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21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

02/12/2010

L'hospitalisation après l'accouchement

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Depuis 2002, les nourrissons sont de plus en plus victimes de l’ictère nucléaire
Selon l'Académie de médecine, la recrudescence des ictères nucléaires qui frappent les nourrissons (jaunisse) est due à l'hospitalisation trop courte des mères en maternité.
Paul Vert, membre de l'Académie, indique que la maladie est causée par une hausse de la bilirubine : "Lorsque cette hausse est détectée à temps, on sait parfaitement traiter cette maladie qui peut être l'origine de séquelles neurologiques très graves".
Aujourd'hui en France , 01/12/2010

07:53 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

30/11/2010

Procès de la dioxine à Albertville

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/29/ouverture-du-proces-de-la-dioxine-a-alberville_1446241_3224.html

Ouverture du procès de la dioxine à Albertville

Le tribunal correctionnel d'Albertville examine, lundi 29 novembre, jusqu'à mardi, l'affaire dite de la pollution à la dioxine liée aux rejets de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère. Considérée comme un scandale de santé publique majeur au moment de sa révélation en 2001, l'affaire s'est progressivement dégonflée. Peu avant l'audience, des riverains de l'ancien incinérateur, démantelé en 2008, distribuaient des tracts aux passants devant le palais de justice.

Cette affaire avait commencé en octobre 2001 par la fermeture administrative de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère à la suite de mesures de taux anormalement élevés de dioxine, polluant cancérogène, dépassant parfois jusqu'à 750 fois la norme maximale autorisée. Par mesure préventive, près de 7 000 bêtes, essentiellement des vaches, avaient été abattues. Plus de deux millions de litres de lait et 24 tonnes de produits laitiers avaient été détruits en raison des risques de contamination humaine.

Cette pollution à la dioxine est considérée comme l'une des plus graves en Europe depuis la catastrophe de l'usine Seveso en Italie en 1976, qui avait contaminé 193 personnes. En mars 2002, près de 200 riverains, affirmant que les rejets nocifs de l'incinérateur de Gilly avaient provoqué une augmentation de cancers, avaient déposé plainte. Une information judiciaire pour "homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui" avait alors été ouverte.

Lors d'une instruction très médiatisée de cinq ans, la juge Hélène Lastera avait mis en examen deux préfets, mais ces procédures avaient ensuite été annulées faute, notamment, de charges suffisantes.

Les expertises, qui n'ont démontré aucun lien de causalité certain entre la pollution à la dioxine et les cancers, ainsi qu'une étude concluant à l'absence d'augmentation significative de cancers, ont juridiquement dégonflé l'affaire. Seul l'exploitant, Novergie Centre-Est, filiale de Suez-Environnement, était jugé lundi matin en tant que personne morale pour non-respect des normes environnementales, au côté d'un ex-directeur. La société est jugée pour "non-respect des règles environnementales".

 

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mon commentaire :

MORALITÉ : vous pouvez enfreindre les règles si les conséquences sont difficiles à prouver.

Le cancer du col de l’utérus en France

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

"En France, le cancer du col de l’utérus est devenu le cancer de la femme pauvre…"

C'est ce que déplore le Centre international de recherche sur le cancer.
Les campagnes de dépistage bénéficient avant tout aux femmes citadines et aisées. Celles issues de milieux moins favorisés, moins bien dépistées et suivies, pâtissent d'une moindre qualité de dépistage.
Même constat pour la Haute Autorité de santé( HAS): "la moitié des femmes qui devraient être dépistées ne le sont pas ou trop peu, et 40 % le sont trop".
Libération , 30/11/2010

17:31 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance
Le Pr Jean-Pol Tassin (Inserm) a constaté que les agents de saveurs introduits par les fabricants dans les cigarettes accentuaient la dépendance des fumeurs.
Ce sucre (miel ou chocolat) "libère, en brûlant, des inhibiteurs de monoamine-oxydase", écrit le mensuel Réponse à Tout.
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Réponse A Tout , 01/12/2010

Le danger potentiel des champs électromagnétiques

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Lloyd’s compare les champs élecromagnétiques à l’amiante

La compagnie de réassurance Lloyd's vient de publier un rapport sur les risques sanitaires à long terme liés aux champs électromagnétiques (wifi, téléphones mobiles).
Ce document prend acte des résultats d'études épidémiologiques concluant "qu'il n'y a pas de risque croissant de cancer du cerveau", mais juge pertinente, à long terme, une comparaison avec l'affaire de l'amiante.
L'association Robin des toits rappelle que, dès 1920, les assureurs anglo-saxons refusèrent de couvrir d'éventuels risques relatifs à l'amiante.
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Aujourd'hui en France , 27/11/2010

26/11/2010

Le contenu de nos assiettes

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4472

20-11-2010 - Les Européens s’inquiètent du contenu de leur assiette

Récemment publié, le rapport Eurobaromètre (1) de l’Union européenne fait un état des lieux de la perception qu’ont les citoyens européens de la qualité des produits alimentaires qu’ils consomment et de leurs possibles dangers. D’après les résultats obtenus, 80 % des Français, contre 72 % des Européens, sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes et les céréales. Parallèlement, 80 % des Français s’inquiètent des polluants potentiellement présents dans le poisson ou la viande, la part d’Européens partageant cette crainte étant de 69 %. Enfin, concernant la gestion de ces risques alimentaires, 48 % des Européens estiment que les autorités publiques de l’Union européenne ne prennent pas assez de mesure pour protéger les consommateurs de ces dangers. Or, au regard d’une récente étude dénonçant l’omniprésence de l’huile de palme dans l’alimentation moderne, il est clair que beaucoup d’efforts restent encore à faire pour contrôler le contenu de nos repas.

Cécile Cassier

1- Depuis 1973, la Commission européenne effectue un suivi régulier de l'opinion publique dans les Etats membres. via cet outil.

25/11/2010

L’aspirine contre le cancer du côlon

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/
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L’aspirine contre le cancer du côlon
On recommandait l'aspirine pour ses vertus antidouleur, antipyrétiques, anticoagulantes, or cette molécule pourrait encore entrer dans le traitement de certains cancers comme celui du côlon : "La prise d'aspirine à faible dose, pendant six ans en moyenne, réduit le risque à long terme de cancer du côlon de 24 % et la mortalité associée, de 35 %", rapportent Les Echos.
Echos [Les] , 25/11/2010

13:34 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

22/11/2010

Chimie et malformations congénitales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les enfants de la "génération Distilbène", frappés à leur tour ?
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Le Journal du Dimanche revient sur la "génération Distilbène", et exprime des inquiétudes pour la troisième génération : les enfants issus de ces "fils et filles Distilbène" pourraient, à leur tour, souffrir de malformations génitales et d'infertilité. Selon David Volle (Inserm), certaines études montrent "qu'il pourrait y avoir des effets transgénérationnels".
Journal du Dimanche_1ère Edition [Le] , 21/11/2010
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Mon commentaire : un effet tératogène transgénérationnel est connu pour l'Agent Orange, qui a été utilisé par les américains lors de la guerre du Vietnam.

