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31/08/2010

Achèteriez-vous une voiture d'occasion

à cet homme ?

La lettre qui contredit Eric Woerth

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Dans son édition du mercredi 1er septembre, L'Express revient en détail sur l'étrange parcours de ce ruban rouge.

lu sur :

http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=916022&k=31

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Une simple lettre, découverte à la mi-août lors d'une perquisition, fragilise la position d'Eric Woerth. L'actuel ministre du Travail a toujours affirmé ne pas être intervenu dans l'octroi, en juillet 2007, de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, futur employeur de son épouse et gestionnaire de fortune des Bettencourt. Il a maintenu cette version lorsqu'il a été entendu comme témoin, le 29 juillet dernier, par la police judiciaire dans l'enquête sur un éventuel trafic d'influence autour de cette décoration. Or, selon nos informations, le procureur Courroye et les policiers de la Brigade financière disposent aujourd'hui d'un élément crucial qui infirme cette version: une lettre signée d'Eric Woerth lui-même, datée du début du mois de mars 2007.

Une nouvelle audition d'Eric Woerth paraît inévitable

Ce courrier, adressé à Nicolas Sarkozy, place Beauvau, recommande Patrice de Maistre pour l'obtention de cette décoration. A l'époque, Eric Woerth est à la fois trésorier de l'UMP et du candidat à l'élection présidentielle. Quant à Nicolas Sarkozy, il se trouve pour quelques semaines encore à la tête du ministère de l'Intérieur, qu'il s'apprête à quitter pour se consacrer à la campagne.

Dans la lettre, rédigée sur du papier à en-tête d'une association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth vante les mérites de Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, rassemblant les principaux donateurs de Sarkozy. Le gestionnaire de fortune est, par ailleurs, un collecteur de fonds légaux pour l'UMP. Avec ce document, l'hypothèse d'une récompense pour ses bons et loyaux services prend corps.

Interrogé le 30 août par L'Express, pour savoir s'il était intervenu par écrit ou oralement dans le dossier d'attribution de Légion d'honneur, Eric Woerth n'a pas souhaité entrer dans le détail. Il a simplement répété que cette remise de décoration n'avait donné lieu à "aucune contrepartie".

Quant à l'avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, il nous a indiqué que son client avait découvert l'existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l'ont interrogé pendant six heures. Une nouvelle audition d'Eric Woerth semble désormais inévitable.

20:02 Publié dans ploutocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ploutocratie

17/12/2008

L'Élysée ne connaît pas la crise !

lu sur le monde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/17/l-elysee-augmente-discretement-son-budget-de-9-1_1132349_0.html

L'Elysée augmente discrètement son budget de 9,1 %
LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.08 | 15h55 • Mis à jour le 17.12.08 | 16h09

L'Elysée vient d'augmenter de 9,2 millions d'euros son budget initial pour 2008, soit une hausse de 9,1 %, a affirmé, mardi 16 décembre, dans un communiqué, le député apparenté PS René Dosière. Cette augmentation s'est faite par décret publié au Journal officiel électronique du 14 décembre 2008, a précisé M. Dosière, qui ironise sur le fait que cette "procédure discrète" n'ait pas été pas reprise dans l'édition papier du Journal Officiel.

Vérification faite, un décret au JO du 14 décembre prévoit effectivement 9,2 millions d'euros pour la présidence de la République, sous forme "d'autorisation d'engagement" et de "crédits de paiement". En compensation, le même décret annule 9,2 millions de crédits sur les budgets des missions de la défense (5,3 millions) et de la sécurité (3,9 millions). Le décret est signé par le premier ministre, François Fillon, et le ministre du budget, Eric Woerth.

"Contrairement à l'an passé, l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative, qui est actuellement en cours de discussion au Parlement", commente M. Dosière. Le 15 octobre, le député avait affirmé que les crédits de l'Elysée pour 2009 étaient en hausse de 11,45 % par rapport à 2008. L'Elysée avait aussitôt répondu que son budget, "exemplaire de transparence et de bonne gestion", progressait en réalité de seulement "2 %". La différence entre les deux chiffres correspondait en fait à cette hausse de 9,1 % du budget 2008 accordée en fin d'exercice, qualifiée par René Dosière de "tour de passe-passe".

