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21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

30/11/2010

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance
Le Pr Jean-Pol Tassin (Inserm) a constaté que les agents de saveurs introduits par les fabricants dans les cigarettes accentuaient la dépendance des fumeurs.
Ce sucre (miel ou chocolat) "libère, en brûlant, des inhibiteurs de monoamine-oxydase", écrit le mensuel Réponse à Tout.
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Réponse A Tout , 01/12/2010

Le danger potentiel des champs électromagnétiques

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Lloyd’s compare les champs élecromagnétiques à l’amiante

La compagnie de réassurance Lloyd's vient de publier un rapport sur les risques sanitaires à long terme liés aux champs électromagnétiques (wifi, téléphones mobiles).
Ce document prend acte des résultats d'études épidémiologiques concluant "qu'il n'y a pas de risque croissant de cancer du cerveau", mais juge pertinente, à long terme, une comparaison avec l'affaire de l'amiante.
L'association Robin des toits rappelle que, dès 1920, les assureurs anglo-saxons refusèrent de couvrir d'éventuels risques relatifs à l'amiante.
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Aujourd'hui en France , 27/11/2010

28/11/2010

Au secours ! Péril jaune pour nos truffes !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/culture/la-genetique-vole-au-secours-de-la-truffe-du-perigord-27-11-2010-1267753_3.php

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La génétique vole au secours de la truffe du Périgord

 

En matière de gastronomie, la génétique ne rime pas nécessairement avec OGM. Et quand elle vole au secours de la truffe, elle ne cherche pas à produire des diamants noirs artificiels, mais bien plutôt à la protéger de l'invasion chinoise et à améliorer sa vie sexuelle.

A tout seigneur, tout honneur: la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporum), qui coûte en moyenne 500 euros/kg, est le premier champignon comestible dont le génome a été décrypté, en mars dernier.

Le séquençage de la truffe a notamment permis d'identifier dans son ADN des marqueurs génétiques distinguant différentes espèces de truffes, "voire différentes souches au sein d'une même espèce", explique Francis Martin, chercheur au centre de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Nancy.

"C'est exactement les mêmes procédures que les collègues de la police scientifique utilisent avec l'ADN sur les empreintes génétiques humaines", précise M. Martin, dont l'équipe a travaillé durant cinq ans au séquençage.

Il ne s'agit pas là de confondre un criminel, encore que... de par son coût, sa rareté et ses qualités, la truffe du Périgord est un produit particulièrement prisé des fraudeurs. La tentation peut être grande de faire passer pour la truffe noire une de ses cousines, chinoise celle-là (Tuber indicum) et coûtant seulement 30 euros/kg, qui lui ressemble en tout point sauf en termes d'arôme.

Outre la fraude, qui reste marginale, la filière s'inquiète surtout de l'invasion possible de cette truffe de Chine directement dans les truffières, qui aurait des conséquences, gastronomiques et économiques, beaucoup plus graves.

"Cette truffe de Chine est extrêmement compétitive et a une grande capacité à coloniser de jeunes plants. On a déjà détecté en Italie, dans la région de Turin, certaines pépinières contaminées", souligne Francis Martin.

Selon le spécialiste, ces contaminations ne sont pas forcément volontaires et peuvent aisément résulter d'une maladresse, les deux espèces de truffe se ressemblant fortement.

D'où l'idée de développer un "kit de diagnostic" destiné aux professionnels, pépiniéristes comme trufficulteurs. 80% de la production de truffes en France, en Italie ou en Espagne provient aujourd'hui de la production de jeunes plants, "inoculés" selon une méthode d'ailleurs mise au point par l'Inra dans les années 70.

Elle consiste à associer la truffe à un arbre (chêne, noisetier, etc.), en écrasant quelques truffes puis en trempant les racines dans cette purée. Les jeunes arbres sont ensuite maintenus en serre pendant deux ans avant d'être vendus pour être plantés.

Grâce au kit élaboré par l'Inra et ses partenaires italiens, tout juste breveté, les plants qui sortiront des pépinières seront donc assurés d'être porteurs de la bonne variété de truffe.

Mieux encore, ce kit permettra aussi de détecter le sexe des truffes présentes sur les racines de l'arbre! Car comme la plupart des organismes, "le champignon a une sexualité qui aboutit à la formation des truffes, fruit de cet accouplement souterrain entre le mycélium (équivalent des racines chez le champignon) mâle et femelle", explique M. Martin.

Or les scientifiques se sont aperçus que, pour des raisons encore mal connues, l'un des deux sexes finissait par prédominer dans les truffières au bout d'un an ou deux. Faute de partenaire adéquat, pas d'accouplement, et donc pas de truffe...

"Pratiquement la moitié des truffières n'aboutissent jamais, on a un taux d'échec très important", de l'ordre de 50% même si l'accouplement n'est pas le seul facteur à l'oeuvre, relève Francis Martin.

18/11/2010

L’électrohypersensibilité

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’électrohypersensibilité, une nouvelle pathologie
Les électrohypersensibles (EHS) constituent une nouvelle famille de patients, depuis que le ministère de la Santé a validé ce trouble comme une pathologie à part entière. Il s'agit de personnes "intolérantes aux ondes électromagnétiques, portables, wi-fi et autres", explique Le Nouvel Observateur, indiquant que l'hôpital Cochin a été chargé "de mettre au point un protocole de prise en charge et une étude épidémiologique". Le Pr Choudat, qui en est responsable, admet que "les souffrances sont réelles", même si le lien entre cette souffrance et les ondes n'est pas démontré.
Nouvel Observateur [Le] , 18/11/2010

18:16 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

15/11/2010

La zone du cerveau concernée par la lecture

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/
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Comment la lecture influe sur le cerveau et modifie la perception visuelle
Une équipe internationale composée de chercheurs appartenant au Collège de France, CEA-Inserm-université Paris-XI, et coordonnée par Stanislas Dehaene, a étudié, grâce à l'imagerie cérébrale fonctionnelle, l'activité du cerveau chez des sujets sachant lire depuis l'enfance, d'autres plus tardivement, et d'autres toujours analphabètes.
Le Monde souligne que "l'alphabétisation entraîne le recyclage de larges zones cérébrales", et que l'apprentissage de la lecture "empiète particulièrement sur une zone dévolue à la reconnaissance visuelle des objets et des visages".
Monde [Le] , 13/11/2010
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Compte renduComment la lecture s'écrit dans le cerveau humain
LE MONDE | 12 novembre 2010 | Hervé Morin | 370 mots
L'imagerie cérébrale montre que l'alphabétisation entraîne le recyclage de larges zones cérébrales. Certains chercheurs font l'hypothèse que la parole serait née des mutations d'un gène, FoxP2. Mais l'idée ne vient à personne de faire de l'écriture autre chose qu'une invention culturelle.
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mon commentaire : que l'apprentissage de la lecture face intervenir une zone du cerveau dévolue à la reconnaissance visuelle n'est pas surprenant. Est-ce que cela "modifie la perception visuelle" ? Il faudrait lire l'article scientifique initial pour le savoir. Il ne semble pas que ce soit une bonne interprétation.
Voir aussi :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hHAnN5k5vAqoOciS3rl326LN1Uaw?docId=CNG.b5df3b52e6c318f35498843ccb2a6241.401

21:00 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

14/11/2010

La recette du bonheur !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-bonheur-est-dans-l-oubli-et-le-sexe-14-11-2010-1261985_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101114

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Le bonheur est dans l'oubli et le... sexe

La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

J'avais déjà remarqué que l'accouplement me plongeait dans un état euphorique. Mais, primaire comme vous me connaissez, j'attribuais cet état aux contractions musculaires rythmiques des muscles de mon périnée. En fait, il existe une deuxième raison : l'acte de chair est source de bonheur, car il mobilise quasi totalement les pensées. Rien d'autre n'existe que l'activité ludique en cours, ni le passé ni le futur. C'est également le cas, mais dans une bien moindre proportion, lors d'une intense activité physique ou d'une conversation animée.

