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24/11/2010

Des policiers rompent le devoir de réserve

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/protestation-des-policiers-rompent-le-devoir-de-reserve-24-11-2010-1266338_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101124

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LIBERTÉ D'EXPRESSION

Des policiers rompent le devoir de réserve

Publié le 24/11/2010 à 11:57 - Modifié le 24/11/2010 à 14:37

Par Aziz Zemouri

Explosion du nombre de gardes à vue, suicides, petits arrangements avec les statistiques de l'insécurité, etc., le FPC, un collectif de policiers qui réunit officiers et gardiens de la paix, a mis en ligne trois vidéos sur le site de partage de vidéos en ligne YouTube pour contester le discours officiel. À l'aide d'exemples concrets, ils remettent en cause la course aux chiffres, "les interpellations à tour de bras" ou encore le harcèlement des automobilistes en vue de les verbaliser "alors qu'auparavant, une petite remontrance suffisait".

L'Inspection générale des services (la police des polices) diligente actuellement une enquête afin d'identifier les conditions de tournage interne aux locaux, les complices éventuels et les témoins. En effet, les policiers sont interviewés entre autres devant des cellules de garde à vue au sein même des commissariats.

Le ministère de l'Intérieur s'inquiète du nombre croissant de policiers qui s'affranchissent du devoir de réserve. Une mise en garde émanant de la Direction générale de la police nationale (DGPN) a été récemment diffusée. Frédéric Péchenard, le directeur, prévient que tous les manquements aux règles de déontologie sont "passibles de poursuites pénales et disciplinaires". Sont également pointées par la DGPN les inscriptions croissantes de policiers sur les réseaux sociaux. Certains policiers y détailleraient des aspects confidentiels de leur mission.

Le collectif FPC promet de nouvelles "révélations" au mois de décembre.

28/10/2010

Est-ce possible ?

Dans une société aussi parfaite que la notre ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/thibault-cgt-denonce-la-presence-de-policiers-camoufles-dans-les-manifestations-27-10-2010-1254802_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101027

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Bernard Thibault parle de policiers "camouflés" dans les manifestations

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonce mercredi dans Libération "la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux" et l'action de "manipulateurs" qui "poussent au crime" dans les manifestations contre la réforme des retraites. Cette présence, "à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute", selon le leader syndical qui assure qu'"on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS".

"Des manipulateurs s'infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds-points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images choc pour la télé et créer un climat de tension", ajoute Bernard Thibault. Selon lui, "quand on en vient à ce genre de procédés, c'est que l'on ne (se) sent pas très fort de l'autre côté", a-t-il conclu.

Les propos de Bernard Thibault rejoignent les accusations du président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé dimanche la "présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police". Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a jugé mardi "inadmissibles" les propos de Jean-Luc Mélenchon, tout en décidant, selon un syndicat policier, de ne pas porter plainte.

Sur le même sujet

14/01/2010

Prélèvement d'ADN et fauchage OGM

Refusez tout prélèvement d'ADN pour des fait relevant de la désobéissance civique !

 

lu sur :

http://www.lamanchelibre.fr/OGM-Francois-Dufour-relaxe,1.media?f=3806

11 janvier 2010

François Dufour, candidat d'Europe Ecologie en Basse Normandie et Pierre Jarre, faucheurs volontaires d'OGM, ont été relaxés ce lundi  11 janvier par la cour d'appel de Caen. François Dufour et Pierre Jarre étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement d’ADN. En première instance, le Tribunal d’Avranches, fondant sa décision sur la Convention européenne des Droits de l’Homme, avait prononcé la relaxe des 2 militants. La Cour d’appel de Caen a  doncconfirmé ce jugement.

22/12/2009

Flashball: des médecins démontrent son extrême dangerosité

Le flashball est censé être une arme visant à «impressionner (...) les voyous», selon Nicolas Sarkozy. Pour la direction générale de la police nationale, ses balles en caoutchouc ne peuvent pénétrer dans le corps. L'étude médicale que révèle Mediapart montre, au contraire, les risques majeurs que présente cette arme: «à courte distance, les munitions (sont) potentiellement mortelles», expliquent les auteurs.

16:05 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, police

28/05/2009

Coupat libéré après plus de six mois de détention préventive

lu sur : 

http://laposte.lci.fr/infos/france/justice/0,,4427894-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-julien-coupat-est-sorti-de-prison-.html

 

Après plus de six mois de détention, Julien Coupat est libre. Principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes TGV en novembre 2008, il a quitté jeudi vers 17h20 la prison de la Santé à Paris, en se dissimulant dans le coffre d'une voiture pour éviter les reporters qui l'attendaient devant la prison. Dans la matinée, le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné sa remise en liberté, suivant le parquet de Paris.