21/11/2010

Mediator, le poids du labo Servier

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012302651-mediator-le-poids-du-labo-servier

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Mediator, le poids du labo Servier
17/11/2010 à 00h00

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, lance un appel à tous les patients ayant pris le coupe-faim.

Par ERIC FAVEREAU

Comment reprendre la main ? Hier, en fin de matinée, réunion de crise dans une petite salle du ministère de la Santé. Il y a là Xavier Bertrand, nouveau ministre du Travail et de la Santé. A ses côtés, Nora Berra, sa secrétaire d’Etat à la Santé, et Jean Marimbert, directeur de l’Afssaps, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Le ministre vient de donner une conférence de presse où il a présenté les nouvelles études confirmant le danger mortel lié au Mediator, ce coupe-faim du laboratoire Servier. Egalement présent, Didier Houssin, directeur général de la santé. La réunion s’éternise. «En colère ?» demande-t-on à Xavier Bertrand, lorsqu’il en sort. «Je me contrôle», répond-il sèchement.

Des mesures fermes sont aussitôt annoncées. «Nous adressons un message à tous ceux qui ont pris du Mediator, dit le ministre. Ils doivent consulter un médecin traitant. Cela s’adresse tout particulièrement à ceux qui en ont pris pendant trois mois au cours des quatre dernières années.» Xavier Bertrand annonce la mise en place d’un comité de suivi et d’une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour travailler sur les études, dites de post-autorisation de mise sur le marché.

«Que n’a-t-on fait cela plus tôt !» doit se dire le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest. Son travail, en 2009, a été décisif pour révéler l’affaire, puis pour aboutir, en novembre 2009, à la suspension de cette molécule. Presque un an plus tard, l’affaire est-elle pour autant close ?

Diagnostic. Sur trois volets, la situation reste bien incertaine. Et d’abord sur le volet sanitaire. Commercialisé en France par le laboratoire Servier, le Mediator a été pris par près de 5 millions de patients. Au début à destination des diabétiques en surpoids, il a été largement prescrit par des généralistes, pour de simples problèmes de surpoids.

Aujourd’hui, les deux études de la Cnam et de l’équipe de Brest sont concordantes : la prise de Mediator provoque un surrisque élevé de valvulopathie. On estime que 500 à 1 000 morts sont directement liées à ce produit, qui a provoqué 3 500 hospitalisations. Servier rétorque que les morts annoncées constituent des «hypothèses fondées sur des extrapolations». Certes. Mais beaucoup estiment que ce n’est que la partie émergée du dossier. Bien souvent, des cardiologues ne pensent pas au Mediator face à des patients fatigués. Un certain nombre a pu décéder sans que le moindre diagnostic n’ait été établi. La situation sanitaire est floue, nullement maîtrisée. Seul un retour actif vers tous ceux qui ont pris ce médicament permettra de donner la mesure de cette affaire.

Deuxième volet, l’attitude de Servier. Créée en 1954 à partir d’un petit laboratoire pharmaceutique à Orléans, la «maison» Servier est devenue une institution, fierté de son fondateur, Jacques Servier, 88 ans, toujours président du groupe. C’est désormais un géant de l’industrie pharmaceutique française, le deuxième en termes de ventes, avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros.

Une très belle réussite industrielle, mais Servier a souvent été au centre de polémiques, en raison de sa grande proximité avec le monde politique. Exemple : alors que l’affaire du Mediator s’esquissait, Servier était fait grand croix de la Légion d’honneur, en janvier 2009.

Autre surprise : lors de l’affaire de l’Isoméride, le professeur Luc Abenhaïm, futur directeur général de la santé, qui travaillait sur les effets secondaires de l’Isoméride (lire ci-dessous), a été menacé, recevant à son domicile des cercueils. Parallèlement, des journalistes ont été surveillés.

Faut-il y voir un lien ? «On peut supposer que Servier a eu des comportements limites, voire choquants, lâche un bon connaisseur de ce milieu. Mais en cela, il ne diffère pas des grands labos internationaux.» Mais en France, on ne touche pas à Servier.

Porosité. Et c’est là que l’on arrive au troisième volet. Les autorités de tutelles ont-elles traîné ? Des signes d’alerte sont apparus dès 1999, puis ont été confirmés dans les années 2000. Mais ils n’ont jamais été mis en rapport entre eux. Jamais n’ont été croisées les données de prescriptions du Mediator et les atteintes cardiaques. Le premier cas de valvulopathie reconnu par l’Afssaps date de 2006, il y a quatre ans. Faut-il dès lors évoquer la porosité entre experts et industriels ? «Il n’y a pas de volonté maligne, nous explique le professeur Bernard Begaud, l’un des pharmacologues les plus indépendants. Mais les experts manquent de culture de santé publique, ils restent enfermés avec leurs données.»

Preuve de ces maladresses en série : en juin 2010, le président de la commission d’autorisation de mise sur le marché est agacé. Il écrit un mail à une cinquantaine de personnes, dont des membres de Servier, où il ironise sur le livre de «cette médecin de Brest», évoquant son «narcissisme» pour expliquer son combat. Un qualificatif déplacé…

10:56 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

19/11/2010

Les déserts médicaux français

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les déserts médicaux français, objets d’une enquête
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Le CISS (Comité inter-associatif sur la santé), la FNATH (Association des accidentés de la vie) et l'UNAF (Union nationale des associations familiales) ont enquêté sur les "déserts médicaux" français, et relevé une somme d' "inégalités flagrantes" entre les départements.
La densité de médecins s'avère ainsi supérieure de 30 % à la moyenne nationale en Gironde, par exemple, et inférieure dans les mêmes proportions dans l'Eure.
En outre les soutiens financiers, publics et territoriaux visant à encourager l'installation de médecins en "zones sous-dotées, n'ont pas permis aux déserts médicaux de reculer", rapporte Le Monde.
Bien que faisant partie des départements à forte densité médicale, Paris manque aussi de médecins généralistes. Ici, le problème vient de la spécialisation des cabinets, Christian Saout (CISS) précise que "la véritable difficulté des Parisiens, c'est d'avoir accès à un spécialiste au tarif de la Sécurité sociale".
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Monde [Le] , 19/11/2010