En fait, le bonheur récompense ceux qui vivent dans l'instant présent sans trop penser au passé. Telle est la conclusion d'une longue étude menée par deux psychologues de l'université d'Harvard auprès de 2.250 volontaires. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à se rappeler le passé, à penser à ce qui les attend ou à rêver debout - même quand il s'agit de pensées agréables - se sentent généralement plus malheureuses que les autres.

Être distrait, la raison profonde du mal-être

Pour leur enquête, Matthiew Killingsworth et Daniel Gilbert ont développé une application iPhone qui interrompait à toute heure du jour les volontaires pour leur demander leur activité en cours (regarder la télé, courses, études...), d'attribuer une note comprise entre 0 et 100 à leur état de bonheur et de signaler si leur activité (ou leurs pensées en cours) était plutôt positive ou négative. Résultat des courses : les deux chercheurs constatent que le niveau de bien-être de l'individu dépend davantage de sa tendance à s'évader mentalement que de la tâche en cours. Ils sont convaincus que le fait d'être distrait est la raison profonde du mal-être, plutôt que l'inverse.

Dans la revue Science qui publie leur étude, ils écrivent ainsi : "Un esprit humain est un esprit vagabond, et un esprit vagabond est un esprit malheureux. La capacité de penser à quelque chose qui n'existe pas est un progrès cognitif qui se traduit par un coût émotionnel." Or leur étude montre que les êtres humains passent la moitié de leur temps (46,7 %) à penser à autre chose qu'à leur activité en cours. Sauf pendant l'amour ! Alors le cerveau consacre 90 % de son temps à son boulot en cours. Petit message personnel à ma compagne : Chérie, peux-tu éviter de me demander si j'ai bien fermé la porte à clef quand je cherche à mobiliser mon périnée ? Merci.

08/11/2010

Le paracétamol facteur de risque pour les fœtus

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/08/le-paracetamol-facteur-de-risque-pour-les-f-tus_1437274_3224.html

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Le paracétamol facteur de risque pour les fœtus

LE MONDE pour Le Monde.fr | 8 novembre 2010 | Paul Benkimoun | 316 mots

La prise d'antalgiques légers (aspirine, anti-inflammatoires, mais aussi paracétamol) au cours de la grossesse constitue un facteur de risque d'anomalies du développement de l'appareil reproducteur des fœtus mâles. C'est la conclusion de l'étude menée par une équipe réunissant des chercheurs français, danois et finlandais, auprès de 2 300 femmes danoises ou finlandaises. Jusqu'ici, cette notion avait été démontrée chez l'animal.

L'étude, publiée lundi 8 novembre sur le site de la revue Human Reproduction (*), indique que les garçons danois dont la mère avait pris ces antalgiques pendant leur grossesse, ont plus fréquemment une cryptorchidie — testicule restant en position abdominale et ne descendant pas dans les bourses —, et ce d'autant plus que la mère a pris une dose importante d'antalgiques. Le risque est accru en cas de prise de ces médicaments au cours du deuxième trimestre de la grossesse, ainsi qu'en cas de consommation de plusieurs types d'antalgiques légers.

Cette association entre la prise d'antalgiques et l'anomalie n'est cependant pas retrouvée pour les femmes finlandaises. Les résultats indiquant que le paracétamol pourrait lui aussi avoir un effet de perturbateur endocrinien sont confortés par l'expérimentation animale chez le rat.

SOURCES DE PROBLÈMES DE FERTILITÉ ULTÉRIEURS

Comme pour beaucoup de perturbateurs endocriniens, l'action antiandrogène (l'hormone masculine) de ces médicaments serait due à l'inhibition de la synthèse de molécules appelées prostaglandines impliquées, entre autres, dans la douleur et la fièvre. L'équipe, notamment dirigée par le professeur Bernard Jégou (Inserm U625, université de Rennes), rappelle qu'en Europe et aux Etats-Unis, plus de la moitié des femmes enceintes rapportent consommer des antalgiques légers, le plus souvent du paracétamol.

Les experts concluent que la prise de paracétamol et d'autres antalgiques légers par les femmes enceintes pourrait s'ajouter à d'autres perturbateurs endocriniens antiandrogéniques et contribuer à des anomalies de l'appareil reproducteur chez les enfants mâles, sources de problèmes de fertilité ultérieurs. Les auteurs entendent continuer de suivre les garçons dont les mères ont participé à l'étude, certains entrant dans la puberté.

Paul Benkimoun

(*)
http://humrep.oxfordjournals.org/content/early/2010/11/08/
humrep.deq323.abstract

20:09 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

03/11/2010

Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes


lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes

En septembre dernier, les experts de l'Efsa disaient n'avoir "pu identifier aucune nouvelle preuve qui les amènerait à reconsidérer la dose journalière tolérable existante pour le BPA".
Or, deux nouvelles études relancent les craintes. La première a été réalisée par des chercheurs de l'Inra, qui ont mis en évidence l'absorption du bisphénol A par la peau. La seconde étude est américaine et montre "une altération de la qualité du sperme" chez des travailleurs chinois "exposés", lit-on dans Le Monde.
Monde [Le] , 30/10/2010 - Figaro [Le] , 02/11/2010

31/10/2010

Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4443

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28-10-2010 - Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

Perturbateur endocrinien (1) dont la présence dans certains emballages alimentaires est vivement décriée et désormais interdite dans les biberons, le Bisphénol A (BPA) n’en finit pas d’alimenter le débat.

Bien que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’ait pas jugé opportun de réviser la dose journalière admissible (DJA), fixée à 0,05 milligramme/kg de poids corporel, les études scientifiques confirmant la toxicité du BPA s’accumulent.

Des chercheurs de l’INRA de Toulouse viennent ainsi d’apporter un nouvel éclaircissement sur l’exposition humaine au BPA. Leur curiosité est née du constat que les mesures de résidus de BPA trouvés dans les tissus humains ne concordent pas avec l’exposition théorique de la population, calculée par extrapolation des quantités de BPA présentes dans les aliments. Constatant que la contamination alimentaire ne peut à elle seule expliquer les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes, les scientifiques en viennent à suspecter d’autres sources d’exposition, et notamment cutanée.

Les soupçons se sont alors tournés vers les « papiers thermiques » tels que les tickets de caisses enregistreuses et les reçus de cartes de crédit, dont la majorité abrite du BPA en « assez grande quantité ». En effet, celui-ci est utilisé comme révélateur de la coloration à l’impression des tickets. Confirmant cette hypothèse, une équipe américaine a décelé, en août dernier, des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme des hôte(sse)s  de caisse.

Afin d’évaluer la capacité du BPA à pénétrer la peau, les chercheurs de l’INRA ont exposé ex vivo des explants (2) viables de peau de porc. Ils ont noté qu’
environ les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée et ce, quelle que soit la dose déposée. Par la suite, la même expérience a été menée sur des explants de peau humaine, débouchant sur des conclusions similaires.

En décembre 2009,
une précédente étude de l’INRA avait déjà mis en évidence une très forte sensibilité de l’appareil digestif du rat à de faibles doses de BPA.

Cécile Cassier

1- Un perturbateur endocrinien est un leurre hormonal. Le BPA est ainsi capable de mimer l’effet des hormones sexuelles féminines que sont les œstrogènes.  
2- Les tests biologiques ex vivo sont réalisés en dehors de l’organisme, à l’instar des cultures cellulaires effectuées à partir de cellules extraites d’un organisme. L’explant désigne un fragment de tissu prélevé sur un organisme.

