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21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

06/12/2010

Les riches en France

lu sur :

http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

Fortunes de France - Classement 2010 - Challenges.fr

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Fortune en  MILLIARDS       2010              2009           %age        Activité

Arnault Bernard                   22,760 M€    14,584 M€   + 56%      LVMH Luxe
Mulliez Gérard                      19,000 M€    15,000 M€    + 27%     GROUPE AUCHAN Distribution
Bettencourt Liliane              14,449 M€    10,074 M€   + 43%      L'OREAL Cosmétiques
Puech Bertrand                      8,585 M€      7,676 M€   + 12%      HERMES Luxe
Famille Louis-Dreyfus          8,500 M€      7,000 M€   + 21%       LOUIS-DREYFUS Services
Dassault Serge                       6,800 M€      4,700 M€   + 45%      GROUPE DASSAULT Industrie
Pinault François                     6,216 M€      4,952 M€   + 26%      PPR Distribution luxe
Alain Wertheimer                   4,500 M€      3,500 M€   + 29%     CHANEL Luxe
Decaux Jean-Claude              3,256 M€       1,705 M€   + 91%     JCDECAUX Communication
Bolloré Vincent                       2,917 M€      2,195 M€   + 33%     BOLLORE Transport, médias

* Extrait du magazine Challenge.
( bravo Bernard ! pauvre petit Vincent ! riquiqui ! )

Entre 2009 et 2010 ces 10 premières fortunes du pays ont progressées de 24 Milliards soit + 34 % !
Recette de l'état impôt sur le revenu  en 2010 : 48,9 Milliards.
Remboursement 2010 de la dette de l'état :  42,9 Milliards .
24 milliards de plus en 1 an équivalent à  1.825.400 années de SMIC.

04/12/2010

Dirigeants, méfiez-vous du peuple, ce troupeau égaré ... !

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012306125-contre-les-banques-cantona-cartonne

Économie 04/12/2010 à 00h00 (mise à jour à 09h17)

Contre les banques, Cantona cartonne

Retirer tout son argent pour dynamiter le système ? L’initiative de l’ex-footballeur a pris une ampleur inattendue, révélant une défiance contre le système financier.

La classe politique ferait bien de ne pas railler l’initiative à l’emporte-pièce d’un ex-joueur de football reconverti dans le cinéma. Ce qui n’était au départ qu’une provocation d’Eric Cantona, au plus fort des manifestations contre la réforme des retraites, est en train d’enfler sur le Net comme dans les conversations en ville. Pas une personne en France qui n’ait entendu parler de cette idée de «Canto» : pousser les gens à retirer leur argent de la banque afin de provoquer l’effondrement du système.

«Echo». A ce stade, on aurait tort de se préoccuper uniquement de la faisabilité du projet. L’important est davantage l’intérêt qu’il suscite. Preuve que la colère manifestée dans la rue pendant de longues semaines est loin d’être retombée. Colère contre la réforme du système des retraites mais, au-delà, contre tous les leviers politiques et économiques du pouvoir. Les altermondialistes d’Attac, vendredi, ne se privaient pas de le souligner : «Cette initiative rencontre un écho certain auprès de citoyens atterrés de voir des plans d’austérité déferler sur l’Europe au motif qu’il faudrait "rassurer les marchés financiers" et sauver les banques». Un sondage publié vendredi par Liaisons Sociales Magazine l’atteste : plus d’un Français sur deux (53%) se dit encore «en colère» à l’égard de la réforme des retraites. Et ce ne sont pas les propos tenus vendredi par le secrétaire général de la CGT après son entretien avec la patronne du Medef qui vont calmer le jeu : «Aujourd’hui, il n’y a pas de réponse à la hauteur de l’exaspération et du mécontentement social qui existent dans les entreprises» a affirmé Bernard Thibault.

Exutoire. L’affaire Cantona, à cet égard, est un parfait exutoire. Nombre d’intellectuels et de syndicalistes l’avaient d’ailleurs prévu à la fin du mouvement social : la contestation désormais risque de se manifester sous d’autres formes. «Nombreux sont ceux qui souhaitent agir ici et maintenant pour montrer aux gouvernants qu’ils refusent ces politiques irresponsables» poursuit Attac. Pour le mouvement altermondialiste, «le temps est venu d’agir pour des banques citoyennes».

Postée sur Internet le 6 octobre, la proposition d’Eric Cantona n’a d’abord été reprise que par les blogs sportifs, qui n’y voyaient qu’une blague de plus de la part de l’ancien footballeur. Il a fallu presque un mois et demi avant que le mouvement prenne de l’ampleur. Un collectif franco-belge a alors adopté l’idée de Cantona, fixé une date et créé un groupe Facebook puis un site Internet, bankrun2010.com, en sept langues. «Révolution ! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques !» Il réunit déjà près de 58 000 personnes qui se sont engagées à retirer leur argent «certainement» ou «peut-être».

Les gens vont-ils agir ? A part Cantona qui a assuré à Libération qu’il serait le 7 décembre à la banque, difficile d’en être certain. Se mettre «en attente» d’un événement sur Facebook est rarement le signe d’un engagement.

Cynisme. Sur Twitter, si les mots «Cantona» ou «bankrun2010» ne sont pas encore les plus discutés, le flot de remarques sur le sujet est continu, plusieurs par minute. Surtout, il est dans toutes les langues. Les internautes sont souvent amusés, parfois critiques. Une blague un peu cynique revient souvent : «Je veux bien retirer mon argent de la banque, mais je n’ai rien sur mon compte.» Selon Google trends, l’outil de mesure des recherches Google, les mots «Cantona» et «bankrun» connaissent des pics depuis fin novembre. Avec la France, c’est dans les pays durement touchés par la crise que le terme a le plus de succès : l’Espagne, l’Irlande, la Belgique, le Portugal ou le Royaume-Uni. Il manque encore la Grèce.

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mon commentaire :

SANS RETIRER VOTRE ARGENT DE LA BANQUE, VOUS POUVEZ TRÈS FACILEMENT METTRE LE SYSTÈME NÉOLIBÉRAL ACTUEL EN DIFFICULTÉ.

Comment ?

Simplement en revenant à ce qui se faisait autrefois : payer tout en liquide, en monnaie sonnante et trébuchante.

Car si vous retirez de votre banque tous les mois en liquide ce dont vous avez besoin pour vos dépenses courantes, tous l'argent que vous aurez chez vous ne pourra pas être utilisé par la banque pour spéculer.

Sachez que pour la banque, le coefficient multiplicateur est de 50 actuellement : si vous retirez 1000€ en liquide, la banque a 50 000€ de moins pour spéculer (voir la note La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur le blog libre de mon quartier)

Vous pensez que votre banque ne spécule pas ?

Lisez donc les articles suivants :

02/12/2010

L'autobiographie de Mark Twain

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/12/01/mark-twain-cent-ans-de-railleries_1447420_3222.html

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Lettre d'Amérique

LEMONDE | 01.12.10 | 15h47  •  Mis à jour le 01.12.10 | 15h48

Cent ans après sa mort, Mark Twain publie encore. Le premier volume de son autobiographie est sorti le 15 novembre. Et, à la grande surprise de l'éditeur, University of California Press, qui avait prévu ce qu'il croyait être un tirage confortable - 7 500 exemplaires -, le livre a été immédiatement épuisé. Depuis, l'imprimeur, un petit établissement du Michigan, fait des heures supplémentaires, etAutobiography of Mark Twain en est à la sixième réédition. L'ouvrage n'en est pas encore tout à fait à talonner les autojustifications de George W. Bush (700 000 exemplaires la première semaine), mais, pour un livre de 736 pages, dont 200 de notes explicatives, et vendu 35 dollars, c'est un palmarès confondant.

Pourquoi ce subit engouement pour l'auteur des Aventures de Huckleberry Finn ? Certains croient y voir le signe que les Américains, en pleine crise identitaire, ont besoin de se ressourcer. On parierait qu'ils ont surtout envie de rire, toutes tendances confondues. Avec sa moustache revêche, Mark Twain n'a jamais craint de se payer la tête de ses compatriotes. "Dieu a créé la guerre afin que les Américains apprennent la géographie", a-t-il fait remarquer. Autre explication plus terre à terre, et qu'il n'aurait probablement pas désavouée (il a été le premier auteur à avoir jamais fait de son nom une marque déposée) : la proximité des fêtes de fin d'année. A en croire les libraires, l'autobiographie de Mark Twain est un parfait cadeau de Noël pour les hommes : "Littéraire mais pas trop ardu."

Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens, s'est fait tout seul et il a toujours gardé le sens de la justice sociale. A 12 ans, après la mort de son père, il a quitté l'école pour devenir typographe. A 22, il pilotait un bateau à vapeur sur le Mississippi. A 40, il parcourait la planète, donnant des conférences pour payer ses dettes et livrant ses impressions sur le chemin de fer en France ("mortel"), la langue allemande ("terrible"), les relations raciales en Afrique du Sud ou les îles Sandwich (Hawaï). Il était à la fois du Nord et du Sud. De l'ancien monde, esclavagiste, et du nouveau, post-guerre civile. "Je ne suis pas un Américain, s'est-il vanté un jour. Je suis L'Américain."