Julien Coupat s'est vu imposé un contrôle judiciaire qui comporte notamment le versement d'une caution de 16.000 euros et impose qu'il demeure chez lui à Montreuil ou chez ses parents à Rueil-Malmaison. Le contrôle judiciaire lui interdit en outre de sortir d'Ile-de-France et lui impose d'aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil où il devra laisser ses papiers d'identité. Enfin Julien Coupat n'aura pas le droit d'entrer en relation avec les huit autres mis en examen et les témoins du dossier. "Mieux vaut tard que jamais", a réagi l'avocate de Coupat, Me Irène Terrel, qui dénonce une "affaire politique dont le dernier épisode est l'annonce par le parquet de la remise en liberté" de son client.

Une incarcération "injustifiable et longue"

Présenté par l'accusation comme "le leader charismatique et idéologue" d'un groupe clandestin "anarcho-autonome" soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV, Julien Coupat, mis en examen pour "direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste", était incarcéré depuis le 15 novembre 2008. Une durée de détention largement critiquée par nombre d'intellectuels, de partis de gauche ou d'associations, qui trouvaient également disproportionnée voire infondée la qualification terroriste de la procédure engagée contre lui. Jeudi, l'annonce de sa libération a été saluée par plusieurs personnalités politiques de gauche. Le député du Doubs Pierre Moscovici a jugé que "l'incarcération en préventive était injustifiable et longue. Il est normal qu'il soit libéré maintenant". L'ancienne magistrate Eva Joly a conclu de cette remise en liberté que "les charges ne doivent pas être très lourdes" contre lui. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a lui critiqué la façon dont des personnalités de gauche "instrumentalisent" la sortie de prison de Julien Coupat.

Le comité de soutien aux neuf mis en examen du dossier a assuré dans un communiqué qu'en dépit de cette libération, "le sentiment qui domine, c'est toujours et encore la colère, pour l'incarcération de Julien et les autres, les arrestations en pleine rue, les gardes à vue de 96 heures". Julien Coupat reste soupçonné d'avoir saboté, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, avec sa compagne, Yldune Levy, une ligne du TGV Est à Duisy, en Seine-et-Marne, un des quatre sabotages commis en France cette nuit-là. Des investigations sont également toujours en cours concernant d'éventuels liens entre Julien Coupat et des autonomistes allemands soupçonnés d'avoir saboté des lignes ferroviaires outre-Rhin à l'aide de crochets similaires à ceux utilisés en France.

 

(D'après agence) 

04/05/2009

Voulez-vous plaisanter ???

Lu sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/04/garde-a-vue-pour-avoir-recu-un-sms-tendancieux_1188469_3224.html

 

Gardé à vue pour avoir reçu un SMS "tendancieux"

LEMONDE.FR | 04.05.09 | 12h27

Expérience traumatisante pour un jeune Picard de 29 ans, Stéphane, qui a passé vingt-quatre heures en garde à vue au commissariat d'Abbeville pour avoir reçu sur son téléphone portable un SMS qualifié de "tendancieux", l'"accusant", à tort, de terrorisme ferroviaire.

Le texte du message incriminé, "Pour faire dérailler un train t'as une solution ?", a alerté l'opérateur téléphonique, qui a prévenu le bureau du procureur de la République. L'appareil était en effet prêté par l'opérateur, le mobile de Stéphane étant en réparation. Le SMS était "envoyé par une vague connaissance de travail", souligne Le Courrier picard, dans son édition de lundi 4 mai.

Convoqué au commissariat d'Abbeville le 16 avril, le jeune menuisier explique s'y être rendu "sans aucune appréhension, je ne voyais vraiment pas où était le mal". Mais une fois dans les lieux, Stéphane raconte : "J'entends parler d'affaire criminelle, de terrorisme, et d'une garde à vue qui pourrait durer dix jours. On me demande si je suis capable de choses farfelues comme, par exemple, faire dérailler un train."

Il communique le nom de son collègue, auteur du SMS, dont le domicile est perquisitionné. Puis, sur ordre du procureur, il est placé en garde à vue à 16 heures, dont il ne ressortira que le lendemain, ainsi que l'auteur du SMS. "C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien."