11:38 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

19/10/2010

Attention à l'inflation !

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/10/18/01004-20101018ARTFIG00771-des-virus-dans-90-des-cancers-du-col-de-l-uterus.php

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Huit types de papillomavirus sont responsables de 90% des cas de cancer du col de l'utérus. Ces papillomavirus sont aussi responsables d'un nombre croissant de cancers de la gorge.

C'est à la fin des années 1970 qu'un virus, le papillomavirus, transmis par contact sexuel, a été identifié comme étant responsable des cancers du col de l'utérus. Depuis, les recherches n'ont fait que s'amplifier sur cet agent infectieux, dont il existe des dizaines de types différents, certains entraînant des lésions bénignes, d'autres des tumeurs malignes. Deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus, destinés aux jeunes filles ont été mis sur le marché, ciblant tout particulièrement (voir *les papillomavirus de type 16 et 18 impliqués dans 65-70% de ces cancers.

Lundi, la revue Lancet Oncology a publié les résultats d'une étude montrant que huit types de papillomavirus sont responsables de 90% des cas de cancer du col de l'utérus. Une information importante, qui permettra un jour de fabriquer un vaccin efficace non plus seulement contre 65-70% des cancers du col, mais contre 90% d'entre eux. Avec, si toute la population est protégée, la perspective d'arrêter le dépistage systématique par frottis tous les trois ans pour les femmes de plus de 25 ans… «Nous serons obligés dans tous les cas de pratiquer le dépistage par frottis, car il faut être certain, à long terme, qu'il n'y a pas un échappement du virus à la réponse immunitaire, lié par exemple à une mutation qui rendrait le vaccin inefficace, assure le docteur Michel Favre, codirecteur du Centre national de référence des papillomavirus. Le dépistage par frottis a encore de beaux jours devant lui. » Des firmes pharmaceutiques planchent déjà sur des vaccins plus performants qui incluraient un nombre plus important de souches virales.

Plus de 80% des femmes seraient infectées au cours de leur vie par le papillomavirus de type 16, très souvent lors de leurs premiers rapports sexuels. La très grande majorité d'entre elles éliminent ce virus spontanément, un tout petit nombre développe des lésions qui progressivement peuvent se transformer en cancer à long terme en l'absence de dépistage par frottis. Les jeunes filles sont plus vulnérables lorsqu'elles contractent le virus entre 15 et 20 ans du fait de l'immaturité du col de l'utérus. La généralisation du dépistage par frottis il y a plus de trente ans, a fait régresser la mortalité, actuellement encore trop élevée en France (1000 décès et 3000 cas annuels).

Étude suédoise

Dans ce contexte, le centre de Contrôle des maladies d'Atlanta (CDC) s'est inquiété la semaine dernière de l'augmentation des cancers de la cavité buccale qui serait liée à des infections par le papillomavirus transmis lors de rapports bucco-génitaux. Ces cancers des voies aéro-digestives sont traditionnellement liés au tabac et à l'alcool. Mais de plus en plus souvent, un papillomavirus serait impliqué. «Les causes possibles de cette augmentation font l'objet de nombreuses discussions, mais les changements de pratiques sexuelles ces dernières décennies à savoir l'accroissement des relations bucco-génitales et du nombre de partenaires paraissent être les principales raisons», soulignent les experts du CDC.

En Suède, l'incidence du cancer de l'amygdale induit par un papillomavirus aurait été multipliée par 7 en trente ans. La vaccination pourra-t-elle être un facteur de protection ? Pour l'instant, des études sont en cours. Les cancers de la cavité buccale liés à ce virus semblent de meilleur pronostic que ceux dus au tabac et à l'alcool.

LIRE AUSSI :

» Quatre cancers sur dix pourraient être évités

» Cancer : des traitements ciblés et personnalisés

Voir aussi : La vaccination contre les papilloma virus - Ligue contre le cancer

(*) mon commentaire :

"tout particulièrement" est un abus de language.

Il existe deux vaccins sur la marché, l'un contre les virus 16 et 18, qui sont susceptibles de provoquer parfois des cancers (voir ci-dessus : "La très grande majorité d'entre elles éliminent ce virus spontanément"). L'autre contre les virus 16 et 18, plus deux virus qui ne sont pas impliqués dans les cancers, le 6 et le 11. Donc seuls deux virus pouvant provoquer des cancers sont concernés.

On peut se demander si la vaccination est plus utile pour les firmes pharmaceutiques ou pour les femmes ?

Rappelons que les papilloma virus sont du même type que ceux qui donnent des verrues plantaires.

Voir :

Verrue plantaire - Wikipédia

13:39 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

14/10/2010

Prozac et ARN, poppers et vision

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les micro-ARN, objets de nombreuses études
Les études se multiplient sur les micro-ARN, qui permettent notamment "d'identifier une signature correspondant à des tumeurs hypophysaires plus agressives, dotées de potentiel métastatique", signale le Panorama du Médecin. En outre, des chercheurs de l'Inserm ont mis en lumière le rôle d'un micro-ARN dans le fonctionnement de l'antidépresseur Prozac (fluoxétine).
Reprise information presse du 17 septembre 2010 : "Comment agit le Prozac ? Les micro-ARN s'en mêlent".
Panorama du Médecin , 12/10/2010
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Les poppers affectent la vision
Selon des chercheurs de l'Inserm, les poppers (substances inhalées euphorisantes) "seraient à l'origine de pertes visuelles prolongées mais réversibles", susceptibles de se prolonger "de plusieurs semaines à plusieurs mois", lit-on dans Aujourd'hui en France et une dépêche de l' AFP.
Reprise information presse du 14 octobre 2010 : Des pertes visuelles chez les consommateurs de poppers
Agence France Presse , 14/10/2010,Le Parisien, Aujourd'hui en France, 14/10/2010

14:13 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

13/10/2010

Comment la hiérarchie influence l’espérance de vie

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e0ce45ea-d253-11df-b506-2448604ede74/Comment_la_hi%C3%A9rarchie_influence_lesp%C3%A9rance_de_vie


Comment la hiérarchie influence l’espérance de vie

L’étude des primates donne un éclairage nouveau sur la souffrance au travail

Au Salon des ressources humaines, qui se tenait à Genève les 29 et 30 septembre, la conférence du professeur Alexandre Mauron a été l’une des plus prisées. Ce docteur en biologie, directeur de l’Institut d’éthique biomédicale de l’Université de Genève, présentait une analyse pour le moins atypique, à l’intitulé provocateur: «Combattre les effets nocifs de la hiérarchie au travail: l’enseignement de la primatologie et de l’épidémiologie sociale». D’après le docteur Mauron, la hiérarchie sociale a des effets néfastes sur la santé car elle raccourcit l’espérance de vie des personnes les moins bien placées sur l’échelle sociale. En augmentant le stress, elle multiplie les risques de diabète et de maladies coronariennes.

La preuve par les babouins

Certes, mais est-ce dû au seul facteur de la hiérarchie? Les conditions de vie des subordonnés ne sont-elles pas moins bonnes (cigarette, ­alcool, etc.) que leurs supérieurs, ce qui augmente logiquement leur taux de mortalité? Afin de contourner ce problème, le professeur ­Mauron s’appuie sur les travaux de primatologues, notamment ceux de l’Américain Robert Sapolsky. ­Celui-ci a constaté des différences de longévité selon que les babouins sont dominants ou dominés au sein de leur tribu.