18/11/2010

L’électrohypersensibilité

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’électrohypersensibilité, une nouvelle pathologie
Les électrohypersensibles (EHS) constituent une nouvelle famille de patients, depuis que le ministère de la Santé a validé ce trouble comme une pathologie à part entière. Il s'agit de personnes "intolérantes aux ondes électromagnétiques, portables, wi-fi et autres", explique Le Nouvel Observateur, indiquant que l'hôpital Cochin a été chargé "de mettre au point un protocole de prise en charge et une étude épidémiologique". Le Pr Choudat, qui en est responsable, admet que "les souffrances sont réelles", même si le lien entre cette souffrance et les ondes n'est pas démontré.
Nouvel Observateur [Le] , 18/11/2010

18:16 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

14/11/2010

La recette du bonheur !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-bonheur-est-dans-l-oubli-et-le-sexe-14-11-2010-1261985_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101114

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Le bonheur est dans l'oubli et le... sexe

La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

J'avais déjà remarqué que l'accouplement me plongeait dans un état euphorique. Mais, primaire comme vous me connaissez, j'attribuais cet état aux contractions musculaires rythmiques des muscles de mon périnée. En fait, il existe une deuxième raison : l'acte de chair est source de bonheur, car il mobilise quasi totalement les pensées. Rien d'autre n'existe que l'activité ludique en cours, ni le passé ni le futur. C'est également le cas, mais dans une bien moindre proportion, lors d'une intense activité physique ou d'une conversation animée.

En fait, le bonheur récompense ceux qui vivent dans l'instant présent sans trop penser au passé. Telle est la conclusion d'une longue étude menée par deux psychologues de l'université d'Harvard auprès de 2.250 volontaires. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à se rappeler le passé, à penser à ce qui les attend ou à rêver debout - même quand il s'agit de pensées agréables - se sentent généralement plus malheureuses que les autres.

Être distrait, la raison profonde du mal-être

Pour leur enquête, Matthiew Killingsworth et Daniel Gilbert ont développé une application iPhone qui interrompait à toute heure du jour les volontaires pour leur demander leur activité en cours (regarder la télé, courses, études...), d'attribuer une note comprise entre 0 et 100 à leur état de bonheur et de signaler si leur activité (ou leurs pensées en cours) était plutôt positive ou négative. Résultat des courses : les deux chercheurs constatent que le niveau de bien-être de l'individu dépend davantage de sa tendance à s'évader mentalement que de la tâche en cours. Ils sont convaincus que le fait d'être distrait est la raison profonde du mal-être, plutôt que l'inverse.

Dans la revue Science qui publie leur étude, ils écrivent ainsi : "Un esprit humain est un esprit vagabond, et un esprit vagabond est un esprit malheureux. La capacité de penser à quelque chose qui n'existe pas est un progrès cognitif qui se traduit par un coût émotionnel." Or leur étude montre que les êtres humains passent la moitié de leur temps (46,7 %) à penser à autre chose qu'à leur activité en cours. Sauf pendant l'amour ! Alors le cerveau consacre 90 % de son temps à son boulot en cours. Petit message personnel à ma compagne : Chérie, peux-tu éviter de me demander si j'ai bien fermé la porte à clef quand je cherche à mobiliser mon périnée ? Merci.

08/11/2010

Le paracétamol facteur de risque pour les fœtus

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/08/le-paracetamol-facteur-de-risque-pour-les-f-tus_1437274_3224.html

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Le paracétamol facteur de risque pour les fœtus

LE MONDE pour Le Monde.fr | 8 novembre 2010 | Paul Benkimoun | 316 mots

La prise d'antalgiques légers (aspirine, anti-inflammatoires, mais aussi paracétamol) au cours de la grossesse constitue un facteur de risque d'anomalies du développement de l'appareil reproducteur des fœtus mâles. C'est la conclusion de l'étude menée par une équipe réunissant des chercheurs français, danois et finlandais, auprès de 2 300 femmes danoises ou finlandaises. Jusqu'ici, cette notion avait été démontrée chez l'animal.

L'étude, publiée lundi 8 novembre sur le site de la revue Human Reproduction (*), indique que les garçons danois dont la mère avait pris ces antalgiques pendant leur grossesse, ont plus fréquemment une cryptorchidie — testicule restant en position abdominale et ne descendant pas dans les bourses —, et ce d'autant plus que la mère a pris une dose importante d'antalgiques. Le risque est accru en cas de prise de ces médicaments au cours du deuxième trimestre de la grossesse, ainsi qu'en cas de consommation de plusieurs types d'antalgiques légers.

Cette association entre la prise d'antalgiques et l'anomalie n'est cependant pas retrouvée pour les femmes finlandaises. Les résultats indiquant que le paracétamol pourrait lui aussi avoir un effet de perturbateur endocrinien sont confortés par l'expérimentation animale chez le rat.

SOURCES DE PROBLÈMES DE FERTILITÉ ULTÉRIEURS

Comme pour beaucoup de perturbateurs endocriniens, l'action antiandrogène (l'hormone masculine) de ces médicaments serait due à l'inhibition de la synthèse de molécules appelées prostaglandines impliquées, entre autres, dans la douleur et la fièvre. L'équipe, notamment dirigée par le professeur Bernard Jégou (Inserm U625, université de Rennes), rappelle qu'en Europe et aux Etats-Unis, plus de la moitié des femmes enceintes rapportent consommer des antalgiques légers, le plus souvent du paracétamol.

Les experts concluent que la prise de paracétamol et d'autres antalgiques légers par les femmes enceintes pourrait s'ajouter à d'autres perturbateurs endocriniens antiandrogéniques et contribuer à des anomalies de l'appareil reproducteur chez les enfants mâles, sources de problèmes de fertilité ultérieurs. Les auteurs entendent continuer de suivre les garçons dont les mères ont participé à l'étude, certains entrant dans la puberté.

Paul Benkimoun

(*)
http://humrep.oxfordjournals.org/content/early/2010/11/08/
humrep.deq323.abstract

20:09 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

03/11/2010

Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes


lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes

En septembre dernier, les experts de l'Efsa disaient n'avoir "pu identifier aucune nouvelle preuve qui les amènerait à reconsidérer la dose journalière tolérable existante pour le BPA".
Or, deux nouvelles études relancent les craintes. La première a été réalisée par des chercheurs de l'Inra, qui ont mis en évidence l'absorption du bisphénol A par la peau. La seconde étude est américaine et montre "une altération de la qualité du sperme" chez des travailleurs chinois "exposés", lit-on dans Le Monde.
Monde [Le] , 30/10/2010 - Figaro [Le] , 02/11/2010

31/10/2010

Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4443

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28-10-2010 - Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

Perturbateur endocrinien (1) dont la présence dans certains emballages alimentaires est vivement décriée et désormais interdite dans les biberons, le Bisphénol A (BPA) n’en finit pas d’alimenter le débat.