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Remarque : cette augmentation est vraiment très discrète ! J'ai eu un peu de mal à la trouver.
Il faut aller sur les site du Journal Officiel :

http://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html

Puis cliquer sur le calendrier pour demander le numéro du 14 décembre

Dans ce numéro, il faut aller au point 15 :

15 Rapport relatif au décret n° 2008-1317 du 12 décembre 2008 portant transfert de crédits

Puis il faut télécharger le fichier pdf correspondant, l'ouvrir et voir finalement que :

Art. 1er. −Sont annulés, pour 2008, des crédits d’un montant de
9 200 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 1 annexé au présent décret.
Art. 2. −Sont ouverts, pour 2008, des crédits d’un montant de
9 200 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement applicables au programme du budget général mentionné dans le tableau 2 annexé au présent décret.

Le tableau 2 étant :

INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION : Présidence de la République.
NUMÉRO du programme ou de la dotation : 501
AUTORISATIONS d’engagement ouvertes (en euros) :9200000
CRÉDITS de paiement ouverts (en euros) : 9200000

Le Sénat ne connaît pas la crise !

Voir aussi les précédentes notes sur le Sénat dans les archives du blog de l'association " Une Place pour Tous ! ": notes du 18/11/2008 et du 27/6/2009 ( lien ci-contre )

Lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/17/le-senat-refuse-de-se-separer-de-ses-importantes-reserves-financieres_1132171_823448.html

Le Sénat refuse de se séparer de ses importantes réserves financières
LE MONDE | 17.12.08 | 14h41 • Mis à jour le 17.12.08 | 14h41

Le bureau du Sénat a arrêté, mardi 16 décembre, un deuxième train de mesures destiné à restaurer l'image de cette institution, écornée par les révélations sur ses fastes et les privilèges dont bénéficient ses membres. Le nouveau président, Gérard Larcher (UMP), désireux de rompre avec les pratiques de son prédécesseur, Christian Poncelet, assure vouloir rendre "transparente" la gestion du Palais du Luxembourg.

Mais le bureau a refusé toute restitution éventuelle des très importantes "réserves" financières du Sénat. En sus de la dotation budgétaire de l'Etat (336 millions d'euros en 2009), le Sénat dispose d'environ 220 millions d'euros de ressources propres sous forme de valeurs mobilières et d'immobilisations financières. Surtout, les "réserves" des caisses de retraite du Sénat s'élèvent à 1,16 milliard d'euros (539 millions pour la caisse de retraite des sénateurs et 626 millions pour celle des personnels).

PRÊTS IMMOBILIERS À TAUX ZÉRO

"Pourquoi montrer du doigt un système éprouvé qui permet de demander trois fois moins à l'Etat pour le financement des pensions qu'il sert ?", a défendu M. Larcher. En 2007, ces disponibilités ont été sollicitées pour 13,3 millions d'euros pour les retraites des sénateurs et 7,1 millions pour celle des personnels.

Le premier questeur, Philippe Richert, a lui aussi vigoureusement défendu le principe de ces caisses autonomes, dont la création remonte à 1856 pour celle des personnels et 1905 pour celle des sénateurs, et dont "le produit est issu des dépôts de ses cotisants". "Il n'y a pas de raison de penser que l'Etat gérerait mieux ces montants", estime le sénateur (UMP) du Bas-Rhin.

Ainsi campé sur ses "réserves", le Sénat a toutefois consenti un geste. Il propose un "pacte de stabilité financière" avec l'Etat reposant sur "deux engagements" : le maintien de la dotation et du budget du Sénat en euros constants sur les exercices 2009, 2010 et 2011 ; la restitution à l'Etat de toute partie de la dotation qu'il n'aurait pas utilisée pour son fonctionnement. Il a aussi annoncé qu'à partir du 31 décembre 2009 ne seront plus accordés aux sénateurs et aux personnels de prêts immobiliers à taux zéro : une économie qu'il évalue à 71,5 millions d'euros.

Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 18.12.08

13/12/2008

LES ORS DE LA RÉPUBLIQUE

À lire sur "le Point" un article sur Rachida Dati :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/l-extravagante-mme-dati/920/0/298981

..."Rachida Dati a la bougeotte. Effectuer trois déplacements dans une même journée ne lui fait pas peur. Mais, là où le bât blesse, c’est lorsque, mue par une sorte de mouvement perpétuel, elle exige, pour un oui, pour un non, d’emprunter les avions de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (Etec), l’unité de l’armée de l’air réservée au transport du chef de l’Etat et des membres du gouvernement. Les appareils aux couleurs de la République française ont de 8 à 12 places, mais voyagent pratiquement à vide, la ministre ne tolérant auprès d’elle que son chef de cabinet, qui tient l’agenda, et un chargé de communication. Or un vol de Villacoublay, la base aérienne de la flotte, revient en moyenne de 15 000 à 20 000 euros. « Rachida Dati ne regarde pas à la dépense » , fait-on remarquer dans les préfectures. D’autant que, chaque fois, tenus d’arriver avant elle pour préparer le déplacement, conseillers, directeurs de l’administration centrale, membres de l’équipe vidéo qui la suit en permanence, et sa photographe sont obligés de prendre un avion de ligne ou le TGV, à l’aube de préférence. Tant pis si, sur place, les préfets doivent organiser aux frais de la princesse deux convois sous escorte."...