Et pourtant, comme l’affirmait en 2004 l’épidémiologiste anglais Michael Marmot, «les babouins les moins bien classés dans la hiérarchie ne fument pas, ne mangent pas de hamburgers et n’oublient pas de prendre rendez-vous chez le docteur». Sur le plan humain, l’hypothèse des épidémiologistes se vérifie par le biais d’une étude réalisée dans les années 1970 au Royaume-Uni. Les résultats montrent que parmi les fonctionnaires de Whitehall, les mieux gradés vivent plus longtemps que les autres. «Nous montrons que la souffrance au travail n’est pas qu’un problème individuel mais aussi un phénomène global, qui aura des conséquences graves en termes de santé publique», résume le professeur genevois.

En condamnant la hiérarchie, ce courant de pensée prône-t-il l’anarchie? «Nous n’en sommes qu’au stade expérimental», relativise le professeur genevois. «Ce qui est sûr, c’est que la hiérarchie est inévitable, y compris dans le monde du travail. Il ne s’agit donc pas de la renverser, mais de minimiser ses effets délétères.» Sur ce point, il rejoint les solutions exposées par les psychologues du travail: plus de dialogue, d’autonomie et de reconnaissance.

19:16 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, société, santé

08/10/2010

Cancer du sein : découverte d’une "signature ADN, prédictive du risque de récidive"

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Cancer du sein : découverte d’une "signature ADN, prédictive du risque de récidive"

Une équipe Inserm de l'Institut Curie a découvert une "signature ADN, prédictive du risque de récidive chez les femmes atteintes de cancer du sein", rapporte Impact Médecine.
Grâce à ce repère, les séances de chimiothérapie ne seraient plus prescrites qu'aux femmes risquant de développer des métastases.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Genes Chromosomes and Cancer.
Reprise information presse du 4 octobre 2010 : Cancers du sein : Une signature ADN prédictive du risque de métastases Impact Médecine , 07/10/2010

19:33 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

05/10/2010

Une nouvelle langue

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/05/une-langue-inconnue-decouverte-en-inde_1420736_3244.html

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Une langue inconnue découverte en Inde

Cette langue, non écrite, est en danger d'extinction, puisque parlée par seulement 800 personnes environ, dont peu ayant moins de vingt ans. Le koro appartient à la famille linguistique tibéto-birmane, qui regroupe environ 400 langues et dialectes, dont le tibétain et le birman.

 

LEMONDE.FR avec AFP | 05.10.10 | 17h39  •  Mis à jour le 05.10.10 | 17h42

Des linguistes ont identifié une langue, le koro, dans une région reculée du nord-est de l'Inde, qui était totalement inconnue de la science jusqu'alors, selon leur recherche, révélée mardi 5 octobre.

Cette langue, non écrite, est en danger d'extinction, puisque parlée par seulement huit cents personnes environ, dont peu ayant moins de 20 ans. Le koro appartient à la famille linguistique tibéto-birmane, qui regroupe environ quatre cents langues et dialectes, dont le tibétain et le birman.

Les linguistes à l'origine de cette découverte ont pris part à une expédition du National Geographic dans le cadre d'un projet d'identification et de préservation du patrimoine linguistique mondial baptisé "The Enduring Voices" (les voix qui perdurent). Bien que cent cinquante langues tibéto-birmanes soient parlées en Inde, ces linguistes n'ont pas pu identifier une seule d'entre elles proche du koro.

L'équipe de chercheurs, conduite par Gregory Anderson, directeur de l'Institut des langues vivantes et des langues en danger, dans l'Oregon, et K. David Harrison, professeur de linguistique au Swarthmore College, en Pennsylvanie, avait choisi la région isolée de l'Etat de l'Arunachal Pradesh, dans le nord-est de l'Inde parce qu'elle est connue pour la richesse et la diversité de ses langues.

Un grand nombre de ces langues ne sont pas écrites, sont peu étudiées ou documentées. "D'un point de vue purement quantitatif, le koro n'est qu'une langue de plus qui s'ajoute à la liste des 6 909 langues répertoriées à ce jour dans le monde", relève K. David Harrison. Mais, ajoute-t-il, "la contribution linguistique du koro est en fait beaucoup plus grande que cela, car cette langue donne une perspective entièrement différente en matière d'histoire, de mythologie, de technologie et de grammaire".

Une étude scientifique portant sur la découverte du koro paraîtra dans la revue indienne Indian Linguistics. K. David Harrison relate également cette découverte dans un ouvrage, The Last Speakers, qui vient d'être publié par le National Geographic. Cette institution américaine privée publie la célèbre revue mensuelle du même nom.

19:18 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, sciences

01/10/2010

À essayer...

... sur vos animaux.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/01/quand-le-macaque-reflechit-a-son-miroir_1418858_3244.html

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Quand le macaque réfléchit à son miroir

Des observations controversées suggèrent que les petits singes peuvent aussi avoir conscience d'eux-mêmes.

LEMONDE | 01.10.10 | 14h39  •  Mis à jour le 01.10.10 | 14h39

Vers l'âge de 18 mois, le petit d'homme prend conscience que l'image renvoyée par un miroir ne représente pas une autre personne, mais lui-même. Un test simple, consistant à disposer à son insu une marque sur son front, permet de s'assurer qu'il a atteint ce stade de développement : s'il porte le doigt à la marque, et non à son reflet dans le miroir, c'est qu'il "passe" ce test, devenu un standard en psychologie cognitive.

La réaction d'animaux face à un miroir avait intrigué Darwin, avant de mobiliser psychologues et psychanalystes spécialisés dans le développement de l'enfant. En 1970, l'Américain Gordon Gallup fut le premier à systématiser ce test de la marque, montrant que les chimpanzés le réussissaient. Mais il notait que les primates plus distants de l'homme en termes évolutifs (comme les macaques) ne semblaient pas capables de "reconnaître leur propre reflet".

Ce dogme va peut-être devoir être révisé, à la lumière d'observations conduites par une équipe de l'université de Wisconsin-Madison et publiée mercredi 29 septembre dans la revue PLoS One. Luis Populin et ses collègues estiment en effet avoir saisi des situations au cours desquelles des macaques rhésus (Macaca mulatta) se reconnaissent dans un miroir.

Leur étude a été déclenchée fortuitement : une technicienne de laboratoire a en effet constaté que deux macaques, qui venaient de recevoir des implants cérébraux pour une étude de perception, semblaient s'intéresser à ces dispositifs, vissés sur le crâne, en les observant dans de petits miroirs. "Je lui ai répondu que la littérature scientifique affirmait qu'ils n'étaient pas capables de se reconnaître", raconte Luis Populin, qui a voulu en avoir le coeur net.

Un groupe de macaques dont les cages étaient dotées de miroirs depuis leur plus jeune âge a donc été observé après la pose de l'implant cérébral. Celle-ci semble avoir déclenché chez eux des gestes d'exploration du front, guidés par le miroir, mais aussi d'autres parties de leur anatomie généralement inaccessibles à la vue, comme les parties génitales. Des vidéos montrent qu'ils sont capables d'acrobaties insensées pour accéder au meilleur angle de vue (www.plosone.org).

Ce comportement contraste avec leur réaction habituelle face au miroir. Les macaques évitent en effet généralement de regarder directement leur reflet, adoptant des postures d'agression ou de soumission, comme s'ils y voyaient l'intrusion d'un congénère. Les macaques implantés montraient moins de ces comportements stéréotypés.

"Super marque"

Luis Populin et ses collègues forment l'hypothèse que l'implant cérébral qui orne leur front constitue une "super marque" plus adéquate que la marque discrète du test de Gallup pour mettre en évidence la reconnaissance de soi chez ces singes. Pour eux, la portée générale attribuée au test, qui institue une barrière cognitive nette entre les grands singes (dont l'homme) et les autres primates, doit être révisée. Ils notent que tous les chimpanzés, tous les orangs-outans et tous les gorilles ne réussissent pas le test. Et soulignent que certains travaux montrent que des dauphins, un éléphant et des pies semblent capables de surmonter l'épreuve.

