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05/05/2009

La justice allemande confirme l'interdiction du maïs Monsanto MON810

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/05/la-justice-allemande-confirme-l-interdiction-du-mais-monsanto-mon810_1189249_3244.html#ens_id=1176302

La justice allemande confirme l'interdiction du maïs Monsanto MON810

LEMONDE.FR avec AFP | 05.05.09 | 15h11

Un tribunal administratif allemand a rejeté, mardi 5 mai, un référé introduit par le groupe agro-industriel américain Monsanto contre l'interdiction de cultiver son maïs OGM prise par Berlin mi-avril. Le tribunal administratif de Brunswick, dans le nord-ouest de l'Allemagne, a rejeté le recours en urgence déposé par Monsanto, estimant que la culture de maïs MON810 de Monsanto représentait "après un examen provisoire (...) une situation de risque justifiant une telle interdiction, comme le prévoit la loi sur les biotechnologies".

Pour qu'une telle décision soit légitime, il n'est pas nécessaire qu'un danger clairement identifié existe, il suffit que des indices aillent dans ce sens, estime encore le tribunal. Monsanto a la possibilité de faire appel de cette décision en référé. La firme a indiqué à l'AFP qu'elle "étudiait la possibilité de présenter de nouveaux éléments de droit". Dans tous les cas, une procédure sur le fond va se poursuivre à Brunswick, au cours de laquelle des débats oraux seront menés. Mais le tribunal a précisé qu'aucune date ne pouvait être fixée pour le moment.

Le 14 avril, la ministre de l'agriculture, Isle Aigner, avait activé la clause de sauvegarde contre le MON810, s'appuyant sur "deux nouvelles études" ayant apporté "de nouveaux éléments scientifiques" – notamment le fait que le gène introduit par Monsanto dans la semence serait nuisible aux coccinelles et aux papillons. L'Allemagne avait ainsi rejoint la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, parmi les pays ayant banni cette culture au nom du "principe de précaution".

 

28/04/2009

OGM, ROUNDUP, mutations, plantes résistantes

lu sur : http://www.futura-sciences.com/fr/print/news/t/botanique-1/d/ogm-la-menace-des-super-mauvaises-herbes-samplifie_19036/

Le 24 avril 2009 à 11h27

OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie
Par Jean Etienne, Futura-Sciences Bookmark and Share

Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s'étend à d'autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l'est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

L’amarante vous salue bien…

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

Un manque flagrant de statistiques et d'informations

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

voir aussi :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/dans-les-champs-dogm-les-mauvaises-herbes-font-de-la-resistance_12093/

16/03/2009

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes



lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634
05-03-2009

Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes, d’après ce que démontrent des recherches menées à l’Université de Padoue, en Italie.

Jusqu’alors l’impact des pesticides sur les abeilles n’avait été évalué que lors des semailles de maïs et par la contamination du pollen et du nectar. Suite à différentes études, l’Allemagne, contrairement à la France, interdisait l’utilisation de l’insecticide Cruiser après une surmortalité des abeilles observée dans le Bad-Württemberg. En France, ce sont le « Gaucho » et le « Régent », des produits d’enrobage des graines de la firme Bayer, qui furent interdits en 2004 pour leur toxicité sur les insectes butineurs. Bien que l’Afssa dans son dernier rapport sur le sujet ne dénonce pas explicitement le rôle des traitements phytosanitaires dans la disparition des abeilles, il semble difficile aujourd’hui de nier leurs effets délétères. Le pire étant que ces effets sont peut être plus larges que ce que l’on pensait. Pour le professeur Vincenzo Girolami, « les gouttes d’eau issues du phénomène de « guttation »(1) de plantes provenant de graines de maïs traitées, tuent les abeilles en l’espace de quelques minutes si celles-ci utilisent leur ligule (la langue trompe des abeilles, NDLR) ». Sa collègue chimiste, Andrea Tapparo, a montré, en analysant les gouttes issues de la « transpiration » des feuilles, qu’elles pouvaient contenir des néonicotinoïdes (substances utilisées dans le traitement des graines) à des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létale pour les abeilles.
Les gouttelettes qui reposent à la surface des feuilles sont parmi les sources d’eau préférées des abeilles, elles risquent ainsi un empoissonnement direct, et pour les apiculteurs italiens, le problème ne se résoudra pas par la simple amélioration des semoirs ou des techniques de traitement.

