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24/01/2010

Le traitement des eaux usées contre les micropolluants

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/22/le-traitement-des-eaux-usees-contre-les-micropolluants-est-a-ameliorer_1295259_3244.html#ens_id=1295344
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Compte rendu
Le traitement des eaux usées contre les micropolluants est à améliorer
LE MONDE | 22.01.10 | 16h21  •  Mis à jour le 22.01.10 | 16h21


ne partie des micropolluants présents dans les eaux usées sont éliminés par les stations d'épuration classiques. Mais pas tous. Des solutions techniques existent pour obtenir de meilleurs résultats. Mais elles sont coûteuses. Telles sont les conclusions d'une étude de grande ampleur - la plus vaste conduite en Europe sur ce sujet - réalisée par le Cemagref (établissement public de recherche en sciences et technologies de l'environnement), Suez Environnement et l'université de Bordeaux-I.

En France, les effluents domestiques et industriels sont traités par un parc de 17 700 stations d'épuration, dont le ministère de l'écologie a lancé, en 2007, un plan de mise aux normes, 146 d'entre elles ayant été épinglées pour non-conformité avec la réglementation. "Nous sommes en passe de gagner la bataille de l'assainissement", s'est récemment félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. La victoire n'est pourtant pas acquise.

La directive-cadre européenne sur l'eau de 2000 exige que soit assuré, à l'horizon 2015, un "bon état écologique et chimique" de tous les milieux aquatiques naturels. En particulier, 33 substances classées "prioritaires", parce que potentiellement nocives, devront avoir disparu des ruisseaux, des rivières et des eaux souterraines, ou y être présentes en moindres quantités qu'aujourd'hui.

Ces produits font partie des multiples micropolluants issus de l'industrie, de l'agriculture, des transports ou des usages domestiques, dilués en quantités infimes (de l'ordre du millionième de gramme par litre), dans les eaux usées. On y trouve, en vrac, des dérivés du pétrole, des pesticides, des solvants, des détergents et des métaux. Sur ces 33 substances, 13, jugées "dangereuses", comme le cadmium et le mercure, devront avoir été totalement supprimées, une réduction étant imposée pour les 20 autres.

En complément d'une baisse des émissions à la source, le rôle des stations d'épuration est crucial. Or, les installations actuelles ont été conçues pour traiter les macropolluants, c'est-à-dire les matières azotées, phosphorées et carbonées. Pour déterminer si elles dégradent aussi les micropolluants, et avec quelle efficacité, le Cemagref et Suez Environnement ont analysé les performances de 21 stations représentatives des différentes filières. En élargissant le panel à plus de 100 substances, très répandues ou suspectées de nocivité.

"Aller plus loin"

Parmi elles, une trentaine de molécules provenant des industries pharmaceutiques. Les résidus médicamenteux, rejetés par ces industries, mais aussi par les hôpitaux (dont les effluents contiennent beaucoup d'anticancéreux), par les élevages industriels (gros consommateurs d'antibiotiques et d'hormones de croissance) ou par les foyers domestiques (avec les urines et les selles), représentent en effet une proportion importante - 15 % - des polluants contenus dans les eaux arrivant en station d'épuration.

L'enquête montre que "85 % des substances prioritaires sont éliminées à plus de 70 %". Le score tombe à "environ 35 %" pour les autres molécules passées au crible. Un examen plus détaillé révèle que les stations conventionnelles ont une bonne capacité d'élimination pour des substances biodégradables comme l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène, ou d'autres, retenues dans les boues d'épuration, comme des plastifiants, des hydrocarbures aromatiques et la plupart des métaux. Mais, du fait de leur forte concentration originelle, 50 % des produits restent présents (à l'état de traces) dans l'eau traitée : c'est le cas de détergents, de plastifiants, de solvants et de l'aspirine. En outre, 25 % des molécules restent réfractaires au traitement biologique : ainsi de certains pesticides et certains antidépresseurs.

"Ces premiers résultats sont rassurants, commentent les auteurs de l'étude. On peut aller plus loin." Des procédés d'épuration plus poussés existent : par filtration sur charbon actif, passage par des membranes ultrafines, ou ozonation. Ces techniques pourraient améliorer sensiblement l'efficacité du traitement. Mais leur mise en oeuvre "peut doubler le coût de l'épuration".

Il faudra donc arbitrer, entre coût économique et risques sanitaires et environnementaux. Il est établi que même à très faibles doses, certains polluants peuvent affecter les poissons (en provoquant parfois leur changement de sexe), les mollusques et les plantes aquatiques. En 2008, l'Académie de pharmacie avait estimé que les résidus médicamenteux, qui se retrouvent dans les réseaux d'eau potable et à la sortie du robinet, nécessitaient une surveillance, "notamment pour les personnes sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes".

 

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 23.01.10

18:27 Publié dans société,santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eau, pollution

29/09/2009

La France doit mieux contrôler les traces de radioactivité dans les dépôts industriels de cendres de charbon

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/29/la-france-doit-mieux-controler-les-traces-de-radioactivite-dans-les-depots-industriels-de-cendres-de-charbon_1246663_3244.html#ens_id=1246770
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La France doit mieux contrôler les traces de radioactivité dans les dépôts industriels de cendres de charbon
LE MONDE | 29.09.09 | 15h51  •  Mis à jour le 29.09.09 | 15h51
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a France se chauffe de moins en moins au charbon. Sous les coups de boutoir du nucléaire et du gaz, il ne représente plus qu'environ 4 % de la production d'électricité. Mais l'héritage des centrales thermiques à base de houille est encore bien présent. Plus d'une douzaine de millions de tonnes de cendres issues de la combustion du charbon sont stockées un peu partout en France. Et ces résidus contiennent parfois des métaux lourds ou des éléments radioactifs. Ce qui n'empêche pas leur valorisation par le secteur de la construction.

Entre terrils, silos et bassins de stockage, les stocks de cendres de charbon font souvent partie du paysage. La majeure partie dépend des centrales thermiques d'EDF et de la SNET, filiale du groupe allemand d'énergie E.ON. Malgré leur volume, ces sites n'attirent pourtant pas souvent l'attention. "Les dépôts de cendres sont oubliés", lance Jacky Bonnemains, de l'association de défense de l'environnement Robin des bois, qui a mené, pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une étude sur ces dépôts.

Aux Etats-unis, la question fait en revanche du bruit depuis le début de l'été. En juillet, des élus et des associations ont demandé à connaître la liste des dépôts à risque. Après un premier refus, l'Environment Protection Agency (EPA) a cédé et, depuis la mi-septembre, livre des éléments sur ces dépôts, dont certains sont gérés dans des conditions de sécurité "faibles", selon l'EPA.

Si les conditions de stockage paraissent plus maîtrisées en France qu'aux Etats-Unis, le suivi des dépôts est encore insuffisant selon Robin des bois. "Il est dangereux de considérer de manière définitive les cendres comme des déchets inertes", note l'auteur du rapport, qui souligne que, selon le pays d'origine du charbon importé, elles pourraient contenir non seulement des métaux lourds, mais aussi des éléments radioactifs tels le thorium ou l'uranium. Or, bien qu'en principe interdits d'accès au public, ces sites sont parfois visités par des adeptes du moto-cross ou des chasseurs. Et surtout, les grandes quantités de cendres pourraient avoir un effet polluant sur les eaux proches du site ou, en s'envolant, sur l'air respiré alentour.

Du point de vue de la réglementation, les dépôts de cendres sont considérés comme des installations connexes des centrales thermiques, devant faire l'objet d'une déclaration. Leur gestion est confiée à l'opérateur de la centrale thermique - en service ou non.

"Les caractéristiques chimiques des cendres sont relativement connues", estime Stéphane Noël, responsable de la mission "sûreté nucléaire et radioprotection" à la direction générale de la prévention des risques du ministère de l'écologie, "mais le suivi radiologique, notamment de la qualité des eaux environnantes au plan radiologique, est le chaînon manquant". Joël Brogat, délégué technique et patrimoine au sein de la division d'EDF en charge des installations thermiques, affirme pour sa part que "les métaux lourds et les éléments radioactifs ne se trouvent que dans des quantités très très faibles" dans les cendres gérées par EDF. Il pointe le fait que les cendres des sites dépendant d'EDF sont soit conservées dans des silos, ou gardées sous forme humide, ce qui limiterait le risque d'envol.

"Création d'une structure"

Le ministre de l'écologie a adressé aux préfets une circulaire le 18 juin 2009 leur demandant de mettre en place des mesures de surveillance autour des sites de déchets radioactifs, s'appliquant aussi aux dépôts de cendres contenant des éléments à "radioactivité naturelle renforcée". Après un premier état des lieux, des décisions de renforcement du suivi pourraient être prises.

La France continue de produire plusieurs centaines de milliers de tonnes de cendres par an, résidus du travail des 9 centrales qui tournent au charbon en France, 5 pour EDF et 4 pour la SNET. Malgré cela, la valorisation de ces résidus réduit peu à peu les stocks. Les cendres sont utilisées pour leurs propriétés mécaniques dans le ciment ou le béton, ou comme matériau de remblais sur des infrastructures routières ou des grands ouvrages comme le chantier du TGV Est. D'où le nécessaire renforcement du suivi de la composition de ces cendres. Face à tous ces risques, M. Bonnemains estime qu'un meilleur contrôle des cendres de charbon devrait passer par "la création d'une structure extérieure aux producteurs pour assurer un suivi longitudinal et contradictoire". Pour que l'héritage du charbon thermique ne soit pas trop lourd à supporter.


Sur le Web : l'étude de Robin des bois pour l'ASN, www.asn.fr.

 

Bertrand d'Armagnac
Article paru dans l'édition du 30.09.09

08/09/2009

La pollution de la réserve naturelle des Coussouls de Crau

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/08/possible-aggravation-de-la-pollution-de-la-reserve-naturelle-des-coussouls-de-crau_1237446_3244.html
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Possible aggravation de la pollution de la réserve naturelle des Coussouls de Crau
LE MONDE | 08.09.09 | 14h42  •  Mis à jour le 08.09.09 | 14h42
Marseille Correspondant


n mois après la rupture, le 7 août, d'un pipeline au coeur de la réserve naturelle des Coussouls de Crau (Bouches-du-Rhône), les conséquences déjà désastreuses de la destruction d'un écosystème unique en Europe pourraient se doubler d'une pollution de la nappe phréatique. La Société du pipeline sud-européen (SPSE), gestionnaire de l'oléoduc, a en effet décelé, jeudi 3 septembre, des "traces d'hydrocarbures à proximité du point de rupture". En application d'un arrêté préfectoral imposant les conditions de dépollution des cinq hectares de steppe souillés, quatre piézomètres - instruments servant à mesurer la compressibilité des liquides - surveillent la qualité de la nappe phréatique, l'une des plus étendues de France. Elle alimente en eau potable 250 000 habitants des Bouches-du-Rhône.