A la fin de sa vie, il était connu dans le monde entier (Freud vint assister à sa conférence de 1898 à Vienne). Pour Robert Hirst, le conservateur des Archives Mark Twain à Berkeley, il fut "la première célébrité globale". Les gens lui écrivaient pour obtenir un autographe, qu'ils revendaient aux collectionneurs. L'auteur n'était pas dupe. Sur les enveloppes des quémandeurs, il notait : "D'un idiot quelconque en Irlande""D'un con à Boston"... Quand les responsables d'un orphelinat du Massachusetts firent appel à son infinie générosité, Mark Twain répondit en leur faisant part de son entière admiration pour leur profond dévouement. Mais "les actions comptent plus que les mots, ajouta-t-il, c'est pourquoi je suis prêt à contribuer en envoyant deux de mes enfants"... A quoi il ajouta deux autographes. Les orphelins auront eu double ration, espérons-le.

Si l'autobiographie de Mark Twain n'est publiée qu'aujourd'hui, c'est qu'il a lui-même imposé un embargo de cent ans sur ses Mémoires. Il entendait pouvoir dire tranquillement tout le mal qu'il pensait de ses voisins, ses amis, ses confrères, sa logeuse, son curé et son gouvernement. Et sans embarrasser qui que ce soit, et en particulier sa fille Clara, unique survivante de ses quatre enfants. Il en résulte un feu d'artifice époustouflant.

Un certain Hartford Bliss, par exemple, qui n'a laissé aucune trace dans l'histoire, est décrit comme un " gredin aux yeux de rat ; menteur professionnel, grand, sec, jaune, chauve et édenté"... La religion chrétienne est grippe-sou, hypocrite et cruelle : "Toutes les flottes du monde pourraient naviguer confortablement sur l'océan du sang qu'elle a versé." Theodore Roosevelt, le président, est un être "irresponsable"et "fantasque" que Mark Twain accuse d'avoir couvert le massacre de 600 civils aux Philippines par l'armée : "Il savait parfaitement que nos assassins en uniforme n'avaient pas été à la hauteur du drapeau américain." Violemment anticolonialiste, Mark Twain était devenu le vice-président de la "société anti-impérialiste", hostile aux aventures militaires à l'étranger.

Il fulmine aussi contre le gourou du Wall Street de l'époque, Jay Gould"Avant lui, les gens désiraient l'argent. Il leur a appris à se prosterner et à l'aduler."

Malgré l'embargo, certains chapitres avaient déjà été publiés. Mais l'éditeur affirme que la publication actuelle est la version "définitive et non expurgée". Et, pour la première fois, les chapitres sont organisés comme Mark Twain le souhaitait : au hasard de son inspiration, selon un plan qui fait des "méandres", expression de l'éditrice de Berkeley Harriet Smith, sans se soucier de chronologie.

Mark Twain est mort le 21 avril 1910. On l'a enterré dans le costume blanc qui est passé à la postérité avec les cigares et la moustache. Misanthrope au grand coeur, il aurait eu 175 ans ce 30 novembre. Pour sa destination finale, il hésitait entre le paradis et l'enfer. Le premier le tentait "pour le climat". Le second, "pour la compagnie".

Courriel : lesnes@lemonde.fr.
Corine Lesnes

Article paru dans l'édition du 02.12.10

L'hospitalisation après l'accouchement

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Depuis 2002, les nourrissons sont de plus en plus victimes de l’ictère nucléaire
Selon l'Académie de médecine, la recrudescence des ictères nucléaires qui frappent les nourrissons (jaunisse) est due à l'hospitalisation trop courte des mères en maternité.
Paul Vert, membre de l'Académie, indique que la maladie est causée par une hausse de la bilirubine : "Lorsque cette hausse est détectée à temps, on sait parfaitement traiter cette maladie qui peut être l'origine de séquelles neurologiques très graves".
Aujourd'hui en France , 01/12/2010

07:53 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

01/12/2010

OK, The Improbable Story of America’s Greatest Word

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/80cf3b4e-f9a5-11df-ba16-b7d6d5319130|0

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OK, concentré d’Amérique

samedi27 novembre 2010 Luis Lema

(N.D)

(N.D)

C’est à peine un mot, presque une abréviation, mais il a conquis le monde. Luis Lema explique comment OK est devenu un symbole philosophique

Le jeans? Le hamburger? Le chewing-gum? Oubliez ces caporaux de la diffusion culturelle américaine. Oubliez même son commandant en chef, le Coca-Cola. Ou plutôt, ajoutez-y un petit fantassin qui, sans goût, sans odeur, sans allure et sans grade, s’est infiltré dans les lignes ennemies jusqu’au point d’apparaître partout comme un produit presque local. Deux lettres, le minimum concevable, même pas un mot à proprement parler, plutôt une simple abréviation. Et pourtant, il transporte à lui seul un mode de vie, une vision du monde, une philosophie: okay, O.K., OK.

«Je pense qu’il n’y a pas, dans le monde civilisé, de pays où l’on s’occupe moins de philosophie qu’aux Etats-Unis.» Alexis de Tocqueville proclamait, en 1840, cette vérité définitive sur ce pays où le pragmatisme l’a toujours emporté, de très loin, sur la quête de… vérités définitives. Mais le penseur français ne savait pas que, pratiquement au même moment, un petit diablotin venait de faire son apparition dans une salle de rédaction de Boston. Rira bien qui rira le dernier. Qui a lu les deux tomes de De la démocratie en Amérique? Et, par contraste, qui n’a pas encore prononcé, aujourd’hui, un petit OK, au détour d’une phrase, au téléphone ou en acceptant d’aller acheter les croissants ce matin? C’est une victoire par KO. Mais reprenons.

Naissance contestée

La quête des origines de ces deux lettres a rempli des pages, des articles, des livres entiers. Pour justifier sa naissance, on a fait appel au langage des Indiens Choctaw, au trafic des esclaves, à la guerre de Sécession, au dialecte écossais (lire l’encadré en page 24). «Balivernes!» note en substance Allan Metcalf, qui vient de consacrer un livre à l’histoire du «plus grand mot américain»*. Homme de lettres, professeur d’anglais au MacMurray College, et auteur de nombreux livres, Metcalf sait que l’histoire qu’il raconte est «improbable». Il sait que, d’ordinaire, les mots ne naissent pas de rien, qu’ils se greffent les uns sur les autres, qu’ils se tordent et se transforment, ou alors pour ceux qui se lanceraient seuls dans la nature, que leur vie sera réduite à un soupir, impitoyablement broyés par une sélection de tous les instants. Les mots doivent mériter leur survie. Ils doivent répondre à un besoin, venir colmater un manque. Ou sinon, ils devront lutter seuls, séduire par leur simple attrait et, surtout, bénéficier de la bonne constellation des astres.

C’est entendu: la langue anglaise n’avait pas besoin du mot OK. Elle s’en tirait parfaitement avec le «all right» qui possède la même signification. Pourtant, quelque part dans le Massachusetts, l’éditeur du Boston Morning Post, Charles Gordon Greene, lui a donné sa première chance. Dans un petit entrefilet paru le 23 mars 1839, aujourd’hui incompréhensible à force d’abréviations et de mots d’esprit fortement datés, le journaliste glisse une blague si lourde qu’il doit lui-même expliquer dans le corps du texte: OK – Oll Korrect (pour all correct).

L’histoire aurait pu en rester là, enterrée pour toujours avec les vieux exemplaires du Morning Post. Mais le bon mot, repris de-ci de-là par quelques collègues beaux joueurs, allait connaître soudain un énorme succès. D’autres s’emparèrent de la blague pour la rediriger sur la Maison-Blanche et dépeindre l’ancien président Andrew Jackson, «l’homme du peuple», comme un parfait illettré. La force des commérages politiques. Aucun document ne le confirme, mais la médisance se fit légende et devint un fait «avéré» par les historiens: Jackson resterait comme celui qui signait ses dossiers d’un OK – Oll Korrect – trahissant ses origines modestes.

L’invention du télégraphe par Samuel Morse, pratiquement la même année, fit le reste, et finit de sonner la consécration du mot d’esprit. Quelques années plus tard, Le Manuel de la télégraphie pour débutants résumait la procédure: «Un accusé de réception pour n’importe quel genre de communication doit être fait en retournant un OK accompagné du numéro du récepteur.» En juillet 1865, cet OK traverse pour la première fois l’Atlantique par la ligne transcontinentale. Comme un cheval de Troie, OK débarque sur le Vieux Continent, et progressivement sur tous les autres.

Une popularité planétaire

Allan Metcalf est tombé amoureux de ce mot, dont il décrit avec bonheur comment il réussit à «combiner les extrêmes». La rondeur parfaite du O et l’étrange angularité du K. L’apaisement et l’exotisme. Le féminin collé au masculin. Le son du okay (avec quelques inflexions locales) est prononçable dans la plupart des langues de la planète, à tel point que beaucoup de dialectes possèdent aussi des mots comparables. Ce qui au passage, note Metcalf, a largement contribué à brouiller les pistes pour tous ceux qui voulaient trouver l’origine de ce mot ailleurs qu’aux Etats-Unis.

