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11/10/2010

L'énergie hydroélectrique est elle propre ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/11/des-quantites-considerables-de-methane-rejetees-par-un-barrage-en-suisse_1423778_3244.html
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Des quantités "considérables" de méthane rejetées par un barrage en Suisse

Situé sur le lac de Wohlen, un barrage hydro-électrique produit l'équivalent du CO2 généré par 25 millions de kilomètres de circulation automobile, dénonce une étude.

LEMONDE.FR avec AFP | 11.10.10 | 15h47

Preuve que l'énergie hydroélectrique est moins neutre qu'on ne le pensait d'un point de vue environnemental, des chercheurs ont découvert des quantités "considérables" de méthane, un gaz à effet de serre, rejetées dans l'air par un lac de barrage helvétique près de Berne (centre), selon une étude suisse publiée lundi 11 octobre.

"En moyenne, plus de 150 milligrammes de méthane s'échappent de chaque mètre carré de sa surface vers l'atmosphère. C'est le taux d'émission le plus élevé jamais mesuré dans un lac de latitude moyenne", indiquent les chercheurs de l'institut Eawag, qui ont étudié une partie du lac de Wohlen. En extrapolant ces mesures, les scientifiques de cet institut de recherche spécialisé dans le domaine de l'eau, estiment que ce lac produit 150 tonnes de méthane par an, soit l'équivalent du CO2 généré par 25 millions de kilomètres de circulation automobile ou les émissions annuelles de 2 000 bovins.

Ces niveaux montrent que "l'énergie hydroélectrique n'est donc pas aussi neutre en carbone qu'on le pensait jusqu'à présent", affirme ainsi une des chimistes qui a participé à l'étude, Tonya Del Sontro. "En été, le lac de Wohlen fait parfois penser à une coupe de champagne, une multitude de bulles de gaz remontent vers la surface", ajoute-t-elle.

CORRECTION DU BILAN MÉTHANE

Le méthane est le composant principal du gaz naturel issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il se dégage des zones humides peu oxygénées comme les marais et se forme aussi dans l'estomac des mammifères.

Les chercheurs se sont également penchés à d'autres occasions sur les lacs artificiels de montagne. La faiblesse des températures et des apports de matière organique expliquent, selon leurs études, pourquoi les grands barrages alpins ne rejettent pas autant de méthane que les retenues fluviales en moyenne altitude. Ils souhaitent désormais étudier d'autres lacs de barrage du plateau suisse pour voir si celui de Wohlen constitue une exception et si une correction du bilan méthane de la Suisse s'avère nécessaire, étant donné que ce type de gaz est inclus dans le protocole de Kyoto.

Conclu en 1997, le protocole impose aux trente-sept pays industrialisés qui l'ont ratifié et à l'Union européenne de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de plus de 5 % sur la période 2008-2012. Les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié.

01/05/2010

Drill baby, drill ! Les choix énergétiques aux US

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8875d716-5498-11df-9b62-6c2095f4974e|0

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États-Unis vendredi30 avril 2010
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Marée noire: le paradoxe énergétique

La catastrophe de Louisiane risque paradoxalement de paralyser le débat sur les nouvelles énergies

C’est l’époque de l’année à laquelle des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs passent par les marais de Louisiane en direction du nord. La pêche à la crevette, retardée en raison des grands froids de l’hiver, devait bientôt battre son plein. Sur ces côtes en partie protégées qui entourent le delta du Mississippi, dauphins, pélicans et tortues de mer sont parmi les milliers d’espèces aujourd’hui en sursis, alors que des centaines de milliers de litres de pétrole continuaient vendredi de se déverser dans le golfe du Mexique.

Ce week-end, les premières images des représentants de ce fragile biotope, échoués sur le rivage ou les plumes encrassées de pétrole, vont commencer d’être diffusées par les télévisions. Et le débat sur le forage offshore, et plus largement sur l’utilisation des énergies fossiles, risque de déferler sur l’Amérique dans les mêmes proportions que la gigantesque nappe de pétrole, qui atteint déjà les dimensions de l’Etat du Delaware.