Bernard Thierry, éthologue à l'université de Strasbourg, n'est pas plus convaincu par cette littérature que par l'étude de Populin et al. Selon lui, le miroir peut servir à guider la main du singe vers l'implant, sans que cela signifie qu'il se reconnaît : James Anderson (université de Stirling, Ecosse) a montré que les macaques savent utiliser le reflet d'un miroir pour localiser des friandises qu'ils ne peuvent voir directement. "Concernant l'implant, le sujet sait parfaitement où il se trouve et cela depuis longtemps. A partir du moment où il le touche et qu'il voit sa main, il peut la guider en s'aidant du miroir, indique Bernard Thierry. Puisqu'il guide sa main dans le miroir et qu'il voit en même temps son propre corps, on ne peut décider laquelle des deux possibilités - reconnaissance ou simple guidage - est en cause. Le test de la tache, auquel il échoue, revient à éliminer la première éventualité."

Kim Bard, présidente de la société de primatologie de Grande-Bretagne (université de Portsmouth), juge au contraire l'étude "vraiment remarquable". L'autoexploration scopique à laquelle se livrent les macaques est, selon elle, "de la même qualité que celle observée chez les grands singes et les enfants humains". Mais, "comme souvent les bonnes études, celle-ci soulève de nouvelles questions, notamment de savoir en quoi ces macaques sont différents de tous ceux qui avant eux ont échoué au test du miroir".

Hervé Morin

19:55 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

30/09/2010

Vous intéressez-vous à la génétique ?

Voici une expérience facile à faire ... à plusieurs.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/votre-urine-sent-elle-l-asperge-30-09-2010-1243136_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100930

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ÉTUDE

Votre urine sent-elle l'asperge ?

Publié le 30/09/2010 à 09:52 - Modifié le 30/09/2010 à 10:01 Le Point.fr

La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

Ma maman aime les asperges. Mais par-dessus tout, elle adore l'odeur très particulière dégagée par l'urine sitôt après leur ingestion. Pardon maman d'avoir révélé ce secret de famille, mais sache que tu n'es pas la seule à jouir de cette chimie humaine. Dans Du côté de chez Swann, Marcel Proust écrit : "... elles (les asperges) jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum." Parfum ? En fait, la plupart des gens évoquent plutôt une odeur d'oeuf pourri, de chou ou encore d'ammoniac. Et puis, il y a ceux qui avouent ne rien sentir du tout !

Ce mystère de l'urine d'asperge intrigue les savants depuis de nombreux siècles. Pourquoi cette odeur et pourquoi n'est-elle pas décelable par tout le monde ? La publication des travaux des chercheurs du centre Monell de Philadelphie vient de lever un peu plus le voile. D'abord sur son origine. Tous ne sont pas d'accord, mais d'après certains biologistes un enzyme digestif spécifique décomposerait l'asperge en plusieurs composés, dont le methyl mercaptan qui rejoindrait rapidement les reins avant d'être évacué par les urines. Or, le methyl mercaptan est une molécule soufrée puante, celle-là même exhalée par le putois pour faire fuir ses ennemis !

Altération génétique de l'odorat

Reste à savoir pourquoi certaines personnes ne sentent rien ? Deux possibilités : ou bien leur métabolisme ne fabrique pas le fameux enzyme qui produit la molécule odorante, ou bien leur odorat est défaillant. En fait, les deux hypothèses sont vérifiées. C'est très simple à constater : il suffit de donner des asperges à manger à un groupe de volontaires et de leur demander de se renifler mutuellement les urines (une expérience très amusante à organiser lors des fêtes de famille...)***. Si l'un des participants ne détecte aucune odeur pour sa production personnelle et celle de tous les autres, c'est qu'il possède un problème olfactif dû à une altération génétique. À l'inverse, si une urine ne présente aucune odeur au nez de tous les autres, c'est que son propriétaire ne synthétise pas la molécule en question.

Quand Danielle Reed du centre Monell a tenté l'expérience sur 38 personnes, elle a trouvé 8 % d'entre elles ne produisant pas d'urine odorante, et 6 % incapables de détecter l'odeur. Mais cette scientifique consciencieuse est allée plus loin : elle a comparé l'ADN de ses cobayes humains pour constater que ceux qui étaient incapables de sentir l'urine d'asperge possédaient une petite anomalie génétique au niveau des récepteurs olfactifs. "C'est l'une des rares études à cette date qui montre l'existence de différences génétiques chez l'homme concernant l'odorat", constate la chercheuse. Ce qui explique également que toutes les personnes ne sont pas obligées d'attribuer la même odeur désagréable à l'urine d'asperge. T'es rassurée, maman ? Au printemps prochain, je t'offrirai tes premières asperges.

 

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*** mon commentaire : mieux vaut que les personnes ne soient pas apparentées.

23:30 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

25/09/2010

Intéressant et instructif

vu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/video/2010/09/24/qui-est-notre-cousin-neandertal_1415752_3244.html

Qui est notre cousin Neandertal ?

À l'occasion de la sortie du film de Jacques Malaterre Ao, le dernier Neandertal, le paléoanthropologue Pascal Picq nous explique, croquis à l'appui, les raisons de la disparition de notre plus proche cousin il y a environ 30 000 ans.

Simon Paul Sutton dans le film français de Jacques Malaterre, "AO, le dernier Néandertal".

vu aussi sur :

http://www.universcience.tv/media/1825/notre-cousin-neandertal.html

Notre cousin Neandertal, vidéo scientifique - Web TV universcience.tv

24/09/2010

Le futur du sport

( AU SECOURS ! )

 

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ec490dc8-c750-11df-859f-126804e4afe5|0

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Demain, tous mutants ?

dopage vendredi24 septembre 2010

Julie Conti

Tiré de la thérapie génique, le dopage génétique fait son apparition dans le sport. Les spécialistes s’accordent sur la possibilité prochaine, pour l’athlète, de programmer son corps en fonction des exploits à réaliser. Mais la technique est dangereuse. Enquête

Les athlètes de demain seront des mutants. Génétiquement modifiés, leurs organismes produiront eux-mêmes les substances dopantes susceptibles d’améliorer leurs performances. Le Temps fait le point sur l’avancée de cette technologie.

Le dopage génétique, qu’est-ce que c’est ?

Il existe deux sortes de dopage génétique. Il est d’abord envisageable d’intervenir sur la fécondation et la genèse de l’embryon pour façonner un futur superathlète. Une «souris marathon», capable d’efforts deux fois plus prolongés que la normale a ainsi été conçue en 2004. Créer un superbébé n’est cependant pas à l’ordre du jour. «Chez l’humain, ce n’est pas pour demain», dit Bengt Kayser, directeur de l’Institut des sciences du mouvement et de la médecine du sport (ISMMS) de l’Université de Genève. «Pour énormément de raisons d’ordre éthique, philosophique, religieux et de vision globale partagée en grande partie dans le monde.»

La deuxième voie consiste à modifier génétiquement un individu en lui incorporant un segment d’ADN pour obliger son corps à produire certaines protéines. Cette approche est développée depuis de nombreuses années par la thérapie génique dans l’espoir de guérir des maladies telles que les myopathies. «On peut, par exemple, introduire un gène dans la séquence d’un virus et infecter la personne par injection ou par voie nasale, poursuit Bengt Kayser. Les séquences génomiques du virus, liées à sa multiplication dans un hôte, vont multiplier le gène qui code la protéine désirée. Et enfin, cette dernière sera fabriquée par différentes cellules du corps.» Il est théoriquement possible, avec cette méthode, de contraindre le corps humain à fabriquer davantage de fibres musculaires ou à produire des quantités importantes d’EPO.