Mais la singularité, la brièveté et cet aspect à la fois carré et un peu espiègle (les barres du K qui s’enfuient vers la droite…) ne suffisent pas à assurer une popularité planétaire. OK, dit-on, reste aujourd’hui le mot le plus utilisé au monde, juste devant cet autre avatar qui lui ressemble d’ailleurs étrangement et avec lequel il partage son centre: Coke (de Coca-Cola). Même le quasi universel son «ma», de maman, n’arrive pas à rivaliser.

Bien sûr, l’ordinateur est aussi passé par là, qui a fini de mettre tout un chacun, où qu’il se trouve, devant le choix final de cliquer ou non sur la fenêtre OK. Cette option n’était pas la première retenue par les informaticiens d’Apple, qui lui avaient préféré d’abord un plus directif «Do it». Le OK, lui, fait figure de contrat passé avec la machine. Il entraîne une complicité autrement plus grande que celle qu’on entretiendrait par le biais d’un «Enter» ou d’un «Execute».

Mais si le petit OK a eu une popularité pareille, note le linguiste, c’est qu’il résonnait aux oreilles du monde comme un concentré de l’Amérique, «de sa simplicité, de son pragmatisme et son optimisme». Pas de chichis, pas de formule polie et alambiquée. C’est un «D’accord!» qui mettrait ses bottes de cow-boy sur la table. Il suggère un sourire décomplexé et une franche poignée de main avant de se mettre au travail.

Une connotation différente sur place

Surprise: ce n’est pas la même connotation que ce mot colporte aux Etats-Unis. Dans le pays qui l’a vu naître, OK peut certes se décliner de mille manières, se transformer en verbe, en adjectif ou même en adverbe. Il permet de mettre en route un discours, de lancer la machine avant de l’arrêter avec le même mot sur un mode interrogatif. Mais il n’a rien de triomphal. Il suggère plutôt un «passable». C’est OK, «tout correct», ni bon ni mauvais, à deux doigts de la médiocrité.

Les entrepreneurs américains ne s’y sont pas trompés. A l’exception de quelques barbiers, vendeurs d’automobiles ou propriétaires de salons lavoirs, personne n’a voulu associer sa marque au mot le plus utilisé de la planète. Même les annonceurs de Coke, qui rêvaient un temps de faire la jonction entre les deux superstars, ont finalement renoncé à lancer sur le marché le «OK Soda». Ce nom aurait été immédiatement compris partout. Mais aux Etats-Unis, il serait apparu comme celui d’une boisson dénuée de tout caractère exceptionnel. Une boisson sans qualités.

Pensée positive

Pourquoi, dès lors, Allan Metcalf fait-il de OK le mot qui encapsulerait «la philosophie américaine de la tolérance»? L’auteur fait un court détour par l’analyse transactionnelle, qui connut un immense succès aux Etats-Unis à partir des années 50 et qui a fortement marqué leur caractère depuis lors. «Je suis OK, tu es OK», disaient ses disciples, en prônant à la fois la «pensée positive» et l’ouverture envers le prochain. Petit, grand, blanc, noir, maigre ou obèse, chacun est OK, tant qu’il est à l’aise dans ses baskets. Plus que la passion, l’attitude appelle la neutralité bienveillante. Elle se concilie parfaitement avec ce concept aussi court que vague. OK, note Metcalf, est davantage tourné vers la pratique que vers le sentimentalisme. Il n’y a rien à redire, du moment que chacun est OK, okay?

* OK, The Improbable Story
of America’s Greatest Word, Oxford University Press.

 

lire aussi : De quelques origines prétendues

 

10:08 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

30/11/2010

Le cancer du col de l’utérus en France

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

"En France, le cancer du col de l’utérus est devenu le cancer de la femme pauvre…"

C'est ce que déplore le Centre international de recherche sur le cancer.
Les campagnes de dépistage bénéficient avant tout aux femmes citadines et aisées. Celles issues de milieux moins favorisés, moins bien dépistées et suivies, pâtissent d'une moindre qualité de dépistage.
Même constat pour la Haute Autorité de santé( HAS): "la moitié des femmes qui devraient être dépistées ne le sont pas ou trop peu, et 40 % le sont trop".
Libération , 30/11/2010

17:31 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

28/11/2010

Plagiat reconnu pour le film "Séraphine"

lu sur:

http://www.lepoint.fr/culture/seraphine-le-film-aux-sept-cesars-et-un-plagiat-26-11-2010-1267528_3.php

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JUSTICE -

Séraphine, le film aux sept césars et un plagiat

 

Le producteur et le scénariste du film "Séraphine", qui a décroché sept césars en février 2009, ont été condamnés vendredi pour plagiat, par le tribunal de grande instance de Paris. Ils avaient été assignés par Alain Vircondelet, un spécialiste reconnu de Séraphine Louis, peintre née en 1864 dans l'Oise et morte en 1942 dans un hôpital psychiatrique. Celui-ci avait publié, aux éditions Albin Michel, une biographie intitulée Séraphine de Senlis. Ce docteur en histoire de l'art et son éditeur estimaient que de nombreux passages du scénario du film étaient "la reproduction servile ou quasi servile" de cet ouvrage publié en 1986, identifiant "35 emprunts".

Dans son jugement, le tribunal a relevé "neuf cas précis pour lesquels, outre la reprise d'éléments biographiques inventés par Alain Vircondelet, on note une similitude dans la formulation employée, parfois au mot près, ce qui permet d'exclure la simple réminiscence, derrière laquelle se retranchent les défendeurs". "En reproduisant neuf passages de cette oeuvre dans la première version du scénario du film Séraphine sans autorisation préalable, la société TS Productions et M. Martin Provost ont commis des actes de contrefaçon", a-t-il jugé.

Pas d'interdiction du film

La justice les a condamnés solidairement à payer 25.000 euros à Alain Vircondelet, "en réparation de l'atteinte portée à son droit moral d'auteur", et 25.000 euros à Albin Michel, "en réparation de l'atteinte à ses droits patrimoniaux". Ils devront également verser 6.000 euros à l'auteur et autant à son éditeur, au titre des frais de justice. Le tribunal a en outre ordonné la publication du jugement dans trois journaux ou magazines du choix des demandeurs, dans la limite de 3.500 euros par insertion, aux frais des producteur et scénariste. Il a en revanche rejeté la mesure d'interdiction du film, qui avait été sollicitée, car "seule une version du scénario est contrefaisante, et non le film".

À l'audience du 14 octobre, le producteur et le scénariste du film avaient évoqué comme sources des "ouvrages antérieurs", notamment ceux de Jean-Pierre Foucher (1968) et Wilhelm Uhde (1949), le critique d'art qui découvrit Séraphine Louis. Cette domestique illuminée devenue peintre autodidacte est incarnée par Yolande Moreau dans le film. Sorti en salles en 2008, il avait obtenu, l'année suivante, sept césars, dont celui du meilleur scénario original (*).

mon commentaire :

(*) original mais plagié !

09:37 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, société

26/11/2010

Le contenu de nos assiettes

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4472

20-11-2010 - Les Européens s’inquiètent du contenu de leur assiette

Récemment publié, le rapport Eurobaromètre (1) de l’Union européenne fait un état des lieux de la perception qu’ont les citoyens européens de la qualité des produits alimentaires qu’ils consomment et de leurs possibles dangers. D’après les résultats obtenus, 80 % des Français, contre 72 % des Européens, sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes et les céréales. Parallèlement, 80 % des Français s’inquiètent des polluants potentiellement présents dans le poisson ou la viande, la part d’Européens partageant cette crainte étant de 69 %. Enfin, concernant la gestion de ces risques alimentaires, 48 % des Européens estiment que les autorités publiques de l’Union européenne ne prennent pas assez de mesure pour protéger les consommateurs de ces dangers. Or, au regard d’une récente étude dénonçant l’omniprésence de l’huile de palme dans l’alimentation moderne, il est clair que beaucoup d’efforts restent encore à faire pour contrôler le contenu de nos repas.

Cécile Cassier

1- Depuis 1973, la Commission européenne effectue un suivi régulier de l'opinion publique dans les Etats membres. via cet outil.

Les lobbies pro-OGM

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4623

.

Un demi milliard de dollars pour influencer la politique en matière d’OGM


par Christophe NOISETTE

Selon un rapport publié en novembre 2010 par Food & Water Watch, c’est 572 millions de dollars qui ont été dépensés depuis 1999 par les 50 plus grandes entreprises, qui possèdent des brevets sur l’agriculture et l’alimentation - comme Syngenta, Monsanto, BASF, Bayer - et deux associations professionnelles impliquées dans les biotechnologies - Biotechnology Industry Organization (Bio) et CropLife America - pour mener des campagnes ou organiser du lobby auprès du Congrès en vue de favoriser l’introduction des biotechnologies végétales.