Bien que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’ait pas jugé opportun de réviser la dose journalière admissible (DJA), fixée à 0,05 milligramme/kg de poids corporel, les études scientifiques confirmant la toxicité du BPA s’accumulent.

Des chercheurs de l’INRA de Toulouse viennent ainsi d’apporter un nouvel éclaircissement sur l’exposition humaine au BPA. Leur curiosité est née du constat que les mesures de résidus de BPA trouvés dans les tissus humains ne concordent pas avec l’exposition théorique de la population, calculée par extrapolation des quantités de BPA présentes dans les aliments. Constatant que la contamination alimentaire ne peut à elle seule expliquer les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes, les scientifiques en viennent à suspecter d’autres sources d’exposition, et notamment cutanée.

Les soupçons se sont alors tournés vers les « papiers thermiques » tels que les tickets de caisses enregistreuses et les reçus de cartes de crédit, dont la majorité abrite du BPA en « assez grande quantité ». En effet, celui-ci est utilisé comme révélateur de la coloration à l’impression des tickets. Confirmant cette hypothèse, une équipe américaine a décelé, en août dernier, des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme des hôte(sse)s  de caisse.

Afin d’évaluer la capacité du BPA à pénétrer la peau, les chercheurs de l’INRA ont exposé ex vivo des explants (2) viables de peau de porc. Ils ont noté qu’
environ les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée et ce, quelle que soit la dose déposée. Par la suite, la même expérience a été menée sur des explants de peau humaine, débouchant sur des conclusions similaires.

En décembre 2009,
une précédente étude de l’INRA avait déjà mis en évidence une très forte sensibilité de l’appareil digestif du rat à de faibles doses de BPA.

Cécile Cassier

1- Un perturbateur endocrinien est un leurre hormonal. Le BPA est ainsi capable de mimer l’effet des hormones sexuelles féminines que sont les œstrogènes.  
2- Les tests biologiques ex vivo sont réalisés en dehors de l’organisme, à l’instar des cultures cellulaires effectuées à partir de cellules extraites d’un organisme. L’explant désigne un fragment de tissu prélevé sur un organisme.

11:38 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

27/10/2010

Publicité PRO-TABAC

Directe (affiche, spots TV ou radio) ou indirecte (sponsoring), la publicité pour le tabac ou ses dérivés est interdite en France depuis 1991... sauf dans les bureaux de tabac où elle est, officiellement, strictement encadrée. Mais, missionné et financé par le ministère de la Santé, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a mené plusieurs études montrant que "plus de 80 % des bureaux de tabac" sont hors la loi parce qu'ils acceptent des affiches ou des présentoirs illégaux, avec les jeunes pour cible. Mardi, son président, le professeur Yves Martinet, a officiellement demandé aux pouvoirs publics d'interdire la publicité pour le tabac sur les lieux de vente.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/cigarette-les-anti-tabac-partent-en-guerre-contre-la-publicite-chez-les-buralistes-26-10-2010-1254672_23.php

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SANTÉ : CIGARETTE - Les anti-tabac partent en guerre contre la publicité chez les buralistes

Les TV ou radio) ou indirecte (sponsoring), la publicité pour le tabac ou ses dérivés est interdite en France depuis 1991... sauf dans les bureaux de tabac leur offre et donc leur clientèle pour compenser la baisse des ventes de tabac.

26/10/2010 - Le Point.fr

 

Attirer les jeunes

Une étude de l'institut LH2 sur 400 des 28.000 buralistes et l'examen de plus de 2.200 objets publicitaires montrent que 88 % des publicités ne sont pas légales, sur le fond et/ou sur la forme. Ne sont autorisées que des affiches (60 x 80 cm), informatives, qui indiquent le numéro de téléphone de l'aide à l'arrêt du tabac (sur au moins 25 % de leur surface) et qui ne sont pas visibles de l'extérieur. Sur le contenu, le CNCT note qu'elles sont "particulièrement efficaces pour attirer les plus jeunes, donner une image cool de la consommation de cigarettes" et "sont aussi conçues pour faire oublier la nature dangereuse du tabac". Pour le professeur Martinet, les fabricants "ont détourné" l'exception dont ils bénéficiaient pour attirer de nouveaux fumeurs, notamment les jeunes. D'autant que les buralistes cherchent à diversifier leur offre et donc leur clientèle pour compenser la baisse des ventes de tabac.

Pour leur président, Pascal Montredon, cette proposition des anti-tabac relève du "harcèlement". Elle intervient à moins de deux semaines d'une nouvelle augmentation du prix (8 novembre), quelques jours après un amendement visant à encore plus augmenter les prix, alors que sont attendues les photos-chocs (avril 2011) et que l'Europe réfléchit à mettre en place des paquets génériques ou des présentoirs cachant les paquets.

Les fabricants protestent

De leur côté, les fabricants de tabac ne contestent pas farouchement l'illégalité de certaines publicités, mais "tiquent" sur la proportion de 9 sur 10 illégales avancée par le CNCT. Les industriels soulignent également que cette exception était une condition sine qua non "pour la constitutionnalité de la loi de 1991", explique Yves Trévilly, porte-parole de British American Tobacco France. "L'interdiction de la publicité du tabac a été validée par le Conseil constitutionnel au motif que les fabricants pouvaient encore se livrer concurrence au moyen des affichettes en débit", ajoute Denis Fichot, porte-parole de JTI (Japan Tobacco). "Que le CNCT veuille cacher le tabac de la vue des Français n'est pas nouveau, ce qui l'est davantage est que le ministère de la Santé lui confie une étude alors même qu'il n'est pas l'acteur le plus objectif sur le dossier", ajoute Denis Fichot.

Sollicitée par l'AFP, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui, au début du rapport, en "salue la qualité", n'a pas indiqué quelles suites seraient données à la demande d'interdiction, ni au constat que la loi n'est pas respectée.

15:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

22/10/2010

Aimez-vous le chocolat ?

Image chocolat.png

Publicité gratuite pour les amateurs :

 

lu sur :

http://www.lexpress.fr/palmares/chocolat/chocolatier-gill...

GILLES CRESNO

- 14 rue du Télégraphe
92 000 Nanterre - 01 47 28 46 07

- 27 place de l’Église
92500 Rueil-Malmaison

gillescresno@aol.com

Spécialités

Passion mélange de fruit de la passion, d'un assemblage de chocolats de plusieurs origines (pur Ghana, pur Caraïbes...), bitter lacté. Sans crème.