La justice rappelle que "la procédure pénale est la même pour tout le monde, que le risque soit probable ou peu probable". Cependant, l'actualité récente de l'affaire de Tarnac (Corrèze), et l'arrestation d'un groupe de présumés terroristes soupçonnés d'avoir saboté des caténaires SNCF, "a certainement joué en sa défaveur, admet le procureur. Je comprends que, de son côté, la garde à vue puisse paraître violente mais, dans ce genre d'affaire, on ne peut prendre aucun risque".

Le Monde.fr

17:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : police, démocratie

08/04/2009

Prendre conscience : Big Brother vous regarde

lu sur : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8e38ea60-208e-11de-ab92-b38b5a1511e8|1

L'oeil permanent des caméras
LE TEMPS.CH | 06.04.09 | 15h15

lus rien ni personne n'échappe à la vigilance des caméras de surveillance ou des webcams. Des événements naguère invisibles deviennent visibles, où qu'ils se déroulent dans le monde
Tout voir, tout le temps, partout. C'est vers cette visibilité permanente que l'on semble se diriger avec la prolifération des caméras de surveillance, des webcams, des téléphones mobiles et autres outils à saisir des images numériques.

Cette évolution est frappante dans l'actualité. Jusque dans un passé récent, les événements imprévisibles n'étaient que rarement mémorisés par un appareil photo ou une caméra. Il fallait que, par chance, un passionné de cinéma amateur comme Abraham Zapruder soit sur les lieux d'un attentat (l'assassinat du président Kennedy en 1963 à Dallas) pour qu'un tel événement soit filmé. La situation a commencé à changer il y a une vingtaine d'années. En 1991, le citoyen noir américain Rodney King est battu par des policiers devant la caméra d'un passant. La vidéo fait le tour du monde et sera l'une des causes des plus graves émeutes de l'histoire de Los Angeles.

Aujourd'hui, tout au moins dans les grandes villes, rares sont les faits d'actualité qui échappent à l'œil toujours ouvert des caméras de surveillance. En janvier, un avion de ligne se pose en catastrophe sur la rivière Hudson, à Manhattan. La procédure d'urgence, totalement imprévisible, est capturée par plusieurs caméras de télévisions en circuit fermé, sous plusieurs angles, de chaque côté du fleuve.

Cette surveillance ubiquiste n'est pas que le fait des Etats-Unis, du Japon ou de l'Europe. En novembre dernier, les terroristes pakistanais qui sèment la mort dans Bombay sont filmés par des caméras automatiques. Si la vidéosurveillance est absente de la scène du crime, un amateur équipé de son téléphone portable se charge de prendre le relais. Le mois dernier, en Allemagne, les derniers instants de l'adolescent meurtrier du collège de Winnenden sont filmés par une main tremblante, mais obstinée. La vidéo au gros grain et au mauvais son montre le jeune homme pris au piège dans un parking se tirer finalement une balle dans la tête. Filmer, photographier l'extraordinaire devient ordinaire.

Il faut dire que les moyens d'observation sont omniprésents. Combien de fois suis-je filmé sur mon trajet quotidien de pendulaire ferroviaire, entre Lausanne et Genève? Même le train régional entre le chef-lieu vaudois et les autres villes du canton est pourvu d'un œil rond qui voit tout. Même les petites gares, à Yverdon, à Aigle, s'équipent de vidéosurveillance pour prévenir, sécuriser, éventuellement dénoncer.
Et encore, ce n'est rien par rapport à la capitale britannique. Lorsque vous arrivez avec l'Euro­star dans la gare de Londres-Saint Pancras, 450 caméras automatiques filment la scène. En dessous, le métro King's Cross-Saint Pancras en compte le même nombre. Chaque jour, le Londonien moyen est filmé en moyenne 300 fois par ces mouchards automatiques postés en hauteur, visibles ou invisibles. Il y aura bientôt 5 millions de caméras de sécurité en Grande-Bretagne. La France a la volonté de la rejoindre sur ce front de l'hypersurveillance, du scannage systématisé des individus.

Des Britanniques commencent à s'indigner face à cette observation continuelle de leurs faits et gestes, voire de leurs maisons. Les voitures de Google, qui comme en Suisse quadrillent actuellement le territoire pour le compte du service internet "Street View", ne sont pas toujours les bienvenues. Le service de la société californienne n'a – a priori – rien de commun avec une vidéosurveillance délatrice. Il permet de se déplacer virtuellement dans un endroit donné, par exemple une rue dans une ville. Mais il rajoute une couche inquisitrice à la situation actuelle qui en insupporte plus d'un. Mercredi, dans le village anglais de Broughton, une voiture chargée de prendre des photos à 360 ° pour "Street View" a dû faire demi-tour devant la colère des habitants, inquiets à l'idée de voir les détails de leurs maisons montrés sur Internet, ce qui selon eux pourrait faciliter la tâche aux cambrioleurs.