Cette somme est répartie ainsi : 547 millions de dollars ont été dépensés pour du lobby directement auprès du Congrès et 22 millions de dollars ont été donnés à des candidats au Congrès. Le rapport note aussi une augmentation des dépenses au cours de la dernière décade. Ainsi, les dons représentaient 2,4 millions de dollars en 2000, et 5,3 millions de dollars en 2008.


Une part importante de cet argent a servi à éviter que la nourriture issue d’OGM puisse être étiquetée comme le réclame une majorité d’étatsuniens, ou à faire pression sur des gouvernements étrangers pour qu’ils ne limitent (voire n’interdisent) pas les cultures transgéniques.
Le rapport donne de nombreux exemples. Ainsi BIO a dépensé plus de 4 millions de dollars au cours du premier semestre 2010 pour que la FDA autorise les animaux transgéniques et qu’elle fasse pression sur l’Union européenne pour qu’elle revienne sur sa décision d’interdire la viande issue d’animaux clonés.

Par ailleurs, cette organisation s’est mobilisée financièrement en 2004 pour défendre le projet de loi HR 4561 dont le but était de promouvoir les biotechnologies agricoles à l’extérieur des Etats-Unis ou pour faire accepter la résolution n°252 qui visait à utiliser l’OMC pour attaquer les réglementations européennes sur les OGM.


Le rapport précise aussi que ces entreprises emploient plus de 300 anciens membres du personnel du Congrès ou de la Maison Blanche. Parmi eux, John Bradley Holsclaw qui, après avoir été onze ans conseiller du Sénateur Bob Dole, a créé sa propre agence de lobby, Tongour Simpson Holsclaw, laquelle a eu comme client Monsanto, Bio et Aventis. La connaissance précise des rouages de l’administration américaine lui a permis d’opérer un lobby efficace. 

25/11/2010

Le viol en France

lu sur :

http://www.contreleviol.fr/la-honte-doit-changer-de-camp

CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.
75 000 SONT VIOLEES.

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lien  : pétition.

Nous exigeons :

Des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour la prise en charge des victimes ainsi que pour soutenir les associations qui luttent au quotidien contre les violences faites aux femmes.
Une prise en charge des soins à 100 % pour les victimes lorsqu’elles sont majeures et la gratuité des soins pour les mineures, aujourd’hui insuffisamment appliquée.
Une formation des professionnels des secteurs social, judiciaire, médical, éducatif à la prise en compte des violences sexuelles et sexistes : dépister, prendre en charge, réprimer, prévenir.
Des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles en direction du grand public notamment à l’école, dès le plus jeune âge.
Un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises.
Une enquête systématique à la suite des plaintes pour crimes ou délits contre la personne.

18:03 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

24/11/2010

Des policiers rompent le devoir de réserve

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/protestation-des-policiers-rompent-le-devoir-de-reserve-24-11-2010-1266338_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101124

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LIBERTÉ D'EXPRESSION

Des policiers rompent le devoir de réserve

Publié le 24/11/2010 à 11:57 - Modifié le 24/11/2010 à 14:37

Par Aziz Zemouri

Explosion du nombre de gardes à vue, suicides, petits arrangements avec les statistiques de l'insécurité, etc., le FPC, un collectif de policiers qui réunit officiers et gardiens de la paix, a mis en ligne trois vidéos sur le site de partage de vidéos en ligne YouTube pour contester le discours officiel. À l'aide d'exemples concrets, ils remettent en cause la course aux chiffres, "les interpellations à tour de bras" ou encore le harcèlement des automobilistes en vue de les verbaliser "alors qu'auparavant, une petite remontrance suffisait".

L'Inspection générale des services (la police des polices) diligente actuellement une enquête afin d'identifier les conditions de tournage interne aux locaux, les complices éventuels et les témoins. En effet, les policiers sont interviewés entre autres devant des cellules de garde à vue au sein même des commissariats.

Le ministère de l'Intérieur s'inquiète du nombre croissant de policiers qui s'affranchissent du devoir de réserve. Une mise en garde émanant de la Direction générale de la police nationale (DGPN) a été récemment diffusée. Frédéric Péchenard, le directeur, prévient que tous les manquements aux règles de déontologie sont "passibles de poursuites pénales et disciplinaires". Sont également pointées par la DGPN les inscriptions croissantes de policiers sur les réseaux sociaux. Certains policiers y détailleraient des aspects confidentiels de leur mission.

Le collectif FPC promet de nouvelles "révélations" au mois de décembre.

22/11/2010

Les différences sociales à l'école

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012303625-les-defavorises-doublement-punis

Les élèves défavorisés doublement punis

Une étude révèle que dans le secondaire les différences sociales se traduisent par des inégalités face aux sanctions.

Par VÉRONIQUE SOULÉ

Un élève d’un établissement «Ambition réussite» - qui accueille un public défavorisé - risque trois fois plus d’être exclu temporairement et deux à trois fois plus de l’être définitivement qu’un élève d’une école «classique» à faute égale. C’est l’une des conclusions chocs d’une étude réalisée par deux experts, que Libération a pu consulter (à lire ici en pdf). Les inégalités sociales se traduisent par des inégalités devant la sanction, ce qui contribue à éloigner encore de l’école des jeunes déjà fragiles, enclenchant une spirale de l’échec et du décrochage, voire de la délinquance.

Second degré. Eric Debarbieux, le conseiller scientifique des états généraux de la sécurité organisés en avril par le ministre de l’Education Luc Chatel, et Georges Fotinos ont interrogé les personnels de direction du second degré sur la violence dans leur établissement. Ils sont 1 542 à y avoir répondu, représentant près de 20% des collèges et des lycées.

Grâce à cette étude, on mesure toute l’importance prise par les conseils de discipline et par les exclusions - les personnes interrogées en ont prononcé 11 000, définitives ou temporaires, en 2009-2010 -, devenues un mode de gestion des problèmes dans certains établissements, notamment les plus difficiles.

«Plus les données sociales [des élèves] sont lourdes, soulignent les experts, plus les chefs d’établissement perçoivent un niveau de violence élevé et plus le recours à l’exclusion est fréquent.» Pour l’expliquer, les auteurs se réfèrent à l’expérience américaine. Aux Etats-Unis aussi, il a été démontré que les exclusions se concentraient dans les écoles des zones urbaines sensibles. Les élèves noirs sont exclus deux à trois fois plus que les autres. On pourrait penser que cela répond à davantage de violence. Faux : la recherche américaine a prouvé que ces élèves étaient plus durement et plus systématiquement punis pour les mêmes infractions. «Il n’est pas question de dire que l’école [française] "fabrique" forcément cette inégalité, écrivent les experts. Mais elle participe par le recours ciblé [à ces sanctions] à la dégradation du contrat social de certains milieux populaire avec l’école, voire à sa rupture.»

La situation n’est pas aussi désespérante qu’elle en a l’air. «Il n’y a pas de fatalité, explique Eric Debarbieux. Avec les mêmes données sociales, 43% des établissements difficiles ne signalent pas plus de faits de violence et n’excluent pas plus que la moyenne.» Ceci s’expliquerait par le climat plus serein régnant au sein de ces lycées ou de ces collèges, grâce à une équipe pédagogique plus soudée ou plus stable, une direction plus dynamique, ouverte aux innovations, au dialogue avec les familles, etc. Les deux auteurs voient là un motif d’espoir pour mettre en place des solutions pédagogiques au lieu d’exclusions tous azimuts.

Moral. Les deux auteurs montrent également que, au-delà des cas très médiatisés de principaux agressés, les chefs d’établissement ont plutôt bon moral. Dans leur grande majorité, ils ont le sentiment d’être en sécurité dans leurs murs et se disent toujours respectés par les élèves et les familles. Un point noir : 73% jugent le climat «positif» dans leur établissement, contre 82% six ans plus tôt.

21/11/2010

Mediator, le poids du labo Servier

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012302651-mediator-le-poids-du-labo-servier

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Mediator, le poids du labo Servier
17/11/2010 à 00h00

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, lance un appel à tous les patients ayant pris le coupe-faim.

Par ERIC FAVEREAU

Comment reprendre la main ? Hier, en fin de matinée, réunion de crise dans une petite salle du ministère de la Santé. Il y a là Xavier Bertrand, nouveau ministre du Travail et de la Santé. A ses côtés, Nora Berra, sa secrétaire d’Etat à la Santé, et Jean Marimbert, directeur de l’Afssaps, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Le ministre vient de donner une conférence de presse où il a présenté les nouvelles études confirmant le danger mortel lié au Mediator, ce coupe-faim du laboratoire Servier. Egalement présent, Didier Houssin, directeur général de la santé. La réunion s’éternise. «En colère ?» demande-t-on à Xavier Bertrand, lorsqu’il en sort. «Je me contrôle», répond-il sèchement.