Fleur d'oranger ganache lactée, décoction de fleurs d'oranger.

Bonbons de chocolat testés

Fortissima ganache noire rehaussée de pâte de cacao Alpaco pur Équateur Valrhona.

Caramel ganache lait au caramel à la fleur de sel.

Craquant praliné traditionnel d'amandes et noisettes caramélisées et grossièrement broyées.

Nos commentaires

La délicatesse est partout, dans les couvertures brillantes et nettes de chaque bonbon, puis dans les textures très fines et fondantes ou le croustillant délicieux d'un praliné. Une grande maîtrise des produits rend l'amertume d'une ganache noire très subtile, et l'alliance fruit de la passion-chocolat, éblouissante.

20:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, goumandise

Arrêt maladie : "un marqueur fiable de l'état de santé des personnes".

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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L’arrêt maladie pour raison psychiatrique : un marqueur sanitaire "fiable"

Maria Melchior (Inserm) répond aux questions du mensuel La Recherche, au sujet d'une étude qu'elle a menée parmi la cohorte "Gazel", constituée de 20 000 agents EDF-GDF.
La chercheuse s'est demandé "s'il existait un lien entre arrêts maladie pour raison psychiatrique et causes de décès". Elle a pu constater que cet arrêt, "parfois considéré comme abusif", constituait bien "un marqueur fiable de l'état de santé des personnes".

Reprise information presse du 24 août 2010 :

19:33 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

19/10/2010

Attention à l'inflation !

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/10/18/01004-20101018ARTFIG00771-des-virus-dans-90-des-cancers-du-col-de-l-uterus.php

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Huit types de papillomavirus sont responsables de 90% des cas de cancer du col de l'utérus. Ces papillomavirus sont aussi responsables d'un nombre croissant de cancers de la gorge.

C'est à la fin des années 1970 qu'un virus, le papillomavirus, transmis par contact sexuel, a été identifié comme étant responsable des cancers du col de l'utérus. Depuis, les recherches n'ont fait que s'amplifier sur cet agent infectieux, dont il existe des dizaines de types différents, certains entraînant des lésions bénignes, d'autres des tumeurs malignes. Deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus, destinés aux jeunes filles ont été mis sur le marché, ciblant tout particulièrement (voir *les papillomavirus de type 16 et 18 impliqués dans 65-70% de ces cancers.

Lundi, la revue Lancet Oncology a publié les résultats d'une étude montrant que huit types de papillomavirus sont responsables de 90% des cas de cancer du col de l'utérus. Une information importante, qui permettra un jour de fabriquer un vaccin efficace non plus seulement contre 65-70% des cancers du col, mais contre 90% d'entre eux. Avec, si toute la population est protégée, la perspective d'arrêter le dépistage systématique par frottis tous les trois ans pour les femmes de plus de 25 ans… «Nous serons obligés dans tous les cas de pratiquer le dépistage par frottis, car il faut être certain, à long terme, qu'il n'y a pas un échappement du virus à la réponse immunitaire, lié par exemple à une mutation qui rendrait le vaccin inefficace, assure le docteur Michel Favre, codirecteur du Centre national de référence des papillomavirus. Le dépistage par frottis a encore de beaux jours devant lui. » Des firmes pharmaceutiques planchent déjà sur des vaccins plus performants qui incluraient un nombre plus important de souches virales.

Plus de 80% des femmes seraient infectées au cours de leur vie par le papillomavirus de type 16, très souvent lors de leurs premiers rapports sexuels. La très grande majorité d'entre elles éliminent ce virus spontanément, un tout petit nombre développe des lésions qui progressivement peuvent se transformer en cancer à long terme en l'absence de dépistage par frottis. Les jeunes filles sont plus vulnérables lorsqu'elles contractent le virus entre 15 et 20 ans du fait de l'immaturité du col de l'utérus. La généralisation du dépistage par frottis il y a plus de trente ans, a fait régresser la mortalité, actuellement encore trop élevée en France (1000 décès et 3000 cas annuels).

Étude suédoise

Dans ce contexte, le centre de Contrôle des maladies d'Atlanta (CDC) s'est inquiété la semaine dernière de l'augmentation des cancers de la cavité buccale qui serait liée à des infections par le papillomavirus transmis lors de rapports bucco-génitaux. Ces cancers des voies aéro-digestives sont traditionnellement liés au tabac et à l'alcool. Mais de plus en plus souvent, un papillomavirus serait impliqué. «Les causes possibles de cette augmentation font l'objet de nombreuses discussions, mais les changements de pratiques sexuelles ces dernières décennies à savoir l'accroissement des relations bucco-génitales et du nombre de partenaires paraissent être les principales raisons», soulignent les experts du CDC.

En Suède, l'incidence du cancer de l'amygdale induit par un papillomavirus aurait été multipliée par 7 en trente ans. La vaccination pourra-t-elle être un facteur de protection ? Pour l'instant, des études sont en cours. Les cancers de la cavité buccale liés à ce virus semblent de meilleur pronostic que ceux dus au tabac et à l'alcool.

LIRE AUSSI :

» Quatre cancers sur dix pourraient être évités

» Cancer : des traitements ciblés et personnalisés

Voir aussi : La vaccination contre les papilloma virus - Ligue contre le cancer

(*) mon commentaire :

"tout particulièrement" est un abus de language.

Il existe deux vaccins sur la marché, l'un contre les virus 16 et 18, qui sont susceptibles de provoquer parfois des cancers (voir ci-dessus : "La très grande majorité d'entre elles éliminent ce virus spontanément"). L'autre contre les virus 16 et 18, plus deux virus qui ne sont pas impliqués dans les cancers, le 6 et le 11. Donc seuls deux virus pouvant provoquer des cancers sont concernés.

On peut se demander si la vaccination est plus utile pour les firmes pharmaceutiques ou pour les femmes ?

Rappelons que les papilloma virus sont du même type que ceux qui donnent des verrues plantaires.

Voir :

Verrue plantaire - Wikipédia

13:39 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

16/10/2010

Transport radioactif record les 5 et 6 novembre

Appel du Réseau "Sortir du nucléaire" et de Greenpeace
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Train d'enfer : transport radioactif record

Les 5 et 6 novembre

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ».

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales.

Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !

Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires.

Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés.

Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire

Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg).

Notre objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, nous mettons du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…).

Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire !

Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir à nos côtés :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

Contact :
Laura Hameaux
Coordination Nationale des groupes et actions
Réseau Sortir du nucléaire
Mobile: +33 (0)685230511
Tel: +33 (0)320179491
Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

14/10/2010

Prozac et ARN, poppers et vision

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les micro-ARN, objets de nombreuses études
Les études se multiplient sur les micro-ARN, qui permettent notamment "d'identifier une signature correspondant à des tumeurs hypophysaires plus agressives, dotées de potentiel métastatique", signale le Panorama du Médecin. En outre, des chercheurs de l'Inserm ont mis en lumière le rôle d'un micro-ARN dans le fonctionnement de l'antidépresseur Prozac (fluoxétine).
Reprise information presse du 17 septembre 2010 : "Comment agit le Prozac ? Les micro-ARN s'en mêlent".
Panorama du Médecin , 12/10/2010
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Les poppers affectent la vision
Selon des chercheurs de l'Inserm, les poppers (substances inhalées euphorisantes) "seraient à l'origine de pertes visuelles prolongées mais réversibles", susceptibles de se prolonger "de plusieurs semaines à plusieurs mois", lit-on dans Aujourd'hui en France et une dépêche de l' AFP.
Reprise information presse du 14 octobre 2010 : Des pertes visuelles chez les consommateurs de poppers
Agence France Presse , 14/10/2010,Le Parisien, Aujourd'hui en France, 14/10/2010

14:13 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

Un médicament pour perdre du poids en cause dans des décès

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/13/diabete-le-mediator-serait-responsable-de-500-a-1-000-deces-en-france_1425788_3224.html

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Le Mediator serait responsable de 500 à 1 000 morts en France

Cette estimation est issue d'une étude confidentielle de la Caisse nationale de l'assurance maladie, selon "Le Figaro".

LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.10 | 21h56  •  Mis à jour le 13.10.10 | 22h53

Le Mediator, médicament des laboratoires Servier, retiré du marché et réservé à l'origine aux diabétiques en surcharge pondérale puis prescrit aux patients désireux de perdre du poids, serait responsable de 500 à 1 000 morts en France, selon Le Figaro. Cette estimation ressort d'une étude confidentielle de la Caisse nationale de l'assurance maladie (CNAM), selon le quotidien.

A la fin août, le député (PS) Gérard Bapt, rapporteur spécial de la mission santé pour la Commission des finances, avait donné au Monde une estimation équivalente. Ces chiffres avaient par ailleurs été confirmés par d'autres travaux réalisés au centre hospitalier de Brest, qui indiquaient que le risque de complications graves liées à ce médicament serait de l'ordre de 0,5 cas pour 1 000. Celles-ci surviendraient pour des traitements d'au moins quelques mois. "Il aura fallu l'obstination d'un praticien hospitalier, le docteur Irène Frachon, et des équipes du CHU de Brest, pour que la responsabilité du Mediator dans la survenue de cas d'hypertensions artérielles pulmonaires [HTAP] et de valvulopathies soit enfin reconnue", notait le député.

COMPLICATIONS CARDIAQUES

Commercialisé notamment comme antidiabétique depuis 1976 en France par le groupe Servier sous l'appellation de Mediator, le benfluorex fait partie de la famille des fenfluramines, substances à effet coupe-faim. En 1997, les fenfluramines, rendues responsables aux Etats-Unis d'atteintes des valves cardiaques et d'HTAP, ont été définitivement proscrites, ainsi qu'en Europe. Mais le Mediator a échappé à cette interdiction.

A la suite d'une saisine de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), les médecins de la CNAM ont analysé des patients ayant pris du Mediator. Il s'agissait d'évaluer le nombre d'hospitalisations et de morts potentiellement liées à ce médicament. L'Afssaps a commandé cette étude après que plusieurs malades ont porté plainte contre Servier en raison de complications cardiaques. L'Agence du médicament avait été critiquée par les plaignants et leurs avocats pour avoir tardé à retirer cette molécule du marché. Lors du retrait, à la fin novembre 2009, environ 200 000 patients étaient traités par benfluorex (Mediator et génériques).

13/10/2010

Comment la hiérarchie influence l’espérance de vie

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e0ce45ea-d253-11df-b506-2448604ede74/Comment_la_hi%C3%A9rarchie_influence_lesp%C3%A9rance_de_vie


Comment la hiérarchie influence l’espérance de vie

L’étude des primates donne un éclairage nouveau sur la souffrance au travail

Au Salon des ressources humaines, qui se tenait à Genève les 29 et 30 septembre, la conférence du professeur Alexandre Mauron a été l’une des plus prisées. Ce docteur en biologie, directeur de l’Institut d’éthique biomédicale de l’Université de Genève, présentait une analyse pour le moins atypique, à l’intitulé provocateur: «Combattre les effets nocifs de la hiérarchie au travail: l’enseignement de la primatologie et de l’épidémiologie sociale». D’après le docteur Mauron, la hiérarchie sociale a des effets néfastes sur la santé car elle raccourcit l’espérance de vie des personnes les moins bien placées sur l’échelle sociale. En augmentant le stress, elle multiplie les risques de diabète et de maladies coronariennes.

La preuve par les babouins

Certes, mais est-ce dû au seul facteur de la hiérarchie? Les conditions de vie des subordonnés ne sont-elles pas moins bonnes (cigarette, ­alcool, etc.) que leurs supérieurs, ce qui augmente logiquement leur taux de mortalité? Afin de contourner ce problème, le professeur ­Mauron s’appuie sur les travaux de primatologues, notamment ceux de l’Américain Robert Sapolsky. ­Celui-ci a constaté des différences de longévité selon que les babouins sont dominants ou dominés au sein de leur tribu.

Et pourtant, comme l’affirmait en 2004 l’épidémiologiste anglais Michael Marmot, «les babouins les moins bien classés dans la hiérarchie ne fument pas, ne mangent pas de hamburgers et n’oublient pas de prendre rendez-vous chez le docteur». Sur le plan humain, l’hypothèse des épidémiologistes se vérifie par le biais d’une étude réalisée dans les années 1970 au Royaume-Uni. Les résultats montrent que parmi les fonctionnaires de Whitehall, les mieux gradés vivent plus longtemps que les autres. «Nous montrons que la souffrance au travail n’est pas qu’un problème individuel mais aussi un phénomène global, qui aura des conséquences graves en termes de santé publique», résume le professeur genevois.

En condamnant la hiérarchie, ce courant de pensée prône-t-il l’anarchie? «Nous n’en sommes qu’au stade expérimental», relativise le professeur genevois. «Ce qui est sûr, c’est que la hiérarchie est inévitable, y compris dans le monde du travail. Il ne s’agit donc pas de la renverser, mais de minimiser ses effets délétères.» Sur ce point, il rejoint les solutions exposées par les psychologues du travail: plus de dialogue, d’autonomie et de reconnaissance.