Mais autant s'habituer à l'idée d'être un jour constamment filmé ou photographié, ne serait-ce que pour adapter son comportement, se méfier, s'indigner, ou s'en ficher. Dans son essai Surveillance globale (Ed. Flammarion, 2009), le chercheur et professeur à l'ECAL Eric Sadin recommande de ne pas avoir trop peur de la toute surveillance. Mais d'en avoir conscience, de la comprendre, pour mieux réagir face à ce "Big Brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices". Car la limite entre regardés et regardeurs, entre viseur et visé, entre témoins et acteurs, est de plus en plus ténue. Je te filme, tu me filmes, ainsi fonctionnent désormais l'information ou les réseaux sociaux.

Spécialiste à l'EPFL du traitement des signaux numériques, Touradj Ebrahimi pointe les recherches actuelles dans les dispositifs de prise de vue permanents et personnels. L'idée est d'avoir dans ses lunettes ou en pendentif une minicaméra qui prend continuellement des images. Cet œil toujours en veille, et connecté au Web, peut aider un consommateur à choisir un produit dans un supermarché, à s'informer sur un lieu, un bâtiment, une personne. Ou, nous y revoilà, à enregistrer un événement qui survient à l'improviste, qu'il s'agisse de l'envol d'oiseaux ou d'un effet de lumière. Le Media Lab du MIT aux Etats-Unis travaille sur l'un de ces dispositifs de visualisation permanente, que l'on emmènera peut-être partout, tout le temps avec soi. Le projet a un nom explicite: "6e sens".

Luc Debraine

Et aussi :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/840beb46-208e-11de-ab92-b38b5a1511e8/Voir_le_monde_%C3%A0_360_depuis_chez_soi

webcam
Samedi 4 avril 2009

Voir le monde à 360° depuis chez soi , par Luc Debraine

Suisse Tourisme inaugure lundi le voyage virtuel sur Internet, en train panoramique

Le service «Street View» de Google permet, devant son écran, de prendre la place d’un passant pour observer une rue ou un lieu à 360 degrés. Cette immersion virtuelle dans le grand monde fait des émules, cette fois à des fins touristiques. Dès lundi, Suisse Tourisme lance une application inédite: elle permet à des internautes devoyager à bord d’un train panoramique en Suisse. Grâce à des vidéos tournées à bord du Golden Pass, du Glacier Express ou du Bernina Express, un touriste online embarque dans le train, s’assied et découvre le paysage qui commence à défiler. Une flèche permet de déplacer le regard à droite ou à gauche, en haut ou en bas, derrière ou devant. Huit trajets sont pour l’heure au programme. D’autres sont prévus, ainsi que des itinéraires en bateaux et cars postaux. «Cette application ludique permet de rapprocher nos hôtes de la Suisse.
Ils peuvent ainsi vérifier que la beauté des paysages n’est pas une illusion de carte postale», note Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme.
Les webcams se mettent aussi au 360°, comme celle installée sur le toit du Musée de l’appareil photographique à Vevey. Fabriquée par la maison spécialisée Seitz à Lustdorf, la caméra renouvelle son image panoramique toutes les cinq minutes. L’application, disponible sur le site internet du musée, permet de créer des films et de consulter des archives ou la météo. «C’est la nouvelle vision numérique du Web, remarque le directeur de l’institution veveysanne, Jean-Marc Yersin. Grâce à elle, nous sommes dedans, dehors, partout, en temps réel. Et c’est une image qui n’est ni fixe ni animée, ni photographique ni vidéo, mais un peu de tout cela à fois.»

www.myswitzerland.com (dès lundi)
www.cameramuseum.ch

© 2009 Le Temps SA

20:17 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, police

25/03/2009

LA FRANCE , ÉTAT POLICIER

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

Ce que contient le dossier d’instruction de l’affaire Tarnac
LE MONDE | 25.03.09 | 13h52 • Mis à jour le 25.03.09 | 17h41

L'ensemble atteint déjà la hauteur de sept à huit Bottin. Le dossier de l'affaire Tarnac, que Le Monde a pu consulter, près de mille pièces et procès-verbaux numérotés, peut être scindé en deux. D'un côté, sept mois de filatures, d'écoutes, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril 2008; de l'autre, quatre mois d'instruction, toujours en cours depuis la mise en examen, le 15 novembre 2008, de neuf personnes accusées de terrorisme et pour certaines, de sabotage contre des lignes SNCF en octobre et en novembre 2008.

Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, puis Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, ont tous, depuis, recouvré la liberté sous contrôle judiciaire. Seul, Julien Coupat, 34 ans, considéré comme le chef, reste incarcéré.

Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les rares confidences lâchées lors des gardes à vue ont été corrigées depuis. "Ils [les policiers] ont tout fait pour me faire dire que Julien Coupat était un être abject, manipulateur", affirme le 22janvier Aria Thomas à Yves Jannier, l'un des trois juges instructeurs du pôle antiterroriste. "Pour que les choses soient claires, poursuit-elle, je n'ai jamais pensé, ni cru ou eu le sentiment que Benjamin Rosoux ou Julien Coupat soient prêts à commettre des actes de violence." Suit cet échange, le 13février, entre le juge Thierry Fragnoli et Julien Coupat, dépeint par le témoin sous X comme un «gourou quasi sectaire», enclin à la violence politique.

"UNE ESPÈCE DE CHARLES MANSON DE LA POLITIQUE"

– Le juge: "Pensez-vous que le combat politique puisse parfois avoir une valeur supérieure à la vie humaine et justifier l'atteinte de celle-ci?
– Julien Coupat: "Ça fait partie (…) du caractère délirant de la déposition du témoin 42 [sous X] tendant à me faire passer pour une espèce de Charles Manson de la politique (…) Je pense que c'est une erreur métaphysique de croire qu'une justification puisse avoir le même poids qu'une vie d'homme."
Il arrive parfois que le juge tâte le terrain à ses dépens. – "J'imagine que votre ami Coupat et vous-même, de par vos formations et vos goûts, vous vous intéressez à l'histoire (…) des grands mouvements révolutionnaires. Est-ce le cas?", demande-t-il le 8 janvier à Yildune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
– "Pour ce qui me concerne, je m'intéresse plus à la préhistoire", rétorque l'étudiante en archéologie.

Séparément, le couple Lévy-Coupat livre une même version pour justifier, au terme de multiples détours, leur présence, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à proximité d'une des lignes SNCF endommagées. Elle: "On a fait l'amour dans la voiture comme plein de jeunes." Lui: "On s'est enfoncés dans la campagne pour voir si nous étions suivis et nous n'avons eu aucun répit, puisque, où que nous allions, 30 secondes après s'être arrêtés, même dans les endroits les plus reculés, il y avait des voitures qui surgissaient."

Tous deux s'accordent sur leur voyage de "tourisme", en janvier 2008, et le franchissement clandestin de la frontière des Etats-Unis depuis le Canada. Cette information, transmise par les Américains, motivera l'ouverture de l'enquête préliminaire. "Pour moi, refuser de se soumettre volontairement au fichage biométrique est un principe éthique", justifie Julien Coupat.

Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.

La police a déployé d'importants moyens comme en témoignent les très nombreuses écoutes téléphoniques et interceptions de courriers électroniques des mis en examen et parfois de leurs parents, bien avant les interpellations. Une enveloppe à bulle contenant une clé, envoyée par Julien Coupat depuis la Grèce en septembre 2008, au domicile de son père à Rueil-Malmaison, est ainsi ouverte avant d'être distribuée. Des caméras de surveillance ont été posées autour de la ferme du Goutailloux à Tarnac (Corrèze) – considérée comme la base du groupe – et au domicile parisien de Yildune Levy et Julien Coupat.

LA SURVEILLANCE DU GROUPE NE DATE PAS D'HIER

Les filatures s'enchaînent, minutieuses mais peu démonstratives. Au fil des pages, on découvre les «albums photos» de tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les manifestations de soutien recensées à l'étranger sont maigres: un engin incendiaire devant la porte de l'AFP à Athènes, des boules de Noël contre le consulat français à Hambourg.

L'interpellation des neuf, le 11 novembre 2008, trois jours après le sabotage constaté sur plusieurs lignes TGV, donne lieu à de nouvelles investigations: brosses à dents, rasoirs, sacs de couchage, manteaux, bouteilles, mégots sont examinés au plus près pour récupérer les ADN. Un sac poubelle noir contenant deux gilets pare-balles coincés dans une cheminée au Goutailloux est trouvé. "Je n'ai jamais vu ce sac auparavant", dira Benjamin Rosoux au juge. Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".