A-t-il déjà cours ?

«Il est difficile de le savoir, car la technique n’est pas complètement au point», dit Claudio Tamburrini, ancien footballeur argentin et chercheur au Centre d’éthique des soins médicaux de l’Université de Stockholm. «Mais ce qui existe à coup sûr est la volonté d’y avoir recours.» Bien des indices vont dans ce sens. Les scientifiques qui avaient fabriqué les «souris Schwarzenegger», rongeurs dont le corps fabriquait un volume de muscles beaucoup plus élevé que la normale, avaient été inondés de sollicitations de sportifs. En 2006, le procès de Thomas Springstein, un ancien entraîneur d’athlétisme allemand, a démontré que celui-ci avait cherché à se procurer du Repoxygen. Ce médicament relevant de la thérapie génique n’a jamais été homologué. Il devait stimuler la production d’EPO par le corps.

Au niveau de l’offre, les pays qui fabriquent déjà clandestinement de nombreuses substances dopantes sont au cœur des soupçons. Un journaliste de la télévision allemande ARD s’est vu proposer des traitements de dopage génétique en Chine, alors qu’il se faisait passer pour un entraîneur de natation. «Les Jeux de Pékin ont poussé le pays à lutter contre le dopage et je pense que la situation s’améliore, dit Bengt Kayser. Mais c’est probablement un endroit où il se passe des choses. Le gène doit être fabriqué en laboratoire et introduit dans la séquence d’un virus par des réactions biochimiques. C’est une cuisine de plus en plus maîtrisée, automatisée et industrialisée. Quelqu’un qui a fait des études de biologie, ou de biochimie, et qui a traîné quelques années dans un laboratoire de génie génétique est capable de le faire. Toutes les connaissances nécessaires sont disponibles dans la littérature scientifique et sur Internet. Il est envisageable que des laboratoires clandestins, dans un garage ou une cave, puissent faire ce genre de choses. Ce n’est pas bon marché, il faut un appareillage, mais ce n’est pas si cher non plus.»

Sans contrôle antidopage, impossible de connaître l’ampleur du phénomène. «Si le recours à ce type de dopage existe, il est encore très ponctuel», estime le directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage, Martial Saugy. «Il y a peut-être quelques endroits où on essaie des trucs, mais je pense que c’est insignifiant.»

A quoi sert-il?

Claudio Tamburrini distingue cinq substances susceptibles d’améliorer les performances des athlètes.

L’érythropoïétine (EPO), est une hormone qui stimule la production de globules rouges. La production endogène (par le corps) d’EPO serait profitable à de nombreux sportifs d’endurance. «Les recherches ne mènent nulle part pour l’instant», estime Martial Saugy.

Le facteur de croissance insulino-semblable (IGF-1) est une hormone à effet anabolisant. Cette substance pourrait permettre à un sportif d’augmenter sa masse musculaire de 30% en quelques mois. «Cette thérapie génique est relativement sûre, car les effets sont localisés dans le muscle visé, dit Claudio Tamburrini. Les essais sur les êtres humains devraient commencer dans les prochaines années.»

Le facteur de croissance de l’enthothélium vasculaire (VEGF) agit sur les veines et facilite la circulation sanguine et l’oxygénation du sang. «C’est une des thérapies dont les recherches sont le plus avancées, poursuit Claudio Tamburrini. Elle a déjà été testée sur l’être humain.»

La myostatine régule la croissance musculaire. Des inhibiteurs de myostatine entraînent une augmentation du nombre de fibres musculaires et leur épaississement. Ce traitement est très attendu pour soigner la myopathie de Duchenne. Et pour faire tomber quelques records?

Les endorphines agissent sur le processus de fatigue du muscle qui produit de l’acide lactique. «Le soulagement de la douleur pourrait aider les athlètes à réaliser de meilleures performances ou à être plus endurants», indique Claudio Tamburrini.

Quels sont les risques ?

Les premiers essais de thérapie génique chez l’être humain ont eu de lourds effets secondaires, parfois mortels. Des tests menés sur des enfants-bulles, privés de défenses immunitaires, ont provoqué des leucémies. «La liste des recettes de cuisine est longue, mais le plus souvent, la thérapie génique sera permanente et c’est un risque, dit Bengt Kayser. On ne maîtrise pas encore très bien l’amplitude de la production d’hormones. Si on injecte, avec un virus, la séquence de gène qui code l’EPO et que ça marche hyper-bien, une grande quantité de cellules dans le corps exprimera ce gène. Cela entraînera une production énorme d’EPO avec des conséquences très dangereuses pour la santé.»

L’utilisation de virus comme vecteurs de la thérapie génique fait aussi craindre des risques de contagion. «C’est un des principaux problèmes que doit résoudre la thérapie génique», estime Martial Saugy. «Ce n’est pas un risque qui existe avec les laboratoires officiels mais avec les laboratoires clandestins qui veulent juste gagner de l’argent, il y a du souci à se faire.» Si les modifications génétiques touchent des cellules germinales, la personne traitée transmettra la mutation à sa descendance.

Est-il détectable ?

Non. L’Agence mondiale antidopage (AMA) ne dispose pas encore de tests fiables. «Pas mal de travaux sont en cours à ce sujet et sont actuellement discutés par l’AMA, dit Martial Saugy. On devra se concentrer sur les substances anabolisantes comme les inhibiteurs de myostatine.» Une des pistes, pour les instances antidopage, est de chercher la présence des virus qui auraient servi de transports à l’ADN. Mais le dopage génétique peut s’effectuer avec d’autres vecteurs. «Pour nous, l’approche longitudinale reste la plus intéressante, poursuit Martial Saugy. Cela ressemblerait au passeport biologique mais au niveau musculaire.»

La lutte contre le dopage génétique serait vraisemblablement très coûteuse et très invasive pour la sphère privée des athlètes. Les instances antidopage auraient notamment connaissance de leur patrimoine génétique. Ne va-t-on pas trop loin au nom de la lutte contre la tricherie? «Le débat est ouvert et on en discute à tous les niveaux», reconnaît Martial Saugy. «Pour que le passeport biologique soit efficace, il faut qu’il contienne un maximum d’informations et à un moment donné, il faudra mettre dans la balance l’intérêt personnel des athlètes.»

Selon le psychologue du sport et ancien footballeur Lucio Bizzini, les perspectives de la thérapie génique et la possibilité «d’amélioration» de l’être humain en général entraînent une remise en cause du bien fondé de la lutte contre le dopage. «J’ai très peur des conséquences de la lutte contre le dopage dans la société en général, dit Bengt Kayser. Des voix s’élèvent pour demander des tests d’urine pour les étudiants et, au Danemark, le gouvernement fait pression sur des fitness pour qu’ils souscrivent à un label de qualité antidopage avec, à la clé, des analyses d’urine pour les adhérents. Il faut que la société se prépare à mieux faire face à la révolution biomédicale qui nous amènera de plus en plus de possibilités d’améliorer nos performances.»

16/09/2010

L'aluminium dans les vaccins

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Les dangers de l’aluminium, jusque dans les vaccins…

La journaliste du Monde, Virginie Belle, publie : 'Quand l'aluminium nous empoisonne', un ouvrage où elle dénonce la présence de cet élément dans de nombreux produits de consommation courante.
L'aluminium est utilisé comme adjuvant dans les vaccins.
L'OMS admet depuis quelques années que la question de son innocuité est "un domaine important et négligé". Aucune étude sérieuse n'a encore été financée pour l'évaluer, malgré l'insistance de chercheurs comme Romain Ghérardi (Inserm, Pitié-Salpêtrière). Il soupçonne l'hydroxyde d'aluminium retrouvé dans les muscles d'un millier de patients, tous vaccinés, d'être à l'origine de leur myofasciite à macrophages, un type de myopathie inflammatoire. D'après les tests de ce chercheur, ce sont les particules d'aluminium, en passant des muscles au cerveau, qui déclencheraient cette pathologie.