Elisabeth Leciak

1- En apparence, la guttation ressemble à de la rosée. C'est un phénomène proche de la transpiration que certaines plantes, comme le maïs, mettent en œuvre pour évacuer le surplus de pression racinaire qui peut apparaître au cours de la nuit, notamment dans les sols où le taux d'humidité du sol est important. Il se traduit par une forme de suintement d'eau aux niveaux des stomates (les pores des feuilles), qui se condense pour former des gouttelettes sur les feuilles.

03/03/2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique (2)

VOIR AUSSI LA NOTE du 26/2/2009

lu sur le site internet du New York Times :

http://www.nytimes.com/2009/02/20/business/20crop.html?_r=1&scp=1&sq=epa%20Ken%20Ostlie&st=cse

Crop Scientists Say Biotechnology Seed Companies Are Thwarting Research

By ANDREW POLLACK
Published: February 19, 2009

Biotechnology companies are keeping university scientists from fully researching the effectiveness and environmental impact of the industry’s genetically modified crops, according to an unusual complaint issued by a group of those scientists.

Ken Ostlie, an entomologist, said Syngenta had withdrawn its permission and a study about corn and rootworms had to stop.

“No truly independent research can be legally conducted on many critical questions,” the scientists wrote in a statement submitted to the Environmental Protection Agency. The E.P.A. is seeking public comments for scientific meetings it will hold next week on biotech crops.

The statement will probably give support to critics of biotech crops, like environmental groups, who have long complained that the crops have not been studied thoroughly enough and could have unintended health and environmental consequences.

The researchers, 26 corn-insect specialists, withheld their names because they feared being cut off from research by the companies. But several of them agreed in interviews to have their names used.

The problem, the scientists say, is that farmers and other buyers of genetically engineered seeds have to sign an agreement meant to ensure that growers honor company patent rights and environmental regulations. But the agreements also prohibit growing the crops for research purposes.

So while university scientists can freely buy pesticides or conventional seeds for their research, they cannot do that with genetically engineered seeds. Instead, they must seek permission from the seed companies. And sometimes that permission is denied or the company insists on reviewing any findings before they can be published, they say.

Such agreements have long been a problem, the scientists said, but they are going public now because frustration has been building.

“If a company can control the research that appears in the public domain, they can reduce the potential negatives that can come out of any research,” said Ken Ostlie, an entomologist at the University of Minnesota, who was one of the scientists who had signed the statement.

What is striking is that the scientists issuing the protest, who are mainly from land-grant universities with big agricultural programs, say they are not opposed to the technology. Rather, they say, the industry’s chokehold on research means that they cannot supply some information to farmers about how best to grow the crops. And, they say, the data being provided to government regulators is being “unduly limited.”

The companies “have the potential to launder the data, the information that is submitted to E.P.A.,” said Elson J. Shields, a professor of entomology at Cornell.

William S. Niebur, the vice president in charge of crop research for DuPont, which owns the big seed company Pioneer Hi-Bred, defended his company’s policies. He said that because genetically engineered crops were regulated by the government, companies must carefully police how they are grown.

“We have to protect our relationship with governmental agencies by having very strict control measures on that technology,” he said.

But he added that he would welcome a chance to talk to the scientists about their concerns.

Monsanto and Syngenta, two other biotech seed companies, said Thursday that they supported university research. But as did Pioneer, they said their contracts with seed buyers were meant to protect their intellectual property and meet their regulatory obligations.

But an E.P.A. spokesman, Dale Kemery, said Thursday that the government required only management of the crops’ insect resistance and that any other contractual restrictions were put in place by the companies.

The growers’ agreement from Syngenta not only prohibits research in general but specifically says a seed buyer cannot compare Syngenta’s product with any rival crop.

Dr. Ostlie, at the University of Minnesota, said he had permission from three companies in 2007 to compare how well their insect-resistant corn varieties fared against the rootworms found in his state. But in 2008, Syngenta, one of the three companies, withdrew its permission and the study had to stop.

“The company just decided it was not in its best interest to let it continue,” Dr. Ostlie said.