... article se terminant par :

"...Des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur."
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Ce qui a été à l'origine de l'information suivante, lue sur lemonde.fr ( http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/12/dati-tairait-des-informations-sur-la-gestion-des-hauts-de-seine_1130630_823448.html ) :

Dati tairait des informations sur la gestion des Hauts-de-Seine
LEMONDE.FR | 12.12.08 | 19h32 • Mis à jour le 12.12.08 | 19h55

Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine (...), saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur [Nicolas Sarkozy]" : cette petite phrase, publiée dans un article du Point sème le trouble. En insinuant que la garde des sceaux, qui a occupé de 2004 à 2005 le poste de directrice générale adjointe du conseil général, pourrait disposer d'informations explosives sur l'attribution des marchés publics dans un département alors dirigé par Nicolas Sarkozy, le journaliste Denis Demonpion a déclenché une série de réactions en chaîne, vendredi 12 décembre.

Le député socialiste Arnaud Montebourg est, le premier, monté au front, s'étonnant du silence longtemps observé par la garde des sceaux. Soit Rachida Dati "a connaissance d'irrégularités de nature à mettre en cause le président de la République (...) et elle s'empresse de faire ouvrir une enquête, soit elle doit démentir immédiatement", écrivait le député, vendredi, à la mi-journée.

LES ÉLUS PS RÉCLAMENT UNE ENQUÊTE

Il n'en fallait pas plus pour que la chancellerie, après s'être longtemps réfugiée derrière un laconique "aucun commentaire", ne rende publique une lettre (à lire sur le site Internet du Point) adressée par la ministre à l'auteur de l'article. Rachida Dati y qualifie l'article de "totalement faux", souligne n'avoir eu aucun "contact" avec le journaliste. Et assène : "Ma fonction (...), mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l'égard du chef de l'Etat sont à l'opposé de ce que vous insinuez." Denis Demonpion assurait pourtant de son côté, au nouvelobs.com, jeudi 11 décembre, qu'il ne "retirait pas une ligne" à ses écrits, assurant même : "Rachida Dati n'a pas démenti et ne démentira pas."

En fin d'après-midi, 6 élus socialistes du conseil général des Hauts-de-Seine ont tiré la dernière salve : ils demandent que le président du conseil général, Patrick Devedjian, saississe "le procureur de la République de Nanterre afin d'ouvrir une enquête judiciaire concernant les informations dont disposerait" Rachida Dati. Plusieurs affaires judiciaires sont déjà en cours d'instruction sur des malversations financières présumées en lien avec le conseil général des Hauts-de-Seine.



Le Monde.fr, avec AFP

LA GESTION DE L'EAU EN ÎLE DE FRANCE : la politique sous son plus mauvais jour

lu sur le site de l'ACME (lien ci-contre) :

EDITO
Le vote a eu lieu : Rien ne change sous l'eau du SEDIF
Nihil novi sub sole
Malgré un engagement fort et uni de nombreux élus, d'associations de défense des consommateurs, d'associations de défense du service public et de particuliers, les délégués du SEDIF ont voté ce matin et ont choisi de conserver son mode actuel de gestion de l'eau. Il restera en régie intéressée et sera délégué à une société privée.
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'Petits meurtres entre amis 'de la gestion publique de l'eau, grâce aux bulletins secrets.
Le vote a eu lieu : Rien ne change sous l'eau du SEDIF
88 contre 54

Ce 11 décembre 2008 aurait pu marquer un virage de la politique de l'eau en Ile de France. Mais c'est un jour sombre pour tous ceux qui croyaient possible un retour en régie publique de sa gestion.

Le vote à bulletins secrets a permis ce résultat : 88 délégués sur 142 ont voté pour le renouvellement du contrat du SEDIF pour la gestion de l'eau à une entreprise privée , 54 ont voté contre, c'est-à-dire qu'ils choisissaient un mode de gestion en régie directe.