 

Des analyses sont en cours pour comparer les caractéristiques de l'hydrocarbure répandu dans la réserve naturelle à celles des traces relevées dans l'eau. Des prélèvements dans les puits de bergerie et les points d'eau de cette zone aride sont effectués deux fois par semaine. "Il n'existe pas de risque immédiat de pollution de la nappe phréatique", considère François Trabucco, directeur technique adjoint de la SPSE. Il souligne que la vitesse du courant à cet endroit de la nappe est d'un mètre par jour. Le point de captage d'eau potable le plus proche se situe à Port-Saint-Louis-du-Rhône, à 5 kilomètres, soit "4 000 à 5 000 jours", calcule le gestionnaire de l'oléoduc. Un délai qui lui permettrait de mettre en place le dispositif de dépollution de l'eau qu'il a présenté, durant la semaine du 1er septembre, aux responsables de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement et au Syndicat mixte de gestion de la nappe phréatique de la Crau (SYMCrau). Le risque d'une pollution de l'eau est pourtant pris au sérieux. Un test a été conduit à Port-Saint-Louis-du-Rhône, consistant à basculer le réseau d'alimentation de la commune sur celui du Grand Port maritime de Marseille.

"Travaux titanesques"

Cette nouvelle menace intervient alors que le gestionnaire de la réserve naturelle et un collectif d'associations s'alarment "des travaux titanesques" entrepris pour dépolluer. La création de cheminements routiers, l'implantation d'une "base de vie" pourraient faire que pour un hectare dépollué, trois hectares soient touchés. Des pelleteuses raclent le sol sur une profondeur de 40 centimètres, et un ballet incessant de camions bâchés évacue les terres contaminées. Les cailloux sont nettoyés, éventuellement pour être replacés. La SPSE estime que 1 600 rotations de camions seront nécessaires pour mener à bien les opérations d'excavation de 36 000 tonnes de terre. Cent camions traversent donc quotidiennement le site classé Natura 2000. Aux Coussouls, lieu de pâturage ovin depuis six mille ans, comme en témoignent des vestiges datant du néolithique et des restes de bergeries romaines, "la végétation exceptionnelle est détruite à jamais", déplore Thierry Dutoit, professeur à l'université d'Avignon.

La SPSE a par ailleurs procédé au remplacement du pipeline endommagé, enterré là en 1971, et a renforcé seize autres tronçons. L'état des 4 900 kilomètres de canalisation transportant des matières dangereuses enfouies dans le sol de Provence-Alpes-Côte d'Azur inquiète le préfet de région, Michel Sappin. A l'issue d'une réunion, vendredi 4 septembre, avec les représentants de 80 communes des Bouches-du-Rhône concernées et vingt-trois exploitants d'oléoducs, le représentant de l'Etat a annoncé le recensement, d'ici à fin septembre, "des canalisations sur lesquelles nous avons des préoccupations". Comme une mise en garde aux exploitants, le préfet a indiqué qu'"on est entrés dans une nouvelle ère. Ce qui était admissible il y a vingt ans ne l'est plus aujourd'hui".

 

Luc Leroux
Article paru dans l'édition du 09.09.09

21/08/2009

Exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques et croissance foetale

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

 

Deux études de l'Inserm sur les substances toxiques pour le foetus

Enfant Magazine cite deux études réalisées par l'Inserm. La première montre que les polluants atmosphériques, notamment ceux du trafic routier et du chauffage, peuvent entraîner, à la naissance, un poids plus faible et une diminution du périmètre crânien du foetus. D'après la deuxième étude, les femmes enceintes ont une mauvaise estimation des conséquences de leur consommation d'alcool. Enfant Magazine rappelle que le syndrome d'alcoolisation foetale constitue la première cause non génétique de handicap mental en France.

Reprise information presse du 18 juin 2009 "Quel impact de l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques sur la croissance foetale ?"

Enfant Magazine , 01/09/2009

Particules fines et moteur diesel

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

 

La pollution liée aux particules fines

Le Monde rappelle qu'en 1999, une étude menée en France, en Suisse et en Autriche, et publiée par l'OMS, avait révélé que l'exposition à long terme des adultes de plus de 30 ans à un air pollué par le trafic automobile provoquait 21.000 morts prématurés chaque année, de maladies respiratoires ou cardiaques. Il s'agissait de la première étude évaluant les effets sur la santé d'une exposition aux particules fines. D'après le quotidien, le gouvernement a actuellement pour objectif une réduction de 30% en 2015 de la teneur de l'air en particules fines. À partir de septembre 2009, l'installation d'un filtre à particules sur tous les nouveaux véhicules diesel sera obligatoire au niveau européen.

Monde [Le] , 19/08/2009

09/08/2009

Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

Un exemple à suivre !

 

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20090709.OBS3705/une_ville_australienne_interdit_les_bouteilles_deau.html

PREMIERE

Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

NOUVELOBS.COM | 09.07.2009 | 17:04

Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

(Reuters)

 

Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement.

Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

 

"Bundy on Tap"

L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).

C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne.

Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".

(Nouvelobs.com)

08/08/2009

Une étude affirme qu'une plage française sur dix est menacée de fermeture en 2015

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/08/une-etude-affirme-qu-une-plage-francaise-sur-dix-est-menacee-de-fermeture-en-2015_1226769_3244.html#ens_id=1226839

 

Une étude affirme qu'une plage française sur dix est menacée de fermeture en 2015

LE MONDE | 08.08.09 | 13h32

 

À Marseille, les treize plages fermées le 2 août, suite à la pollution provoquée par un violent orage, ont été rouvertes. Mais c'est une plage française sur dix qui est menacée de fermeture en 2015, selon la Surfrider Foundation Europe.

Cette association basée à Biarritz et créée en 1990, sous l'impulsion, six ans plus tôt, à Malibu (Californie), de surfeurs soucieux de protéger leurs plages, s'est fixé pour objectif la sauvegarde du littoral. Elle compte aujourd'hui un millier de bénévoles, et revendique 5 000 adhérents et plus de 15 000 sympathisants.

Elle effectue ses propres mesures de la qualité de l'eau, et a établi une liste des plages qui seraient fermées selon les critères de la nouvelle directive européenne, qui doit entrer en vigueur en 2015. Dans son rapport, l'association prévoit la fermeture de 171 plages "non conformes" sur les côtes françaises - sur 1 974 plages étudiées - contre sept aujourd'hui.

Après la publication de cette étude, certains départements ont manifesté leur inquiétude. La direction générale de la santé (DGS) a tenté de les rassurer en invoquant des erreurs d'analyse, un argument contesté par la Surfrider Foundation. La DGS assure de plus que certains sites ont fait l'objet d'un nombre insuffisant de prélèvements. Elle a annoncé son intention de publier bientôt sa propre simulation, à partir des contrôles effectués en 2008 par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales.

 

Quatre catégories

Selon Olivier Barrière, membre actif de Surfrider Foundation Europe, l'ancienne directive européenne, qui datait de 1976, était "désuète". Il était "temps, selon lui, de faire une remise à jour". Le seuil de tolérance des polluants bactériologiques va être divisé par quatre par le nouveau texte, qui impose aussi la prise en compte des résultats d'analyses concernant les quatre dernières années.

Les eaux de baignade seront classées en quatre catégories : excellente, bonne, suffisante ou insuffisante. Seules les plages entrant dans les trois premières catégories seront considérées comme conformes. Contrairement aux souhaits de la Surfrider Foundation Europe, le nouveau texte n'impose aucun contrôle des polluants chimiques.

L'association réclamait aussi la mise en place d'un contrôle des zones d'activités nautiques, et un suivi toute l'année : aujourd'hui, seules les zones de baignade sont testées, et les contrôles ne sont effectués qu'en période estivale. Même si elle déplore qu'aucune de ces demandes n'ait été prise en compte, la Surfrider Foundation Europe note un "net progrès" dans le domaine de l'information du public.

Un autre problème inquiète l'association : plutôt que de régler les problèmes de pollution sur certaines zones de baignade, beaucoup de collectivités préfèrent fermer celles-ci. Face à une réglementation quatre fois plus sévère, le nombre de zones de baignade accessibles risque donc de fortement diminuer. Certaines collectivités ont déjà commencé à faire des efforts, mais toutes n'ont pas les moyens financiers de se mettre aux futures normes européennes.

Par ailleurs, certaines zones sont polluées par des cours d'eau venant de régions situées en amont. "Des efforts sont donc également à produire en dehors de la zone du littoral", rappelle la Surfrider Foundation. C'est l'un des points sur lesquels elle avait insisté lors du Grenelle de la mer.

 

www.surfrider.eu,   l'intégralité du rapport et la liste des plages sur le Web

L. Lcq

Article paru dans l'édition du 09.08.09

23/06/2009

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

Une étude réalisée par l'Inserm et l'université de Grenoble-I montre que l'exposition des femmes enceintes à la pollution atmosphérique (notamment au benzène, qui est un marqueur de cette pollution) a pour conséquence un poids plus faible et un périmètre crânien réduit du foetus. Les chercheurs estiment que les polluants pourraient perturber les fonctions endothéliales ou cardio-vasculaires de la mère, ce qui nuirait aux échanges avec le foetus. Ce phénomène pourrait accroître les troubles de la santé dans l'enfance, voire à l'âge adulte.

Reprise information presse du 18 juin 2009 "Quel est l'impact de l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques sur la croissance fotale ?"

Monde [Le] , 20/06/2009

09/05/2009

Des adolescents malformés attaquent en justice une municipalité britannique

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/05/08/des-adolescents-malformes-attaquent-en-justice-une-municipalite-britannique_1190519_3214.html#ens_id=1190630

 

Des adolescents malformés attaquent en justice une municipalité britannique

LE MONDE | 08.05.09 | 15h22  •  Mis à jour le 08.05.09 | 15h22

LONDRES CORRESPONDANTE

 

George Taylor, 17 ans, n'a que trois doigts. Depuis sa naissance, il a dû subir cinq opérations sur ses mains abîmées par des tumeurs. Il a mal, tout le temps. Anthony McGrath, 18 ans, lui, a tous ses doigts, mais ils sont chacun d'une taille inusuelle. Il parle avec difficulté. Il y a quelques années, on ne le comprenait pas. Il n'a jamais pu aller à l'école comme les autres. Ils sont seize autres jeunes, entre 9 et 22 ans, à présenter des malformations prénatales de ce type. Certains ont également des problèmes cardiaques, d'autres font de l'asthme

Jeudi 7 mai, ils sont rentrés chez eux après plus de douze semaines d'audience. Sans doute avec un sentiment du devoir accompli. Cela faisait dix ans que leurs familles voulaient aller en justice. On ne connaît pas encore le verdict, mais le procès, lui, a bel et bien eu lieu, devant la Haute Cour de justice. Et il s'est achevé jeudi 7 mai.