Mark A. Boetel, associate professor of entomology at North Dakota State University, said that before genetically engineered sugar beet seeds were sold to farmers for the first time last year, he wanted to test how the crop would react to an insecticide treatment. But the university could not come to an agreement with the companies responsible, Monsanto and Syngenta, over publishing and intellectual property rights.

Chris DiFonzo, an entomologist at Michigan State University, said that when she conducted surveys of insects, she avoided fields with transgenic crops because her presence would put the farmer in violation of the grower’s agreement.

An E.P.A. scientific advisory panel plans to hold two meetings next week. One will consider a request from Pioneer Hi-Bred for a new method that would reduce how much of a farmer’s field must be set aside as a refuge aimed at preventing insects from becoming resistant to its insect-resistant corn.

The other meeting will look more broadly at insect-resistant biotech crops.

Christian Krupke, an assistant professor at Purdue, said that because outside scientists could not study Pioneer’s strategy, “I don’t think the potential drawbacks have been critically evaluated by as many people as they should have been.”

Dr. Krupke is chairman of the committee that drafted the statement, but he would not say whether he had signed it.

Dr. Niebur of Pioneer said the company had collaborated in preparing its data with universities in Illinois, Iowa and Nebraska, the states most affected by the particular pest.

Dr. Shields of Cornell said financing for agricultural research had gradually shifted from the public sector to the private sector. That makes many scientists at universities dependent on financing or technical cooperation from the big seed companies.

“People are afraid of being blacklisted,” he said. “If your sole job is to work on corn insects and you need the latest corn varieties and the companies decide not to give it to you, you can’t do your job.”

15/02/2009

La Belgique dit ''oui'' aux peupliers transgéniques

lu sur univers-nature.com :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3601

14-02-2009

La Belgique dit ''oui'' aux peupliers transgéniques

Depuis quelques années, sous la pression des industriels et des agriculteurs, des recherches sont menées pour améliorer certaines caractéristiques d'essence forestières ou fruitières. Ainsi, à titre d'exemple, de nombreux tests sont entrepris pour parvenir à diminuer le taux de lignine (1) de certains arbres. Pour cela, les arbres sont modifiés génétiquement, sachant que les espèces privilégiées sont le peuplier et le bouleau, avec des essais actuellement en cours en France, en Grande-Bretagne et en Finlande, notamment. Ailleurs, en Chine, en Espagne, au Brésil, etc. d'autres essences font l'objet de divers essais visant, par exemple, à augmenter la vitesse de croissance, la résistance aux insectes ravageurs, ou encore la production de fruits. A ces pays, on devrait bientôt pouvoir de nouveau ajouter la Belgique avec un projet d'essai en plein champ de peupliers OGM, manipulés aux fins de produire un biocarburant de deuxième génération.

Si en mai 2008, l'autorisation de cet essai avait été bloquée au motif que le Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB), l'organisme demandeur, n'avait prévu aucun protocole d'évaluation spécifique des risques environnementaux liés au test, le Conseil d'Etat a débouté les ministres tenants de cette interdiction, en décembre dernier. C'est ainsi qu'hier, le ministre du climat et de l'énergie, Paul Magnette, et son homologue des affaires sociales et de la santé, Laurette Onkelinx, ont reconsidéré leur opposition première. Notons toutefois que ce revirement a été facilité par l'acceptation, par le VIB, de se conformer, entre autres, au suivi d'un "protocole renforcé d'évaluation environnementale de la faune et de la flore (insectes et sols)".
Néanmoins, la mise en place de ce qui est considéré politiquement comme un "strict encadrement de l'essai" ne répond pas aux risques de contamination et, plus particulièrement, de la dissémination d'un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, dont on se demande bien l'intérêt pour la production d'agrocarburants.

Pascal Farcy

1- Le bois est principalement composé de cellulose (65 à 80%) et de lignine. La cellulose, à l'origine des fibres du bois, offre une résistance mécanique exceptionnelle en traction et en compression, mais, à l'inverse, ses performances transversales sont quasiment nulles. La cohésion transversale du bois est assurée par la lignine, laquelle imprègne la cellulose pour augmenter sa durabilité (y compris aux insectes et autres champignons) et sa résistance. En conséquence, les papetiers recherchent des bois pauvres en lignine, tandis que les secteurs du bâtiment, de l'ameublement et de l'énergie privilégient les bois qui en comptent le plus.