Un vote à bulletins secrets :

Alors que le vote concernait un choix de gestion d'une délégation de service public, il s'est opéré à bulletins secrets..., à la demande de 68 délégués de "droite". Ce qui aura permis peut-être aux délégués les moins courageux, ou à ceux qui s'étaient engagés à voter contre, de se désavouer et d'échapper à la vindicte de leur parti ou de leurs électeurs.

Pourtant hier les comptages des associations et des élus engagés pour un retour à une gestion publique ne prévoyaient pas un tel score. Les déclarations les élus de gauche comme certains de droite donnaient le résultat du vote incertain ou même défavorable pour le choix que défend M. Santini.

Tout avait été préparé pour couvrir les retourneurs de vestes : le résultat est là !

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Article de l'AFP : Ile-de-France: les élus maintiennent la gestion de l'eau au secteur privé
/ 11 décembre 2008 17h10)

Voici en effet le résultat du vote acquis par Santini 88 contre 54 . « CHOISY-LE-ROY (Val-de-Marne) - Les élus du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) ont voté jeudi en faveur du maintien au secteur privé de la gestion du plus gros service d'eau potable en Europe, par 88 voix contre 54, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce vote, effectué à bulletins secrets, entérine la poursuite de la délégation de service public (DSP), confiée depuis 1923 au groupe Veolia (alors Générale des Eaux), et rejette de fait la constitution d'une régie publique qui avait notamment les faveurs d'élus de gauche.

Le débat public précédant le vote a souvent viré à la passe d'armes: les partisans de la motion ont fustigé le "recours à des méthodes altermondialistes" de la part des partisans de la régie publique, qui ont, eux, accusé Veolia d'"être obnubilé par la soif de rentabilité".

Signé en 1962 pour un montant de 317 millions d'euros, le dernier contrat confié à Veolia expire fin 2010 et se trouve au centre de critiques d'associations et d'élus de gauche qui dénoncent régulièrement "une surfacturation" de l'eau francilienne, UFC-Que Choisir l'ayant évaluée à 90 millions d'euros par an.

Une étude commandée par le Sedif lui-même montre pour sa part que des économies de 35 à 42,5 millions d'euros par an pourraient être réalisées en rénovant le mode de gestion actuel.

Le débat a pris de l'ampleur depuis la décision fin novembre de la ville de Paris de remunicipaliser la distribution de l'eau dans la capitale.

A l'issue du vote, le président (Nouveau Centre) du Sedif, André Santini, s'est montré très "optimiste" concernant une future baisse des prix, invoquant "la concurrence acharnée" qui s'est manifestée sur ce marché.

"Veolia, c'est son plus beau contrat (...), ils sont très menacés, et Suez (Environnement, concurrent de Veolia, ndlr) a fait savoir, en montrant les dents, qu'il voulait être candidat. Je suis très optimiste", a résumé M. Santini.

Contactés par l'AFP, Veolia et Suez Environnement n'ont pas souhaité faire de commentaires.

Opposante au projet, la maire (Verts) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, a fait part de sa "déception". "Je suis convaincue que la formule de la régie aurait permis de faire plus facilement baisser les coûts tout en assurant la sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle dit.

Le Sedif doit à présent élaborer un cahier des charges détaillant les modalités de la nouvelle délégation de service public avant le lancement d'un appel d'offres international à la mi-2009.

M. Santini s'est notamment engagé à "étudier" la possibilité de diviser le marché en plusieurs lots ("alotissement") et à instaurer "une tarification sociale" de l'eau pour les ménages modestes.

Le Sedif fournit en eau potable quatre millions d'habitants répartis sur 144 communes et les sept départements de la banlieue parisienne.

La politique, ce n’est pas cela ! Réaction de Jacques Perreux, Vice-président au conseil départemental du Val de Marne
Aujourd’hui a eu lieu le vote au sein du SEDIF pour décider de son futur mode de gestion.

Celui-ci survenant après une magnifique campagne citoyenne, devait selon tous les observateurs être extrêmement serré entre les partisans d’une gestion publique et les partisans de la poursuite d’une gestion aujourd’hui déléguée à Véolia. Monsieur Santini et ses amis de droite ont imposé le vote à bulletin secret.

Ainsi des élus du peuple, ceux de la République contrairement aux usages démocratiques dans les assemblées communales, départementales et nationales ont pu cacher leur vote sur une question d’intérêt général et sur une question concernant les générations futures. La gauche et les verts qui comptent soixante-cinq élus ainsi que le Modem qui en compte trois ont annoncé qu’ils voteraient « non » à la proposition de M. Santini.