La surveillance du groupe ne date pourtant pas d'hier comme l'atteste, en 2005, l'enquête pour blanchiment versée à l'instruction. Elle fait suite au signalement opéré par Tracfin dès l'achat du Goutailloux. "Julien Coupat et Benjamin Rosoux seraient membres de mouvances anarcho-libertaires et auraient participé, à ce titre, à de nombreuses actions contestataires", justifie la cellule antiblanchiment de Bercy. La police financière note que Julien Coupat fait l'objet d'une fiche RG créée le 26 décembre 2002 [date qui correspond à l'occupation de Nanterre par des étudiants], modifiée le 28 octobre 2005 pour "mise sous surveillance". Même chose pour Gabrielle Hallez et Benjamin Rosoux. Jusqu'ici, aucun n'a fait l'objet d'une condamnation.

Les enquêteurs ont saisi et décortiqué les lectures du groupe. Le livre l'Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat, – ce qu'il nie –, figure dans le dossier. Il voisine avec un document Internet, traduit de l'allemand sur des produits AEG "sans sueur, sans sciage, le crochet en forme de griffe pour les bricoleurs".

Conscients que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par les juges vont prendre du temps, les avocats, Irène Terrel, défenseure de quatre des mis en examen et William Bourdon, conseil de Yildune Lévy, s'apprêtaient, mercredi 25 mars, à adresser un courrier au juge Thierry Fragnoli lui demandant de se déclarer incompétent et de se dessaisir du dossier. Un dossier qu'ils ont l'intention, avec leurs confrères Dominique Vallés et Philippe Lescène, de commenter, le 2 avril, devant la presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme.

Isabelle Mandraud

11/11/2008

FRANCE : un État policier ?

Les informations suivantes ont été confirmées aux informations sur France Musique il y a une heure.

Ministère de l'Éducation Nationale Secrétariat général
Délégation à la communication
110, rue de Grenelle – 75357 PARIS 07 SP
Cahier des clauses particulières
CCP n° 2008 / 57 du 15 octobre 2008

Appel d’offres ouvert passé en application des articles 57 à 59 du code des marchés publics
Objet : Veille de l’opinion
(extraits)

ARTICLE 1 - OBJET DES MARCHES ET MODE DE PASSATION
Les présents marchés portent sur la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement
supérieur et de la recherche.
Ils sont passés en application des dispositions des articles 57 à 59 du code des marchés publics, relatives
à l’appel d’offres ouvert.

ARTICLE 5 - DESCRIPTION DES PRESTATIONS
5.1 Présentation
5.1.1 Objectif
Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
Suivre les informations signifiantes dans le temps
Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
Rapprocher ces informations et les interpréter
Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
Alerter et préconiser en conséquence
Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un « risque opinion »
potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués.

5.1.2 Sources surveillées

La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, articipatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)
Les sources d’informations formelles que sont la presse écrite, les dépêches d’agences de presse, la presse professionnelle spécialisée, les débats des assemblées, les rapports publics, les baromètres, études et sondages seront également surveillées et traitées.
Les interactions entre des sources de nature différente, les passages de relais d’un media à l’autre seront soigneusement analysés.

5.1.3 Finalités
L’analyse attendue des principaux arguments, des critiques et des tendances, à partir du corpus défini, tous les canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence).
Plus particulièrement en matière de veille Internet, l’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion internaute et des arguments émergents relayés et commentés sur ce canal.

15/10/2008

instruction instructive (suite 2)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/14/espionnage-presume-de-besancenot-le-pdg-de-taser-france-interpelle_1106524_823448.html

Espionnage présumé de Besancenot : le PDG de Taser France interpellé
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.10.08 | 11h47 • Mis à jour le 14.10.08 | 17h20

Dix personnes ont été placées en garde à vue, mardi 14 octobre, dans le cadre de l'enquête sur la surveillance illicite dont a été victime le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Parmi les personnes interpellées figurent un policier et un détective privé, mais surtout le PDG de Taser France, Antoine Di Zazzo. Olivier Besancenot a vivement réagi à l'annonce de ces gardes à vue. "J'ai une réaction d'indignation face à une opération de barbouzes et de flics véreux, d'autant plus inquiétante qu'on a un gouvernement qui n'a de cesse de propager le système des fichiers", a-t-il dit. "M. di Zazzo rappelle que SMP Technologies n'a jamais eu le moindre intérêt à commanditer un rapport concernant M. Besancenot ou quelqu'un d'autre", a pour sa part défendu Me Hennequin, son avocate.