Ces 18 jeunes ont en commun, en dehors de leurs handicaps, d'avoir côtoyé la ville de Corby (Northamptonshire) quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Douze d'entre eux y sont nés. Quatre autres venaient des villes voisines. Et dans les deux derniers cas, leurs familles ont rendu des visites régulières à Corby pendant le premier trimestre de la grossesse. Ils ont également en commun d'être nés entre 1985 et 1999, c'est-à-dire durant les travaux de réaménagement d'un ancien site sidérurgique

Pour eux, cela ne fait aucun doute : il y a un lien entre ce chantier de plus de 15 ans et leurs maladies. Ils ont donc attaqué la municipalité de Corby qui s'est lancée dans le redéploiement de ces 680 hectares. Pour les autorités locales, il s'agissait de reconvertir ce terrain à l'abandon depuis que British Steel s'en était allé en 1980, après 60 ans de présence, licenciant au passage plus de 10 000 personnes. Le programme de 35 millions de livres financé par le gouvernement et l'Europe a vu des tonnes de déchets toxiques déterrés et transportés dans des conditions que les habitants de Corby ont jugé, a posteriori, indignes des critères minima de sécurité. Il y avait là du plomb, des dioxines, du chrome, mais aussi du cadmium. Les camions qui ont transporté toutes ces matières, affirment les plaignants, voyageaient sans protection. Ils se souviennent aussi d'un air empesté et chargé... "Une soupe atmosphérique de matériaux toxiques", juge David Wilby, l'un des avocats des 18 jeunes.

"Nous compatissons de tout coeur avec chacun de ses enfants, ainsi qu'avec leur famille. Mais nous avons enquêté sur le sujet durant ces cinq dernières années, et il n'y a aucun lien entre ces travaux et leurs maladies", affirme Chris Mallender, le directeur général de la mairie. Ces travaux qui ont permis à la municipalité d'attirer, aides à la clef, des entreprises, ont marqué "un nouveau départ pour Corby", juge-t-il, "le début d'une success story". Corby aujourd'hui a une nouvelle gare, des magasins flambant neufs,...

Mais un audit interne à la mairie, mené en 1996, juge les choses un peu différemment. Il parle d'une "approche cavalière", d'un "manque total de supervision" mais aussi de "négligence" et d'"incompétence". Un ancien employé municipal a pour sa part jugé que les précautions les plus élémentaires en matière de sécurité n'avaient pas été prises. Ainsi, a-t-il décrit, les roues contaminées des camions n'étaient même pas nettoyées.

Qui plus est, le taux de malformation à la naissance à Corby est incontestablement au-dessus de la moyenne nationale, et ce dans des proportions significatives. Toutes les familles concernées n'ont pas porté plainte. Mais, sur la seule période de 1992 à 1999, quand la rénovation de la zone sidérurgique battait son plein, 24 enfants malformés ont vu le jour. Rapporté au nombre de naissances, c'est trois fois plus que dans la région.

Pour M. Wilby, la mairie "a utilisé l'argent public pour payer des entreprises locales et, de nombreux contrats ont été attribués à des amis ou à d'anciens collègues". Les victimes, aujourd'hui, réclament plusieurs millions de livres. Elles veulent aussi savoir ce qui s'est vraiment passé. "Je voudrais juste être sûre que je n'ai rien fait de mal pendant que je portais mon enfant", explique au Guardian Anita Nathwani, la maman de Kerri, 12 ans. Louise Carley - dont la fille Ashleigh Custance a 10 ans - ne culpabilise plus. "Si je devais avoir un autre enfant, serait-il également malformé ? s'interroge-t-elle. Je n'en sais rien, et c'est une des raisons pour lesquelles je ne veux plus d'enfant."

 

Virginie Malingre

Article paru dans l'édition du 09.05.09

26/03/2009

La pollution de l'air dans les crèches en question

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

La pollution de l'air dans les crèches en question
Selon une étude menée par l'Association Santé Environnement (ASE), l'air que les enfants respirent à l'intérieur des crèches est nettement pollué. Sur les neuf crèches examinées par l'association, les deux tiers présentaient des traces de benzène à des seuils « préoccupants » selon l'OMS et 5 d'entre elles dépassaient la valeur toxicologique dangereuse pour les formaldéhydes. L'ASE conseille aux gestionnaires de crèches de recourir à des matériaux écologiques pour leurs établissements et d'installer les crèches le plus loin possible des grands axes de circulation. La secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, doit présenter prochainement un projet de loi pour lutter contre les polluants intérieurs.

Aujourd'hui en France , 26/03/2009
(voir : http://www.leparisien.fr/societe/l-air-des-creches-trop-pollue-26-03-2009-455097.php )

La pollution de l'air par les particules fines issues des moteurs Diesel

Voir aussi la note du 23/03/2009

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3666

25-03-2009

Particules fines, ne plus se retrancher derrière les pics

L’Afsset (1) vient de publier un rapport et un avis d’expertise sur la pollution de l’air par les particules fines et son impact sur la santé. Ces travaux font suite aux demandes, en août 2007, de la Direction générale de la santé et de la Direction de la prévention des pollutions et des risques. Les deux Directions exprimant, entre autres, les besoins de :
- procéder à une évaluation des risques sanitaires, en particulier pour les populations sensibles, des différentes composantes de la pollution particulaire;
- disposer d'un avis, tenant compte des connaissances les plus récentes, relatif à des seuils, pertinents sur le plan sanitaire, d'information et de recommandation du public pour les particules dans l'air ambiant.

Parmi les principaux résultats des expertises, l’Afsset indique que des effets indésirables des particules dans l’air ambiant sur la santé humaine existent aussi bien en relation à des expositions ponctuelles qu’à des expositions chroniques. L’Agence précisant qu’il « n’est pas possible d’observer un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté ».
Il apparaît que l’impact sanitaire prépondérant n’est pas lié aux quelques pics de concentration annuels mais à des expositions répétées à des niveaux de concentrations modérées. A titre d’illustration, les données épidémiologiques du Programme de surveillance air et santé de l’Institut de veille sanitaire indiquent que, pour l’agglomération parisienne sur l’année 2004, 97 % de l’impact sanitaire court terme (décès anticipés) associé aux particules étaient attribuables à des niveaux de PM10 (2) inférieurs à 50 μg/m3 et seulement 3 % à des niveaux supérieurs à 50 μg/m3.
En conséquence, l’Afsset estime que : « L’abaissement de la valeur moyenne de la concentration particulaire sur le long terme amènerait à un bénéfice sanitaire plus important qu’une stratégie de gestion focalisée sur les pics journaliers ». Ainsi, d’un point de vue strictement sanitaire, la priorité devrait être donnée à l’abaissement des niveaux moyens des concentrations de particules.

Ce rapport et cet avis de l’Afsset illustrent l’insuffisance de politiques trop souvent basées sur la communication et la prévention liées aux pics de pollution ; politiques qui, de fait, masquent une réalité quotidienne de mauvaise qualité de l’air bien plus difficile à endiguer.

Michel Sage

1- L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) est un établissement public administratif de l’Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail. L’Afsset a pour mission de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement et du travail et d’évaluer les risques sanitaires qu’ils peuvent comporter.
2- PM10 Particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique médian inférieur à 10 μm.

23/03/2009

Pollution atmosphérique

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Les particules sont dangereuses bien au-delà des pics de pollution
Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), à paraître demain, les populations ont plus à craindre de la pollution quotidienne que des pics de pollution. Le directeur général de l'Afsset, Martin Guespereau, note que les alertes sur les pics de pollution ne suffisent pas à protéger la santé des populations : « Les particules posent problème tous les jours. À partir du premier microgramme de particule fine respiré, on met déjà sa santé en danger ». Il appelle les pouvoirs publics à agir directement sur les sources de ces particules, notant que leur taux d'émission n'a pas baissé depuis des années. En 2004 indique l'Afsset, « 97% de l'impact sanitaire à court terme des particules étaient attribuables à des niveaux de particules inférieurs à 50 microgrammes par mètre cube ». De son côté, l'Inserm signale que « certains travaux ont estimé qu'entre 1 300 et 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux moyens de particules fines étaient ramenés respectivement à 20 et 15 µg/m3 ».
Le Parisien Aujourd'hui en France , 23/03/2009

13:26 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pollution, atmosphère

17/03/2009

Les niveaux de radioactivité en France

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3646

13-03-2009

Evaluer les niveaux de radioactivité en France

Toute activité industrielle et humaine mettant en jeu des substances radioactives (ou radionucléides) fait normalement l'objet d’une surveillance accrue et régulière, applicable à l’ensemble du territoire, bien qu’intensifiée en périphérie des sites à risques. Mais, jusqu’alors, ces informations restaient peu accessibles au public. Or, un des principaux acteurs de cette surveillance nationale, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a récemment rénové son site Internet (1) afin de satisfaire à une plus grande transparence vis-à-vis de la population, première exposée aux rejets de substances radioactives. Outre une carte interactive facilitant l’accès aux mesures par régions et milieux, la nouvelle version s’enrichit de mises à jour régulières, quotidiennes ou mensuelles selon les réseaux de surveillance.

(1): http://www.irsn.fr/environnement/

03/03/2009

Des produits toxiques sont présents dans notre vie quotidienne

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Des produits toxiques sont présents dans notre vie quotidienne
Dans un dossier consacré aux substances toxiques contenues dans les objets de consommation courante, Annie Sasco, directrice d'une équipe chargée de la prévention du cancer à l'Inserm (Bordeaux), cite les travaux du professeur Frederick Vom Saal, de l'université du Missouri (Columbia), selon lesquels des doses extrêmement faibles de perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A, ont des effets sur la santé. Elle s'interroge : "Quand on sait qu'un composé toxique n'est pas indispensable, pourquoi faire courir un risque à la population ?" Elle rappelle que le foetus et l'enfant jusqu'en période prépubère sont "particulièrement sensibles aux substances" qui imitent l'action des hormones. La chercheuse "souhaite des changements réglementaires et législatifs."

voir :
http://www.francesoir.fr/enquete/2009/03/03/l-augmentation-des-cancers-du-sein-et-des-testicules-peut-en-partie-etre-attribuee-a-ces-substances.html

France Soir , 03/03/2009

“L’augmentation des cancers du sein et des testicules peut, en partie, être attribuée à ces substances”

Viriginie Belle, le mardi 3 mars 2009 à 04:00

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Pour le Dr Annie Sasco, directrice d’une équipe sur la prévention du cancer à l’Inserm, qui fait référence à des travaux menés aux Etats-Unis, les substances comme le bisphénol A ont un effet sur la santé, même à doses extrêmement faibles.

Annie Sasco, aujourd’hui à la tête d’une équipe de recherche dédiée à la prévention du cancer à Bordeaux, est par ailleurs médecin et docteur en sciences en épidémiologie d’Harvard, aux Etats-Unis.

FRANCE-SOIR. Le bisphénol A est-il dangereux pour la santé ?
Annie Sasco. A haute dose, il est toxique. Les autorités nous assurent que le bisphénol A, absorbé par notre organisme à faibles doses, ne présente aucun danger. Or le professeur Frederick vom Saal, de l’université du Missouri (Columbia), a démontré qu’à des doses extrêmement faibles, les perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A, bouleversent l’équilibre très fragile de ce système, entraînant des effets sur la santé.