Des mesures fermes sont aussitôt annoncées. «Nous adressons un message à tous ceux qui ont pris du Mediator, dit le ministre. Ils doivent consulter un médecin traitant. Cela s’adresse tout particulièrement à ceux qui en ont pris pendant trois mois au cours des quatre dernières années.» Xavier Bertrand annonce la mise en place d’un comité de suivi et d’une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour travailler sur les études, dites de post-autorisation de mise sur le marché.

«Que n’a-t-on fait cela plus tôt !» doit se dire le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest. Son travail, en 2009, a été décisif pour révéler l’affaire, puis pour aboutir, en novembre 2009, à la suspension de cette molécule. Presque un an plus tard, l’affaire est-elle pour autant close ?

Diagnostic. Sur trois volets, la situation reste bien incertaine. Et d’abord sur le volet sanitaire. Commercialisé en France par le laboratoire Servier, le Mediator a été pris par près de 5 millions de patients. Au début à destination des diabétiques en surpoids, il a été largement prescrit par des généralistes, pour de simples problèmes de surpoids.

Aujourd’hui, les deux études de la Cnam et de l’équipe de Brest sont concordantes : la prise de Mediator provoque un surrisque élevé de valvulopathie. On estime que 500 à 1 000 morts sont directement liées à ce produit, qui a provoqué 3 500 hospitalisations. Servier rétorque que les morts annoncées constituent des «hypothèses fondées sur des extrapolations». Certes. Mais beaucoup estiment que ce n’est que la partie émergée du dossier. Bien souvent, des cardiologues ne pensent pas au Mediator face à des patients fatigués. Un certain nombre a pu décéder sans que le moindre diagnostic n’ait été établi. La situation sanitaire est floue, nullement maîtrisée. Seul un retour actif vers tous ceux qui ont pris ce médicament permettra de donner la mesure de cette affaire.

Deuxième volet, l’attitude de Servier. Créée en 1954 à partir d’un petit laboratoire pharmaceutique à Orléans, la «maison» Servier est devenue une institution, fierté de son fondateur, Jacques Servier, 88 ans, toujours président du groupe. C’est désormais un géant de l’industrie pharmaceutique française, le deuxième en termes de ventes, avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros.

Une très belle réussite industrielle, mais Servier a souvent été au centre de polémiques, en raison de sa grande proximité avec le monde politique. Exemple : alors que l’affaire du Mediator s’esquissait, Servier était fait grand croix de la Légion d’honneur, en janvier 2009.

Autre surprise : lors de l’affaire de l’Isoméride, le professeur Luc Abenhaïm, futur directeur général de la santé, qui travaillait sur les effets secondaires de l’Isoméride (lire ci-dessous), a été menacé, recevant à son domicile des cercueils. Parallèlement, des journalistes ont été surveillés.

Faut-il y voir un lien ? «On peut supposer que Servier a eu des comportements limites, voire choquants, lâche un bon connaisseur de ce milieu. Mais en cela, il ne diffère pas des grands labos internationaux.» Mais en France, on ne touche pas à Servier.

Porosité. Et c’est là que l’on arrive au troisième volet. Les autorités de tutelles ont-elles traîné ? Des signes d’alerte sont apparus dès 1999, puis ont été confirmés dans les années 2000. Mais ils n’ont jamais été mis en rapport entre eux. Jamais n’ont été croisées les données de prescriptions du Mediator et les atteintes cardiaques. Le premier cas de valvulopathie reconnu par l’Afssaps date de 2006, il y a quatre ans. Faut-il dès lors évoquer la porosité entre experts et industriels ? «Il n’y a pas de volonté maligne, nous explique le professeur Bernard Begaud, l’un des pharmacologues les plus indépendants. Mais les experts manquent de culture de santé publique, ils restent enfermés avec leurs données.»

Preuve de ces maladresses en série : en juin 2010, le président de la commission d’autorisation de mise sur le marché est agacé. Il écrit un mail à une cinquantaine de personnes, dont des membres de Servier, où il ironise sur le livre de «cette médecin de Brest», évoquant son «narcissisme» pour expliquer son combat. Un qualificatif déplacé…

10:56 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

19/11/2010

Les déserts médicaux français

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les déserts médicaux français, objets d’une enquête
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Le CISS (Comité inter-associatif sur la santé), la FNATH (Association des accidentés de la vie) et l'UNAF (Union nationale des associations familiales) ont enquêté sur les "déserts médicaux" français, et relevé une somme d' "inégalités flagrantes" entre les départements.
La densité de médecins s'avère ainsi supérieure de 30 % à la moyenne nationale en Gironde, par exemple, et inférieure dans les mêmes proportions dans l'Eure.
En outre les soutiens financiers, publics et territoriaux visant à encourager l'installation de médecins en "zones sous-dotées, n'ont pas permis aux déserts médicaux de reculer", rapporte Le Monde.
Bien que faisant partie des départements à forte densité médicale, Paris manque aussi de médecins généralistes. Ici, le problème vient de la spécialisation des cabinets, Christian Saout (CISS) précise que "la véritable difficulté des Parisiens, c'est d'avoir accès à un spécialiste au tarif de la Sécurité sociale".
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Monde [Le] , 19/11/2010

15/11/2010

Indignez-vous !

lu sur :

http://www.rue89.com/2010/11/13/stephane-hessel-violemment-attaque-pour-ses-critiques-disrael-175677

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Stéphane Hessel violemment attaqué pour sa critique d'Israël

Les téléspectateurs de France 5 ont pu découvrir vendredi soir un délicieux nonagénaire porté par « l'audace de l'espoir » : Stéphane Hessel, ancien résistant, ambassadeur de France, militant de causes orphelines.

Au même moment, Stéphane Hessel fait l'objet d'une violente et pernicieuse campagne hostile. La raison : ses critiques vis-à-vis d'Israël.

La vie de Stéphane Hessel, qu'il a racontée avec minutie dans « Citoyen sans frontières », un livre d'entretiens avec Jean-Michel Helvig (éd. Fayard 2008), reprise dans ce documentaire de France 5, est une véritable épopée qui traverse le XXe siècle.

Né à Berlin de parents allemands, dont un père juif -c'est le couple mythique qui a donné le film « Jules et Jim » de François Truffaut-, il devient Français en 1937, s'engage dans la résistance, est capturé et torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald et Dora, avant de participer, à la Libération, à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l'homme aux Nations unies naissantes.

Toute la vie de Stéphane Hessel, après ces débuts époustouflants, sera marquée du sceau de ces engagements avant tout humanistes, même s'il s'implique sur le tard en politique, d'abord mendésiste, puis au PS de François Mitterrand, et plus récemment en devenant, à l'age de 91 ans, candidat sur une liste Europe Ecologie aux dernières régionales…

L'appel au boycott des produits israéliens

Mais ce qui lui vaut la campagne hostile actuelle, c'est son engagement persistant, répété, contre la politique suivie par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et son soutien à la campagne controversée en faveur du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

Et, pour délégitimer un homme ayant eu un tel parcours, une telle histoire, on l'accuse d'être un falsificateur, d'avoir la haine d'Israël et des juifs, la haine d'une partie de soi puisque son père était juif, même s'il ne se décrit pas comme juif.

La dernière attaque est venue d'un directeur de recherches au CNRS, Pierre-André Taguieff, qui s'est spécialisé dans le « nouvel antisémitisme », avec des livres comme « La Judéophobie des Modernes » (éd. Odile Jacob, 2008), « La Nouvelle propagande antijuive » (éd. PUF, 2010).

Ce qui rend la polémique étrange et résolument moderne, c'est que les accusations de Taguieff ont été portées non pas dans une publication du CNRS, mais sur… Facebook. Sur le « mur » du chercheur qui a depuis été fermé, mais sur lequel il avait écrit en octobre, paraphrasant Voltaire :

« Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu'on ait envie de lui écraser la tête. »

Il remplaçait ensuite cette phrase par une autre :

« Il aurait certainement pu finir sa vie d'une façon plus digne sans appeler à la haine contre Israël joignant sa voix à celle des pires antijuifs. »

Depuis, accusations et contre-accusations se succèdent. Réactions indignées des défenseurs de Stéphane Hessel qui dénoncent un appel au lynchage et exigent des excuses du chercheur, et contre-attaque des amis de Taguieff qui font circuler -sur Facebook- une pétition contre « une campagne d'intimidation et de diffamation qui se développe contre lui, visant à le discréditer et à le faire taire » et en viennent à remettre en cause le passé de résistant de Hessel.

« Indignation à propos de la Palestine »

Que dit Stéphane Hessel pour susciter de telles polémiques ? Ecoutez-le d'abord à l'émission « Ripostes » de Serge Moatti, en 2008, confier ce qu'il pense du conflit israélo-palestinien et de l'attitude de la France dans ce dossier. (Voir la vidéo)


 

 

On retrouvera sa pensée sur le sujet, de manière plus précise encore, dans un petit livre (par le nombre de pages) qui sort ces jours-ci, intitulé « Indignez-vous ! ». Stéphane Hessel consacre deux pages à son « indignation à propos de la Palestine », revenant notamment sur la guerre de Gaza de 2009 et sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui accuse Israël -et le Hamas- de crimes de guerre.