Monde [Le] , 15/09/2010
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mon commentaire :
Aujourd'hui, à part celui contre le tétanos, quel est le vaccin réellement indispensable ?

09:03 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

01/09/2010

Informations médicales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Cancer du sein : l’Intrabeam limite les séances d’irradiation
L'Express présente l'Intrabeam, un nouvel appareil de radiothérapie "per-opératoire" qui, dans le cas d'un cancer du sein, permet de réduire de façon importante le nombre des séances d'irradiation. Le centre René-Gauducheau de Nantes en est équipé. Les bénéfices de l'Intrabeam sont validés par l'étude 'Targit' ('Targeted intraoperative radiotherapy'), conduite par l'équipe britannique du Pr Michael Baum, un programme auquel participe  le centre René-Gauducheau. Toutefois, ce système n'est proposé qu'aux femmes n'ayant qu'un faible risque de récidive. Le Pr David Azria (Montpellier) signale que "la tumeur doit vraiment être de petite taille. L'âge médian des patientes de l'échantillon est de 63 ans."
Express [L'] , 01/09/2010
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Cancer du poumon : l’importance de varier sa consommation de fruits et légumes
L'Association américaine pour la recherche contre le cancer vient de publier une étude selon laquelle "une consommation variée en fruits et légumes pourrait diminuer le risque, pour les fumeurs, de contracter certaines formes de cancer du poumon", rapporte France Soir. La variété importe davantage que la quantité.
France Soir , 01/09/2010

13:29 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

25/08/2010

Sélection naturelle et sexe des fœtus ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/moins-de-garcons-apres-le-stress-25-08-2010-1228419_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100825

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Moins de garçons après le stress

Publié le 25/08/2010 à 11:29 - Modifié le 25/08/2010 à 11:32 Le Point.fr

Par Anne Jeanblanc

 

Les foetus mâles seraient-ils plus sensibles que leurs soeurs au stress maternel ? C'est la question à laquelle tente de répondre le Journal international de médecine, en s'appuyant sur une étude réalisée aux États-Unis et qui s'est intéressée au sex-ratio des enfants nés après le 11 septembre 2001. Les attentats terroristes perpétrés ce jour ayant entraîné un niveau de stress et d'anxiété très important dans la population américaine, une équipe californienne a cherché à savoir si ces événements dramatiques avaient influencé le sex-ratio des naissances dans les mois qui ont suivi.

Les scientifiques ont commencé à comptabiliser les déclarations de fausses couches au moment des attentats et constaté plus de morts in utero de garçons. Considérant que les fausses couches entre 20 et 28 semaines de gestation et survenant juste après le 11-Septembre devraient avoir un impact sur les naissances 12 semaines après, les auteurs se sont alors penchés sur les registres de naissances, particulièrement ceux du mois de décembre, et ils ont constaté moins de naissances de garçons. Des travaux antérieurs avaient déjà montré que le nombre de naissances de garçons avait diminué au Japon dans les mois suivant le tremblement de terre de Kobe. Des catastrophes écologiques, des crises économiques ont aussi été reliées à une inversion du sex-ratio en faveur des filles.

Mais les interprétations divergent concernant les raisons de cette modification, explique le JIM. Certains estiment qu'il y aurait moins de conceptions de foetus mâles au moment d'évènements traumatisants, par diminution de l'aptitude des spermatozoïdes à se mouvoir (de leur motilité) ou par réduction de la fréquence des rapports sexuels. D'autres suggèrent que ce serait plutôt la conséquence d'une augmentation des fausses couches de foetus mâles, qui seraient plus sensibles au stress maternel. Cette dernière hypothèse est soutenue par l'étude américaine, qui ne montre pas de diminution du sex-ratio 8, 9 ou 10 mois après le 11-Septembre. Les auteurs avancent cette hypothèse : "Les foetus mâles seraient plus sensibles que les foetus femelles aux corticoïdes secrétés par la mère après la 20e semaine de grossesse, particulièrement en période de stress, et ceci pourrait être un reste du mécanisme ancestral de la sélection naturelle."

19:21 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sciences

06/08/2010

Grossesse après une fausse couche

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

La grossesse est plus sûre lorsqu’elle advient tout de suite après une fausse couche
Le British Medical Journal publie une étude menée vingt ans durant (1981-2001) par Sohinee Bhattacharya et son équipe (université d'Aberdeen, Ecosse) sur 30 937 femmes. Leur travail démontre, selon les termes de France-Soir, que celles "qui se retrouvent enceintes dans les six mois après leur fausse couche ont les meilleures chances d'avoir une grossesse avec les taux les plus bas de complications. (.)
Au contraire, celles qui avaient attendu plus de deux ans ont reçu le taux le plus bas de 'taux de naissance vivante'. "
France Soir , 06/08/2010

17:49 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

Le déséquilibre oméga 6/oméga 3 dans l'alimentation

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Le déséquilibre oméga 6/oméga 3 créerait un risque d’obésité "transgénérationnel"

Gérard Ailhaud (université de Nice), collaborant avec le CNRS et l'INRA, a constaté sur "quatre générations de souris" que le déséquilibre croissant entre oméga 3 et oméga 6, tel qu'il peut être observé dans l'alimentation occidentale, perturbait "le fonctionnement de certains gènes. Et ces modifications se sont transmises à la génération suivante, dès lors prédisposée à l'obésité", indique L'Humanité Dimanche. La masse adipeuse des souris-cobayes s'est considérablement étoffée, une résistance à l'insuline est apparue, "première étape vers le développement du diabète de type 2".
HD Humanité Dimanche , 05/08/2010

31/07/2010

Étude de la surmortalité des abeilles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/31/un-programme-sans-precedent-pour-elucider-la-surmortalite-des-abeilles_1394382_3244.html

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Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l'humanité ? Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent.

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES

Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.

Enfin, volet le plus spectaculaire de la recherche, les abeilles de trois ruches en plein champ seront équipées de puce de radio-identification (RFID), qui permettront de suivre la trace de chaque insecte. Il s'agit de résoudre l'une des difficultés majeures dans l'identification des causes de surmortalité : dans de nombreux cas, les abeilles ne meurent pas près de la ruche, mais disparaissent. Les insectes seront également régulièrement pesés, afin de déterminer s'ils ramènent la même quantité de nourriture que dans des ruches témoins. Quelque 16 000 abeilles au total seront équipées de puce RFID.

Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

18:32 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, sciences

05/07/2010

Sonde japonaise Hayabusa: la capsule contient de "minuscules particules"

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AFP | 05.07.10 | 06h20


La capsule rapportée sur Terre par la sonde spatiale japonaise Hayabusa contient de "minuscules particules", a annoncé lundi l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa).
Ces infimes poussières demandent toutefois à être analysées pour savoir si elles proviennent de l'astéroïde visité, comme espéré, ou bien de la Terre.
"Nous avons commencé le 24 juin la procédure d'ouverture du récipient et avons confirmé la présence de minuscules particules", a expliqué la Jaxa dans un bref communiqué. L'Agence n'est toutefois pas encore en mesure d'affirmer qu'il s'agit bien de poussières de l'astéroïde Itokawa sur lequel s'était posée Hayabusa pour tenter d'en extirper de la matière.
La sonde n'était en effet pas hermétiquement fermée lors de son départ de Terre en 2003, ce qui rend plausible la présence de résidus terrestres, a prévenu un porte-parole de l'agence.
Les analyses qui permettront de distinguer l'origine des particules minuscules récupérées vont encore exiger plusieurs semaines. La capsule de Hayabusa, récupérée dans le désert australien après un voyage de sept ans et 5 milliards de kilomètres parcourus dans l'espace, a été confiée mi-juin au centre de recherche de Sagamihara, situé à Kanagawa (ouest de Tokyo).
Si les échantillons provenaient bien d'Itokawa, il s'agirait de la première matière d'un corps céleste rapportée sur Terre, en dehors des pierres lunaires. Les poussières d'Itokawa, un astéroïde vieux de "plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d'années", permettraient alors d'en apprendre plus sur les origines du système solaire.
Hayabusa était entrée en contact avec Itokawa en septembre 2005. La sonde avait cependant dû faire face à de nombreux ennuis techniques, dont des pannes de moteurs, des défaillances de batteries et les caprices du système de prélèvement de poussières d'Itokawa.