L’Afssa affirme pourtant qu’en dessous du seuil de sécurité, aucun risque n’existe…
Mais lui affirme l’inverse ! Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas exposés au seul bisphénol A mais à 30 ou 40 perturbateurs endocriniens chaque jour, toute la vie ! Le seuil de chaque produit pris individuellement n’a donc plus de sens et ne garantit pas l’absence de risques.

Le Canada adopte le principe de précaution, la France rassure…
Même en tant que scientifique, je suis en faveur du principe de précaution. Quand on sait qu’un composé toxique n’est pas indispensable, pourquoi faire courir des risques à la population ? D’autant que des solutions alternatives existent : biberons en verre ou sans bisphénol, bocaux en verre plutôt que boîtes de conserve, crème sans parabens. Je ne supporte plus que l’on attende encore les résultats d’une nouvelle preuve. Dans le passé, on l’a vu, les preuves arrivent toujours. Ce fut le cas de l’amiante, on a nié sa toxicité et pourtant…

Les enfants sont-ils plus vulnérables ?
Le fœtus, l’enfant jusqu’en période prépubère, est particulièrement sensible à l’apport de ces substances qui imitent l’action des hormones (féminines, masculines ou anti-féminines ou masculines selon les produits). Pour disposer d’éléments plus précis, il faudrait des études chez l’être humain, avec des marqueurs permettant d’identifier les expositions au bisphénol A, aux phtalates, aux pesticides, aux parabens… et des outils pour évaluer l’incidence sur les pubertés précoces, les cancers…

Les perturbateurs endocriniens expliquent-ils l’augmentation des cancers du sein et des testicules ?
Nous avons comparé, dans une étude menée en Espagne, les femmes atteintes d’un cancer du sein, avec des femmes non atteintes afin de mesurer leurs expositions cumulatives à ces produits. L’augmentation des cancers du sein, des testicules (hormono-dépendants) depuis ces vingt-cinq dernières années peut, en partie, être attribuée à ces substances. D’ailleurs, certains perturbateurs endocriniens sont cancérogènes chez la souris, et tous les cancérogènes chez la souris le sont chez l’être humain. Je n’ai aucun contre-exemple.

Peut-on se protéger ?
On ne peut pas se promener avec un livre de chimie et une loupe dans les magasins pour lire les étiquetages ! Aussi, des changements réglementaires et législatifs sont souhaitables. Nos décideurs ont la responsabilité de protéger la population, mieux vaut donc interdire les composés pour lesquels les données indiquent un effet cancérogène ou de perturbateurs endocriniens.

Les effets sont-ils réversibles ?
Je ne sais pas… mais l’arrêt de cette exposition ne peut qu’être favorable.


Julie, 36 ans, maman de deux enfants : “Je veux protéger mes enfants”
Vaste appartement dans les confins de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Ici, la famille est reine. La petite table de jeux jouxte la table du salon. Sur son canapé, Julie, jeune maman de 36 ans, donne le biberon à Eliette, 5 mois. Mais pas n’importe lequel ! « En novembre dernier, la pédiatre nous a alertés sur la nocivité des plastiques des biberons. Une semaine après, nous avons regardé le documentaire Mâle en péril, sur Arte*, décrivant les risques des perturbateurs endocriniens sur la santé », raconte Julie. « Le lendemain, je commandais de nouveaux biberons pour Eliette, sans bisphénol A, sans phtalates, et sans PVC ! » Produits rares à trouver, elle passe commande sur un site spécialisé, biberons Bfree.

Légumes vapeur

Si le petit Milo, trois ans et demi, n’a pas bénéficié de ces biberons, sa maman a opté dès son plus jeune âge pour les cosmétiques bio. « Je n’utilise aucune crème contenant du paraben. Je préfère le Liniment, à base d’huile d’olive, les produits Cattier ou Weleda, et je ne parfume plus les enfants. Cette coquetterie de maman n’a plus de sens ! Quand on sait que ces substances peuvent modifier le système hormonal des enfants, impacter leur développement, il ne faut pas plaisanter avec ça ! J’en ai pris conscience il y a six ans déjà. »

Six ans, date à laquelle Julie a appris qu’elle avait un lupus, maladie auto-immune dont l’origine précise est inconnue. Pour ces malades, toute perturbation hormonale peut être source de douleurs ou de complications. « Je fais donc très attention aux produits que j’utilise. Je fais attention à ma peau, n’utilise aucun anti-transpirant. Mieux vaut respecter la nature ! »
Plaquette explicative

Côté alimentation, « même combat ». Légumes à la vapeur, et petits pots sont labelisés bio, « pour éviter les pesticides ». « Je veux protéger mes enfants de problèmes à venir. Je passe parfois pour une intégriste mais ce choix de vie est capital pour notre santé à tous. Tant qu’une alternative existe, il faut la saisir. »

Julie, passionnée par son sujet, aimerait que tous les parents soient sensibilisés aux risques présumés des perturbateurs endocriniens. « Les pédiatres devraient donner une plaquette explicative. Informés, les parents pourraient alors acheter en conscience les produits sûrs, pour leurs enfants notamment. » En Suède, ces dépliants existent déjà et sont disponibles dans les maternités et les lieux de soins.

*Mâle en péril, un documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (ARTE France/Point du Jour, 2008).
Plus d’informations sur :
http://www.arte.tv/fr/70.html

01/03/2009

Lourde contribution du transport maritime à la pollution de l’air

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3624

28-02-2009

Lourde contribution du transport maritime à la pollution de l’air

Une étude menée par la NOAA (1), publiée cette semaine, dévoile que le transport maritime commercial émet une impressionnante quantité de particules polluantes dans l’atmosphère, au moins équivalente à la moitié du total émis par les véhicules terrestres. La masse de particules largués dans l’atmosphère par les navires commerciaux, cargos, pétroliers et autres bateaux de croisière, est estimée à près de 1,1 million de tonnes par an.

L’analyse a été conduite aux Etats-Unis sur 200 embarcations navigant dans le golf du Mexique, dans le canal de Houston et dans la baie de Galveston. D’après les résultats, la moitié des émissions polluantes des bateaux correspond à des sulfates, similaires en cela aux éléments toxiques qui motivèrent l’établissement de normes pour les voitures et les camions. L’autre moitié regroupe divers polluants organiques et des suies. Les scientifiques s’inquiètent des impacts de cette pollution. D’après Daniel Lack, l’un des auteurs de l’étude, « plus de 70% du trafic maritime a lieu à moins de 400 km des côtes, et représente donc un risque pour la santé des populations côtières ». Les particules polluantes restent longtemps en suspension dans l’atmosphère puis finissent par retomber avec les pluies, pouvant affecter les habitants et les écosystèmes terrestres autant que marins.

Un des pétroliers étudié dans l'étude
A partir des mesures réalisées, l’équipe scientifique a pu constater que seule une partie de la flotte commerciale utilisait des carburants appauvris en sulfure et des lubrifiants qui réduisent l’émission de composés organiques et, ce, malgré l’existence d’une convention internationale pour la prévention de la pollution par les bateaux (Marpol).

Elisabeth Leciak

1- National Oceanic and Atmospheric Administration

20/02/2009

Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain


lu sur univers-nature.com :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3602

16-02-2009

L'organisme des Américains toujours aussi pollué

Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain, d’après une publication récente du centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis. Parus dans la revue Environmental science and technology, les résultats concernent 21 types de POP, et se focalisent sur des produits aujourd’hui interdits que sont les polychlorobiphényles (PCB) et d’autres chimiques comme les hydrocarbures perfluorés (PFC) et les polybromodiphényléthers (PBDE), tous reconnus hautement toxiques pour l’homme et l’environnement.

L’analyse repose sur des échantillons de sang prélevés lors d’une campagne menée entre 2003 et 2004 sur près de 1800 citoyens américains, âgés de 12 ans et plus. L’étude montre que, par exemple, dans 99,7% des cas, la présence de DDE est décelée dans le sang. Or, le DDE est le produit issu de la décomposition du DDT, un insecticide organochloré cancérigène, interdit aux USA depuis 1973. Il en est de même pour l’hexachlorobenzène, fongicide interdit en 1984, retrouvé dans 99,9% des échantillons.
Globalement, la comparaison avec les campagnes précédentes, celles de 1999 et de 2002 aux USA, met en évidence une tendance à la baisse des teneurs en polluants dans le sang humain. Les dioxines et les furanes, composés organochlorés d’origine industrielle, également trouvés dans les prélèvements, semblent le confirmer. Si ces deux composés restent à des niveaux stables pour les groupes âgés, on observe une diminution des concentrations pour les jeunes populations, qui, désormais, sont moins exposées dans leur environnement.
Cependant, d’après les chercheurs, les changements dans les méthodes d’analyses de ces dernières années rendent le suivi délicat et il est difficile de dire si cette tendance va se poursuivre. Les prochaines campagnes en diront certainement plus long.

Si la diminution des concentrations dans le sang humain, comme celles observées pour les dioxines, est plutôt rassurante, la très forte occurrence de nombreux polluants organochlorés dans les échantillons est la preuve que, malgré les interdictions, les populations sont toujours exposées. Outre la rémanence des produits et leur accumulation dans l’environnement, les chercheurs pensent que la consommation d’aliments venant de pays où s’utilisent encore de tels chimiques peut également être responsable. Ces résultats, si on ne les lit pas comme des arguments au protectionnionisme, semblent plutôt être un appel à l’élargissement et au renforcement des conventions internationales : la Convention de Stockholm sur l’interdiction des POP, la Convention de Genève sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance ou encore la Convention de Rotterdam sur la responsabilité partagée entre les pays exportateurs et importateurs de produits agro-chimiques toxiques. Une fois encore, tout le monde est dans le même bateau, et il est incohérent pour les pays industrialisés de se payer le luxe d’une décontamination sans soutenir les autres nations et sans arrêter d’y diffuser allègrement leurs produits.

Elisabeth Leciak

19/02/2009

Les mines d'uranium françaises en accusation

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/11/les-mines-d-uranium-francaises-en-accusation_1153756_3244.html

Compte rendu
Les mines d'uranium françaises en accusation
LE MONDE | 11.02.09 | 16h01 • Mis à jour le 11.02.09 | 19h53

Avant même sa diffusion, mercredi 11 février, sur France 3, le magazine "Pièces à conviction" aura mis en émoi le monde du nucléaire. Intitulée Uranium, le scandale de la France contaminée, cette enquête décrit les lacunes entourant la gestion, par Areva, des 210 sites miniers d'uranium français, dont le dernier a fermé en 2001. Les 166 millions de tonnes de "stériles" (roches à trop faible teneur en uranium pour être exploitées), mais aussi les 50 millions de tonnes de résidus issus des usines d'extraction, stockés sur 17 sites miniers, constituent un héritage encombrant.