L'ex-candidat à l'élection présidentielle avait porté plainte en mai pour "atteinte à l'intimité de la vie privée, violation de secret professionnel et recel de violation de secret professionnel" notamment, après la publication d'une enquête de L'Express faisant état de l'espionnage par une "officine" de la vie privée de M. Besancenot. Selon l'hebdomadaire, la vie du porte-parole de la LCR "a été épiée, disséquée, mise en fiches" entre octobre 2007 et janvier 2008.

DES DONNÉES DÉTAILLÉES

Un "rapport de surveillance" rédigé par l'officine mise en cause allait jusqu'à mentionner "l'emplacement exact de l'appartement, dont la fiche cadastrale est annexée", du dirigeant trotskiste. Il mentionnait également un document recensant les détails des comptes bancaires d'Olivier Besancenot et de sa compagne, ainsi que des informations sur son véhicule qui pouvaient avoir été obtenues "grâce au fichier administratif des cartes grises", selon L'Express.
En mai, lorsque l'Express avait révélé les faits, le journal évoquait déjà la piste d'un contentieux avec la firme SMP Technologies, distributeur pour la France du pistolet à impulsion électrique Taser : lors de la campagne pour la présidentielle en 2007, le porte-parole de la LCR avait estimé que cette arme était responsable de 150 décès aux Etats-Unis. Les dirigeants de Taser, qui assurent qu'elle se révèle inoffensive pour la vie humaine, ont intenté une procédure en diffamation contre M. Besancenot.

Six des personnes interpellées l'ont été par les policiers de l'Inspection générale de la police nationale et les autres par ceux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne chargés de l'enquête.

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Instruction instructive (suite)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/15/affaire-besancenot-le-patron-de-taser-france-mis-en-cause_1107097_3224.html

Affaire Besancenot : le patron de Taser France mis en cause
LE MONDE | 15.10.08 | 15h27 • Mis à jour le 15.10.08 | 16h14

Le distributeur français de Taser, fournisseur officiel de pistolets à impulsion électrique du ministère de l'intérieur, a-t-il dérapé ? C'est à cette question que les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) et de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) se sont attelés en interpellant, mardi 14 octobre, onze personnes. Sept ont vu leur garde à vue prolongée mercredi, dont Antoine di Zazzo, le patron de Taser France. D'autres personnes devaient être convoquées et placées en garde à vue, comme ce retraité qui aurait joué un rôle d'intermédiaire.

La police a agi dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte au mois de mai par le parquet de Paris après la plainte déposée par Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel". L'hebdomadaire l'Express venait de révéler que M. Besancenot et sa compagne avaient été espionnés pendant des semaines, et leurs comptes bancaires disséqués. Le rapport d'une officine privée, réalisé pour le compte d'un mystérieux commanditaire s'intéressait au véhicule du couple et allait jusqu'à mentionner l'école maternelle de leur fils. Les regards s'étaient tournés vers Taser France qui avait intenté un procès pour diffamation contre le porte-parole de la LCR. L'audience devait avoir lieu le 20 octobre. Antoine di Zazzo a toujours vigoureusement nié être impliqué dans cette affaire.

"CHOSES BIDONNÉES"

Joint sur son portable mardi par la BRDP, alors qu'il ne se trouvait pas à son domicile, il s'est directement rendu au siège de sa société, SMP Technologies, distributeur français du Taser, que la police avait commencé à perquisitionner. Le détective privé Gérard Dussaucy, 62 ans, ancien commissaire de la police judiciaire puis des renseignements généraux, ainsi qu'une collaboratrice, et un agent des douanes, Roland Minard, 58 ans, ont également été interpellés et placés en garde à vue. Sept policiers, de Paris, des Yvelines et de Gironde, soupçonnés d'avoir communiqué des renseignements puisés dans les fichiers, étaient de leur côté entendus dans les locaux de l'IGPN. L'un d'entre eux a été très rapidement mis hors de cause et trois remis en liberté. Restaient en garde à vue mercredi, un policier de la sécurité publique de Mantes-la-Jolie (Yvelines), un autre issu de la sous-direction des affaires économiques et financières et un troisième de Bordeaux.

Le site Internet de L'Express révèle, mercredi 15 octobre, qu'une copie du rapport de surveillance visant Olivier Besancenot et sa famille a été trouvée par les policiers au siège de la société SMP Technologies-Taser France lors de la perquisition.