Bisphénol A : tout risque n’est pas écarté

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Bisphénol A : tout risque n’est pas écarté

C'en est fini du bisphénol A dans la fabrication des biberons en France, cette molécule reste encore très présente dans notre environnement immédiat : on le trouve dans les boites de conserve, les films étirables ou encore les bouilloires électriques.
Et cela inquiète scientifiques et écologistes car le bisphénol est un « perturbateur endocrinien ». André Ciccolella, président du Réseau environnement santé, explique qu'il intervient « dans le cancer du sein, dans certains cas de diabète, d'obésité, dans la fertilité masculine et dans les troubles du comportement.
Les femmes enceintes constituent une priorité car l'imprégnation se fait principalement au niveau du foetus ».
France Soir , 05/07/2010 - Marianne , 03/07/2010

04/07/2010

Communiqué de L’association de consommateurs CLCV et France Nature Environnement

 

Appel pour une réévaluation des OGM
par Inf’OGM, 4 juillet 2010

L’association de consommateurs CLCV et France Nature Environnement se joignent à Inf’OGM pour un appel à la réévaluation des OGM.

La Commission européenne a autorisé récemment de nouvelles variétés de plantes génétiquement modifiées à des fins de cultures commerciales, ainsi que pour l’alimentation humaine et animale [1].

Ces autorisations reposent sur des avis favorables émis par le comité OGM de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) selon une procédure d’évaluation fondée pour l’essentiel sur les dossiers présentés par les entreprises de biotechnologies.

S’appuyant sur les avis rendus par le comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), instance française d’évaluation des OGM, nos organisations considèrent que la rigueur scientifique de ces procédures est contestable.

En effet, dans le cadre de la réévaluation décennale du maïs MON 810 de Monsanto, le Comité scientifique du HCB a estimé que les tests présentés par le pétitionnaire et analysés par l’AESA sont insuffisants pour conclure à l’innocuité de ce maïs. Plus précisément, ce sont les analyses statistiques censées permettre d’écarter un risque toxique qui s’avèrent inadaptées.

Sollicitée sur ce point à deux reprises, l’AESA n’a jamais répondu de manière précise aux questions posées par le Ministre Jean-Louis Borloo et l’eurodéputée Monica Frassoni, sur sa capacité à certifier l’absence de toxicité du MON 810.

Ainsi, les avis du Collège d’experts OGM de l’AESA rendus à la Commission européenne ne permettent pas à cette dernière d’écarter le caractère toxique des OGM, comme le lui impose la réglementation européenne.

Compte tenu de ces éléments, nos organisations demandent aux états membres de l’Union européenne :
- d’interpeller la Commission européenne pour qu’elle apporte enfin une réponse claire quant à sa capacité à certifier la non toxicité des OGM évalués ;
- de reconsidérer, selon une approche scientifique révisée, les autorisations précédemment accordées et celles en cours, à commencer par la demande de renouvellement d’autorisation du MON 810.

 

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Pour rappel, Inf’OGm a lancé une pétition pour exiger la réévaluation des OGM !
Déjà plus de 5700 signatures.
Merci de votre soutien.

[1] Pomme de terre Amflora, maïs Mon863xMon810, Mon863xNk603 et Mon863xMon810xNk603

A TELECHARGER

Inf’OGM, CLCV et FNE demandent la réévaluation des OGM autorisés dans l’Union européenne

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11:48 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

28/06/2010

Accouchement naturel ou par césarienne : la flore intestinale du nouveau né ne sera pas la même

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-mode-d-accouchement-influence-le-risque-de-maladies-infectieuses-25-06-2010-470419_57.php

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Publié le 25/06/2010 à 14:00 lepoint.fr

Le mode d'accouchement influence le risque de maladies infectieuses

Par Anne Jeanblanc

 

Le mode d'accouchement, par les voies naturelles ou par césarienne, serait à l'origine de différences dans le développement de la flore microbienne du nouveau-né, selon une étude portoricaine et américaine publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Car, en sortant du milieu placentaire stérile, le nouveau-né est pour la première fois en contact avec des microbes variés, dont les bactéries maternelles, en premier lieu vaginales. Avec la césarienne, le bébé ne reçoit pas la même exposition microbienne. Et cela pourrait expliquer les différences de prédisposition aux infections ainsi qu'aux allergies et à l'asthme.

Maria Dominguez-Bello de l'université de Porto Rico et ses collègues ont cherché les différences d'acquisition et de développement de la flore bactérienne néonatale en fonction du mode d'accouchement. Ils ont donc comparé les nouveau-nés de 4 femmes ayant accouché par voie basse et 5 par césarienne. Les nouveau-nés issus de la voie vaginale avaient une flore microbienne proche de la flore vaginale de leur mère, comprenant surtout des bactéries non pathogènes pour l'homme, comme Lactobacillus, Prevotella, Atopobium ou Sneathia, tandis que les nouveau-nés issus de césarienne n'avaient pas ces bactéries, mais d'autres typiques de celles que l'on trouve sur la peau, en particulier les staphylocoques.

La flore bactérienne vaginale de la mère fournit donc une première exposition bactérienne naturelle au nouveau-né. Ces bactéries peuvent avoir un rôle défensif et éviter la colonisation par des agents pathogènes comme les staphylocoques dorés résistants à la méticilline, expliquent les chercheurs. "Ces résultats peuvent en partie expliquer pourquoi la susceptibilité à certains pathogènes est souvent plus élevée chez les bébés nés par césarienne que chez les autres", ajoutent-ils.

Cela pourrait entraîner des différences entre les profils de succession microbienne dans l'intestin et d'autres habitats de l'organisme, qui persistent dans le temps. "De même, la composition de la flore microbienne initiale pourrait avoir des implications pour les fonctions nutritionnelles et immunitaires associées", estiment les auteurs. Ils rappellent que des études récentes ont montré que les bébés nés par césarienne étaient plus susceptibles de développer des allergies et de l'asthme.

15:44 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé, sciences, société

22/06/2010

Santé et marche à pied

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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De l’utilité de la marche à pied

Mille habitants de la commune de Loudéac (Côtes-d'Armor) ont été équipés d'un podomètre pendant 4 jours, afin de compter leur nombre de pas au quotidien.
"La marche est le moyen le plus accessible à tous pour lutter contre les effets de la sédentarité et le surpoids qui l'accompagne. Mais pour mesurer son impact et la réalité de ses bienfaits, le monde médical manquait d'études sur le terrain", a indiqué l'office municipal des sports, qui a initié cette expérience.
Une enquête de l'OMS montre que, de nos jours, nous marchons en moyenne 300 mètres par jour, contre 7 km dans les années 60. Or, environ 5 km (10 000 pas quotidiens) seraient nécessaires pour parvenir à un niveau d'effort physique suffisant.
Croix [La] , 22/06/2010

19:07 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société