L'émission décrit des situations préoccupantes : utilisation de stériles radioactifs comme remblais dans des zones fréquentées par le public ; fuites dans l'environnement de radioéléments issus des résidus ; construction sur des zones "réhabilitées" de bâtiments qui se révèlent contaminés au radon, un gaz radioactif... Le documentaire s'interroge aussi sur l'état de santé des mineurs chargés de l'extraction des roches radioactives : les décès par cancer du poumon sont 40 % plus élevés que dans une population comparable, et ceux par cancer du rein deux fois plus nombreux.

COMPTEURS GEIGER

L'enquête s'appuie notamment sur le travail de fourmi de particuliers qui, armés de compteurs Geiger, arpentent les environs des anciennes mines pour identifier les zones où les stériles ont été réutilisés par des entrepreneurs de travaux publics. Elle s'est aussi beaucoup nourrie de l'expertise de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), un laboratoire de mesure indépendant.

Les associations ont obtenu quelques succès. Autour du site des Bois-Noirs (Loire et Allier), Areva a dû traiter plusieurs sites où des bâtiments, construits sur des remblais radioactifs, présentaient des taux de radon alarmants. Mais elles ont aussi perdu des batailles, comme en 2005, lorsque Areva, accusée de polluer l'environnement dans le Limousin, a été mise hors de cause par la justice.

Bruno Chareyron, directeur scientifique de la Criirad, est las de ce jeu du chat et de la souris. Il réclame une réglementation nationale fixant un niveau de risque résiduel acceptable. Il estime que, même s'il s'agit le plus souvent de "très faibles doses", les méthodes de mesure et les seuils retenus par l'administration ne sont pas adéquats. Ses préconisations ? Informer le public de la présence de ces matières radioactives ; se donner les moyens de conserver sur le long terme les informations concernant les sites ; traiter ceux-ci, "sachant que leur responsable, Areva, est connu et solvable".

Coïncidence ? Quelques jours avant la diffusion de "Pièces à conviction", l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en ligne une base de données sur les sites miniers incriminés. L'IRSN a aussi publié, lundi 9 février, un rapport sur les anciens sites miniers du Limousin. A partir de 1984, la Cogema (dénomination antérieure d'Areva) a mis en place un système visant à encadrer l'utilisation des stériles, interdisant leur usage dans les bâtiments. Cette démarche "pertinente", note l'IRSN, présentait des limites : "Manque de précisions concernant certaines cessions, absence de vérification sur les lieux de réutilisation en particulier." Pour la période antérieure, la situation est plus nébuleuse.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas trouvé de situation de danger immédiat ou majeur", rassure André-Claude Lacoste, "patron" de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il note que les résidus seront incorporés au prochain Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs. Quant aux stériles, ils constituent selon lui un problème "plus diffus", pour lequel la "mémoire locale" devra être mise à contribution.

Pour sa part, Areva, qui avait saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel contre une émission supposée "à charge", se défend de négliger ces questions. "On n'est pas dans le caché, dans le non-su", assure Yves Dufour, porte-parole des activités minières du groupe. Il en veut pour preuve la mise en place, dans le Limousin, d'un groupe d'expertise pluraliste (GEP), qui étudie la situation depuis 2006.

Yves Marignac, directeur de Wise-Paris, un expert peu suspect de complaisance vis-à-vis du nucléaire, participe activement au GEP, et note que celui-ci constitue en effet une "première". Mais pour les résidus, "il est encore trop tôt pour dire si nous pourrons dégager des solutions satisfaisantes à long terme pour ces sites, lorsque l'exploitant s'effacera", dit-il.
Sur le Web : www.irsn.fr.

Hervé Morin

Un demi-siècle d'activité :

1948. Début de l'exploitation de mines d'uranium en France. La dernière mine a fermé en 2001.

210. C'est le nombre de sites, répartis sur 25 départements, ayant fait l'objet d'activités d'exploration, d'exploitation et de traitement de minerais d'uranium ainsi que de stockage de résidus.

166 millions de tonnes. Evaluation des "stériles", des roches jugées trop peu chargées en uranium pour être exploitées, parfois réutilisées en génie civil.

50 millions de tonnes. Masse des résidus - essentiellement des boues radioactives - issus de l'activité d'extraction de l'uranium, stockés sur 17 sites.
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Jean-Louis Borloo demande des comptes à Areva

"Je demande juste à Areva, qui m'apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d'avoir le rapport d'enquête" a déclaré Jean-Louis Borloo dans une interview accordée, mercredi, à France 3.

Le ministre reconnaît que l'exploitation des mines d'uranium était auparavant "un domaine globalement réservé", qui échappait au contrôle du gouvernement et du parlement. "Le sujet des résidus des fermetures du passé, qui a été traité de manière négligente, sera traité", conclut Jean-Louis Borloo.

Article paru dans l'édition du 12.02.09

18/02/2009

Une étude sur l'impact des incinérateurs d'ordures ménagères

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 17 février 2009

Une étude sur l'impact des incinérateurs d'ordures ménagères
L'AFP cite une étude lancée en 2005 par l'InVS, en partenariat avec l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, selon laquelle les riverains d'incinérateurs modernes présentent des taux de dioxines, de plomb et de cadmium, identiques à ceux d'habitants "témoins" vivants éloignés de ces installations. Mais une "sur-imprégnation" de dioxine a été découverte chez les riverains d'installations très polluantes dans le passé, et gros consommateurs de produits locaux d'origine animale. Selon une autre étude de l'InVS, portant sur 135 000 cas de cancer survenus entre 1990 et 1999, il existe une corrélation, mais pas de lien direct de causalité, entre les rejets des incinérateurs et le risque de cancer.
Le Figaro indique qu'au cours des années 1990, les incinérateurs rejetaient presque cent fois plus de dioxines qu'actuellement.
Figaro [Le] , 17/02/2009 - Agence France Presse_Fil Général , 17/02/2009

08/02/2009

La pollution de l'eau par les médicaments

Vous avez soif ? Buvez !

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/02/l-alarmante-pollution-de-l-eau-par-les-medicaments_1149551_3244.html

Enquête
L'alarmante pollution de l'eau par les médicaments
LE MONDE | 02.02.09 | 16h22 • Mis à jour le 02.02.09 | 16h22

Faut-il avoir peur de l'eau ? Celle qui coule dans les rivières et rejoint les océans ou les nappes phréatiques. Celle qui abreuve les cheptels et irrigue les cultures. Celle, même, que nous buvons au robinet...

En jetant l'anathème, début janvier, sur la pilule contraceptive, accusée d'avoir "des effets dévastateurs sur l'environnement", du fait des hormones relâchées dans la nature via les urines de ses utilisatrices, le Vatican cherchait le diable là où il n'est pas. Pourquoi excommunier la pilule, plutôt que les innombrables polluants - pesticides, détergents, solvants, hydrocarbures, métaux - qui souillent les cours d'eau ? De bonne ou de mauvaise foi, l'Eglise catholique n'en soulève pas moins un problème réel, dont commencent à se préoccuper scientifiques et autorités sanitaires : celui de la contamination des eaux par les résidus médicamenteux.

Des chercheurs canadiens de l'université de Montréal viennent ainsi de mettre en évidence, dans le fleuve Saint-Laurent, de faibles concentrations de molécules utilisées contre le cholestérol, l'hypertension ou le cancer. Une "pharmacie à ciel ouvert", rapporte Radio-Canada.

De nombreuses études, aux Etats-Unis, au Brésil, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Finlande ou en France, décrivent des situations similaires. "La présence de traces de substances médicamenteuses ou de leurs dérivés a été largement établie à l'échelle mondiale, en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires, dans les boues des stations d'épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols", souligne l'Académie nationale de pharmacie française dans un rapport rendu à l'automne 2008. Toutes les eaux sont contaminées, y compris celles "destinées à la consommation humaine". L'origine de cette pollution est double. Elle provient, d'une part, des urines et des selles humaines - ainsi que de celles des animaux de compagnie - évacuées dans les eaux domestiques, où se retrouvent aussi des médicaments non utilisés dont, malgré les systèmes de collecte, une partie est directement jetée dans les toilettes ou les égouts. Elle résulte, d'autre part, des rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique, des élevages industriels d'animaux et des piscicultures - gros consommateurs d'antibiotiques et d'hormones de croissance -, mais aussi, paradoxalement, des hôpitaux.

Ces derniers, qui utilisent en grande quantité non seulement des médicaments, mais aussi des molécules de diagnostic et des réactifs de laboratoire, sont les principaux responsables de la dissémination de produits anticancéreux et radiopharmaceutiques, qui se retrouvent, avec les excréments des malades, dans leurs effluents. Une étude, conduite par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), a montré que des molécules anticancéreuses très actives, présentant "un danger potentiel pour la santé humaine et l'environnement", sont présentes "à des quantités non négligeables" dans les effluents hospitaliers, mais aussi en aval de la station d'épuration qui recueille ceux-ci.

Toutes les eaux d'évacuation, d'origine domestique, industrielle ou hospitalière, sont pourtant traitées - du moins dans les pays développés - par des stations d'épuration. Mais ces installations, qui éliminent les pollutions azotées, carbonées ou phosphorées, n'ont dans leur cahier des charges aucune obligation concernant les résidus médicamenteux. Ceux-ci ne sont que "partiellement" détruits, reconnaît une entreprise spécialisée dans la distribution et l'assainissement de l'eau.

Cette situation est due à des questions de coût et non de technique, puisqu'il existe des procédés de filtration ultrafine par des systèmes membranaires utilisés pour le dessalement de l'eau de mer, ou de piégeage par du charbon actif. Selon les classes de médicaments, l'efficacité du traitement des eaux usées varie de près de 100 % à... 0 %.

Ce sont donc des eaux chargées en traces d'antibiotiques, d'anticancéreux, d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires, d'hormones ou de bêta-bloquants qui retournent dans les ruisseaux, les rivières et les eaux souterraines, où ces molécules se diluent, sans toutefois disparaître. Si bien qu'elles se retrouvent ensuite dans les réseaux d'eau potable et à la sortie du robinet. Car les traitements de potabilisation, qui prennent en compte une soixantaine de paramètres, notamment microbiologiques, laissent eux aussi de côté les substances pharmaceutiques.

Quels sont les risques pour la santé humaine ? Les concentrations, indique l'Académie de pharmacie, peuvent atteindre plusieurs centaines de microgrammes (millionièmes de gramme) par litre dans les effluents et les eaux résiduaires urbaines, et quelques nanogrammes (milliardièmes de gramme) par litre dans les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux de consommation.