En réalité, ce débat, les Etats-Unis viennent déjà de l’entamer à la suite d’une violente explosion dans une mine de charbon de Virginie, qui a tué une trentaine de personnes et qui vient de déposséder d’une partie de leurs arguments ceux qui préconisent le «charbon propre» comme l’une des sources fiables de l’approvisionnement énergétique de demain. Dans le cas du pétrole, la dispute ne s’est jamais réellement apaisée depuis 1969, après une catastrophe similaire sur une plate-forme située à 10 kilomètres des côtes. Ravivée encore par le désastre de l’Exxon Valdez, au large de l’Alaska en 1989, la question est l’une de celles qui soulèvent le plus d’émotion dans le pays.

Or, depuis la dernière campagne électorale, elle est revenue de manière spectaculaire sur le devant de la scène. Derrière la candidate à la vice-présidente Sarah ­Palin, les républicains ont transformé en cri de ralliement le slogan drill, baby, drill («fore, bébé, fore» ou, plus crûment, «fore-moi fort»). Censée représenter la volonté d’indépendance de l’Amérique, l’extension des forages pétroliers, y compris dans les régions protégées, est ainsi devenue l’une des grandes exigences de ceux qui, à droite, estiment irréalisable le programme de Barack Obama entendant réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Face à un projet de loi qui n’en finissait plus de s’embourber au Sénat, le président à fait coup sur coup deux pas en direction de l’opposition en acceptant la relance du programme nucléaire américain, puis, en mars dernier, l’extension du forage pétrolier. Ces gestes de bonne volonté ont rendu furieux les militants démocrates, ainsi qu’une partie des élus, principalement ceux de la côte Ouest et les Californiens traumatisés par l’accident de 1969. Mais ils étaient vus par l’administration comme le seul moyen d’obtenir en échange une plus grande souplesse des républicains en matière de développement des énergies renouvelables.

Le désastre de Louisiane vient troubler ce fragile équilibre. D’ores et déjà, Barack Obama a proclamé l’interdiction de procéder à de nouveaux forages pétroliers, officiellement afin d’attendre les résultats d’une enquête sur les causes de l’explosion. En réalité, comme l’affirment certaines sources anonymes dans la presse américaine, il sera désormais extrêmement difficile, aussi bien pour les démocrates que pour les républicains, de défendre l’idée d’un texte de loi de consensus au cours d’une cérémonie où seraient invités les responsables de l’industrie pétrolière, dont ceux de BP, la compagnie la plus présente dans le golfe du Mexique. En outre, certains élus démocrates ont déjà exprimé leur volonté de mettre les bâtons dans les roues de tout accord qui comprendrait l’extension de forages pétroliers.

Paradoxalement, la marée noire de Louisiane pourrait ainsi être le dernier clou dans le cercueil de cette loi, visant précisément à limiter la dépendance des Etats-Unis à l’égard du pétrole. Ce qui, pourtant, n’empêche pas l’administration Obama de poursuivre ses projets en faveur de l’énergie verte, indépendamment du sort du projet de loi. Ainsi, au terme d’années de polémique, elle vient de décider d’aller de l’avant dans un projet qui doit voir l’érection de dizaines d’éoliennes au large de Cape Cod, dans le Massachusetts. Le projet est d’autant plus symbolique que Cape Cod est le lieu de villégiature des familles fortunées de Boston, dont la famille Kennedy, qui avait fait campagne contre sa réalisation.

 

Voir aussi :

La marée noire en Floride

05/03/2010

Réchauffement climatique : importante fuite de méthane de l'océan Arctique dans l'atmosphère

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/04/importante-fuite-de-methane-de-l-ocean-arctique-dans-l-atmosphere_1314668_3244.html#ens_id=1275244
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Importante fuite de méthane de l'océan Arctique dans l'atmosphère
LEMONDE.FR avec AFP | 04.03.10 | 21h22  •  Mis à jour le 04.03.10 | 21h22


e fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

"Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost [le sol gelé en permanence] situé sous l'eau, plutôt que sous les terres", écrivent les auteurs de l'étude, qui soulignent que "ces émissions risquent d'avoir à l'avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique".