Stéphane Hessel écrit :

« Je partage les conclusions du juge sud-africain. Que des Juifs puissent perpétrer eux-mêmes des crimes de guerre, c'est insupportable. Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire. […]

Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsque l'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non-violente. […]

L'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. »

Ces prises de position, doublées de son soutien à l'appel au boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés, qui lui vaut une mise en examen avec plusieurs autres personnes, sont au cœur de la campagne hostile qui le vise. Et qui prend un tour nauséabond, pour reprendre un mot chargé, lorsqu'on tente de semer trouble et confusion autour de sa biographie, et la réalité de son engagement pendant la guerre. C'est indigne et abaisse ceux qui utilisent ces arguments.

Critiquer Israël quand on a des origines juives : la haine de soi ?

Mais la question est plus vaste. Elle porte sur la manière de délégitimer toute personne qui critique Israël, surtout si elle a des origines juives : on ne peut être que dérangé ou avoir la haine de soi.

Nous évoquions ici-même récemment le cas de Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem, lui-même Franco-Israélien, qui fait l'objet depuis dix ans d'une campagne personnelle pour son reportage, au début de la deuxième intifada, sur la mort à Gaza du jeune Mohamed al-Doura.

Pour avoir défendu Charles Enderlin, je me suis vu personnellement accuser par le principal détracteur d'Enderlin de relever de la « psychanalyse » et d'avoir conçu dans mon enfance la haine de moi-même et d'Israël : rien que ça.

Le cas de Stéphane Hessel est plus grave encore, en raison de sa stature morale reconnue, et qui est bien au-dessus de tous ses détracteurs. Pour minimiser l'impact de ses prises de position, il faut casser cette image et salir un homme.

Certes, Stéphane Hessel en a vu d'autres dans sa vie et s'est retrouvé face à des ennemis autrement plus redoutables ; et, de surcroît, un homme qui proclame « Indignez-vous ! » doit bien s'attendre à ses oppositions. Il n'empêche, on les aurait préférées plus dignes de l'homme et du sujet.

« Stéphane Hessel, Sisyphe heureux » - documentaire de Sophie Lechevalier et Thierry Neuville, rediffusion sur France 5 dimanche 14 novembre à 7h52, ou sur le site de France 5 jusqu'au 19 novembre.

Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! » - éditions Indigène, 29 pages, 3 euros.

►Précision, le 13/11/10 à 17h30 : il s'agit bien du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

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LIRE AUSSI L'ARTICLE DU CANARD ENCHAÎNÉ DU 10/11/2010, PAGE 5 où il est indiqué que Michèle Alliot -Marie, notre ministre de la justice, insiste pour qu'Hessel soit poursuivi pour sa prise de position pour le boycott.


hessel-canard2.jpg

 


14/11/2010

La recette du bonheur !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-bonheur-est-dans-l-oubli-et-le-sexe-14-11-2010-1261985_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101114

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Le bonheur est dans l'oubli et le... sexe

La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

J'avais déjà remarqué que l'accouplement me plongeait dans un état euphorique. Mais, primaire comme vous me connaissez, j'attribuais cet état aux contractions musculaires rythmiques des muscles de mon périnée. En fait, il existe une deuxième raison : l'acte de chair est source de bonheur, car il mobilise quasi totalement les pensées. Rien d'autre n'existe que l'activité ludique en cours, ni le passé ni le futur. C'est également le cas, mais dans une bien moindre proportion, lors d'une intense activité physique ou d'une conversation animée.

En fait, le bonheur récompense ceux qui vivent dans l'instant présent sans trop penser au passé. Telle est la conclusion d'une longue étude menée par deux psychologues de l'université d'Harvard auprès de 2.250 volontaires. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à se rappeler le passé, à penser à ce qui les attend ou à rêver debout - même quand il s'agit de pensées agréables - se sentent généralement plus malheureuses que les autres.

Être distrait, la raison profonde du mal-être

Pour leur enquête, Matthiew Killingsworth et Daniel Gilbert ont développé une application iPhone qui interrompait à toute heure du jour les volontaires pour leur demander leur activité en cours (regarder la télé, courses, études...), d'attribuer une note comprise entre 0 et 100 à leur état de bonheur et de signaler si leur activité (ou leurs pensées en cours) était plutôt positive ou négative. Résultat des courses : les deux chercheurs constatent que le niveau de bien-être de l'individu dépend davantage de sa tendance à s'évader mentalement que de la tâche en cours. Ils sont convaincus que le fait d'être distrait est la raison profonde du mal-être, plutôt que l'inverse.

Dans la revue Science qui publie leur étude, ils écrivent ainsi : "Un esprit humain est un esprit vagabond, et un esprit vagabond est un esprit malheureux. La capacité de penser à quelque chose qui n'existe pas est un progrès cognitif qui se traduit par un coût émotionnel." Or leur étude montre que les êtres humains passent la moitié de leur temps (46,7 %) à penser à autre chose qu'à leur activité en cours. Sauf pendant l'amour ! Alors le cerveau consacre 90 % de son temps à son boulot en cours. Petit message personnel à ma compagne : Chérie, peux-tu éviter de me demander si j'ai bien fermé la porte à clef quand je cherche à mobiliser mon périnée ? Merci.

11/11/2010

http://www.referendumretraites.org

L'article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen de contraindre le président de la république à un référendum sur les retraites : que ce référendum soit proposé par 1/5 des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).

Même si la réforme des retraites a été adoptée par le sénat et l’assemblée nationale, tout n'est pas perdu, la loi peut ne pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en ouvre pour s'opposer à cette réforme des retraites.

Voici donc le lien pour signer cet appel (opérationnel dès ce soir du 11 novembre) :

http://www.referendumretraites.org

1/10e des électeurs, ça fait du monde (environ 4,3 millions *) ! À nos claviers ! Envoyons ce lien à tous ceux que nous connaissons, sur toutes les listes que nous possédons, pour faire boule de neige.

*Pour mémoire,
Élection présidentielle du 6 mai 2007 (la plus importante): 44 472 733 inscrits.
Élections européennes de 7 juin 2009 (l'avant dernière): 44 282 823 inscrits.
Élections régionales du 21 mars 2010 (la plus récente): 43 350 204 inscrits dont 6 764 004 pour la région parisienne soit un peu plus de 15 %.

Source : Ministère de l'intérieur
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...

 

RAPPEL :

Coordonnées des députés : http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions...

Coordonnées des sénateurs : http://www.senat.fr/elus.html

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ATTENTION :

Appel pour un référendum sur la réforme des retraites

L’appel pour un référendum victime de son succès !

Le site est momentanément indisponible, suite à une fréquentation très importante et à un afflux massif de signatures. Des opérations de maintenance sont en cours, le site devrait être complètement opérationnel d'ici jeudi 11 novembre au soir. Nous vous remercions de votre compréhension, et nous vous invitons à revenir prochainement pour signer l'appel.


09/11/2010

Détournement d'argent public

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/cour-de-cassation-poursuites-validees-sur-les-biens-mal-acquis-africains-09-11-2010-1260250_20.php

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Poursuites validées sur les "biens mal acquis" africains

La Cour de cassation a autorisé mardi la reprise de poursuites judiciaires concernant des logements de luxe et des avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains. La plus haute juridiction française a annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris de 2009 qui déclarait irrecevable la plainte de l'organisation Transparency International.

La Cour ordonne le renvoi du dossier à un juge d'instruction pour que soit instruite la plainte de l'ONG, qui considère que les biens en question ont été forcément acquis avec de l'argent public détourné. Ce dossier vise les familles d'Ali Bongo (Gabon), de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzavile) et de Teodoro Obiang (Guinée équatoriale).

Une enquête de police de 2007 avait recensé 39 propriétés et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou Nguesso, et des limousines de luxe achetées par la famille Obiang.

03/11/2010

Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes


lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bisphénol A : deux nouvelles études préoccupantes

En septembre dernier, les experts de l'Efsa disaient n'avoir "pu identifier aucune nouvelle preuve qui les amènerait à reconsidérer la dose journalière tolérable existante pour le BPA".
Or, deux nouvelles études relancent les craintes. La première a été réalisée par des chercheurs de l'Inra, qui ont mis en évidence l'absorption du bisphénol A par la peau. La seconde étude est américaine et montre "une altération de la qualité du sperme" chez des travailleurs chinois "exposés", lit-on dans Le Monde.
Monde [Le] , 30/10/2010 - Figaro [Le] , 02/11/2010

31/10/2010

Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4443

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28-10-2010 - Le Bisphénol A pénètre l’organisme par la peau

Perturbateur endocrinien (1) dont la présence dans certains emballages alimentaires est vivement décriée et désormais interdite dans les biberons, le Bisphénol A (BPA) n’en finit pas d’alimenter le débat.

Bien que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’ait pas jugé opportun de réviser la dose journalière admissible (DJA), fixée à 0,05 milligramme/kg de poids corporel, les études scientifiques confirmant la toxicité du BPA s’accumulent.