Les quantités sont donc très inférieures à celles absorbées en cas de prescription médicale, qui sont de l'ordre de quelques dizaines ou centaines de milligrammes. Le problème est que les effets de l'ingestion régulière de faibles doses sur une longue période - toute une vie -, ainsi que du mélange des molécules dans un "cocktail thérapeutique" incontrôlé, sont aujourd'hui totalement inconnus. "Il n'existe pas de données permettant d'établir un lien de cause à effet entre ces résidus et des pathologies chez l'homme, mais il est légitime de se poser la question. Nous en sommes au stade de l'évaluation des risques sanitaires", commente Jean-Nicolas Ormsby, du département d'expertises en santé, environnement et travail de l'Afsset. On sait toutefois que, chez certains poissons, des substances médicamenteuses, en particulier hormonales, peuvent provoquer une altération des caractères sexuels, voire un changement de sexe.

Une surveillance s'impose, "notamment pour les populations les plus sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes", estime l'Académie de pharmacie. Elle préconise, face à un "problème mondial", une véritable "politique de prévention".

Pierre Le Hir

Un marché pharmaceutique de 300 milliards d'euros :

La pollution médicamenteuse est d'abord une problématique de pays riches, ceux en développement ayant comme première préoccupation l'accès à l'eau potable. Sur un marché mondial estimé, en 2006, à 300 milliards d'euros, les Etats-Unis sont de loin les premiers consommateurs de médicaments (51 % du total), devant l'Europe (25 %) et le Japon (15 %). La France arrive au quatrième rang, derrière l'Allemagne. Les principales prescriptions, en chiffre d'affaires, concernent l'appareil cardio-vasculaire et le système nerveux. Certains pays du Sud sont aussi touchés par la contamination de leur environnement par des composés pharmaceutiques qu'ils produisent pour les pays industrialisés.

Article paru dans l'édition du 03.02.09

23/01/2009

Ne pas oublier le naufrage de l'ERIKA et ses conséquences

lu sur univers-nature.com : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3519

20-12-2008

Marée noire de l’Erika : le ''petit village gaulois'' breton face à Total

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika se cassait en deux et sombrait au large des côtes bretonnes. Affrété par la société Total International Ltd pour transporter 30 000 tonnes de fioul lourd produit par la société Total Raffinage, c’est quasiment 9 ans après, grâce à l’entêtement d’un petit village breton victime de la marée noire, que la justice française adopte définitivement le principe pollueur-payeur dans le domaine.

Alors que toutes les communes attaquaient au pénal pour obtenir des dédommagements, le village de Mesquer en Loire Atlantique fût le seul à se constituer partie civile pour faire établir en plus la responsabilité de l’affréteur, le groupe pétrolier Total, et faire appliquer le principe pollueur-payeur. Après moult rebondissements judiciaires, c’est assisté du cabinet d’avocats Huglo Lepage que Mesquer a enfin obtenu gain de cause via la Cour de cassation qui a cassé l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Rennes en 2002, lequel considérait les 2 sociétés visées (1), du groupe Total, comme étant non productrices ou détentrices des déchets retrouvés sur les plages. Pour parvenir à casser cet arrêt, il a fallu recourir à la Cour de justice des Communautés européennes, laquelle, saisie en mars 2007 sur la notion de déchets au sens de la législation européenne, a notamment précisé que 'le vendeur des hydrocarbures et affréteur du navire les transportant pouvaient être considérés comme détenteur antérieur de ces déchets s’il est établi qu’il avait contribué, par son activité, au risque de survenance de la pollution occasionnée par le naufrage, en particulier s’il s’est abstenu de prendre les mesures propres à prévenir un tel événement, notamment quant au choix du navire'. Autrement dit, les vendeurs/affréteurs ne peuvent pas se cacher derrière des pavillons trop complaisants ou des armateurs peu scrupuleux proposant des navires poubelles.

La dernière étape de ce procès fleuve appartient désormais à la Cour d’appel de Bordeaux, pour déterminer si les sociétés Total, producteur et vendeur/affréteur, ont contribué au risque de survenance de la pollution occasionnée par le naufrage. Rappelons à ce titre, qu’en janvier dernier le pétrolier avait été reconnu coupable d’une faute d’imprudence dans sa procédure de contrôle et de sélection des navires. Il semble donc que les choses soient bien engagées pour que le petit village breton obtienne gain de cause face à la puissante multinationale qu’est le groupe Total.

Pascal Farcy

21 janvier 2009 : Pollution marine au large de Marseille

le saviez-vous ?

lu sur univers-nature.com : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3566
22-01-2009

Des fonds marins menacés de pollution par le délestage de… blé

L’échouage du cargo turc, le Gunay 2, sur un îlot rocheux au large de Marseille dans la nuit de mardi à mercredi aura fait craindre le pire pour l’écosystème marin environnant. Et, pourtant, la nature de sa marchandise ne présageait en rien l’ampleur de la pollution que son déversement dans la mer aurait pu entraîner. En effet, il ne s’agissait non pas d’hydrocarbures mais de… blé !
Bien que la réaction première consiste à regretter la perte d’une source de subsistance que l’on sait précieuse, ce serait une erreur de minimiser les lourdes répercussions d’un tel rejet sur des milieux marins sensibles. De fait, l’impact environnemental est de taille, la capacité de fermentation du blé faisant de cette denrée une bombe à retardement une fois immergée. En effet, la prolifération bactérienne qui en résulte génère, entre autres, des dégagements massifs d’hydrogène sulfuré (1).

Si le danger lié au déversement de produits alimentaires (céréales, huiles, etc.) en mer était déjà connu du Cedre (2), il fut réellement pris au sérieux lors de l’échouage, le 25 septembre 1996, d’un navire panaméen baptisé le Fénès. Ayant quitté Port-la-Nouvelle (Aude) chargé de 2 650 tonnes de blé à destination de l’Albanie, il s’est finalement échoué dans le détroit de Bonifacio. Or, en raison de son mauvais état de conservation, le navire s’est disloqué, répandant sa cargaison sur les hauts fonds de la réserve naturelle des îles Lavezzi. Si le fuel de soute et les huiles du navire furent recueillis en priorité, la récupération du blé s’avéra plus problématique. Pour justifier la nécessité d’une telle opération, il fallut d’abord reconnaître au blé rejeté le statut de déchets. Ce fut chose faite lors d’une concertation scientifique organisée à la Préfecture Maritime de la Mer et animée par le Cedre. Une heureuse nouvelle rapidement assombrie par l’option retenue pour la destruction du blé extrait des flots. Ironie du sort pour le moins grinçante, on opta pour la solution du « moindre mal », à savoir la réimmersion au large de blé non contaminé par du gasoil. Il fut décrété que l’on ne déverserait pas plus d’un kg de blé par m2 de fond, hors périmètre de la réserve cela s’entend.
Donnant le coup d’envoi à une série de dix opérations d’emports et de déversements, le premier déversement fut interrompu pour raisons sanitaires. En effet, les dégagements considérables d’hydrogène sulfuré ainsi que « la présence significative de méthanol et d’éthanol » affectèrent le personnel et le matériel et imposèrent de stopper le travail. Sept jours plus tard, les travaux recommençaient, avec masques et filtres pour le personnel de la barge et gants et protections faciales pour les plongeurs. Au final, on estima la quantité réenfouie aux environs de 2 500 tonnes, soit les trois quarts du chargement initial.

En accord avec la Préfecture Maritime et le ministère de l’Environnement, le laboratoire d’environnement marin de l’Université de Nice fut chargé d’observer l’impact écologique sur la faune et la flore locales. A relativiser au regard des 10 000 hectares que compte la réserve naturelle, les experts constatèrent un « impact notable » sur huit hectares, dont 3,9 hectares subirent une « atteinte sévère » occasionnant, notamment, la destruction de 2 500 m² d’herbiers de plantes à fleurs sous-marines. Les fonds situés au large, choisis comme sépulture du blé englouti continuent, pour leur part, de patauger dans la plus totale indifférence.

Même après plusieurs années écoulées, le bilan reste amer pour ce blé d’origine française, manquant à l’Albanie où il devait faire l’objet d’une aide alimentaire, et pesant pour un écosystème qu’il étouffe. Dès lors, on comprend aisément le mouvement de panique qui souleva certaines organisations environnementales mercredi dernier, dont l’association Robin des bois.

Cécile Cassier

1- L’hydrogène sulfuré (ou sulfure d’hydrogène) est un composé chimique constitué de soufre et d’hydrogène. C’est un gaz acide.
2- Centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux.

15/01/2009

Le coût du transport routier pour la société

lu sur univers-nature.com :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3546

12-01-2009

La taxation des poids lourds n’en finit plus de faire polémique

Alors que le vote du Comité Transport du Parlement Européen devrait orchestrer, le 21 janvier prochain, la mise à jour de la législation relative à la taxation des poids lourds, FNE fait entendre son mécontentement. A l’origine de cette désapprobation, l’exclusion de la proposition législative par la Commission européenne de deux facteurs jugés fondamentaux par l’organisation environnementale, à savoir les émissions de CO2 et l’implication de ces véhicules dans les accidents de la route.
A l’heure actuelle, la taxation sur les poids lourds se base essentiellement sur les notions d’encombrement, de pollution sonore ou encore de « type » de véhicule (poids supérieur à 3,5 tonnes). En outre, la mise en place de cette imposition reste optionnelle, chaque Etat membre étant libre de recourir ou non à ce système de redevance.
Cette volonté de laisser chacun légiférer en la matière s’explique en partie par la difficulté de définir les coûts que l’on considère être des « effets externes liés au transport ». Ainsi, certaines associations jugent incontournable l’intégration des émissions de CO2 rejetées, à ces coûts. D’autres vont encore plus loin, en invoquant que les frais d’hospitalisation dus aux accidents de la route devraient également être pris en compte dans les frais externes.

Pour asseoir son argumentation, FNE s’en réfère à une récente étude réalisée par le consultant hollandais CE DELFT pour le compte de Transports et Environnement (T&E). D’après ce rapport, les émissions de CO2 générées par le fret routier européen devraient croître de 54 % d’ici 2030. Le document dénonce en outre le rôle considérable des poids lourds dans la congestion du trafic routier, souvent synonyme de pics de pollution. Bien que ne représentant que 3 % des véhicules en circulation, ils seraient ainsi responsables de 20 % de la congestion globale. Dernier élément souligné, les poids lourds, pour chaque kilomètre parcouru en Europe, causeraient deux fois plus de décès que les voitures.
S’il est indéniable que les allées et venues des transports routiers de marchandises sont une problématique urgente à résoudre, le raccourci est vite fait de s’en prendre aux professionnels du transport qui, somme toute, gagnent leur vie en alimentant les points de vente dont nous tirons avantage en fin de chaîne. Pour autant, à la lumière des données issues de la présente étude, il est pour le moins regrettable que le camion européen « moyen » roule à moitié vide. De fait, le facteur de remplissage serait en baisse dans plusieurs marchés importants au niveau européen.

En France, la taxation à destination des poids lourds doit entrer en vigueur à l’horizon 2011 (*). Elle concernera tout véhicule de plus de 3,5 tonnes dédié au transport de marchandises, et circulant sur le réseau routier national non concédé ainsi que sur les routes départementales et communales pouvant servir de déviations.