Cette équipe de recherche internationale a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de 2 millions de kilomètres carrés dans l'océan Arctique. De précédentes études effectuées en Sibérie s'étaient plutôt concentrées sur le méthane s'échappant sous l'effet du dégel du permafrost situé sur le continent.

Les scientifiques ont en effet longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane, un gaz dont l'effet de serre est trente fois supérieur à celui du CO2. Mais les observations de l'équipe de l'université de Fairbanks montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane.

 

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lu sur :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/short/327/5970/1211

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Science 5 March 2010:
Vol. 327. no. 5970, pp. 1211 - 1212
DOI: 10.1126/science.1187270

Perspectives

Climate Change:

How Stable Is the Methane Cycle?

Martin Heimann

Methane is, after water vapor and carbon dioxide, the third most important greenhouse gas in the atmosphere. Its concentration in the atmosphere has more than doubled since preindustrial times. Human energy production and use, landfills and waste, cattle raising, rice agriculture, and biomass burning are considered responsible for this increase (1). However, ~40% of current global methane sources are natural. Most natural emissions come from anaerobic decomposition of organic carbon in wetlands, with poorly known smaller contributions from the ocean, termites, wild animals, wildfires, and geological sources. Two observational studies now shed light on how these natural sources are changing in today's changing climate (2, 3).

Max-Planck-Institut für Biogeochemie, Hans-Knöll-Strasse 10, 07745 Jena, Germany.

E-mail: martin.heimann{at}bgc-jena.mpg.de

 

07/10/2009

Mangez moins de viande !

... quand on pense que les bovins pètent tant et plus du méthane, en plus de la disparition des arbres qui captent le CO2 ! Un tronc d'arbre brûlé, c'est un stock de CO2 qui repart dans l'atmosphère !
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/07/foret-amazonienne-les-eleveurs-au-banc-des-accuses_1250493_3244.html#ens_id=1250596
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Forêt amazonienne : les éleveurs au banc des accusés
LE MONDE | 07.10.09 | 15h08  •  Mis à jour le 07.10.09 | 15h08
Belem Envoyé spécial


levage contre forêt. Cette bataille inégale qui dure depuis des décennies au Brésil connaît un nouveau rebondissement. Le ministère de la justice ayant déclenché des poursuites contre 22 fermes et 13 groupes de transport frigorifique, et menacé d'en faire autant contre 72 autres compagnies, les plus gros exportateurs de viande brésiliens se sont engagés lundi 5 octobre à instaurer et à respecter la traçabilité des produits bovins.

 

Ce bras de fer fait suite à un rapport de Greenpeace, paru en août 2009, sur "le massacre de l'Amazonie" qui montrait les liens entre l'expansion foudroyante de l'élevage et la destruction de la forêt. L'organisation écologiste mettait en cause les usines du sud du Brésil qui traitent de la viande et du cuir provenant de 150 000 hectares déboisés illégalement. Ces produits, une fois "blanchis", sont revendus à des entreprises qui approvisionnent de grandes marques mondiales de chaussures, d'aliments ou de voitures. En Amazonie, selon Greenpeace, les éleveurs brûlent un hectare de forêt primaire toutes les 18 secondes. Et le Brésil est le quatrième émetteur de gaz à effet de serre de la planète.

C'est sur ces "fronts pionniers", territoires en transition entre la forêt occupée par ses peuples de toujours et des paysages agricoles exploités en majorité par des éleveurs, que se joue le drame de la déforestation amazonienne. Dans les années 1960 et 1970, à l'apogée de la dictature militaire, l'Etat exalte le peuplement et la mise en valeur de l'Amazonie. A propos de la terre, un slogan d'alors, un brin menaçant, proclame : "Occupez-la, sinon vous la perdrez." Des millions de Brésiliens vont migrer vers la "nouvelle frontière". On les incite à couper et à brûler la forêt, qui, juge-t-on, ne vaut rien, ou si peu.

A côté de la traditionnelle "Amazonie des fleuves" se développe l'"Amazonie des routes", puis celle des nouveaux espaces ruraux et urbains autour de petites villes surgies de rien. L'Incra, l'institut en charge de la réforme agraire, devient le principal déboiseur. En cette époque pré-écologique, les colons sont célébrés pour leur contribution valeureuse à la construction nationale.

