro n'existe pas. Nous recommandons cependant d'optimiser le réseau (technologie et implantation) pour atteindre un seuil de 0,6 volt/mètre", indiquent-ils, soulignant que "d'autres villes s'engagent dans ce sens". Actuellement, le seuil d'exposition à Paris est fixé à 2 volts/mètre par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la ville et les opérateurs.

La conférence souhaite également "la non-implantation des antennes-relais à proximité des établissements scolaires et le non-usage des portables au sein d'établissements scolaires par les enfants". Enfin, elle recommande, lorsque cela est possible, de ménager "des lieux publics sans ondes" et de "privilégier dans les bâtiments publics (administration, bibliothèques, écoles, hôpitaux) l'utilisation filaire par rapport au wifi".

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L'association Robin des Toits s'est réjouie, dans un communiqué, que "la conférence citoyenne demande au maire [de Paris] de désactiver le wi-fi dans tous les espaces publics (mairies, bibliothèques, parcs et jardins)". Créée en mai 2004, elle a pour but d'assister et de fédérer les personnes et les collectifs qui luttent pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil.

26/05/2009

Les associations se sentent flouées par le Grenelle des ondes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/25/les-associations-se-sentent-flouees-par-le-grenelle-des-ondes_1197939_3244.html#ens_id=1183131

 

Les associations se sentent flouées par le Grenelle des ondes

LEMONDE.FR | 25.05.09 | 19h43  •  Mis à jour le 25.05.09 | 19h51

 

Le rapport du "Grenelle des ondes" publié lundi 25 mai ne satisfait pas vraiment les associations qui ont participé aux six semaines de débats. Ses principales propositions sont l'interdiction des téléphones portables dans les écoles primaires, des mesures de surveillance des antennes-relais et de limitation des usages pour les enfants.

Mais pour les associations, ces pistes ne reprennent pas les avancées (*) de leurs travaux, notamment sur l'abaissement des seuils d'exposition aux ondes. La synthèse des débats diffusée aux acteurs du Grenelle des ondes le 18 mai avait pourtant nourri certains espoirs pour les associations.

Document de travail préalable à une dernière rencontre entre Etat, associations et opérateurs, elle présentait des avancées sur la prise en compte des risques liés aux ondes. Problème : celles-ci ne se retrouvent pas dans le rapport publié une semaine plus tard. Deux des associations ayant participé aux discussions, Priartém (**)(Pour une réglementation de l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile) et Agir pour l'environnement (***), ont d'ores et déjà annoncé qu'elles ne participeraient pas au comité de suivi du Grenelle

"On a du mal à s'expliquer les absences dans le rapport", s'exclame Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement. L'interdiction de vente de téléphones portables au moins de 12 ans avait été évoquée lors des débats. Une mesure absente du rapport ministériel, remplacée par une possible interdiction dans les écoles primaires.

Même chose pour la définition d'un seuil d'exposition plus faible que celui en place aujourd'hui, qui ne figure pas dans le rapport, alors que la note de synthèse du 18 mai dessinait des solutions possibles. Un retournement de situation qui donne l'impression à Stéphen Kerckhove de n'avoir servi que de "caution à un faux débat" et à légitimer des normes déjà en place.

 

DES PISTES DE TRAVAIL

"Le moratoire [sur l'installation de nouvelles antennes relais] n'a pas fait consensus, ni l'abaissement des seuils" d'exposition, a justifié Roselyne Bachelot. La ministre de la santé a cependant fait valoir que l'essentiel était que le "débat ait pu s'engager". Le comité de suivi du Grenelle doit se retrouver en septembre pour discuter des suites à donner au rapport. D'ici là, certaines villes pilotes devraient avoir expérimenté une baisse du taux d'émission maximal des antennes relais à 0,6 volt/mètre contre 61 volt/mètre actuellement. D'autres pistes sont aussi avancées par les secrétaires d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet (économie numérique) et Chantal Jouanno (écologie), comme la mise en place d'offres exclusivement SMS et de téléphones uniquement utilisables avec une oreillette pour limiter les expositions aux ondes.

"On a fait du surplace", estime cependant Janine Le Calvez, présidente de Priartém. Selon elle, si les riverains d'antennes sont "les premiers perdants" de ce rapport, les opérateurs ne devraient pas y trouver leur compte non plus. "S'ils ne se sentent pas protégés, fait-elle remarquer, les riverains vont peut-être se mobiliser de façon plus forte." Une situation qui pourrait poser problème alors que de nombreuses antennes devront être renouvelées dans les années à venir. Ce qui pourrait donner lieu à des actions en justice.