Une chose absolument incroyable s’est alors passée, puisque seulement cinquante-quatre votes « non » ont été ressencés. Les citoyens ont donc été volés, la démocratie bafouée, par un certain nombre d’élus qui se sont rendus coupables de lâcheté en votant l’inverse de leur engagement public. Cet acte jette l’opprobre sur la politique et entretient une suspicion déjà très forte.

S’il est déshonorant, il n’aura pas le pouvoir de décourager toutes celles et tous ceux, associations, citoyens et élus qui considèrent qu’il n’est pas de meilleure gestion pour un bien commun que la gestion publique et toutes celles et tous ceux que croient qu’en politique, les actes doivent nécessairement aller de pair avec les paroles. Bien au contraire !

12/11/2008

Politique : l'Afrique mauvaise élève. Ou : la fin justifie les moyens

Ou bonne élève : tout dépend de quel côté on se place ...

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/11/11/les-deputes-senegalais-ont-destitue-le-president-de-l-assemblee_1117235_3212.html

Les députés sénégalais ont destitué le président de l'Assemblée
LE MONDE | 11.11.08 | 15h32 • Mis à jour le 11.11.08 | 15h32

CHANGER la Constitution pour se débarrasser d'un ancien premier ministre ambitieux. Abdoulaye Wade, président du Sénégal, pays censé symboliser l'exemplarité démocratique africaine, n'a pas hésité à employer les grands moyens pour évincer Macky Sall, chef du gouvernement entre 2004 et 2007. Car M. Sall, président de l'Assemblée nationale jusqu'à dimanche, est désormais considéré par le pouvoir comme un rebelle.
Les députés sénégalais ont en effet adopté, dimanche 9 novembre, une résolution " mettant fin" à ses fonctions par 111 voix contre 22. Massivement, l'Assemblée, où le Parti démocratique sénégalais (PDS) du président Wade dispose d'une majorité écrasante depuis les élections législatives de 2007 boycottées par l'opposition, a satisfait la volonté du chef de l'Etat de limoger le président qu'elle s'était donné.
Un mois plus tôt, le 13 octobre, le Parlement avait déjà voté sans barguigner une loi d'inspiration présidentielle modifiant la Constitution réduisant de cinq à un an la durée du mandat du président de l'Assemblée et du Sénat. Le 21 octobre, le président Wade avait promulgué le texte qui " s'applique au mandat en cours". Le feuilleton de la disgrâce de Macky Sall, qui agite les milieux politiques sénégalais et la presse depuis un an, venait de trouver son épilogue.

Il avait débuté lorsque le nouveau président de l'Assemblée avait avalisé la décision de la commission des finances d'auditionner Karim Wade, fils du président de la République. Les députés souhaitaient questionner M. Wade junior sur sa gestion financière de l'Agence chargée des grands chantiers de Dakar liés à l'organisation de la Conférence islamique de mars 2008, dont il est président.

L'initiative avait suscité la colère du chef de l'Etat, et n'avait pas connu de suite. Le différend entre M. Wade père et Macky Sall avait rapidement pris une tournure personnelle. En septembre, l'invitation de M. Sall par le Sénat français avait été considérée comme un casus belli. Dimanche, les députés sénégalais ont justifié sa mise à l'écart par "ses activités personnelles" à l'étranger et la crise de confiance avec l'exécutif.
L'affaire se réduirait à une simple lutte d'influence au sommet de l'Etat si elle ne reflétait pas l'âpreté de la querelle pour la succession du président Wade, 82 ans. Longtemps alliés, l'ancien premier ministre, âgé de 46 ans, et le fils du président, 40 ans, affichent désormais leurs ambitions. Le chef de l'Etat sénégalais, qui se défend de toute dérive monarchique, semble pourtant tout faire pour écarter les rivaux de son fils. Avant M. Sall, il avait limogé en 2004 une autre étoile montante de la vie politique, son ancien premier ministre Idrissa Seck, qui s'est présenté contre lui à l'élection présidentielle de 2007.
Juste après son éviction du perchoir de l'Assemblée, Macky Sall est entré lui aussi dans l'opposition. Il a démissionné du PDS et de ses mandats de député et de maire, dénonçant "une procédure antidémocratique qui n'honore pas le Sénégal".

Ph. B.
Article paru dans l'édition du 12.11.08