Aujourd'hui, environnement oblige, tout a changé. Les anciens colons, ou leurs enfants, sont vilipendés. Ils acceptent mal d'être montrés du doigt pour continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait à la satisfaction naguère générale : pousser des troupeaux de vaches blanches à bosse sur les décombres de la forêt.

Entre-temps, le Brésil est devenu le premier exportateur de boeuf au monde, avec 30 % du marché. Il possède le plus grand cheptel de la planète, avec 200 millions de têtes, dont 30 millions en Amazonie. Selon le chercheur Paulo Baretto, de l'institut Imazon, les chiffres de la déforestation épousent, avec un an de retard, les variations des cours de la viande à la Bourse de Chicago.

Malgré ce renversement, il y a peu de chance que les choses bougent sur le terrain. L'élevage reste attractif pour les petits agriculteurs. "C'est le mode de vie le mieux adapté aux précarités des fronts pionniers, explique René Poccard-Chapuis, coordinateur à Belem du Cirad, le Centre international de coopération en recherche agronomique. Sur un territoire immense, les difficultés de circulation, le manque d'infrastructures et les conditions de travail difficiles ont découragé ou marginalisé les cultures pérennes."

Le pâturage est un excellent moyen de marquer la propriété foncière, clé de l'enrichissement, et de la spéculation. L'élevage extensif exige peu d'efforts et un faible investissement. Même les plus pauvres peuvent s'y lancer en louant un troupeau ou en s'en partageant les revenus. Le cheptel permet de sécuriser son capital et d'en tirer de l'argent liquide à tout moment grâce à l'organisation efficace de la filière. Autrement dit, dans le boeuf, tout est bon.

La lutte contre la déforestation suppose de poursuivre les politiques de contrôle engagées : surveillance par satellite, régularisation foncière, installation d'un cadastre, généralisation de la traçabilité des produits. Il faudra surtout, à terme, interdire aux bûcherons et aux éleveurs, qui travaillent en tandem, d'accéder aux forêts menacées.

En attendant qu'on leur propose un mode plus durable de développement, l'immense majorité des petits agriculteurs amazoniens continueront de trouver le salut dans l'élevage. Sur les cendres de la forêt.

 

Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 08.10.09

27/09/2009

Les océans et le CO2

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3919

 


25-09-2009

La hausse de la concentration de CO2 compromet la vie dans les océans

Les 30 % de CO2 émis par l'homme, qui sont captés par les océans, ne sont pas sans influence sur leur composition chimique. En effet, on sait depuis plusieurs années que les 25 millions de tonnes de gaz carbonique, qui se combinent chaque jour avec l’eau de mer, sont à l'origine d'un phénomène d'acidification des eaux océaniques qui rend plus difficile la fabrication de calcaire par les organismes marins tels que les coraux, les algues, le phytoplancton ou même les moules.

Toutefois, cette acidification ne se produit pas d'une manière homogène dans la colonne des eaux océaniques. Le phénomène est plus important dans les profondeurs, là où se trouvent les plus fortes concentrations de CO2. Pour cette raison, des chercheurs du laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS / UPMC) se sont intéressés à l'impact d'une diminution du pH de l'eau sur des organismes calcificateurs qui y vivent.
C'est dans ce cadre qu'ils ont constaté que les ptéropodes (escargots marins nageurs, photo ci-contre) voient leur coquille calcaire se constituer 30 % moins vite lorsqu'ils sont maintenus dans une eau de mer ayant les caractéristiques attendues en 2100 (1). De même, les coraux profonds pourraient voir une chute de leur croissance encore plus forte (- 50%), comme pour celle mise en évidence pour le corail Lophelia pertusa.

Pour les chercheurs, la perturbation à venir, du développement de ces organismes des profondeurs, aura une influence directe sur l'ensemble de la chaîne alimentaire qui repose sur les ptéropodes et sur les espèces qui profitent de l'écosystème induit par la présence des coraux.