Cécile Cassier

(*) voir : La taxe poids lourds entre déception et inquiétude
(17-10-2008)
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3414

et : L'Alsace demande la taxation des poids lourds sur ses autoroutes (17-02-2005)
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=1885

21/12/2008

la bio-accumulation des PCB via l’alimentation

lu sur univers-nature.com :

17-12-2008

Ne pas sous-estimer la bio-accumulation des PCB via l’alimentation

Le 7 décembre dernier, un scandale éclatait suite à la détection de taux anormalement élevés de PCB (1) dans certaines viandes de porc en provenance d’Irlande. Selon toute vraisemblance, l’origine de la contamination viendrait de la distribution d’aliments pour animaux contaminés, issus d’un seul producteur.
Saisie le 8 décembre par le ministère de l’agriculture et de la pêche pour évaluer les risques liés à la consommation de cette viande contaminée, l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a estimé que, même en cas de consommation élevée, le danger pour la santé humaine est considéré comme ' très faible '.

Réfutant cette position, le WWF s’est indigné face à un tel verdict, arguant que ce dernier ne tenait pas compte d’un facteur pourtant essentiel, si l’on souhaite déterminer l’impact réel d’une telle contamination sur la santé humaine, à savoir le phénomène de bio accumulation. Déjà évoqué lors de la découverte de quantités importantes de PCB chez certaines populations de poissons, notamment dans la Seine (2) et le Rhône (3), la bio accumulation désigne « la capacité des organismes à concentrer et accumuler des substances chimiques à des concentrations bien supérieures à celles mesurées dans l’eau qui les environne ». Ainsi, les produits toxiques déversés dans l’eau sont absorbés par le phytoplancton, lequel sert d’intermédiaire jusqu’aux poissons, avant de parvenir aux super-prédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire. Plus inquiétant encore, tout au long de ce processus, la contamination augmente et les concentrations s’intensifient au gré des passages d’un niveau à un autre. En conséquence de quoi, le sommet de la chaîne alimentaire coïncide avec les degrés les plus élevés d’exposition aux PCB. Or, nul n’ignore que le plus grand prédateur sur terre reste l’homme.
Ce constat prévalant pour toute consommation de produits d’origine animale, depuis les viandes aux produits laitiers en passant par les produits de la mer (poissons, crustacés, coquillages), on peut aisément entrevoir les dangers que la bio accumulation représente pour l’homme, et les expositions répétées dont il fait l’objet (voir l'étude menée sur les consommateurs de poissons issus des fleuves contaminés; 4).

Souvent qualifiée de bombe à retardement, la bio accumulation cumule à la fois les pollutions anciennes et nouvelles, une donnée inquiétante alors que nos stations d’épuration rejetteraient quelques centaines de kilos de PCB chaque année aux dires du WWF. Dénonçant un laisser-faire jugé dangereux au regard de l’ampleur du problème, ce dernier appelle à une responsabilisation des autorités gouvernementales. Il les accuse notamment d’avoir passé sous silence le déversement de 4 000 litres de PCB à Vaulx-en-Velin, survenu il y a quelques mois suite à la détérioration volontaire de transformateurs électriques.

Cécile Cassier

1- Les PCB ou encore polychlorobiphényles, désignent une famille de 209 composés organochlorés classés comme polluants organiques persistants (POPS). Très peu biodégradables, leur rejet dans l’environnement a entraîné des phénomènes de bio accumulation préoccupants.

2- Voir : "Les poissons de la Seine interdits à la consommation en Haute Normandie"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3392

3- Voir : "Consommation des poissons du Rhône interdite"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2743

4- Voir : "Taux records de contamination aux PCB pour les amateurs de poisson"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3170

18/12/2008

SCANDALE ! L'insecticide CRUISER autorisé en France avec "un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments"

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/17/l-utilisation-de-l-insecticide-cruiser-prorogee-en-france-jusqu-en-mai-2009_1132421_3244.html

L'autorisation de l'insecticide Cruiser prorogée en France jusqu'en mai 2009
LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.08 | 19h40 • Mis à jour le 17.12.08 | 19h41

Le ministère de l'agriculture a annoncé, mercredi 17 décembre, le renouvellement, jusqu'en mai 2009, de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)", a fait valoir le ministère.

Le Cruiser est un insecticide utilisé dans la protection du maïs destiné à l'alimentation animale contre un insecte qui s'attaque aux racines, le taupin. Il avait reçu en janvier une autorisation de mise sur le marché du ministère de l'agriculture pour une durée d'un an. Début décembre, des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement avaient manifesté dans plusieurs villes, lors d'une journée d'action nationale, pour demander l'interdiction de ce pesticide.

"EXTRÊMEMENT NÉFASTE"

La molécule active du Cruiser, le thiamethoxam, détruit le système nerveux des insectes. Le produit enrobe la semence et agit pendant la croissance de la plante. Or, ce type d'insecticide neurotoxique systémique, dont font aussi partie le Gaucho et le Régent, est soupçonné, par les apiculteurs, d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies d'abeilles constaté dans de nombreuses régions du monde. L'usage du Gaucho et du Régent sur le maïs est suspendu en France depuis 2004.

Le ministère a assuré, mercredi, que les conditions de fabrication et d'utilisation du Cruiser, produit par la firme suisse Syngenta, "sont strictement encadrées". Ainsi, l'usage de ce pesticide sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois. Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi de l'autorisation du Cruiser à six régions au lieu de trois en 2008. Ce protocole est "innovant en termes d'évaluation des impacts environnementaux d'un produit phytosanitaire", selon le ministère, et son pilotage "sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d'un suivi régulier et transparent".

Soulignant que "l'Afssa a reconnu les risques de ce produit pour les abeilles, et demandé de nombreuses contraintes d'utilisation (faible densité de semis, utilisation une année sur trois...)", l'association France nature environnement juge que "le renouvellement de l'autorisation de mise en vente du Cruiser [est] extrêmement néfaste pour la survie des pollinisateurs."

10/12/2008

Une bombe nucléaire perdue au Groenland

Une bombe nucléaire toujours dans la nature.

voir :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7720466.stm

23/11/2008

25 nov. 2008 Colloque européen Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant

25 nov. 2008
Colloque européen Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant : sous la direction scientifique de l'Afsset et de l'IReSP

Dans l'ensemble des pays industrialisés on observe une augmentation des affections qui altèrent la fertilité masculine. Sur le banc des produits fortement suspectés se trouvent des substances chimiques qui agissent comme des perturbateurs endocriniens.

Des anomalies du système reproducteur sont observées dans de nombreuses espèces : imposex chez les mollusques gastéropodes, féminisation des populations de poissons dans les rivières et les estuaires, et dans les zones les plus sévèrement polluées, l’incidence de l'intersexualité atteint 100%.

Dans l'espèce humaine, on a observé une diminution de la production spermatique de 50% au cours des 50 dernières années, et dans la même période un doublement de l'incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales.

Pour faire le point des connaissances sur les implications des chercheurs et des décideurs, sur les perspectives et les possibilités d’actions devant ces enjeux humains et environnementaux, l'Afsset et l'IReSP organisent cette journée placée sous la présidence française de l'UE. Des scientifiques venus spécialement du monde entier se retrouveront pour présenter les derniers résultats de leurs programmes de recherche.

VOIR LES INFORMATIONS SUR :

http://www.afsse.fr/index.php?pageid=1631&parentid=631&ongletlstid=3524#content

17/11/2008

La pollution atmosphérique (suite)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/15/en-asie-les-nuages-de-pollution-aggravent-le-rechauffement_1119062_3244.html

En Asie, les nuages de pollution aggravent le réchauffement
LE MONDE | 15.11.08 | 14h58 • Mis à jour le 15.11.08 | 14h58

Les nuages bruns qui se forment au-dessus des grandes villes asiatiques à partir des fumées des usines, de la pollution automobile et de toutes les formes de combustion liées à des énergies fossiles ou de bois aggravent les effets du changement climatique. Le phénomène vient d'être confirmé par une étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), publiée jeudi 13 novembre.
Ces couches de particules polluantes d'une épaisseur supérieure à trois kilomètres s'étirent de façon plus ou moins continue de la péninsule arabique à la Chine et à l'ouest de l'océan Pacifique. Portées par les vents, elles peuvent parcourir la moitié de la Terre en moins d'une semaine. Leur trace a été récemment repérée à 5 000 mètres d'altitude sur les sommets de l'Himalaya, donnant aux chercheurs une explication supplémentaire à la fonte accélérée des glaciers.
"L'un des mandats du PNUE est d'alerter sur des bases scientifiques des défis environnementaux à relever. J'espère qu'après cette publication les nuages bruns atmosphériques vont être intégrés à l'agenda de la communauté internationale", a déclaré Achim Steiner, le directeur exécutif de l'institution. "Nous avions identifié pour la première fois le lien entre ces nuages et le changement climatique en 2002. Nos travaux avaient alors suscité beaucoup de scepticisme. Ils sont aujourd'hui confirmés avec une grande clarté", souligne le professeur Veerabhadran Ramanathan, qui a coordonné l'étude.
Le phénomène est aussi présent en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique du Sud et au-dessus de l'Amazonie. Mais il apparaît particulièrement inquiétant en Asie, compte tenu de la densité démographique et du développement rapide des économies. Sur les treize mégalopoles soumises à ce smog pendant plusieurs mois de l'année, dix sont asiatiques.

VILLES PRIVÉES DE LUMIÈRE

Ces nuages bruns, composés de particules de carbone et de suies, agissent de façon complexe en formant une barrière qui absorbe les rayons solaires. Ils contribuent ainsi au réchauffement en altitude. Ils privent dans le même temps de lumière les villes qui en sont victimes. Ces passagers anonymes, longtemps négligés par les climatologues, sont, selon le rapport, responsables d'une baisse de la luminosité pouvant aller de 10 % à 25 % à Karachi, Shanghaï, Pékin et New Delhi.
Les scientifiques suggèrent également que ces formations, dans lesquelles viennent se stocker de nombreux gaz, affectent le régime des pluies en retenant l'eau plus longtemps. Elles pourraient ainsi ne pas être étrangères à la réduction des précipitations pendant les périodes de mousson en Inde et dans le sud-est asiatique.
Sans trancher faute de données, le rapport met en avant les conséquences néfastes que cette situation pourrait avoir sur la production agricole, dont les rendements sont étroitement liés à la capacité de photosynthèse des plantes.
Il est revanche avéré que ces poches de pollution agissent sur la qualité de l'air et sur la santé des citadins. Les nuages bruns transportent des aérosols toxiques et des nanoparticules à l'origine d'importantes maladies respiratoires. Le rapport estime que cette pollution, faute d'être combattue, pourrait provoquer 340 000 morts supplémentaires par an en Inde et en Chine.