19:16 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, société, santé

Les industriels de la chimie font de la résistance face à REACH

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4413

6/10/2010

Les industriels de la chimie font de la résistance face à REACH

A deux mois de l'échéance de sa première étape, REACH, le règlement européen visant à encadrer l'homologation et l'utilisation des substances chimiques, doit faire face à une forme de boycott des industriels du secteur.
L'enregistrement des dites substances constitue l'élément de base du système REACH. Leur enregistrement dans une base de données, gérée par l'Agence européenne des produits chimiques, est à la charge de leur fabricant ou importateur. Or, alors que l'échéance de cet enregistrement est fixée au 30 novembre 2010, le succès n'est pas au rendez-vous, la France s'illustrant notamment avec à peine la moitié du nombre attendu d'entreprises nationales qui se serait soumis à la déclaration.

Si la théorie veut que les portes de l'union Européenne soient fermées aux substances chimiques non enregistrées à cette date butoir, l'Agence européenne des produits chimiques, en charge de la collecte de ces éléments, a d'ores et déjà indiqué que certaines difficultés rencontrées par les entreprises pourraient être prises en compte concernant le respect de l'échéance du 30 novembre.
Néanmoins, à mots couverts, certains représentants du secteur chimique ne se privent pas d'avancer une autre explication à ce manque d'entrain des industriels. A l'heure où la crise économique continue de sévir et que la concurrence mondiale se fait chaque jour plus rude, nombre d'entre-eux considèrent que ce règlement, qui leur est imposé, est un frein supplémentaire à leur activité. A ce titre, rien de tel qu'un refus de soumission massif, dont l'impact pourrait contraindre l'UE à assouplir encore un peu plus sa réglementation REACH.

Pascal Farcy

1- Seules les substances chimiques, fabriquées ou importées à plus d'une tonne par an, sont concernées.

19:06 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chimie, santé

09/10/2010

Aux USA, pas besoin de retraite

... la mort, tout simplement.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/10/07/esperance-de-vie-les-etats-unis-reculent-au-classement-des-pays-industrialises_1422014_3222.html

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Espérance de vie : les Etats-Unis reculent au classement des pays industrialisés

LEMONDE.FR avec AFP | 07.10.10 | 21h58

 

L'espérance de vie ne fait plus guère de progrès aux Etats-Unis et le pays recule au classement des grands pays industrialisés en la matière, selon une étude américaine publiée jeudi 7 octobre. Les chances de vivre encore quinze ans pour les hommes de 45 ans sont ainsi en recul par rapport à douze autres pays, affirme l'étude menée par l'université Columbia pour le Commonwealth Fund, un centre de réflexion sur la santé. Les Etats-Unis se plaçaient en 2005 au dernier rang de ce classement, alors qu'en 1975 ils occupaient la troisième place. Les Américains vivent par exemple 5,7 années de moins "en bonne santé" que les Japonais, assure l'étude.

Selon le classement de l'étude, c'est en Australie que les hommes ont le plus de chances de survivre quinze ans après 45 ans, suivie en 2e position par la Suède, puis au 3e rang par l'Italie et la Suisse. Le Royaume-Uni est 5e devant les Pays-Bas, le Canada, le Japon. La France, la Belgique et l'Allemagne sont ex-aequo à la huitième position. Les Etats-Unis arrivent lanterne rouge dans ce classement. Quant aux Américaines de 45 ans, elles ont un taux de survie à quinze ans qui égale celui des Suissesses, des Suédoises et des Japonaises à leurs niveaux de 1975.

SYSTÈME DE SANTÉ INEFFICACE ET ONÉREUX

"Les Etats-Unis sont à la traîne des autres pays en terme d'espérance de vie et les causes communément citées pour expliquer cela – l'obésité, le tabagisme, les homicides – ne sont pas les facteurs à blâmer", estiment les chercheurs. "Si les Américains ont plus tendance à être obèses aujourd'hui, c'était déjà le cas par rapport aux autres pays en 1975", affirme l'étude. Quant au tabagisme, relativement comparable dans les pays industrialisés, il a connu un plus fort déclin aux Etats-Unis.

"Le fait que les Américains dépensent davantage en matière de santé mais vivent moins longtemps et en moins bonne santé a conduit à faire dire à certains que le système de santé aux Etats-Unis est inefficace en soi", explique l'étude. "Les dépenses de santé par tête d'habitant ont progressé aux Etats-Unis à un rythme deux fois supérieur à celui d'autres pays entre 1970 et 2002", notent les chercheurs. Le président américain Barack Obama a promulgué au début de l'année une loi historique visant à étendre à terme la couverture-santé à 32 millions d'Américains supplémentaires.

09:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

08/10/2010

Cancer du sein : découverte d’une "signature ADN, prédictive du risque de récidive"

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Cancer du sein : découverte d’une "signature ADN, prédictive du risque de récidive"

Une équipe Inserm de l'Institut Curie a découvert une "signature ADN, prédictive du risque de récidive chez les femmes atteintes de cancer du sein", rapporte Impact Médecine.
Grâce à ce repère, les séances de chimiothérapie ne seraient plus prescrites qu'aux femmes risquant de développer des métastases.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Genes Chromosomes and Cancer.
Reprise information presse du 4 octobre 2010 : Cancers du sein : Une signature ADN prédictive du risque de métastases Impact Médecine , 07/10/2010

19:33 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

07/10/2010

Coulée de boue toxique en Hongrie : le Danube menacé

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lu sur :

https://mail.google.com/mail/?shva=1#inbox/12b8502531d88f3b

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06-10-2010 - Coulée de boue toxique en Hongrie : le Danube menacé

Lundi, la rupture d'une digue entourant un bassin de rétention de millions de tonnes de substances toxiques, issues du traitement des déchets d'exploitation d'un site de production d’alumine, est à l'origine de la 'pire catastrophe écologique' hongroise selon le secrétaire d'Etat à l'environnement, Zoltan Illès.
La rupture de la digue du bassin de cet important site minier, situé à Ajka à environ 160 kilomètres à l'Ouest de Budapest en Hongrie, aurait conduit à la dispersion d'environ 1,1 million de mètres cubes de boue rouge toxique dans sept villages voisins. Or, outre leur couleur, ces boues se distinguent par leur composition (soude caustique,  fer, alumine, silicium, sodium, calcium, titane, manganèse, vanadium, chrome hexavalent, plomb et cadmium) qui abouti à un mélange hautement toxique. Si le dernier bilan recense quatre morts, trois personnes disparues, 123 blessés, dont 61 hospitalisées, la boue est omniprésente, que cela soit dans les champs, les maisons ou la rivière locale, la Torna.