Pascal Farcy

1- Au rythme des émissions actuelles de CO2, on estime que le pH diminuera de 0,4 unité d’ici 2100, ce qui représente un triplement de l’acidité moyenne des océans, une première dans les 20 millions d’années passées. Ce phénomène ne pourra être contrôlé qu’en limitant les concentrations futures de CO2 dans l’atmosphère.

03/09/2009

Inquiétants taux de méthane au-dessus de l’Alaska

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3883

28/8/2009


Des inquiétants taux de méthane au-dessus de l’Alaska

Les services américains du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) viennent d’annoncer avoir détecté des concentrations de gaz à effet de serre (GES) anormalement élevées au-dessus de l’Alaska. 
D’après Colm Sweeney, de la NOAA Earth System Research Laboratory, la toundra, située au sud de la chaîne de montagne de Brooks (Alaska), est partiellement en fonte alors que celle située au nord est toujours totalement gelée. Selon la NOAA, des milliards de tonnes de carbone sont enfouis dans la toundra glacée de l’Arctique. Sous les effets du réchauffement climatique global, le carbone jusqu’à lors piégé pourrait engendrer de très importantes émissions de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2). 
Avec l’aide d’un avion des garde-côtes de l’île de Kodiak, la NOAA va mener, au mois de novembre, une mission d’étude afin de répertorier et de mesurer les sources naturelles de méthane et de dioxyde de carbone de cette région. 
En novembre dernier, la
dernière publication des concentrations de GES (*), de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), avait fait état d’une forte remontée des concentrations de méthane pour l’année 2007. Depuis quelques années, les concentrations de méthanes étaient stables et cette soudaine remontée peut être le signe d’une augmentation du nombre des zones humides et notamment du début du dégel des terres des régions boréales. 
Avec cette mission dans l’Alaska, la NOAA apportera peut-être un élément de réponse à ce qui pourrait être le début d’un emballement du climat. D’autant que les chiffres provisoires de l’année 2008, confirment l’augmentation des concentrations atmosphériques de méthane.

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3480

Michel Sage

 

(


02/09/2009

Réchauffement climatique : le relarguage du méthane stocké dans le fond des mers

lu sur : http://www.agu.org/pubs/crossref/2009/2009GL039191.shtml

Résumé :

More than 250 plumes of gas bubbles have been discovered emanating from the seabed of the West Spitsbergen continental margin, in a depth range of 150–400 m, at and above the present upper limit of the gas hydrate stability zone (GHSZ). Some of the plumes extend upward to within 50 m of the sea surface. The gas is predominantly methane. Warming of the northward-flowing West Spitsbergen current by 1°C over the last thirty years is likely to have increased the release of methane from the seabed by reducing the extent of the GHSZ, causing the liberation of methane from decomposing hydrate. If this process becomes widespread along Arctic continental margins, tens of Teragrams of methane per year could be released into the ocean.

L'article complet peut être téléchargé sur :

http://eprints.soton.ac.uk/64607/

03/07/2009

Dégel du permafrost et réchauffement climatique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-sol-arctique-recelerait-deux-fois-plus-de-carbone-que-prevu_1214727_3244.html#ens_id=1099506

 

Le sol arctique recèlerait deux fois plus de carbone que prévu

LE MONDE | 03.07.09 | 15h10  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h10

 

La quantité de carbone stockée dans les couches supérieures du pergélisol arctique serait deux fois plus importante que certaines estimations publiées jusqu'ici. Selon des travaux internationaux publiés dans la dernière édition de la revue Global Biogeochemical Cycle, environ 495 milliards de tonnes (Gt) de carbone seraient emprisonnés dans le premier mètre de ces sols perpétuellement gelés, soit environ la moitié de la totalité du carbone présent aujourd'hui dans l'atmosphère terrestre. Or les strates supérieures du pergélisol sont les plus sensibles au changement climatique. Les chercheurs redoutent que leur dégel (déjà engagé dans certaines zones) ne conduise à un relargage dans l'atmosphère de dioxyde de carbone et de méthane, les deux principaux gaz à effet de serre. A l'aune de ces résultats, cette "rétroaction positive" pourrait, à l'échelle du siècle, aggraver le réchauffement en cours deux fois plus vite que les estimations actuelles.

 

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 04.07.09