Des chercheurs de l’INRA de Toulouse viennent ainsi d’apporter un nouvel éclaircissement sur l’exposition humaine au BPA. Leur curiosité est née du constat que les mesures de résidus de BPA trouvés dans les tissus humains ne concordent pas avec l’exposition théorique de la population, calculée par extrapolation des quantités de BPA présentes dans les aliments. Constatant que la contamination alimentaire ne peut à elle seule expliquer les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes, les scientifiques en viennent à suspecter d’autres sources d’exposition, et notamment cutanée.

Les soupçons se sont alors tournés vers les « papiers thermiques » tels que les tickets de caisses enregistreuses et les reçus de cartes de crédit, dont la majorité abrite du BPA en « assez grande quantité ». En effet, celui-ci est utilisé comme révélateur de la coloration à l’impression des tickets. Confirmant cette hypothèse, une équipe américaine a décelé, en août dernier, des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme des hôte(sse)s  de caisse.

Afin d’évaluer la capacité du BPA à pénétrer la peau, les chercheurs de l’INRA ont exposé ex vivo des explants (2) viables de peau de porc. Ils ont noté qu’
environ les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée et ce, quelle que soit la dose déposée. Par la suite, la même expérience a été menée sur des explants de peau humaine, débouchant sur des conclusions similaires.

En décembre 2009,
une précédente étude de l’INRA avait déjà mis en évidence une très forte sensibilité de l’appareil digestif du rat à de faibles doses de BPA.

Cécile Cassier

1- Un perturbateur endocrinien est un leurre hormonal. Le BPA est ainsi capable de mimer l’effet des hormones sexuelles féminines que sont les œstrogènes.  
2- Les tests biologiques ex vivo sont réalisés en dehors de l’organisme, à l’instar des cultures cellulaires effectuées à partir de cellules extraites d’un organisme. L’explant désigne un fragment de tissu prélevé sur un organisme.

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28/10/2010

Est-ce possible ?

Dans une société aussi parfaite que la notre ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/thibault-cgt-denonce-la-presence-de-policiers-camoufles-dans-les-manifestations-27-10-2010-1254802_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101027

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Bernard Thibault parle de policiers "camouflés" dans les manifestations

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonce mercredi dans Libération "la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux" et l'action de "manipulateurs" qui "poussent au crime" dans les manifestations contre la réforme des retraites. Cette présence, "à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute", selon le leader syndical qui assure qu'"on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS".

"Des manipulateurs s'infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds-points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images choc pour la télé et créer un climat de tension", ajoute Bernard Thibault. Selon lui, "quand on en vient à ce genre de procédés, c'est que l'on ne (se) sent pas très fort de l'autre côté", a-t-il conclu.

Les propos de Bernard Thibault rejoignent les accusations du président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé dimanche la "présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police". Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a jugé mardi "inadmissibles" les propos de Jean-Luc Mélenchon, tout en décidant, selon un syndicat policier, de ne pas porter plainte.

Sur le même sujet

27/10/2010

Publicité PRO-TABAC

Directe (affiche, spots TV ou radio) ou indirecte (sponsoring), la publicité pour le tabac ou ses dérivés est interdite en France depuis 1991... sauf dans les bureaux de tabac où elle est, officiellement, strictement encadrée. Mais, missionné et financé par le ministère de la Santé, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a mené plusieurs études montrant que "plus de 80 % des bureaux de tabac" sont hors la loi parce qu'ils acceptent des affiches ou des présentoirs illégaux, avec les jeunes pour cible. Mardi, son président, le professeur Yves Martinet, a officiellement demandé aux pouvoirs publics d'interdire la publicité pour le tabac sur les lieux de vente.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/cigarette-les-anti-tabac-partent-en-guerre-contre-la-publicite-chez-les-buralistes-26-10-2010-1254672_23.php

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SANTÉ : CIGARETTE - Les anti-tabac partent en guerre contre la publicité chez les buralistes

Les TV ou radio) ou indirecte (sponsoring), la publicité pour le tabac ou ses dérivés est interdite en France depuis 1991... sauf dans les bureaux de tabac leur offre et donc leur clientèle pour compenser la baisse des ventes de tabac.

26/10/2010 - Le Point.fr

 

Attirer les jeunes

Une étude de l'institut LH2 sur 400 des 28.000 buralistes et l'examen de plus de 2.200 objets publicitaires montrent que 88 % des publicités ne sont pas légales, sur le fond et/ou sur la forme. Ne sont autorisées que des affiches (60 x 80 cm), informatives, qui indiquent le numéro de téléphone de l'aide à l'arrêt du tabac (sur au moins 25 % de leur surface) et qui ne sont pas visibles de l'extérieur. Sur le contenu, le CNCT note qu'elles sont "particulièrement efficaces pour attirer les plus jeunes, donner une image cool de la consommation de cigarettes" et "sont aussi conçues pour faire oublier la nature dangereuse du tabac". Pour le professeur Martinet, les fabricants "ont détourné" l'exception dont ils bénéficiaient pour attirer de nouveaux fumeurs, notamment les jeunes. D'autant que les buralistes cherchent à diversifier leur offre et donc leur clientèle pour compenser la baisse des ventes de tabac.

Pour leur président, Pascal Montredon, cette proposition des anti-tabac relève du "harcèlement". Elle intervient à moins de deux semaines d'une nouvelle augmentation du prix (8 novembre), quelques jours après un amendement visant à encore plus augmenter les prix, alors que sont attendues les photos-chocs (avril 2011) et que l'Europe réfléchit à mettre en place des paquets génériques ou des présentoirs cachant les paquets.

Les fabricants protestent

De leur côté, les fabricants de tabac ne contestent pas farouchement l'illégalité de certaines publicités, mais "tiquent" sur la proportion de 9 sur 10 illégales avancée par le CNCT. Les industriels soulignent également que cette exception était une condition sine qua non "pour la constitutionnalité de la loi de 1991", explique Yves Trévilly, porte-parole de British American Tobacco France. "L'interdiction de la publicité du tabac a été validée par le Conseil constitutionnel au motif que les fabricants pouvaient encore se livrer concurrence au moyen des affichettes en débit", ajoute Denis Fichot, porte-parole de JTI (Japan Tobacco). "Que le CNCT veuille cacher le tabac de la vue des Français n'est pas nouveau, ce qui l'est davantage est que le ministère de la Santé lui confie une étude alors même qu'il n'est pas l'acteur le plus objectif sur le dossier", ajoute Denis Fichot.

Sollicitée par l'AFP, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui, au début du rapport, en "salue la qualité", n'a pas indiqué quelles suites seraient données à la demande d'interdiction, ni au constat que la loi n'est pas respectée.

15:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

23/10/2010

Une dizaine d'ONG publient un "bilan du Grenelle"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/22/le-new-deal-ecologique-promis-n-a-pas-eu-lieu-denoncent-des-associations_1430125_3244.html

Le "new deal" écologique promis n'a pas eu lieu, dénoncent des associations

Trois ans après le discours de Nicolas Sarkozy sur le "new deal écologique", une dizaine d'ONG publient un "bilan du Grenelle" dans lequel elles déplorent "l'absence criante de mesures réellement efficaces" dans la lutte contre le changement climatique.

Le 25 octobre 2007, peu après son élection et après une vaste consultation sur la question écologique, Nicolas Sarkozy s'était montré très volontaire en matière de défense de l'environnement : "Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un new deal écologique en France, en Europe, dans le monde", déclarait-il. "Le moins que l'on puisse dire c'est que le 'new deal' écologique promis par le président de la République n'a pas eu lieu", estime aujourd'hui Olivier Louchard, directeur du Réseau action climat France (RAC), qui réunit des ONG comme Greenpeace, les Amis des la terre ou Agir pour l'environnement.

"Au contraire, ce que certains redoutaient déjà en 2007 est arrivé : les petites avancées que le gouvernement affiche ne doivent pas masquer l'absence criante de mesures de rupture, structurantes et réellement efficaces", ajoute-t-il dans un communiqué. Le RAC rappelle que la loi Grenelle 1 avait placé la lutte contre le changement climatique au "premier rang des priorités", et juge que la politique gouvernementale en la matière est loin d'être à la hauteur, citant comme premier exemple l'abandon de la taxe carbone.

Elle "aurait eu le mérite d'enclencher une réelle prise de conscience au sein de la société française", estime Karine Gavand, responsable climat à Greenpeace. Son abandon démontre, selon elle, que l'environnement était "avant tout une tactique électorale" pour le chef de l'Etat.

"AUCUN FINANCEMENT" DES TRANSPORTS VERTS

Le RAC pointe du doigt la politique en matière de transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (26 %) : "Aucun financement pérenne des transports urbains et ferroviaires", "vélo ignoré par l'Etat" et "investissements routiers relancés au mépris de tout bon sens".

Sur le front de l'énergie, des "objectifs satisfaisants" (23 % d'énergies renouvelables en 2020), mais "des outils pas du tout à niveau", estiment les ONG, reprochant au gouvernement de "souffler le chaud et le froid sur les énergies renouvelables, empêchant le développement serein de ces filières".