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 16.11.08

09/11/2008

Pollution et réchauffement

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/08/pollution-et-rechauffement-des-defis-a-relever-de-pair_1116436_3244.html

ENVIRONNEMENT
Pollution et réchauffement, des défis à relever de pair
LE MONDE | 08.11.08 | 14h16 • Mis à jour le 08.11.08 | 14h16
STRASBOURG ENVOYÉE SPÉCIALE

La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique aura-t-elle, en améliorant la qualité de l'air, des effets bénéfiques pour la santé ? Oui, mais seulement si les deux politiques - lutte contre le réchauffement climatique et contre la pollution atmosphérique - sont pensées et menées conjointement. Dans le cas contraire, elles peuvent avoir des effets contradictoires, parfois au détriment de la santé des populations. Tel est en substance le message des experts réunis au Parlement européen de Strasbourg, jeudi 6 et vendredi 7 novembre, pour un colloque consacré à l'intégration de ces problématiques.
"Les deux questions ont jusqu'à présent été étudiées séparément, à des époques différentes, par des communautés scientifiques différentes, dans des cadres institutionnels différents", constate Jean-Marie Rambaud, vice-président de l'Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA), organisatrice de la réunion. "Nous avons besoin d'une approche globale, il n'y a qu'une seule atmosphère", a plaidé Roy Harrison, spécialiste de la santé environnementale à l'université de Birmingham (Grande-Bretagne).
Les deux types de pollution sont en effet étroitement liés. Elles proviennent à peu près des mêmes sources, à savoir la combustion de carburants fossiles, la production industrielle et la production agricole. De plus, les deux phénomènes interagissent. L'ozone, qui est un polluant nocif pour la santé, contribue à l'effet de serre, et les particules ont un impact sur le climat. Réciproquement, l'augmentation des températures accélère les réactions chimiques dans l'atmosphère et aggrave la pollution. Ces interactions sont encore trop peu étudiées, selon les participants.
Les avantages attendus d'une meilleure intégration des politiques sont de plusieurs ordres. Le bénéfice pourrait être économique et politique. L'objectif de réduire de 20 % les émissions de CO2 d'ici à 2020 en Europe contribuera à minorer les particules de 12 %, les oxydes d'azote de 15 %, et le dioxyde de soufre de 40 %, a expliqué Markus Amann au nom de l'International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). Le bénéfice économique lié aux maladies ainsi évitées pourrait atteindre 20 milliards d'euros par an. "Ce gain substantiel n'est jamais pris en compte dans les analyses des coûts et des bénéfices des politiques de lutte contre le changement climatique", regrette le chercheur. La mise en avant de ces bénéfices sur la santé pourrait aider à légitimer la lutte contre le changement climatique, surtout dans les pays en développement, où la pollution atmosphérique est perçue comme un enjeu majeur, à l'instar de la Chine.
Une élaboration conjointe permettrait surtout d'éviter les contradictions. Le chauffage au bois, par exemple, est une source d'énergie renouvelable promue dans le cadre de la lutte contre les émissions de CO2, mais aussi un gros émetteur de particules. "Nous avons vu arriver une nouvelle source de pollution dans nos villes, a relaté Ed Dearly, de l'association britannique Environnemental Protection UK. Si le chauffage au bois remplace des centrales à charbon en milieu rural, où la pollution atmosphérique est limitée, c'est positif. S'il remplace du chauffage au gaz naturel, moins polluant, dans les villes, c'est négatif."
Autre exemple : l'encouragement donné en France, par le bonus-malus, aux véhicules diesel, moins consommateurs de carburant donc moins émetteurs de CO2, mais eux aussi émetteurs de particules. Or l'installation de filtres à particules n'est pas obligatoire en Europe. Et la présence du filtre augmente la consommation du véhicule, annulant une partie de l'effet recherché.

VISION D'ENSEMBLE

Une vision d'ensemble inciterait à privilégier les mesures efficaces sur tous les tableaux : économies d'énergie, efficacité énergétique, développement des énergies solaires et éoliennes, choix du rail et des transports en commun au détriment de la route, etc. Elle permettrait, en outre, d'anticiper les effets d'interactions inattendues. Les émissions de particules, par exemple, semblent avoir retardé les effets du réchauffement climatique en réfléchissant le rayonnement solaire. Leur diminution dans l'atmosphère risque donc d'accélérer le phénomène. "Cela ne veut pas dire qu'il faut arrêter de lutter contre la pollution atmosphérique, relève M. Amann, mais qu'il faut faire encore plus, et plus vite, contre les émissions de gaz à effet de serre."

Gaëlle Dupont

DEUX TYPES DE POLLUANTS :

-PRINCIPAUX POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES :
les particules (PM), les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de soufre (SO2), et l'ozone (O3). Ils sont responsables de maladies respiratoires et cardio-vasculaires et, pour certains, de cancers. Les émissions de particules sont responsables, à elles seules, de 350 000 décès anticipés chaque année en Europe.

-PRINCIPAUX GAZ À EFFET DE SERRE :
le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O),l'ozone (O3) et certains gaz fluorés.


Article paru dans l'édition du 09.11.08

08/11/2008

"Des produits chimiques persistants entraînant une toxicité chronique sont décelables chez tous les enfants vivant en Allemagne."

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/08/la-sante-environnementale-en-mal-d-harmonisation_1116438_3244.html

UNION EUROPÉENNE BIOSURVEILLANCE
La santé environnementale en mal d'harmonisation
LE MONDE | 08.11.08 | 14h23 • Mis à jour le 08.11.08 | 14h24

Il faut harmoniser la surveillance de la santé environnementale à l'échelle européenne. C'est le constat effectué lors d'un colloque sur la "biosurveillance" humaine en Europe, organisé les 4 et 5 novembre à Paris par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Cette réunion, initiée dans le cadre de la présidence française de l'Union, s'inscrit dans un plan européen pour 2004-2010 visant à mettre en place "un système d'information intégré sur l'environnement et la santé". Une étude pilote devrait être lancée fin 2009 pour tester la faisabilité d'une approche commune.
Le Plan d'action européen en faveur de l'environnement et de la santé définit la biosurveillance comme "la surveillance de l'homme en utilisant des indicateurs biologiques dénommés "biomarqueurs", révélateurs d'expositions environnementales, de maladies (...), et l'étude des liens éventuels existant entre eux".
Les biomarqueurs d'exposition comprennent des métaux (mercure, cadmium, plomb ou leurs résidus) dont la quantité témoigne de l'importance du contact avec ces polluants. Les altérations de l'ADN provoquées par un agent génotoxique font partie des biomarqueurs d'effet.
Les pays européens affrontent des problèmes communs : PCB (polychlorobyphéniles) contaminant les rivières, phtalates présents dans les jouets, champs électromagnétiques, tabagisme passif... Mais leurs réponses manquent de coordination et les procédures diffèrent, rendant les comparaisons difficiles. Les valeurs de référence pour déterminer les doses tolérables et prendre des mesures concrètes sont en nombre insuffisant. En Europe, certains pays, tels que l'Allemagne, la Suède ou la Belgique (au niveau de la Flandre), ont ainsi pris de l'avance sur la France dans la mise en place de mesures de surveillance.
Marike Kolossa-Gehring (Agence fédérale de l'environnement, Allemagne) a présenté les résultats inquiétants d'une étude environnementale dont la première phase a commencé en 1985, et qui porte sur près de 2 000 enfants : "Des produits chimiques persistants entraînant une toxicité chronique sont décelables chez tous les enfants vivant en Allemagne." Le niveau d'exposition est d'autant plus élevé que le niveau socio-économique de la famille de l'enfant est bas. Mais il pourrait être réduit par des modifications des comportements et de la réglementation.
Représentant la direction générale de l'environnement de la Commission européenne, Birgit Van Tongelen a rappelé les différentes initiatives impulsées par Bruxelles, dont la mise sur pied, en 2005, d'un réseau d'experts européens en biosurveillance, Esbio. Pourtant, dans une résolution adoptée le 4 septembre, le Parlement européen regrettait "profondément le fait que la Commission n'ait pas fourni des financements suffisants en 2008 pour la biosurveillance humaine". C'est dire à quel point l'attente est grande dans ce domaine.

Paul Benkimoun

En France, un comité de la biosurveillance va être créé en 2009

En France, la biosurveillance humaine fait partie des missions de l'Institut de veille sanitaire (InVS), qui conduit, depuis 2006, une Etude nationale nutrition santé (ENNS). Dans ce cadre, des informations sur l'exposition environnementale aux métaux lourds et aux pesticides sont recueillies. Cela permet une "biosurveillance intégrée", a indiqué le directeur général de la santé, Didier Houssin, lors du colloque sur la biosurveillance humaine en Europe.
Directrice adjointe à la direction générale de la santé, Sophie Delaporte a annoncé la "mise en place en 2009 d'un comité stratégique du développement de la biosurveillance au niveau national, constitué des ministères et des agences impliqués dans le domaine". Les organisations non gouvernementales devraient être associées à cette instance, chargée en particulier de "définir les priorités nationales en matière de biosurveillance, en cohérence avec les priorités européennes".

Article paru dans l'édition du 09.11.08

28/10/2008

Gouverner c'est Voler ?

JE NE ME SOUVIENS PAS que De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chirac, aient fait tant de voyages en si peu de temps...
GOUVERNER la France est donc si peu contraignant ? N'importe qui peut être président, alors.
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lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/23/le-lourd-bilan-co2-de-nicolas-sarkozy_1110414_3244.html

Le lourd bilan CO2 de Nicolas Sarkozy
LEMONDE.FR | 23.10.08 | 15h57 • Mis à jour le 23.10.08 | 17h03

Le magazine spécialisé dans le développement durable Terra Economica a publié, mercredi 22 octobre, le "bilan CO2" de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de mesurer la production de dioxyde de carbone générée par les déplacements officiels du président de la République.
Selon Terra Economica, Nicolas Sarkozy produirait un minimum de 7 061 tonnes équivalent CO2 par an, ce qui représenterait l'équivalent des émissions de gaz à effet de serre anuelles de 1 000 Français. Pour produire autant de CO2, le chef de l'Etat a effectué, selon des estimations – que le magazine juge lui-même "sous évaluées" – 301 236 kilomètres, soit une moyenne de plus de 900 km par jour.
Principal responsable : l'avion présidentiel. Terra Economica a "retenu l'hypothèse selon laquelle le président a utilisé toute l'année l'A319CJ. Cet appareil, pouvant transporter 58 passagers, émet en moyenne 20,56 kilos équivalent CO2 par kilomètre". Comme le rappelle le magazine, il y a un an, lors de la signature du projet de Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy avait lancé, en parlant de la France : "Comment devenir un exemple, si on n'est pas capable de s'appliquer à soi les règles qu'on voudrait voir retenues par les autres ?"
Les émissions présidentielles de CO2 ne devraient pas diminuer à l'avenir : l'Elysée est en train de renouveler sa flotte et Nicolas Sarkozy devrait prochainement avoir son Air Force One. Un avion long-courrier, plus lourd que celui qu'il utilise actuellement, qui pourrait produire 13 956 tonnes équivalent CO2, si le rythme des déplacements présidentiels se maintient.

Le Monde.fr