 

Antonin Sabot

(*) voir : http://www.agirpourlenvironnement.org/presse/29tchermobile29.htm

(**) voir : http://www.priartem.fr/

(***) voir : http://www.agirpourlenvironnement.org/index.htm

24/04/2009

La téléphonie mobile sera-t-elle le futur scandale sanitaire

lu sur : http://www.bakchich.info/Les-mauvaises-ondes-des-compagnies,07394.html

Santé | mercredi, 15 avril 2009 | par Ian Hamel

La téléphonie mobile sera-t-elle le futur scandale sanitaire, à l’instar de l’amiante ou du tabac ? Avant d’avoir la réponse, les assureurs, prudents, ont déjà pris les devants.
Contrairement aux opérateurs téléphoniques, aux fabricants de télévisions, d’ordinateurs et de jeux-vidéo, les compagnies d’assurance prennent très au sérieux les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur la santé. En toute discrétion, elles ne les assurent plus.

Les ondes des téléphones mobiles et les antennes-relais sont-elles néfastes pour la santé ? La question est toujours sans réponse. Les études
scientifiques s’accumulent et se contredisent. Mais faut-il s’en étonner ? Il a fallu 70 ans pour retirer le plomb des peintures et 50 ans pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon…

Bref, les controverses sur le danger des champs électromagnétiques ne sont pas prêtes de s’éteindre. Le téléphone portable n’est utilisé à grande échelle que depuis le milieu des années 90. Le jour où l’on nous prouvera d’une manière indiscutable que la pollution électromagnétique (qui a été multipliée par 400 en un demi siècle) porte sérieusement atteinte à notre santé, il sera sans doute trop tard.

En revanche, les compagnies d’assurance sont nettement plus rapides pour se mettre à l’abri. Dans un document daté de 1997, intitulé « Les
champs électromagnétiques, un risque fantôme », que Bakchich a pu se procurer, le réassureur Swiss Re, qui assure les compagnies d’assurance, met en garde ses clients :

« Les plaintes en responsabilité civile - en cours ou à venir - du fait des champs électromagnétiques pourraient se terminer favorablement pour les requérants et avoir des conséquences fatales pour les assureurs, il faut s’attendre à des coûts de défense faramineux ». Swiss Re ajoute : « Cela signifie, pour l’assureur, qu’il doit revoir les contrats existants (…) Il serait bon que, de leur côté, les industriels comprennent que les assureurs ne peuvent pas assumer n’importe quel risque ».

A l’exclusion de l’amiante et des ondes électromagnétiques Cette mise en garde n’est pas restée lettre morte si l’on en juge cet autre
document reproduit par Bakchich. (voir le site de Bakchich pour la photo)
Axa range les ondes électromagnétiques au même rang que l’amiante ou le plomb. Il s’agit d’un avenant modifiant les conditions d’un contrat
d’assurance de la responsabilité civile. Il date du 1er septembre 2006. Il a été rédigé par la compagnie Axa. Ce contrat, à effet au 1er janvier 2007, exclut les dommages causés par l’amiante, par le plomb, et ceux qui sont « causés par les champs et ondes électromagnétiques ». En clair, depuis deux ans, Axa n’assure plus ses clients contre les dégâts que pourraient éventuellement provoquer les ondes émises par votre téléphone portable, votre télévision ou votre ordinateur.

Certes, la compagnie d’assurance se garde bien de parler de danger. Mais elle se couvre au cas où il pourrait y en avoir un, au nom du principe de précaution. Axa, l’un des plus grands assureurs européens, n’est pas un cas unique. Le Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), installé au Mans, assure que d’autres compagnies d’assurance excluent « tous dommages ou conséquences de dommages résultant de la production par tous appareils ou équipements, de champs électriques ou magnétiques, ou de radiations électromagnétiques ».

Irradiations et cancer du sein :

Cela veut dire quoi concrètement ? Prenons un exemple précis : En 2007, le ministère espagnol de la Santé a publié une étude scientifique de 212 pages intitulé « Relation entre l’exposition aux irradiations électromagnétiques au travail et le cancer du sein ». L’étude montre que les informaticiennes, les standardistes, les femmes qui travaillent derrière un écran « ont un risque plus important de développer un cancer du sein dans la période pré-ménopause mais aussi post-ménopause ». Un risque supplémentaire d’environ 20 %.

Imaginons que toutes les femmes qui tombent malades portent plainte contre leurs employeurs et leur réclament des millions d’euros de dommages et intérêts. Si les patrons, qui ne sont plus couverts par leurs compagnies d’assurance, perdent leurs procès, ils seront contraints de mettre la clé sous la porte.

Les compagnies d’assurance ne sont sans doute pas mieux informées que les instituts de recherche. Mais elles savent davantage tirer les leçons du passé pour interpréter les signes de risques potentiels. Et ne pas perdre des milliards. Comme le jour où des utilisateurs de téléphones mobiles, atteints de tumeurs du cerveau, du nerf auditif ou des glandes salivaires gagneront contre Orange, SFR ou Bouygues-Telecom…

Dès novembre 2008, Bakchich tentait d’en savoir plus sur les dangers du téléphone portable. Et prenait alors conscience lors de son enquête de
l’omerta qui règne sur le sujet.