Les ONG déplorent aussi "l'absence de mesures climat sur l'agriculture" (21 % des émissions), la défiscalisation pour les filières industrielles d'agrocarburants, et les "deux EPR programmés"
Elles notent cependant "quelques avancées", comme les plans climat-énergie que les collectivités territoriales devront avoir adoptés pour le 31 décembre 2012.

22/10/2010

Arrêt maladie : "un marqueur fiable de l'état de santé des personnes".

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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L’arrêt maladie pour raison psychiatrique : un marqueur sanitaire "fiable"

Maria Melchior (Inserm) répond aux questions du mensuel La Recherche, au sujet d'une étude qu'elle a menée parmi la cohorte "Gazel", constituée de 20 000 agents EDF-GDF.
La chercheuse s'est demandé "s'il existait un lien entre arrêts maladie pour raison psychiatrique et causes de décès". Elle a pu constater que cet arrêt, "parfois considéré comme abusif", constituait bien "un marqueur fiable de l'état de santé des personnes".

Reprise information presse du 24 août 2010 :

19:33 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

19/10/2010

Il ne faut pas s'inscrire sur FACEBOOK !

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3e1dbf8a-daf8-11df-a264-8fa98b275cf9/Facebook_accus%C3%A9_de_livrer_les_donn%C3%A9es_de_ses_usagers

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Facebook accusé de livrer les données de ses usagers
Le nouveau scandale illustre l’importance des revenus liés à la publicité

Facebook est à nouveau au cœur d’un scandale. Les dix applications les plus populaires du site – dont le jeu Farmville – 59 millions d’utilisateurs à lui seul –, transmettent des données des internautes à des firmes extérieures, révélait dimanche le Wall Street Journal.

Ce nouveau souci lié à la confidentialité illustre l’importance croissante prise par les annonceurs – et leur appétit pour les données des utilisateurs. Récemment, notait le site spécialisé InsideFacebook, le nombre d’annonces passait de trois à quatre par page. Et en parallèle, les revenus progressent vite. Pour 2010, Facebook devrait réaliser un chiffre d’affaires publicitaire de 1,2 milliard de dollars, affirme la société de recherche eMarketer. Cette estimation – Facebook ne publie lui-même aucun chiffre – représente le double de 2009. Pour quel bénéfice? «Plusieurs dizaines de millions de dollars l’an passé», selon Reuters. Pour 2010, «cela ne ferait pas de sens de dégager un bénéfice important», affirmait la semaine passée Mark Zuckerberg, pour qui l’augmentation de l’audience est une priorité.

En parallèle, Facebook incite les marques à vendre via son site. Depuis peu, Pampers commercialise ses produits sur Facebook via un détour par Amazon. Le site de Mark Zuckerberg ne prélève encore aucune taxe sur ces transactions. Mais cela pourrait vite changer, notent des observateurs.

07:58 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, publicité

18/10/2010

GDF-SUEZ au top 5 de la honte

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4420

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12-10-2010

Droits bafoués des peuples indigènes : 5 multinationales en ligne de mire

En hommage à la journée de Conquête de l’Amérique par Christophe Colomb (12 octobre), marquant également la décimation des peuples indiens au nom de la quête du profit et de la soif de territoires, l’organisation Survival International a dressé un palmarès des cinq multinationales les moins respectueuses des droits des peuples indigènes.

Ont ainsi intégré
le « Top 5 de la honte » le géant énergétique GDF-Suez, en partie détenu par l’Etat français, le duo formé par la compagnie franco-britannique Perenco et le géant pétrolier hispano-argentin Repsol-YPF, la compagnie d'exploitation forestière malaisienne Samling, la compagnie d'élevage brésilienne Yaguarete Pora et le tour-opérateur Wilderness Safaris. Après avoir privé d’eau et interdit de chasse le peuple des Bushmen sur leur propre territoire par décision gouvernementale, Andy Payne, le directeur de cette dernière entreprise, a ouvert un établissement touristique de luxe avec bar et piscine dans la Réserve du Kalahari central au Botswana. Répondant aux critiques qui lui ont été adressées, celui-ci aurait déclaré : « Nous offrirons un verre d'eau à tout Bushman qui le sollicitera ».

Construction de barrages dévastateurs, exploitation pétrolière ou forestière, édification de lodges touristiques de luxe, toutes ont en commun la violation des droits de peuples indigènes, délogés de leurs terres et, de ce fait, privés de leurs moyens de subsistance.

Cécile Cassier

17/10/2010

L'exploitation des enfants en Afrique de l'ouest

Le chocolat a un goût amer pour les enfants qui le produisent

13/10/2010

En mars 2009, l’association suisse « La Déclaration de Berne » décidait de se faire l’écho, auprès des consommateurs finaux que nous sommes, de l’exploitation et de la traite d’enfants pratiquées au sein de plantations de cacao en Afrique de l’Ouest. De fait, bien qu’ayant signé en 2001 le Protocole Harkin-Engel, lequel l’engageait à remédier à des conditions de travail inacceptables, l’industrie du chocolat et du cacao tarde à passer à l’action. Initialement, l’engagement à la prise de mesures effectives dans le cadre de cet accord volontaire et non contraignant fixait une première échéance en 2005. Non respectée, une prolongation de trois ans fut accordée. Les attentes n’ayant toujours pas été satisfaites en juin 2008, un troisième délai recula cette échéance factice à fin 2010.

Mandatée pour surveiller le processus de mise en œuvre des initiatives de la filière chocolat, l’université états-unienne de Tulane a publié, le 1er octobre dernier, un rapport inquiétant. Interrogés pour les besoins de l’enquête, 600 enfants travaillant dans des exploitations de cacao ont révélé des conditions de travail inadmissible, telles que l’utilisation de pesticides sans le moindre équipement de protection, le transport de charges lourdes ainsi que des violences psychologiques et physiques.
Plus révélateur encore de l’échec cuisant de la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement équitable et durable, le rapport de Tulane montre que le nombre d’enfants exploités est supérieur aux estimations faites lors de la précédente étude en 2002.

Expliquant cet enlisement, la majorité des programmes prétendument mis en œuvre sont restés à l’état de projets pilotes neuf ans après leur création. Pour preuve, ils n’ont bénéficié qu’à seulement 3 % des communes ivoiriennes et 14 % des communes ghanéennes où l’on cultive le cacao, le Nigeria et le Cameroun étant encore plus mal lotis.

En 2009, l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) estimait à plus de 250 000 le nombre d’enfants travaillant dans les plantations en Afrique de l’Ouest, dont plus de 60 % étaient âgés de moins de quatorze ans. Bien que leur parcours varie d’une plantation à l’autre, il est fréquent que ces enfants soient vendus en échange d’une rémunération ou de la promesse d’une éducation.

Cécile Cassier

16/10/2010

Transport radioactif record les 5 et 6 novembre

Appel du Réseau "Sortir du nucléaire" et de Greenpeace
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Train d'enfer : transport radioactif record

Les 5 et 6 novembre

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ».

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales.

Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !

Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires.

Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés.

Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire

Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg).

Notre objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, nous mettons du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…).

Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire !

Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir à nos côtés :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

Contact :
Laura Hameaux
Coordination Nationale des groupes et actions
Réseau Sortir du nucléaire
Mobile: +33 (0)685230511
Tel: +33 (0)320179491
Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

14/10/2010

Pour plus de démocratie en Chine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/10/14/d-anciens-cadres-du-parti-communiste-chinois-censures-pour-leur-demande-d-ouverture_1425842_3216.html

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LEMONDE.FR avec AFP | 14.10.10 | 08h12  •  Mis à jour le 14.10.10 | 08h14

D'anciens responsables du Parti communiste et de médias chinois appellent le gouvernement à des réformes politiques, dans une lettre ouverte rapidement censurée par le pouvoir. Mais la censure est intervenue trop tard. Cette lettre dont se font écho le New York Times, le Washington Post, le Guardian la BBC, dénonce le manque de liberté d'expression en Chine, alors que Parti communiste chinois (PCC) s'apprête à débuter vendredi sa session plénière annuelle. "Si le Parti communiste ne se réforme pas lui-même, s'il ne se transforme pas, il perdra sa vitalité et mourra de mort naturelle", estiment les auteurs de la lettre publiée sur l'Internet, avant de disparaître des principaux portails et forums de discussion chinois.

Ses 23 signataires demandent au gouvernement de lever les restrictions pesant sur le contenu des livres et des médias d'information. Parmi les signataires figurent Li Rui, ancien secrétaire personnel de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine, et Hu Jiwei, un ex-rédacteur en chef du Quotidien du peuple, l'organe de presse officiel du PCC. Leur lettre critique l'effacement "arbitraire" des opinions déposées sur la Toile. "Les citoyens chinois ont le droit de connaître les côtés sombres du parti au pouvoir", ont-ils écrit. La mise en ligne de ce document intervient alors que le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi dernier à Liu Xiaobo, un intellectuel chinois condamné à onze ans de prison l'an dernier pour ses idées démocratiques. Selon des experts de la Chine, des membres du PCC pensent que Liu Xiaobo a été condamné de manière excessive.