14/02/2009

OGM : L’AFSSA hors sujet et instrumentalisée

lu sur :

http://blog.greenpeace.fr/ogm/lafssa-hors-sujet-et-instrumentalisee

OGM - le 12 février 2009
L’AFSSA hors sujet et instrumentalisée

Paris, le 12 février 2008. Révélé en catimini par voie de presse jeudi matin, l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est maintenant public : il estime que le maïs MON 810 ne présente pas de danger pour la santé humaine. L’importance de cet avis d’une agence publique historiquement pro-OGM ne doit pas être surestimée… Quelques jours avant une réunion d’importance à Bruxelles, il est néanmoins symbolique du retour en force des lobbies pro-ogm et de l’urgence de se remobiliser dès maintenant pour le droit et la liberté de consommer et produire sans OGM.

Méthodes méprisables
« On peut légitimement s’étonner de la fuite organisée d’un rapport soi-disant secret, quelques jours avant que le sort de la clause de sauvegarde française soit discuté à Bruxelles, observe Arnaud Apoteker de Greenpeace France. Cette fuite est un coup bas des lobbies biotechnologiques visant à affaiblir M.Borloo, mais aussi à inciter les autres Etats Membres de l’UE à voter contre les moratoires nationaux. On ne peut que mépriser de telles pratiques et encourager le ministère français à défendre au nom du peuple français son opposition à des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées devant les institutions européennes. »

L’avis de l’AFSSA ne répond en rien aux préoccupations qui ont justifié la clause de sauvegarde française, prise en vertu de principes écologiques et non de principes sanitaires de court terme. En annonçant jeudi en milieu de journée que la France ne remettait pas en cause la suspension des cultures de maïs OGM, le gouvernement français s’est donc engagé dans la seule voie possible. Celle du bon sens. Greenpeace appelle maintenant le gouvernement à faire preuve du même discernement et de la même conviction les 16 février et 2 mars lors des réunions à Bruxelles qui doivent se prononcer sur les clauses grecque, française, hongroise et autrichienne.

Des doutes sérieux
Rappelons que la clause de sauvegarde française est principalement basée sur des considérations écologiques. En voici certaines :
- « Le risque de pollinisation croisée ne peut être négligé »
- « La protéine Bt produite naturellement par le bacille et celle produite par le maïs MON810 n’ont pas les mêmes séquences primaires »

Néanmoins, des risques sur la santé ont aussi été évoqués :
- « A ce jour, aucun travail scientifique ne permet d’affirmer l’innocuité pour la santé de ces plantes transgéniques »

Il est vrai qu’en l’état actuel des connaissances, les risques à long terme de ces derniers sur l’environnement et la santé ne sont pas connus. La suspension des cultures d’OGM doit donc être maintenue au nom du principe de précaution et du droit des consommateurs et des agriculteurs à consommer et produire sans OGM.

Le mépris de la prévention
L’AFSSA ne s’est jamais intéressé aux effets sanitaires à long terme des OGM. L’avis de l’AFSSA doit donc être ramené à sa juste valeur, celle d’une agence sanitaire qui s’intéresse au court terme et néglige son rôle de prévention. A ce titre, non seulement il n’affaiblit en rien la position de la France et celle des autres pays ayant activé une clause de sauvegarde, mais il justifie la demande unanime des Etats Membres de réformer les méthodes d’évaluation.

Donnez votre avis sur le dernier rapport de l’AFSSA, en participant aux sondages en ligne sur les sites du monde.fr (*) et du figaro.fr (**)

(*) http://www.lemonde.fr/a-la-une/sondage/2009/02/12/d-apres-l-agence-francaise-de-sante-et-de-securite-sanitaire-afssa-rien-ne-prouve-que-l-utilisation-de-mais-ogm-presente-des-dangers-pour-la-sante-dans-ces-cond_1154520_3208.html

(**) http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/02/12/01008-20090212QCMWWW00629-la-france-doit-elle-autoriser-la-culture-du-mais-transgenique-.php