Les enquêteurs qui s'étonnent de trouver "des choses bidonnées" dans le rapport sur M. Besancenot ont d'ores et déjà établi que M. Dussaucy s'est bien intéressé à sa vie privée. Ils ont trouvé la trace de plusieurs "liens" entre M. di Zazzo, sa société et le privé. A commencer par le versement bancaire d'une somme inférieure à 4 000 euros. Les deux hommes, et la collaboratrice de M. Dussaucy, se sont déjà rencontrés. De son côté la direction générale des douanes, qui a refusé de confirmer l'identité de l'agent interpellé, indique qu'elle a engagé une procédure disciplinaire et que son habilitation pour consulter le fichier Ficoba, - qui recense tous les comptes d'une personne -, lui a été retirée.

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 16.10.08

22:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, police

14/10/2008

Instruction instructive

lu sur le monde.fr :

Dix personnes en garde à vue dans l'affaire Besancenot
14.10.08 | 17h34

Par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Dix personnes, dont cinq policiers et le patron de la société commercialisant en France le pistolet Taser, ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur une surveillance illicite d'Olivier Besancenot, apprend-on de source proche de l'enquête.

Antoine Di Zazzo, dirigeant de SMP Technologies, société qui commercialise le pistolet à impulsions électriques Taser, s'oppose publiquement depuis 2007 au porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) sur les dangers supposés de cette arme équipant certains services de police.

Olivier Besancenot a vivement réagi à l'annonce de ces gardes à vue. "J'ai une réaction d'indignation face à une opération de barbouzes et de flics véreux, d'autant plus inquiétante qu'on a un gouvernement qui n'a de cesse de propager le système des fichiers", a-t-il dit.

"On se rend compte avec ce qui vient de m'arriver que n'importe quel barbouze peut avoir accès à des données extrêmement privées, avec la mise en place de surveillances, de filatures", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Antoine Di Zazzo est soupçonné d'avoir commandité une enquête sur le dirigeant d'extrême gauche auprès des autres suspects, notamment les cinq policiers, un détective privé et un ex-policier devenu cadre bancaire à LCL (ex-Crédit lyonnais).

Ces personnes auraient consulté de manière illégale le fichier de police des cartes grises et un fichier bancaire, le Ficoba (Fichier national des comptes bancaires et assimilés), qui recense tous les comptes bancaires en France.

Un lien financier - le paiement d'une prestation - a été établi par la police entre le détective privé et SMP Technologies, selon plusieurs médias.

Olivier Besancenot, qui a obtenu près de 1,5 million de voix à la présidentielle de 2007 (4,08%), est une des personnalités de gauche les plus populaires dans les sondages d'opinion. Il prépare la création d'un nouveau parti "anticapitaliste", le NPA, qui visera à rassembler plus largement la gauche radicale.

PROCÈS TASER-BESANCENOT LUNDI

La police judiciaire et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices") interrogent les suspects dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 7 mai par le parquet de Paris après une plainte déposée par l'ex-candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007.

Le parquet visait dans son enquête l'"atteinte à l'intimité de la vie privée" ainsi que l'introduction frauduleuse dans des fichiers de police.

L'affaire est partie d'une enquête de L'Express, qui disait avoir découvert l'enquête privée menée sur la vie d'Olivier Besancenot de la part d'une officine de renseignement privée, d'octobre 2007 à janvier 2008.

L'Express citait un rapport de cette officine, qui mettait au jour le fait que la compagne d'Olivier Besancenot avait été photographiée au pied de son immeuble, en compagnie de l'enfant du couple.

L'Express avait publié une note confidentielle, datée du 25 octobre 2007, qui résumait les premières investigations sur le couple, jusqu'à l'emplacement de son appartement. Une autre donnait les détails de leurs comptes bancaires.

L'hebdomadaire croyait savoir que la surveillance avait été ordonnée par SMP Technologies. Olivier Besancenot a mis en cause le Taser, assurant pendant la campagne présidentielle de 2007 que cette arme avait fait des morts aux Etats-Unis et au Canada.

La société le poursuit en diffamation sur ces affirmations et nie catégoriquement tout lien avec la mise sous surveillance. Le procès se tiendra lundi prochain à Paris. Olivier Besancenot a déclaré mardi qu'il dirait son fait "dans les yeux" à Antoine Di Zazzo à cette audience.

En mai, lors de l'ouverture de l'enquête, ce dernier avait déclaré à Reuters : "On est tombé des nues. On n'a jamais demandé à suivre M. Besancenot. Dans quel but ? Sa vie privée ne nous regarde pas, on a autre chose à faire."

Édité par Gilles Trequesser