Que cela soit pour les riverains de la catastrophe ou la faune sauvage ou domestique, le danger immédiat tient essentiellement aux risques de brûlures causées par un contact avec la boue toxique. A moyen terme, le danger devrait venir du séchage de ces boues, source de poussières inhalables, puis, plus sournois, à moyen terme, le risque tiendra en une contamination des chaînes alimentaires et de la ressource en eau par les métaux lourds.

Alors que la pollution pourrait atteindre le Danube d'ici la fin de la semaine, plusieurs centaines de personnes s'activent pour nettoyer les rues et les maisons à grands renforts de jets d'eau sous pression. Simultanément, des tonnes de plâtre sont déversées dans la rivière Marcal, dans laquelle se jette la Torna, afin de réduire la toxicité de la boue. L'enjeu de ce 'nettoyage' est énorme, les eaux de cette rivière alimentent le lit de la Raab, qui est un affluent direct du Danube. Au-delà des dégâts déjà constatés, la contamination de ce fleuve est un scénario 'catastrophe' considéré comme probable par Zoltan Illès, avec des conséquences écologiques potentiellement énormes, et l'exportation de la catastrophe dans les pays que traverse le Danube (Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine et Moldavie) avant de se jeter dans la mer Noire.

Si officiellement les causes de l'accident restent à déterminer, selon le secrétaire d'Etat à l'environnement, l'usine pourrait avoir entreposé trop de boue rouge dans son réservoir.

Ce type d'accident n'est pas une première. En Europe, après plusieurs accidents au cours de la dernière décennie du XXe siècle (Suède, Espagne, Grèce, etc.) les catastrophes d'Aznalcollar en Espagne (1998) et de Baia Mare en Roumanie (2000) on aboutit à une directive européenne visant à encadrer la gestion des déchets de l’industrie minière pour un renforcement global de la sécurité. Néanmoins, le risque zéro n'existe pas et l'application de cette législation demeure encore très perfectible.
Au niveau international, la plupart des sites miniers étant dans des zones reculées, loin des habitations, la gestion de ces boues est souvent traitée avec une grande désinvolture par les exploitants, à savoir un rejet quasiment sans traitement dans l'environnement. Ainsi, Payal Sampat, directeur de l'ONG américaine Earthworks, rappelle que l'industrie minière et l'ensemble de son réseau de sous-traitants constituent le secteur d'activité le plus polluant des Etats-Unis selon l'agence de protection de l'environnement US (EPA - Environmental Protection Agency), l'équivalent de notre ministère de l'écologie.

Pascal Farcy

1- L'alumine, extraite du minerai de bauxite par une réaction chimique, sert à la production d'aluminium.

05/10/2010

www.jardiner-autrement.gouv.fr

Dans le Monde papier du 19/9/2010
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www.jardiner-autrement.gouv.fr
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Article paru dans l'édition du 19.09.10

Dans le cadre du plan Ecophyto 2018, qui vise à réduire de 50 % l'usage des pesticides d'ici à 2018, le ministère de l'écologie met en ligne des conseils pour aider les jardiniers amateurs à se passer de produits chimiques.

Ils en utilisent 5 000 tonnes par an.

03/10/2010

Europe, chimie, poids des lobbies

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4406

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1/10/2010

Pour l'EFSA,

Pas de changement de la dose journalière tolérable pour le bisphénol A

Dans un communiqué daté du 30 septembre dernier, les experts scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont conclu qu’aucune preuve ou nouvel élément ne justifiait la révision de la dose journalière tolérable (DJT) (1), applicable actuellement au Bisphénol A (BPA). Celle-ci reste donc fixée à 0,05 mg/kg de poids corporel, telle qu’elle fut établie en 2006 et confirmée en 2008. L’équipe scientifique a également affirmé que les données actuelles disponibles ne permettaient pas de conclure à une toxicité neurocomportementale du BPA.

Seul un membre du groupe scientifique a fait entendre un avis contraire, évoquant certaines études récentes faisant état « d’incertitudes en ce qui concerne des effets indésirables sur la santé à un niveau inférieur à celui utilisé pour établir la DJT actuelle ». Or, bien qu’elle estime que ces études ne peuvent, à elles seules, légitimer la révision de la DJT actuelle, cette voix dissidente a néanmoins recommandé de transformer la DJT actuelle en DJT temporaire.

Concernant l’évocation d’études récentes faisant état d’
effets indésirables chez les animaux exposés au BPA pendant leur développement à des doses bien inférieures à celles utilisées pour déterminer l’actuelle DJT, le reste du groupe de l’EFSA reconnaît que celles-ci mettent en évidence des modifications biochimiques au niveau du système nerveux central, des effets sur le système immunitaire et une sensibilité accrue au cancer du sein. Néanmoins, en raison de plusieurs lacunes, la pertinence des résultats par rapport à la santé humaine n’a pas été jugée concluante. De même, bien que certaines études épidémiologiques humaines aient suggéré des liens entre l’exposition au BPA, les maladies coronariennes et des troubles de la reproduction, « la conception de ces études ne permet pas de conclure si le BPA constitue bien la cause de ces effets sur la santé ».

Affirmant ne pas relâcher sa surveillance quant aux publications en cours sur le BPA, l’EFSA participera en novembre prochain à une consultation d’experts organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la sécurité du BPA.

Investi de longue date dans le dossier du BPA, le Réseau Environnement Santé (RES) s’est vivement opposé à l’avis formulé par l’EFSA, estimant que celle-ci avait rendu ses conclusions en écartant 95 % de la littérature scientifique. Il a, en outre, rappelé
les dizaines d’études mettant en évidence des effets sanitaires observés à des doses parfois très inférieures à la DJT, dont les cancers du sein et de la prostate, les atteintes de la reproduction, le diabète et l’obésité, les troubles du comportement. Ces effets résultent généralement d’une exposition maternelle pendant la grossesse, et sont cohérents avec l’application du principe du précaution qui a poussé le Parlement européen à interdire les biberons contenant du BPA.

Contestant les incertitudes expérimentales sur lesquelles repose l’avis de l’EFSA
, le RES met en cause la méthodologie de l’Agence,
laquelle ne reconnaîtrait que des études menées selon un protocole jugé obsolète. Mis au point dans les années 1970, celui-ci aurait « l’avantage d’être le protocole que suit l’industrie chimique ». Mettant en doute l’impartialité de l’EFSA, déjà mise en cause dans le dossier des OGM, le RES appelle le Parlement Européen à former une Commission d'enquête sur la déontologie de l'EFSA.

Cécile Cassier

1- La DJT est une estimation de la quantité d’une substance, exprimée par rapport au poids corporel, pouvant être ingérée pendant toute la durée d’une vie sans risque appréciable pour la santé.